Comme les chevaux traversent les étangs de Camargue et nous émerveillent de leur grâce, comme les vagues roulent sur les rivages et nous rappellent l’éternité, il est des peuples dont la seule couleur de peau réveille en nous une attirance immédiate ;...
J e m'ordonne le repos. Je suis trop perturbé par les élections, et le discours de Sarkozy au Zénith n'a pas arrangé les choses. Je me sens même humilié. Il a la verve des grands tribuns et le charisme de tous les dictateurs. Il m'a donné la chair de...
A u-delà du chaos ambiant et des remous actuels de la société, j'ai envie d'imaginer une oralité des choses et des gens où chaque mot élargirait mon horizon, ou chaque phrase scellerait mon rêve à la réalité. J'ai encore beaucoup d'espoirs, beaucoup d'attentes....
Q uand on connaît Sarkozy, son machiavélisme et le gouvernement auquel il appartient, on est en droit de se demander si la consigne imposée aux maires de ne pas donner leurs signatures à Le Pen n’a pas comme simple but de récupérer, dès le premier tour,...
Samedi après-midi, à Paris, j’étais assis à la terrasse d’un café dans le sixième, à quelques mètres de la galerie où mes toiles sont exposées. J’avais rendez-vo us avec Hamid, mon galeriste et j’étais un peu en avance. Perdu dans mes pensées, je regardais...
Hier soir, je suis passé chez Leclerc faire quelques courses pour renflouer mon frigo et j’avais totalement oublié que c’était la veille du réveillon de Noël. Je me suis vu embarqué au milieu de centaines de caddys surchargées et je n’ai pu que me laisser...
En octobre, j’avais évoqué les dérives de Pascal Sevran à propos du tourisme sexuel dans mon article « Sevran navrant ». Il nous la rejoue en affirmant que l’Afrique mourra à cause de la « bite » (je cite), et qu’il faudrait stériliser la moitié de la...
Une pensée pour Clara et Quentin, ces deux enfants noirs, adoptés par une famille installée en Alsace, victimes de l’atrocité du racisme. Je suis révolté et ne peux même pas m’exprimer sur le sujet. Pas maintenant. J’ai besoin de digérer tout ça. Aujourd’hui,...
Sur la route de Matmata/photo © M. Giliberti 2006 Il est des hommes doués Comme autant de printemps Qui se taisent et se terrent Puis s’exhalent en secret. Ceux-là mêmes qui refusent Le soleil des mots pleins Les eaux fortes des sens Et le verbe qui les...
Encore un jour. Un jour sans nuit. Mes yeux savaient l'obscur Quand tu les allumais. Le coeur des hommes est si fragile Sous ses blessures singulières. Pourquoi ton chant s'élève haut Et me renvoie à tes chevilles ? © Giliberti - 2006 Moez à Beja/Photo...
I l faisait très chaud ; l’orage pointait sur Sfax. Une fois la voiture embarquée dans les entrailles du Ferry, nous étions montés sur le pont. Les îles Kerkennah nous attendaient, à une heure de là. Aucune possibilité de trouver une place assise ; les...
.../ Je me réveille brusquement et me relève d’un bond. Ma nuque ruisselle de transpiration et ma bouche est assoiffée. Je bats des paupières pour chasser le sable virtuel qui agace mes yeux. La chambre est obscure et n’offre pas de repère. Je consulte...
" L umières de l'enfance", c e tableau immense, correspond par le plus grand des hasards à l’univers du film « Makking off » du metteur en scène tunisien Nouri Bouzid. J’y ai peint de jeunes tunisiens dont l’allure pourrait faire croire que ce sont des...
D ans les années 80, je décidai d’arrêter la musique et les enregistrements d’albums qui ne me satisfaisaient pas pour reprendre la peinture qui elle, ne m'avait jamais déçu. J'étais très déprimé d'avoir perdu tant d'années dans une maison de disques...
M e voici de retour dans un des coins favoris de mon souk… en Normandie, où je calme mes blessures. De mon étroit périple dans le sud, à déjeuner sur le pouce et à me rendre au plus vite au chevet de ma mère, il me reste l’étrange fusion de nos regards,...
L e soleil a commencé sa lente descente à l'horizon… J’étais en train d’élaguer quelques branches quand j'ai vu l’entrée du jardin à l'arrière de la maison et la lumière rasante qui joue avec le vert encore jeune de l’herbe nouvelle ; la lumière qui se...
De ces hommes d’alors… Il me vient quelques rires et des mots Un regard, deux ou trois notes en prélude des fugues sur ma peau. Puis des cheveux d’automne et des pourpres de lèvres comme autant de fruits rouges au matin du jardin. De ces hommes, encore…...
Je t'ai tant regardé à l’ombre des résineux Je t'ai tant gardé dans nos étés complices Tu es toujours à mes côtés quand, en réponse aux jours heureux, vient l’insomnie de ceux qui restent encore à m'incendier. Je t’ai tant dessiné, tant photographié,...
L 'autre soir, devant l’horizon enflammé d’un soleil volage prêt à allumer d’autres terres, je pensais à ta peau qui, à si bien envelopper la mienne, prend des allures de suaire. J’ai trop parlé des paradis secrets qu’elle m’ouvre, trop de sa prison nommée....
Tu n’as rien vu de mes ailleurs Tu n’as rien cru de mes là-bas. Tes noires errances, ta cécité, Ont eu raison de mes patiences. J’ai frappé, Hurlé, au calme de l’eau J’ai maudit, Supplié dans la poussière Mais rien… Tu refusais mes vastes routes, Je reculais...
L es jardins sont des extensions de nos névroses… né-vroses... Né…rose. Né dans les roses. Né… dans les choux. Si tant de jeunes gens ne s’intéressent plus trop à la nature, c’est peut-être parce qu’ils savent où ils sont nés. Plus de roses, plus de choux....
Q uand le soleil commence à se coucher et qu’avec lui, s’enflamme le ciel et puis les peaux, la courbe de l’horizon donne de tous les vertiges, tous les écarts… On oublie la violence et on oublie les heurts ; les yeux suffisent et le souffle s’accomplit....
À coups sûrs, ressortir les vieilleries et les entasser ici a un sens précis, mais je veux l’occulter et croire que c’est simplement comme à la veille d’un voyage, quand on remplit un peu trop ses valises. Ainsi, toutes ces photos d'anciens tableaux qui...
Q uelques dessins de Moez sur la terrasse, à Sidi Bou Saïd, et à la campagne, à Béja. Quelques heures échangées entre "prendre" et "donner". À se perdre hors de lui L’homme vaste fait bien peu Et le temps qu’il rejette N’est jamais qu’à deux pas. © Giliberti...
Si j’étais de ceux-là Solennels dans leurs vies Et si humbles dans nos lois Je crois bien que mon poing Dans un acte de pourpre Irait bien faire saigner Les acteurs bien pensants Absents en toute chose Qui devraient de leur nuit Faire un vaste midi Et...