Journée particulièrement éprouvante aujourd'hui et ce, depuis deux heures du matin sans interruption. Pourtant, je ne me lamenterai pas, car c’est une histoire trop personnelle, trop douloureuse, et comme ce soir, je respire un peu et vais enfin pouvoir...
D emain… deux mains pour tout recommencer. Recommencer de nos paumes à rebâtir les chemins bafoués. Capturer l’énergie où elle se trouve et répandre la sève matinale jusqu’aux nuits captives de nos sens. Tous ces mots qui me viennent comme ça, sans les...
C ertaines études sont plus efficaces que des toiles terminées. C’est le cas pour celle-ci dont le travail autour du visage de Franck, m’a toujours suffi. Et puisque ce soir, Sarkozy va envahir nos écrans... Et puisque je suis incapable de me concentrer...
La koubba du belvédère de Tunis. L es lieux sombres et discrets au fond du parc ouvraient sur tous les rires, sur tous les mots. Aux abords des silences, où l’erreur est permise, ils donnaient à l’infime des allures grandioses, et au moindre parfum, des...
L e soleil caressait le jardin, ce matin-là… Le parfum des chèvrefeuilles et des orangers du Mexique semblait venir de toute part. J'étais là, dehors, Élie, au fond du salon. Par la fenêtre ouverte, je le vis s’avancer lentement tandis qu’il fumait en...
j 'ai un peu le blues ce soir. Il me faut sourire et les souvenirs amusants se ramassent à la pelle Allez, pas de temps à perdre, un p'tit tour à Menzel-Bourguiba , ma ville natale , autrefois Ferryville ! L'avenue de France, toujours la même, où je me...
H ier, la terre a tremblé aux Antilles… Un séisme de 7,3 sur l’échelle de Richter qui en compte 9… Dégâts matériels avant tout... Hier soir, les écrans de télé ont trembloté d’un séisme de 0,1 sur l’échelle des promesses sociales qui en comptait tant…...
I l y a quelque temps, à l'occasion de l’anniversaire d’un de mes amis, je ne voyais pas du tout ce que je pouvais bien lui offrir ; c’est alors que je me suis souvenu qu’il était passionné par les grenouilles et les tableaux animaliers. Aussi, comme...
L es banlieues brûlent à nouveau de toutes les promesses non respectées, des mensonges, de l’irrespect et des injustices. Sous les boucliers de la police d’État, les puissants persiflent aux oreilles des ouvriers, se moquent des étudiants et s’enorgueillissent...
D emain je serai chez ma mère pour quelques jours, et pour décrire comment je reste à ses yeux quand elle me retrouve, ces photos permettent de l'imaginer mieux que tous les mots... Cour le la Petite Sicile en Tunisie... mobylette de papa et chemise indienne...
L e repli sur soi est un asile intemporel et enivrant ; le mien enferme mes appréhensions avec tant de précautions qu’il me fait croire à une étreinte. Comme l'animal revient toujours à son points d’eau, la solitude, fidèle, a soif de moi et des rythmes...
Vous souvient-il Des heures bleues, si fragiles Quand mes mots infantiles Trahissaient toutes mes émotions ? Vous souvient-il Des soirées rouges, si fébriles Quand mes peurs inutiles Diluaient toutes vos intentions ? Vous souvient-il De mes phrases sombres...
E t la pluie battait les carreaux ; et le vent pliait les bambous. Sur les vitres, l’eau glissait sans faiblir et rendait les arbres et les toits liquides… le ciel liquide, la route liquide comme des yeux inconsolables. Moi, ouvert sur mes trouées de...
A u bord de l’eau, les yeux en l’air, à respirer tous les parfums nourris d’écume, il me parlait d’un dieu qui a tout fait. .. D'un dieu unique. Au bord de l'eau, les yeux sur lui, à respirer tous les parfums nourris des siens, je lui parlais des hommes...
C ’était là, pas ailleurs, À midi Dans Béja... C’était là, dans ces heures D’un lundi Et déjà, C’était moi, comme un autre Arrêté Sous ton ciel. C’était toi, pas un autre Dans l’été Surréel. C’était là, pas ailleurs À midi Dans Béja… J’étais là, bafouilleur...
L es vents défont les sables Comme les ans, nos corps... Mais l’eau des idées sages Balaie toutes ces plaies. Elle offre aux hommes d’âge Tout le limon des mots Qui, à leur bouche amère Donne encore le miel. Les vents défont les sables Comme les ans,...
L orsque j’ai peint ce tableau voilà quelques années, ceux qui eurent eu l’occasion de le voir avant qu’il soit exposé en galerie, se persuadèrent qu'il représentait le Christ. Pour ma part, j’avais simplement fait le portrait d'un ami qui vit à La Réunion...
U n air de guitare en soirée, quand dehors le vent s’amuse à vous faire peur. Vous êtes là, derrière lui, près de la cheminée, un alcool fort entre les mains, à l'écouter. Le feu incendie sa peau, trop de chaleur. Les quelques notes de gris métal s'arrêtent...
U n peu de fantastique dans ce monde qui en manque cruellement ... Clore nos paupières sur des rêves obscurs , et les rouvrir sur des matins lumineux… Moi, la nuit dernière, sur le plan « rêve obscur » j’ai été servi, puisque j’ai rêvé Roseline Bachelot...
C e matin, alors que l’hiver s’annonce depuis quelques jours déjà, le soleil s'est faufilé partout dans la maison. Il m'a donné à voir ce que j’aime… les jeux d'ombres et de lumière sur les murs ; l’envers du décor, la personnalité secrète des choses...
U n mail d’Emmanuel, il y a quelques jours… « Mon Michel, j’arrive fin octobre. » Et voilà, c’est très proche maintenant… Emmanuel va retrouver ses parents là-bas, au calme d’Honfleur. Lui, qui se partage entre New York et Miami, il s’imprégnera à nouveau...
J usqu’à tard dans la nuit j’abreuvais tes attentes et parais mes révoltes de la nacre de tes yeux. Jusqu’à tard dans la nuit j’espérais un seul mot sur tes lèvres d’arsenic qui me faisaient périr. Jusqu’à tard dans la nuit je parfumais ma peau des odeurs...
O piacées, si opaques... Les demeures d’épices Où tu passes tes nuits Ne te protègent en rien Elles consacrent tes rêves Et enferment les miens À l’écart du soleil Aux écarts de midi Dans ces mauves instants Qui te clouent à ta couche Ton regard est en...
D e mes rouges aurores Jusqu’aux flammes de minuit Je sertis de rubis Les lumières de l’encore. D e ces rouges confins Jusqu’au cœur des silences Je déploie mes urgences À respirer l’enfin. D e nos rouges partages Jusqu’aux sombres augures Je nous pare...
« L ’amant »… Un homme étrangle la femme qu’il aime... Petit dérèglement passager de ma fébrile inspiration de cette année 1992. J’ai un faible pour ce portrait de Franck qui posait là avec sa sœur. J’aime énormément son visage quelque peu "Bonaparte...