Voici le début de mon premier roman "Neiges d'octobre" publié aux éditions H&O en 1999 (épuisé) et plus tard édité dans son intégralité aux éditions Cylibris en 2000. L e bruit mat de sa nuque contre le mur ne m’a pas surpris sur l’instant, je crois même...
C ’est au cours d’un de mes vernissages parisiens en 1998, que j’ai rencontré Hicham Nazzal. Il avait dix-huit ans et demi, un visage très expressif. .. Immédiatement je lui ai fait part de mon désir de le peindre. Il se donna une semaine de réflexion,...
Mon ami algérien (l'écrivain Aniss.A) m'a fait part d'un communiqué de l'agence Reuters (U.S.) où il est mentionné que Jerry Klein (personnage que je ne connaissais pas) a proposé, alors qu'il était l'invité d'une radio locale, que l'on tatoue tous les...
I l est un peu plus de minuit , c'est la pleine lune . Je ne sais pas pourquoi, mais dans ce ciel si noir , elle me fait une peine incommensurable... Comment supporter d'être si seule dans l'univers, avec pour toute compagnie quelques bouts de ferraille...
Je suis tombé (comme on dit) sur un article où il était question d’extra-terrestres. Tous les clichés étaient réunis dans ce marronnier. Bien évidemment, il était question des risques que nous encourions, si brusquement ils décidaient de visiter la terre...
Salim Kechiouche et Samuel Ganes dans "Le centième nom" © Giliberti / 2007 H ier, je vous parlais de cinéma tunisien et ça m’a donné aujourd’hui, l’envie de vous parler de ma pièce « Le centième nom » et de Salim kechiouche qui a été un si beau et si...
C ’est ainsi que les pluies se sont épuisées. C’est ainsi que les terres se sont asséchées. De mes fêtes musicales, j’ai su dire l’essentiel et taire l’inutile. Dans cet ensemble des choses et des gens mêlés, je me nourris désormais du seul temps qu’il...
C omme trop de blogueurs m’ont embêté hier avec des commentaires incendiaires à cause d’un hacker sans cœur qui se faisait passer pour moi et qui les insultait, je retourne vite là-bas où j’étais petit… Voilà la façade du cinéma l’Olympia dans lequel...
Me retrouver en France implique que je fouille dans les vieilles boîtes à photos, articles et autres souvenirs sur papier qui ont toujours su m’amuser, m’attendrir sans jamais me faire regretter le temps qui passe, car je n’ai pas l’impression qu’il s’agit...
Si près du saut dans l’inconnu des jours à venir en France, je m’applique, de façon sans doute puérile à capter nos différences et les proposer en images. Bien sûr, mes petits moyens en la matière n’ont aucune chance de résonance chez celles et ceux qui...
1999, soirée foot devant la télé au fond du sombre atelier d’un tapissier du Kram ; ce dernier, bien qu’attentif aux performances de son équipe « L’espérance », n’en continuait pas moins de travailler, ajoutant du bruit au bruit, puisqu’il ne cessait...
Mon dernier tableau « Help ! … ou le champ des signes. » Je sais d’avance que certains de mes amis me diront en privé qu’un oiseau mort, du sang, et le responsable du massacre, ce n’est pas vraiment joyeux. Je leur répèterai que l’allégresse ne m’a jamais...
Sur la route de Tunis, au retour de Menzel-Bourguiba, cette petite maison d’époque coloniale m’a littéralement happé. Arrêt en catastrophe pour la capter ! Comment vous dire ? Dans l’air brulé de cette fin du jour, dans l’exhalaison des herbes aromatiques,...
Depuis le patio d’un ami, depuis la craie de ses murs, je tente de synthétiser les raisons qui font que mes heures tunisiennes ne me permettent pas d’aller rêver plus loin. Ce n’est pas le confort, ce n’est pas la béatitude, encore moins une extase stérile...
Aquarius / MG / Huile sur toile / 80x80 Aquarius (verseau) dernière toile à ce jour et dont le titre s’est imposé immédiatement. Je ne crois pourtant pas en l’astrologie, mais cette interprétation symbolique des planètes a son charme ; pour moi qui suis...
J e ne sculpterai plus… La veine d’améthyste Sous l’ambre de ta peau Me rassasie du marbre. Je n’esquisserai plus… Tes yeux de pierre noire Dessinent mes ardeurs Et gomment le sommeil. Je ne ferai plus rien… Tes gestes de ruisseau Tes danses autour du...
J e me tais, vous embrasse et me sauve. Votre peau n’a qu’à mieux se tenir sous l’orage des chambres. Mes sirènes ont bien trop ameuté vos forêts et aux festins de l’aube, je préfère le jeûne des nuits. Les faubourgs m’attendent et avec eux, le souffle...
C œur en vrac, mais la vue à cran, voici quelques battements de paupières sur Paris… ici, les Tuileries avec au fond, dans l'immense perspective, l'obélisque de la place de la Concorde et encore plus loin, l'Arc de triomphe... Le Louvre, depuis les jardins...
D e tous les pays musulmans, vous étiez souvent considérés comme celui le plus fataliste. Aujourd’hui vous avez balayé d’un seul coup cette étiquette réductrice. Vous êtes les seuls à avoir, en si peu de temps, rejeté une situation qui pesait sur vos...
U n effluve d’encens Ou peut-être un parfum Lourd et âcre, à l’entrée de la nuit. Le vieux singe s’endort Au raphia du panier Puces et rêves à ses poils mêlés. Sous le bronze de la cloche Le battant s’assoupit Il est l’heure d’une laine sur l’épaule....
I l existe une cache aux murs blancs, un refuge sable et bleu où s’étirent mes paresses, mes mots surs ou sucrés, mon refus des contraintes. I l existe une cache aux murs blancs où des niches me permettent des images aussi simples que ce panier de dattes...
R êver me fait du bien, écrire me soulage. Je pense tout bas, j’écris tout haut. Les nuits sont des jours sans lumière, les jours, des nuits lumineuses. Ma tête refuse les préavis et les troubles raisonnables, préférant la chorégraphie syncopée d’un idéal...
Quelle étrange chose que ce baiser furtif en soirée, quand, au fond du jardin, dans l’air soudain plus frais, je vous avais raccompagné jusqu’à votre voiture ! Une calèche tirée par des chevaux m’aurait moins étonné, tant votre visage romantique s’accordait...
L es jardins sont des lieux qui vous font, autant qu’ils vous défont. Même si vous les avez fait naître de vos mains, ils ne vous appartiennent pas. Un jour, un autre jardinier, un autre fou furieux, viendra transpirer là, où vous avez transpiré. Il décidera...
Sept heures du matin, au jardin... le soleil commence à réveiller toute chose... d'abord la vieille roue du puits qui marque l'emplacement d'un arbre adoré que la tempête a fauché l'année dernière... ... Jusqu'au sommet de la glycine arbustive qui commence...