Si l’on aime manger du poisson ou tout autre produit de la mer, si l’on aime partager des instants chaleureux au milieu de gens authentiques, la Goulette est certainement la ville côtière incontournable de Tunisie qui convient. La Goulette est également...
L orsque dans la pénombre bleutée, Mohamed ôta son tee-shirt et qu’il le fit glisser à terre, les grandes cicatrices zébrant son torse et ses bras me semblèrent plus marquées que sous le soleil quand il s'allongeait à même le sable de la plage de Rimel,...
U n jour on se retourne dans la lumière Un jour on abandonne le mur qui obstruait nos yeux Plus rien n’influence nos destinées Croix et prières, éthique étroite et grands tabous. Plus rien! Toute l’enfance reste écrasée sur ce vieux mur comme un insecte...
P etit rêve si pâle Déclic sur fond d'ennui Heures bruyantes, tristes et sales Des poubelles dans Paris. Un garçon me sourit Puis regarde vite ailleurs De peur d'être incompris Quand il n'est que douceur. Petit rêve en rafale Intime espoir des rues Aux...
L e jardin est encore beau. Les rouges de l’automne et l’odeur des feuilles mortes lui donnent un charme silencieux qui me conte les histoires d'enfance que ma mère savait si bien distiller ; des histoires où la cheminée avait sa place dans la symbolique...
L e réel est si loin et le rêve si présent. Quelle lumière pouvait mieux éclairer mes instincts que ce noir si profond en plein milieu de l’ocre? À deux pas du désert. J’étais seul. Une entrée. J’ai longtemps hésité au meilleur d’un midi qui mourrait....
link J e suis très heureux que ma pièce "Le centième nom" soit jouée à Paris après l'avoir été à Reims et à Bordeaux. C’est toujours émouvant d'entendre ses propres mots placés dans la bouche d'acteurs et ses idées interprétées par un metteur en scène....
A vant hier soir, au coucher du soleil, le ciel était partagé en deux ; bleu à l’est, gris à l’ouest. C’est alors que le rouge incroyable d’un rayon de soleil perça la chape des nuages et vint éclairer comme un projecteur la cime du lilas et des bambous...
C es fleurs de lianes plantées voilà vingt ans et qui aujourd’hui colonisent mon jardin malgré une destruction systématique, me confondent de bonheur. Lorsque le soleil transperce leur coeur de sang, ils prennent la couleur des grenats et même des rubis...
C ’est à l’heure des vapeurs, quand tout devient ouaté Que les corps se détendent et que s'ouvre l'esprit. Plus d’empreintes sous les doigts, d’interdits dans les gestes C'est la fièvre brûlante et la course au ruisseau. Dans le temple embué de parfums...
Mais oui... à bicyclette, en mobylette, en scooter... ça roule en Tunisie et c'est toujours beau à voir... Départ immédiat, couleurs explosives... Attention...là, on ne rigole plus... c'est une véritable armée ! Petit repos d'une vétérante à l'ombre d'un...
D epuis ce monde du silence où j’entends chacun de vos cris, il me reste une mise à nue, un vide étrange qui me confond ; un vide qui clôt mes souvenirs et s’ouvre à vos désirs. Sachez que dans mes nuits, tout ce qui se ternit se pare aussi d’éclat et...
L es îles de Kerkennah… je les ai découvertes, il y a quelques années. J’ai tenté naguère de vous les faire partager à travers le noir de cette fenêtre ouverte sur les vôtres. On accoste à Kerkennah après avoir embarqué à Sfax. C'est un petit voyage folklorique...
I l faudra bien quitter ce rivage tôt ou tard… L’ascenseur ne peut mener plus haut qu’un dernier étage et sur les terrasses l’oiseau chante et chantera longtemps. Alors, au jour convenu de la déconvenue, une pirouette signera cet aller simple pour l’inconnu....
A ux matins encore mauves des nuits si récentes, la terrasse est intacte, blanche et vierge, silencieuse.. Dans l’écrin encore sombre des arbres et des buissons, Bou Kornine palpite et dessine l’horizon. J’ai tant dit des parfums et des bruits de Sidi...
Au risque de déplaire à mon « hallouf » (cochon, en arabe) de fiston qui me préfère énervé sur des sujets de société, comme je l'ai été hier, je lui rappelle mon grand âge et mon besoin de m'évader... Aussi, fidèle à moi-même, je retourne donc, quoiqu'il...
À Djerba dans le village de Guellala vivent des potiers berbères. Fathi Sakal et ses deux frères font partie de ceux-là. Son père lui a appris le métier, comme lui-même l’a appris du sien. Une tradition de père en fils, une tradition rassurante ! La terre,...
E t voilà... Depuis des années, j'en rêvais. Les choses sont longues à s'installer ! Les beaux récits, les verts espoirs, les forces vives, tout semble vous échapper. La griffe du temps ne vous épargne pas, non plus. Puis un jour, on se retrouve devant...
Quand je ne parle plus de la Tunisie, ce blog perd un peu de son identité et comme ce pays me rend joyeux et m'inspire des sujets légers, parfumés, ou poétiques, ce serait dommage de ne pas l'évoquer. Pour autant je ne peux répéter comme une litanie que...
D e ces jours d’alors Me reviennent quelques rires et des mots Un regard, deux, trois notes en prélude de fugues sur ma peau Puis des cheveux d’automne et la pourpre des lèvres comme autant de fruits rouges au matin du jardin. De ces jours, encore Me...
Dès l'entrée d'Erriadh, un des plus anciens villages juifs de l'ile de Djerba, le silence, l'harmonie et la beauté des maisons surprennent. Chacune d'entre elles se différencie selon la personnalité ou l'humeur artistique de son propriétaire... À l'inverse...
P ardon pour ce retard dans mes voeux pour 2013, mes amis de la blogosphère... le temps passe si vite, ici en Tunisie. Belle nouvelle année les amis. Qu’elle nous ouvre aux bonheurs simples qui peuplent nos vies. Un parfum, un regard, un sourire et l’ivresse...
S es yeux pleins du soleil que dégage sa peau Se ferment à l’Orient où les lumières se lèvent Elles argentent ses mots comme elles boisent son souffle Puis inondent sa bouche de la voix du désert. De nous tous, c’est celui qui saura taire les maux Et...
À la fin de la pose, quand le jour bat en retraite, que la nuit prépare sa victoire, tout se dénoue… Les visages s’apaisent et les tensions retombent. Je capte alors un dernier regard, un dernier sourire, un dernier étirement… Je capte l’abandon. Demain...
E t s’il fallait courir, plutôt que marcher. Et s’il fallait se perdre plutôt que de se trouver. Il y aurait sans doute le rêve franchi, le rêve à soi comme une capture, une soif de se dépasser. Les chemins pénètrent les forêts et nous les suivons avec...