Un bout du jardin à l'automne © Giliberti - 2006 C’est l’automne déjà Et c’est déjà l’ennui C’est l’eau morne dans le puits Les fougères qui se plient. C’est l’automne déjà Et c’est déjà l’hiver Alourdi du silence Des oiseaux qui se taisent. Je me tais...
J'ai appris que Pascal Sevran, ce grand homme de gauche, soutenait officiellement Nicolas Sarkosy ! Déjà ce personnage m'avait paru navrant et pitoyable lorsqu'il avait conclu pour justifier le tourisme sexuel dans les pays « exotiques » : « Sinon, qu'irions-nous...
Ce matin, il pleut sur la campagne normande et comme si ce n’était pas suffisant, pour me déprimer, j’ai entendu Sarkozy sur France Inter expliquer pour la énième fois sa stratégie en matière de délinquance, et affirmer qu’elle était en régression… Comme...
U n tableau pour ceux qui vivent au gré du flux et du reflux du sang de ceux qu’ils aiment. Un tableau pour ceux qui vivent avec un être malade, un être séropositif. Cette navigation dangereuse donne à connaître les plus belles des escales, les plus enivrantes...
J'étais près de l'envol, À deux doigts de la source obligée. J'étais près des sommets et des rives Du cri intime et du rite Quand ta rouge colère piétina mes instincts, Étrangla mon éveil, ordonna le repos. © Giliberti / In bleus d'attente Si le milan...
Petits potins © Giliberti / 2006 Il y a quelques jours, je suis allé acheter des chocolats chez un pâtissier de ma région. À la patronne, dont le chignon austère affichait tout le respect supposé qui lui était dû, j'en ai demandé deux cent cinquante grammes....
J e me barricade derrière l’ennui… petite résistance et douces revendications, rancunes infantiles et sourires de clown. Que peut encore vouloir un enfant de plus de cinquante ans ? Le paradis perdu de ses jouets ? Les tâches rouges des coquelicots dans...
O mmi ! En arabe, ça veut dire « maman ». Comme ce n’est pas ma langue, il m’est plus facile de le prononcer en gardant une certaine distance. Son sens reste comme un secret, comme un souffle de légende, un conte de mille et une nuit. Ommi ! Quelques...
Je suis seul, ce soir. La nuit se pose doucement. Chaque chose perd de ses couleurs pour se fondre dans un gris bienfaisant. Bientôt, j'enflammerai quelques abats-jours. Je sens une langueur dans chacun de mes gestes, une langueur de l'esprit aussi. Comme...
De tes terres à mes feux Que d’ombrage en toute heure, De ton port à mon ancre Que de noires distances. Nos écumes stériles N’ont jamais rafraîchi Nos sourires en attente Et nos gestes rouillés. De mes lâches instincts À tes rites barbares C’est pourtant...
Je ne sculpterai plus… La veine d’améthyste Sous l’ambre de ta peau Me rassasie du marbre. © Giliberti / 2007 Je n’esquisserai plus… Tes yeux de pierre noire Dessinent mes ardeurs Et gomment le sommeil. © Giliberti / 2007 Je ne ferai plus rien… Tes gestes...
Tous les certains du monde Ne connaîtront jamais Le seul satin Qui vaut d'être touché Tous les crétins du monde N'écouteront jamais Le seul tam-tam D’un coeur Qui cogne au jour premier. © Giliberti / 2007 L orsque je photographie un modèle, il m’arrive...
Ces jours-ci, une amie m'a rappelé l'extrait d'un de mes romans "Bou Kornine". Je profite lâchement de cet éclairage sur un texte de 2004 pour rebondir sur ce sujet qui m'est cher et, comme je suis toujours dans le même état d'esprit que celui de ces...
La solitude est si vaste Et le monde si étroit Pourrait-on me prédire Un enclos qui m’enchante ? © Giliberti / 2007 Renoncer et pourtant toujours… Renoncer et pourtant encore. Tes renoms, tes symboles Mes rancoeurs, mes écarts Me font battre les rues...
Il se passe toujours quelque chose de « zarbi » dans les grandes surfaces ; c’est ainsi. Hier je faisais la queue à la caisse de mon Leclerc favori. Devant moi deux filles et leurs « mecs » attendaient leur tour avec pour tout achat un paquet de fraises...
Hier soir, mon ami et moi, nous sommes allés dans un restaurant d'Évreux. À peine avions-nous pénétré les lieux, nous fûmes accueillis par d'impressionnantes et innombrables guirlandes d'un feuillage en plastique qui courait autour des cuivres rutilants...
Il y a quelques jours, je descendais dans les entrailles d'un parking Vinci (un de ceux qui inondent et squattent notre territoire souterrain) et je me suis présenté devant « l'appareil à sous », histoire de me délester de quelques euros pour le peu de...
J’ai trop de travail ces jours-ci pour écrire davantage, mais ce ne n’est pas l’envie qui manque (tant d’événements dramatiques ou cocasses me parviennent)… Pourtant ce matin je suis obligé de revenir sur cette histoire dont on nous rebat les oreilles...
Depuis pas mal de temps, j’avais envie d’ouvrir un blog, mais la peur de rentrer dans un de ces nouveaux systèmes qui vous emprisonnent en vous prêtant des ailes ralentissait mes ardeurs. Et voilà que ce matin en allant faire mes courses dans une grande...
C 'est comme une fuite C'est comme un regret Un sale parasite Qui vrille mes traits Dans mes yeux, l'alcool A figé l'espace Et quand ils s'affolent, C'est pour un Chivas. Regret de ton ventre Et de ta sueur, Je pourrais me vendre Juste pour ton odeur....
P ar les nuits de grand doute, quand le sang n’est plus chaud sous le corps qui l’abrite, quand le lit n’est plus rien qu’une couche déserte, il se crée tout autour de vos peurs des lumières étranges que seul votre œil peut capter. Elles vous éclairent...
Dimanche sur la 5, dans l’émission de Franz Olivier Giesberg, Sakorsy à qui l’on demandait ce qu’il pensait de la fuite de Johnny Hallyday en Suisse a été on ne peut plus clair : selon lui, ce départ pose avant tout la question des impôts excessifs sur...
Derrière les contrevents Je rêve encore de fin de monde D’amer recours avant l’horreur D’immense vide au fond des puits. Derrière les contrevents Je rêve encore de la poussière Du lourd galop des chevaux blancs De ton grand corps inerte et pâle. Derrière...
Tant d'ivoire et d'aveux Sur ta peau, dans tes yeux. Temps d'y voir mes adieux Temps d'y croire juste un peu. Silence et désaveux Sur mes mots, dans mes voeux. Si lent ce pas si vieux Si lourd de tant de peu. Tant de bosses et de creux Au discours amoureux....
Mon destin, Dans ces villes, qui me broient et m’étouffent N’est-il pas de n’avoir pas le choix ? Mon étreinte, Dans l’enceinte de ces lieux antérieurs N’est-elle pas une entrave à mes sens ? J’ai la foule si je veux Mais le sable me tourmente J’ai la...