
Un peu d’encre et mes mots
Vivent encore du désert
Où le vent sur ta peau
Fait battre tes paupières.
Un peu d’ocre et tes maux
Se meurent dans le désert
Où le sable sur ma peau
Fait sourire tes yeux verts.
© Giliberti / 2007

De vert et d'ocre


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Depuis quelque temps, je ne parle plus de politique, pas plus que des injustices et des atrocités dans le monde. Et pourtant, je les vis avec amertume... elles ont même inspiré mon dernier roman bientôt publié... peut-être est-ce à cause de lui que je n’en parle plus ?
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Je suis né là… dans cette cour dite "la Petite Sicile".
La maison, à gauche au fond de la cour.. La maison si modeste où je suis né et sur le seuil de laquelle j'ai continué de m'amuser, même après avoir déménagé cinquante mètres plus loin pour habiter le bel appartement au-dessus de l'Olympia (le cinéma).
C’est dans cette petite cour et plus tard sur le trottoir que mes yeux ont appris à regarder et décortiquer les habitudes de chacun.
C’est dans cette petite cour que mes oreilles se sont imprégnées des musiques arabes ou françaises qui, échappées des radios, allaient me donner le goût des mélodies qui chavirent le cœur, cette vibration qui s’installe en moi, cette drogue qui me fait revivre dès que je titube.
Il y avait mes frères tunisiens, l’odeur de leur peau si lisse, polie comme un marbre, leurs gestes exubérants, leurs sourires magnifiques et leurs yeux si noirs.
Je suis né là… dans cette cour dite "la Petite Sicile".
La maison, à gauche au fond de la cour.. La maison si modeste où je suis né et sur le seuil de laquelle j'ai continué de m'amuser, même après avoir déménagé cinquante mètres plus loin pour habiter le bel appartement au-dessus de l'Olympia (le cinéma).
C’est dans cette petite cour et plus tard sur le trottoir que mes yeux ont appris à regarder et décortiquer les habitudes de chacun.
C’est dans cette petite cour que mes oreilles se sont imprégnées des musiques arabes ou françaises qui, échappées des radios, allaient me donner le goût des mélodies qui chavirent le cœur, cette vibration qui s’installe en moi, cette drogue qui me fait revivre dès que je titube.
Il y avait mes frères tunisiens, l’odeur de leur peau si lisse, polie comme un marbre, leurs gestes exubérants, leurs sourires magnifiques et leurs yeux si noirs.
Les Tunisiens sont souvent des enfants… Je le suis moi-même, à tel point que certains d'entre eux m'ont donné comme surnom « Toujours Petit » et notamment Fethi, un ami de longue date.
Ce garçon adore s’amuser sur la plage près de la Médina d’Hammamet. Il joue au ballon, fait des châteaux de sable, mais c'est sa barque qui lui donne toute sa joie et il partage sa vie avec elle. Il pêche avec elle, il se repose sur elle, il dort en elle, et surtout, il me parle d’elle.
Il me parle de ses rondeurs, de ses bleus, de ses jaunes et de ses rouges… Il en parle comme d’une maîtresse fardée et généreuse.
Et si moi je reste sur le sable pour prendre tout le soleil qu'il me manque, Fethi, lui, c'est encore sur sa barque qu'il le reçoit.
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