
J’veux un chat qui ronronne
Qui m’aime et qui s’abandonne
Les soirs d’printemps, quand j’me bastonne
Avec mes rêves qui bourgeonnent.
◊
J’veux un chat qui ronronne
Près des rideaux en cretonne
Les soirs d’été, quand mes neurones
Parlent à mes sens qui cartonnent.
◊
J’veux un chat qui ronronne
Que je caresse et bichonne
Les soirs d’automne, quand le ciel tonne
Et qu'dans ma tête, ça déconne.
◊
Je veux un chat qui ronronne
Pour mon corps qui pèse des tonnes
Les soirs d’hiver, quand je m'abonne
Aux idées noires qui plafonnent.
◊
Je veux un chat qui ronronne
Pour oublier une personne
Dont le cœur qui papillonne
A fait que le mien se bétonne.
J’veux un chat qui ronronne…
J’veux un chat qui ronronne…
© Giliberti / 2007

Dans tes nuits magiques
J'm perds dans mes tics
Qui masquent les hics
De mes vieilles suppliques
De mec qui abdique.
◊
Quand le jour rapplique
Je replie, pudique
Les claques et les cliques
D’mes noirs atypiques
Aux rouges atopiques.
◊
Puis, sous antalgique
Je joue l’amnésique
Jusqu’à la réplique
De tes nuits sismiques.
Au goût d’arsenic.
© Giliberti / 2007
L’image officielle de Léonard de Vinci est celle d’un vieillard.

Clavis… clef… oui !




Fight, love, horn…Tout est dit et gravé dans le socle.
Dans ce grand tableau, ma main ; son empreinte, en haut, à droite, dans la matière fraîche. Par trois fois en tant d'années de peinture, j’ai eu ce besoin de signer avec ma main, même si ma signature habituelle demeure au bas de la toile. 



À ce moment de l'histoire, l'assassin, dans un état de délabrement intense entre l'alcool ingurgité et l'angoisse, devant son acte ignoble, commence à ne plus tout à fait distinguer le rêve de la rélaité et ne contrôle plus ses pulsions.
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