C ’est ici, sur tes lèvres, que l’eau donnait la soif Et par là, dans mes yeux, la blessure d’un été. C’est de toi que naissaient tant de contes Et déjà, l’âme grise de mes fables. Il te fallait si peu pour récolter beaucoup... Être à temps chaque nuit...
À l’écoute de Satie me viennent de sottes idées, noirs sursauts comme ses notes dans l’abîme serti de mes soubresauts ; noirs assauts de mes sautes d'humeur et de mes maux tressés. Satie… Si ses blanches et ses noires conjuguent autant mes ressauts et...
Au soir des inquiétudes, des grandes questions et des ressentiments, L’élégance voudrait qu’on se retire. Mais le soleil s’entête à faire briller chaque silice terne Aussi, comme au premier matin du monde, On avale l’air qui donne vie jusqu’au prochain...
L ’été se fait bien trop attendre, aussi, je prends un peu d’avance sur les vacances où, si tout va bien, je devrais me retrouver avec mon compagnon, derrière cette fenêtre, comme Jihad (le fils de mon amie tunisienne) qui, ce jour-là, posait sagement...
C omme promis, voici un petit diaporama du Centième nom. Je remercie le photographe Richard Zeboulon de m'avoir envoyé ces photos prises en direct lors de la première. Je souhaite bonne chance et belle continuité à Ahmed Alimi et à Lionel Heches, et je...
E st-ce à dire qu’il existe des lieux où la mémoire exerce ? Oui, assurément... des lieux tendres où les bleus se confondent à la mer, où les chants des sirènes sont peut-être plus rauques qu’en Égée. Tu t’en vins bien armé pour séduire les idiots, et...
D e ces heures imprécises, je garde la lumière qui ensoleilla mes matins. Vos mains avaient ce charme étrange qu’un autrefois m’avait donné . Et quant à dire si peu, j’ai tant pensé pourtant que vous étiez comme un soleil, comme une escale dorée dans...
U n peu d’eau pour la soif, Un peu d’eau pour laver… Je remercie tous ceux qui sont venus à mon vernissage et plus particulièrement Joëlle, Laurent, François, Selim parce qu’ils représentent des amitiés nées du blog. Je trouve ça étonnant et rassurant...
A insi se mirent à fuir les idées bleues de l’idéologie. Ainsi revinrent les idées noires de l’ennui, des velléités et des supercheries. Mais il est des sources autrement bleues, des réserves rouges sans condition, des oasis à fleur d’ailes qui fleurent...
Quant à perdre la tête, je la perds avec toi… À l’heure des retards qui planifient ma vie, rien ne signe l’hiver… Rien n’annonce le tocsin ! Et même si les paons font la roue et se moquent de mes plumes qui n’attirent plus personne, il se trouve que c’est...
M e voici avec elles… Elles, mes trois dernières toiles enfin achevées après tant de travail et tant de questions. Comment me renouveler et rester fidèle à ce que j'aime ? Où trouver le courage qui me manquait ces derniers temps ? Comment parvenir à l’essentiel...
« Fumer tue ! » Mais quels souvenirs aurions-nous gardés d’un Churchill sans son cigare, d’un Malraux sans une cigarette dans la tourmente de ses doigts ou d’un Gainsbourg sans son éternelle clope vissée aux lèvres ? « Fumer tue ! » Oui, mais voilà, la...
Nulle part se cache partout et tout et son contraire méritent quelque attention. Devant devient derrière à la moindre volte-face et le malheur n’est jamais qu’un bonheur éteint comme la haine, de l’amour contrarié… Dans ces conditions, entre vie et mort,...
Petite nouvelle humoristique à l'attention de mon ami Jean-Pierre Terracol, pour lui remonter le moral... Gisèle Pasquet est bouchère. Gisèle Pasquet est croyante. Elle n’est pas pratiquante cependant. Nul besoin d’église. Dieu l’écoute à travers le corps...
D'abord, vous arrivez aux portes de la maison qui anime vos mots et comble vos chimères... la maison qui garde vos secrets. Et là, surprise ! Vous le trouvez assis sur les marches, le sourire ironique et le regard aiguisé, à vous accuser d’un retard de...
Nous étions au bar, perchés sur les hauts tabourets d’une discothèque de Montmartre. La musique emplissait nos oreilles. Les halos fluorescents et laiteux de nos gins tonics flottaient dans la pénombre comme deux improbables ectoplasmes. Abrutis par les...
Dans mon objectif les mains du boxeur... Ce n'est pas tous les jours qu'on assiste à la lente préparation d'avant un match. C'est tout un rite, une étrange concentration avant la mise en place des gants de cuir... Ses yeux fixent la bande qui s'enroule...
j 'ai parfois la nostalgie des hommes que je n’ai pas connus, des hommes que j’imagine pacifistes, proches de la nature, de ceux-là qui n’ont peut-être jamais existé. Des hommes qui auraient ignoré l’ambition, la religion, la destruction, la coercition,...
Les mots trimballent les mêmes émois depuis toujours et moi je les trimballe au fil des mois… Je les ravis, mais eux aussi savent le faire sans précaution, sans autre douceur que l’aigre-doux du sens à l’heure du rapt. Et puis les peaux… même état d’âme...
Un petit aparté dans mes flâneries habituelles… Mon éditeur vient de m’apprendre que mon dernier livre de ph otos « Hémographie des désordres » (dont l'objectif est de dénoncer la violence, la souffrance et l’injustice à travers des portraits parfois...
Musique : Carlos Nakaï / Ancestral Voices D emain matin, je retourne au bled... Ces départs pour la Tunisie, ces départs chargés de mes rêves en bagages, sont mon lot depuis quelques années. J’ai trouvé là-bas, moi, le faiseur de textes, moi le glaneur...
Un christ ? Un Homme ? Les deux à la fois ? Un bobo ? Un coup de lance ? L'imagerie est terrible et son sens, pervers… Magritte avait bien peint une pipe ; tableau intitulé "Ceci n'est pas une pipe". Dès qu’on écarte les bras, dès qu’on se blesse, dès...
Se trouver nu devant un mur avec en soi tout le fracas des heures fragiles Puis, espérer de vastes temps... Se trouver nu devant un mur avec en soi tout le désir des jours faciles Puis se saouler de maigres vins... Se trouver nu devant un mur avec en...
Je n'assisterai malheureusement pas à ces toutes dernières représentations du Centième nom mais, pour les acteurs et toute l'équipe du théâtre L'oeil - La Lucarne qui le mérite tellement, soyez au rendez-vous... Une fois encore, je remercie Jean Pierre...
Salammbô... C’était là, qu’alangui dans la cour, tu fumais ton ennui. Salammbô... C’était là, qu’assoupi à mon tour, je respirais tes nuits. Salammbô... C’était là, dans le bleu du ciel noir, que tu rêvais d’ailleurs. Salammbô... C’était là, au flou de...