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Le blog de Michel Giliberti

Quelques mots pour remercier tous ceux qui sont venus à mon vernissage.
Il y a eu un monde fou ;ça a duré jusqu'à tard dans la nuit. Je n'ai pas encore d'images mais le vidéaste de la galerie a filmé la soirée et de nombreux amis ont pris des photos. Dès que j'ai quelques éléments, et bien que ce ne soit pas trop ma tasse de thé, j'en témoignerai discrètement ; ce sera clin d'oeil à cette formidable soirée.
J'embrasse tout particulièrement Bellurette, François, Henri-pierre et Michka ( les amis blogueurs ) qui ont eu la gentillesse de venir et bien sûr en tout premier lieu Hamid, mon galeriste ( un frère ) qui a fait un travail formidable avec toute son équipe : Sabine, Karima, Cyrile, Karim et les autres, que j'embrasse aussi.




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À partir du 18 juin / Art Galerie Benchaieb / 64 rue Mazarine / 75006 Paris


Le livre de l'exposition édité par la galerie.


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Un de mes pantins ; un pantin, témoin de nos déchirures et de nos rafistolages ; témoin de nos destins transbahutés, de nos bouffonneries exigées et de nos parodies d’équilibre.

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 De toutes parts les bleus
  Même la nuit qui se glissait dans ta demeure s’en revêtait
Toi, entre faim et soif, tu attendais
Moi, entre peur et cran, je me taisais.
Je me souviens des parfums lourds de la cour, juste derrière
Ceux de ta peau, juste devant
Ses cicatrices.
Immense nuit, immenses lieux, immense conte.
Comment livrer avec des mots cette douleur qui conforte ?
Comment décrire les amertumes de la douceur ?
À vivre tant, les hommes se meurent toujours d'un rien
Toujours trop vite, toujours à l’aube.

© Giliberti / 2009

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Le soleil embrase ta peau depuis plus de vingt ans et le sable la polit.
Tous deux t’ont fait comme tu es, sombre cuir à mes yeux, parangon sous mes doigts.

De ces choses d’une vie, de ses incertitudes, ton sourire serait bien celui qui compterait si l’amour magnifique qui m’attise aujourd’hui menaçait de s’éteindre.

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Tu commenças ta vie quelque part en souffrance, sans parents, sans amis.
S’engagèrent les voyages forcés, les familles d’accueil, les demeures éteintes et les fugues qui détruisent.
Tes soupirs et tes plaintes ne se remarquaient pas.
Puis un jour la rencontre.
Notre rencontre !
L’atelier… la lumière sur toi… des photos, des tableaux ; ton visage et ton corps sur les murs, sur le sol… dans tes yeux, dans ton cœur.
Alors, tes sourires, et tes larmes.
Alors, la naissance et l’envie de te battre.


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Le masque ne fait pas illusion.
Il embrasse les souffrances que nous tentons de cacher.






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Et puisque le tout sécuritaire fait office de passeport, puisqu’il est en passe de devenir le modèle qui balaiera nos belles et fortes idées de liberté, ma mémoire s’éparpille au gré des simples souvenirs de ma Tunisie comme cette virée dans le sud, à Tozeur.
J’avais l’impression, alors que j’approchais du but, de m’être trompé de direction ; aussi je demandai à deux garçons qui discutaient et fumaient sur le bord de la route si j’étais sur le bon chemin. Ils me répondirent que oui. Ils souriaient, leurs yeux étaient malicieux. Ils m’offrirent un jus de fruit que je partageai avec eux le temps d’une discussion sur tout et sur rien ; peu après je leur demandai si je pouvais les prendre en photos ; ils acceptèrent et rirent beaucoup, ne comprenant pas l’intérêt de garder d’eux une trace…
Ce sont ces instants qui me permettent de supporter la phobie de la jeunesse que les puissants enracinent dans nos têtes… fouille des cartables, portiques de détection à l’entrée des écoles, caméras de surveillance, cybersécurité… et puis demain… des terroristes ! Il ne faudra pas s’étonner !
Et pendant ce temps, la Terre se meurt des pesticides, insecticides, bombes, centrales nucléaires, massacres des espèces…
Plus d’écosécurité et moins de cybersécurité.



Petite discution à l'ombre d'un arbre... le temps arrêté.


Profil du sud dans l'ombre bleutée...


Autre profil tout aussi appaisé des bleus du pays...


Sourire et yeux sombres...


Petite torpeur d'avant la sieste...


Et dernier regard avant que le temps s'arrête à nouveau...

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Nous avons bien fait rire ceux qui tiraient les cordes. Nous avons amusé tous les agitateurs.
Aujourd’hui le théâtre est désert de nos gestes d’espoirs et de nos cris d’amour. Le spectacle est usé ; la comédie prend fin.
Nous ne sommes que des hommes. Il fallait s'en souvenir.



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Un peu avant la fin de la journée, alors que je retournais vers Sidi Bou Saïd, j’arrêtai ma voiture au bord de la route, persuadé qu’un des pneus s’était dégonflé.
La mort dans l'âme, je sortis en marmonnant quelques grossièretés bien inutiles… je déteste ce genre d’incident.
Je tournai autour du véhicule auscultant chaque roue, mais rien ; ce n'était qu’une fausse alerte. Rassuré, je m’apprêtais à repartir quand j’aperçus un jeune homme sur les marches d’une maison. Peut-être la sienne ; peut-être n’en avait-il pas les clefs ; peut-être ses parents n’étaient-ils pas encore rentrés.  
Il me regardait tranquillement.
Je ne sais pourquoi cette image sereine me rappela mes heures passées sur le seuil de l’Olympia, le cinéma où j’ai grandi, à Ferryville, quand je dévorais mon goûter en attendant de faire mes devoirs.
Alors, en quelques gestes maladroits je fis comprendre à ce garçon que j’avais envie de le prendre en photo… de fixer cet instant d’innocence et d’attente. Il acquiesça en souriant.
Une photo toute simple chargée de mes souvenirs transposés.

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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