Avec Emmanuel, notre amitié et nos rapports de travail sont si étroits et si fructueux que pour concrétiser cette fusion, j’ai voulu dans un de mes tableaux, que ma signature soit retenue dans sa main comme si elle était un objet à part entière. Pour...
La semaine dernière en Tunisie , j’ai vu deux films à La Marsa. Le premier s’appelle "Kahloucha" de Nejib Belkadhi et le second "Making off" de Nouri Bouzid. Le premier était très particulier, très amusant et difficilement racontable, car c'est une histoire...
De toutes les douleurs, celles qui nous défont sont souvent les plus ordinaires comme les gestes de l’habitude qui, l’air de rien, grignotent notre belle énergie d’autrefois qui nous fit surestimer notre vie, l’imaginer sans blessure, moins barbare et...
T ous les voyages doivent se rapprocher du langage. Les miens s’entretiennent souvent avec celui de l’enfance. Mon imaginaire est proche de ces années où j’avais des passions complices, voir charnelles, avec certains objets, certaines matières… où je...
J'avoue ne pas trop avoir le temps ces jours-ci d'écrire sérieusement, alors, j'en profite pour laisser quelques traces de mes romans... ce passage est extrait de "Le bruit paisible des secrets", une histoire d'amour conflictuelle entre deux frères qui...
Q uand, à l'ouest de la Tunisie on dépasse Béja et qu’on s’aventure à l’intérieur des terres, on peut se contenter d’observer la vaste campagne, mais on peut aussi prendre une des routes qui serpente sur les collines et vous conduit jusqu’à leur sommet...
C e tableau, comme la plupart de ceux qui mettent en avant la blessure et l’oiseau, est un de mes préférés. Il traduit assez bien ce que je voulais y installer : une douleur présente, ardente, comme une chair qui habillerait la mienne. Une douleur avide...
D ans les années 80, je peignais souvent des femmes, des bestiaires et quelques bizarreries fantastiques associant le tout. Aujourd’hui je me suis assez éloigné de cet univers, mais je ne résiste pas au plaisir de ressortir des tiroirs quelques photos...
Sidi Bou Saïd... encore. © Giliberti / 2006 J'écoute Souad Massi et je pars dans un univers soyeux qui me rappelle combien nous vivons souvent à l'ombre de nos émotions, à ne presque jamais les interpeller comme si elles risquaient de nous dévoiler et...
.../ Une fois seul, Tarek serre les mâchoires. Il s’approche de la fenêtre et colle son front contre la vitre glacée. Dehors, le parking de l’immeuble. Les voitures figées… vernies d’un crachin tenace. Il a fait si beau la veille. Il aperçoit les platanes,...
Quand la tempête des éléments prit fin, l’originelle couleur des temps devait être celle-là… ce jaune un peu fané, ce jaune de soleil épuisé, ce jaune du ciel dans son suaire de chaleur qui devait encore emprisonner et pourtant libérer les forces vives...
J'ai fait ce tableau, il y a déjà pas mal de temps, pour montrer qu'il faut arrêter de croire en ce qui nous tue, sortir de cette boue qui englue les peuples et enferme les esprits... laisser derrière nous cette usine à rêves, ce meilleur des mondes,...
Lorsqu’on étudie aux rayons X les tableaux de peintres anciens ou même contemporains, on s’aperçoit souvent que l’oeuvre a subi quelques transformations en chemin. Tel bras change de mouvement, tel profil disparaît, une paupière se ferme, etc. On appelle...
On reproche parfois à ma peinture d’être esthétique ou, seulement esthétique. Pourtant, je ne suis pas attaché à la seule forme, bien au contraire. L’expression figurative est pour moi le chemin le plus court entre le message que je veux faire passer...
T a peau défait tous mes voyages et tes sourires font chavirer ma barque. Je ne sais plus la lumière, je ne sais plus la nuit. L’été de toutes choses n’a pas brûlé l’instinct mais au silence des soirs nouveaux, j’ai des sursauts de moribond. Je ne sais...
Je témoigne souvent de la Tunisie, mais il est vrai qu’on ne parle jamais si bien que de ce qu’on connaît et qu’on aime. Sur ces photos de vacances, on voit un peu de l’intérieur de la médina de Hammamet, un peu de sa plage, puis Fehti et Mohamed, des...
À Tunis, il y a un immense parc nommé « le Belvédère ». Il domine toute la ville. On s’y promène à pied ou en voiture et l’on traverse ainsi de grands espaces luxuriants aux senteurs pénétrantes. On s’y repose, on y flâne. Les Tunisiens s’y rendent en...
L ’heure bleue… L’heure du sfumato pour les artistes de la Renaissance italienne, l’heure qui modèle les visages en fin de journée, quand tout devient bleu, quand les traits de chacun semblent apaisés, presque recueillis, quand le temps n’est plus qu’à...
Dans l’Amenti, souvent Je me mens et m’en veux. La demeure des morts Ne défait pas les liens Des défunts qui m'aliènent À panser de leurs maux Mes désirs de penser. Dans l’Amenti je mens À l'amant qui se meure. La demeure des morts Ne défait pas les faits....
E ntre deux voyages et deux verres de vin L’homme des fins se déplait qui s'enferme et se saoule. Son suaire suinte sur sa couche souillée Et ses vols prudents de minable ramier Coupent court à ses rêves et desservent ses mots Comme l’amère le lie aux...
Ce tableau a une histoire : il me fut volé par un petit escroc qui s’était proposé de m’exposer sur un stand à La Bastille dans le cadre du Grand marché d’art contemporain, c’était en 97. Je vous passe les détails, et voilà… À la fin de cette manifestation,...
L a nuit, quand il me faut abandonner l’errance du jour, viennent me rendre visite des combinaisons barbares et créatrices. Depuis longtemps, j’ai appris à ne plus m'en formaliser ; je ne m’encombre plus de politesse à leur égard, et parfois même j’en...
Le ciel si noir de ton combat Éclaire pourtant mes vastes nuits Son signe est fort et noie mon cœur D’un flot d'amour jusqu’à l’aurore. © Giliberti / 2007 Et me voici paré Du noir sourire des morts. Il parvient à me dire Qu’ils ont choisi l’ermite. Ils...
Libre l’eau de couler La gorge d’engloutir Mais de l’eau à la bouche Que d’années avortées Et que d’ailes arrachées Que de coups assénés De becs ensanglantés Pour l’enfin… d’une si mince… verticalité. © Giliberti / 2007 J’ignore la foudre que je mérite...
Depuis le temps que je mets en avant les visages ou les corps de mes modèles, aujourd’hui, seuls leurs pieds et leurs mains sont à l’honneur… Pieds de Franck, mains de Laurent et d’Emmanuel... et quelques mots de moi. Ma patience est d’argile Et mes plaies...