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Le blog de Michel Giliberti



La-priere.jpg
Petite plume de Comanche
À mes larmes, si étanche,
Belle et sourde avalanche
Sur mes toiles, sur mes planches,
Où sont donc tes dimanches
Qui m’offraient des nuits blanches ?

Petite plume de Comanche
Qui donnait carte blanche
À mes mains sur tes hanches
Jusqu'à ce que je flanche
Et qu'enfin je m'épanche
Jurant de ma revanche.

© Giliberti / 2007

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Published by Michel giliberti - - Peinture et Poésie

Law Aala Albi / Fadl Shaker
Merci à Kamel pour cette musique.

La tragédie hivernale semble s’être installée dans notre beau pays… Plusieurs solutions s’imposent. Le grog, la vodka, le vin chaud… on peut aussi hiberner.
Moi, je bois pas trop, c’est pas mon truc… hiberner, impossible, je suis trop actif… Alors, je n’ai que les moyens du bord... mes souvenirs. Un peu du désert Tunisien… quelques palmiers, les dunes d'Ofra, au sud de Douz, et le tour est joué.
Déjà, je m’enlève un pull ; déjà je balance mon blouson et voilà…

Desert-et-chameaux.jpg
Et maintenant 
les dromadaires facétieux…

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Celui-là je l’ai aimé particulièrement. Il était un peu efféminé… si, si, je l'affirme ! D'ailleurs, il avait un piercing à la narine et il tournait autour de moi en grinçant des dents… (Ce qui ne veut pas dire pour autant que je lui plaisais, j’ai pas assez roulé ma bosse…) mais allez savoir !

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La fin de la journée. La chaleur est encore intacte... Les enfants s'occupent des dromadaires qui rentrent de leur périple.

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Ces derniers se reposent comme nos moutons ou nos vaches, sauf, qu'un bruit très particulier circule dans l'air empli de leur odeur... leurs grincements de dents.

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C'est un moment paisible où les animaux et les hommes communient ensemble. C'est l'heure des blagues et des sourires et quand je regarde ces deux chameliers-là, je me dis que ça pourrait bien être Jean-Charles et moi...

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... et devant nous, la sublime image des premières dunes de sable à quelques kilomètres de l'oasis, le sable qui se glisse jusque dans les petits villages et masquent les routes.
Nous sommes au sud de Douz, aux portes du désert... Aux portes du Sahara.

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Published by Michel giliberti - - Tunisie

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Hier après-midi, une amie ailée et son elfe sont passés à la maison. Dès leur envol, m'est revenu en mémoire « L’enfant oiseau », un de mes tableaux, bien kitch en vérité, mais ailé, lui aussi. C’est pourtant un de ceux, qui, dans les années 80, me permirent d’être remarqué et de faire mes premiers pas dans ce métier.
À l’époque, je trouvais follement romantique cette toile, d'autant que dans le troisième et dernier album que je venais d’enregistrer, une de mes chansons « Quand j’étais enfant oiseau »  reprenait le thème de ce fantasme éthéré, jamais tout à fait abandonné.
Je dépose ici cette chanson pour être au plus près de ce tableau…je ne peux même pas croire que c’est moi, tant je l'ai chantée avec une toute petite voix pour coller à son histoire... Une histoire liée à quelques égratignures d’enfance. Bref, je pourrais croire que c'est un gamin qui susurre mon texte ; celui que j’aurais pu avoir.


 
Quand j'étais enfant oiseau / Michel Giliberti / CBS 

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Published by Michel giliberti - - Musique


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Un an que mon baby blog est né. Un an déjà... et il faudrait avoir le moral ?
J'étais persuadé de l'avoir ouvert le 23 octobre, mais non, c'était le 3. Alors avec un peu de retard, je lui souhaite un bel anniversaire... Quatre trimestres de coups de coeur, de blues, de révoltes, d'humour, quatre petits carnets de papier chiffon empilés ...

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Published by Michel giliberti - - Michel Giliberti


Tu es le poison
 Un poison qui s’écrase
Bien enfoui au moulin
Comme la maniguette,
Qui enflamme tes mets.
Tu es le poison
Un poison qui se cache
Bien au fond des placards
Comme les baies de Sichuan
 Qui détruisent mes défenses.
 
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Tu es le poison
Un poison qui s’installe
Bien au creux des boyaux
Comme les graines de piment 
Qui incendient le ventre.
Tu es le poison
Un poison que je veux
Qui me tue doucement
Me perturbe l’esprit
Et grignote mes sens.

© Giliberti / 2007

Xavier-blond-2.jpg

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Published by Michel giliberti - - Photos et poésie.


Le-baiser.jpg
Alors que j’avais fini depuis quelques mois ce tableau intitulé le « Le baiser », je tombais sur un livre acheté aux puces et qui parlait de Judas, de son fameux baiser donné à Jésus afin que les Romains le reconnaissent d’entre tous les apôtres et puissent l’arrêter.
Le baiser de Judas !
Tant de fois défini, redéfini, annulé, repris, expliqué, (beaucoup de bruit pour pas grand-chose, en vérité) j’apprenais au cours de cette lecture que Judas avait souvent été représenté derrière un masque blanc au moment où il embrassait son maître.
Aussitôt, je décidai que mon tableau, c’était ça ! Mon chevelu genre hippie, c’était Jésus ! L’autre avec un masque blanc derrière… Judas.
Et voilà, j’avais participé de l’iconographie de Judas et Jésus...
Quelle mauvaise "foi" !


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Published by Michel Giliberti - - Peintures

 
Tel que je me connais, je ne pouvais pas ainsi me pencher sur les délices de la Grèce sans culpabiliser, sans avoir l'impression de trahir mes amours premières… mes souffles organiques, mes déserts de toujours.
Tout ce qui construit mon identité, ma renaissance.

Alors, oui, encore une fois, une fois encore...
Je pose ici quelques mots de rien, quelques mots de tout, des mots cent fois déguisés pour dire la même chose, comme je servirais le même plat maquillé d'épices différentes.
Je suis faible quand il s’agit d’amour et de dépendance.La fidélité me caractérise.

Alors, oui, encore une fois, une fois encore...
Quelques poussières d’enfance venues brûler mes yeux me donnent à flâner dans la rue de Sidi Bou Saïd qui, désormais, accueille mes pas d'adulte et pour une fois, une seule, c'est promis, je vous entrouvre la porte bleue de la petite maison.


Rue-du-bonheur-0001.jpg
La rue Essaada (rue du bonheur) Comment pouvais-je espérer plus beau nom de rue pour jeter l'ancre quelques mois par an?

U
ne rue blanche

Comme un ciel bleu
Une rue franche
Comme un mensonge
Une rue mienne
Comme rien à soi,
Et des sourires
Comme une audace
Et des soupirs
Comme une trace.

© Giliberti / Voyage secret / Bonobo 

Rue-du-bonheur-entree-50001.jpg

L'entrée de la petite maison...


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Un coin du salon...


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Un autre de la chambre d'amis...


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Moez, ses langueurs et ses rêves en soirée, quand boire un café, s'éternise.


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L'entrée de la petite cour dans ma chambre...

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

Si je ne parviens pas à finir mes jours en Tunisie, je crois que c’est en Grèce que je le ferai.
C’est un pays fascinant, qui vous emporte au centre des légendes que tous, un jour ou l'autre, nous avons eu envie de vivre. Un pays où les îles, si nombreuses, permettent au voyageur de ne jamais poser ses bagages, ou du moins de les poser cent fois... l'odyssée ne cesse jamais.
Moi, c’est à Athènes que je me sens le mieux ; Athènes qui réveille tous mes fantasmes. J’aime les villes qui transpirent, les villes qui chantent, les villes bruyantes dans la chaleur de la nuit et où le drame côtoie toujours le bonheur.
Les villes où tout peut arriver.
Les villes où les regards, comme à Naples, comme à Madrid, comme à Tunis, semblent n’attendre que le vôtre et vous faire croire, le temps d’une soirée, que vous êtes indispensable.

Allez, on embarque...

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La mer, bien sûr... Le premier des cadeaux que vous offre la Grèce... La mer où chaque île est le repère d'une légende que vous avez adorée lorsque vous étiez enfant... Vous êtes sur les traces d'Ulysse, de Pénélope, de Télémaque, d'Achille... les Cyclopes se cachent là, les Centaures et les Dieux aussi.

grece-13.jpgPuis son passé de pierres... ici les Cariatides sur l'Acropole. Immuables, impressionnantes.

Grece-statue-.jpgLa statue pleine de charme et de fraîcheur d'un jeune pêcheur au centre du jardin d'Athènes.
Grece-village-5.jpgL'authenticité des villages dans les îles grecques. Ici, à Patmos. Tant de simplicité, tant de beauté.

Grece-pecheurs-4.jpgPatmos, encore. Quelques pêcheurs qui remaillent leur filet, tout en discutant. Le temps s'est arrêté.
Grece-chapelle.jpgUne de ces petites chapelles qui ressemblent tellement aux marabouts d'Afrique du Nord. Comme eux, elles m'apaisent et me font croire à demain.
Grece--Santorin-.jpgSantorin, l'île volcanique par excellence, entièrement bâtie sur les restes d'une ancienne civilisation encore pleine de mystères. Santorin, si belle et si étrangement sereine, le soir surtout, quand le brouillard remonte de la mer et glisse sur les terrasses. Santorin qui force à la méditation... à de véritables voyages intérieurs.

Grece--homme-dans-un-bar8.jpgDans les cafés, les gens prennent le temps de flâner, de boire de l'ouzo, de fumer... 
Fumer ? Vous savez bien... ce que l'on pouvait faire en France... avant... c'était il y longtemps, avant que toutes les interdictions dessèchent nos coeurs et n'arrangent en rien notre santé qui pâtira de toutes ces prisons supplémentaires.

Grece-phalus-.jpgEt pour conclure, je dirais ( au risque de faire bondir Jacqueline de Romilly ), qu'un peuple qui a érigé de si gigantesques phallus ne peut qu'engendrer la bonne humeur et l'inspiration... Ici à Delos.
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Delos, cette petite île protégée du tourisme, où vivent ces charmants agames que l'on rencontre à tout instant et qui font toujours des petits "Oui" d'un signe de leur tête, comme s'ils voulaient nous faire croire qu'ils sont d'accord avec nous.

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Published by Michel Giliberti - - Voyages


Sandro.jpg
T’avais tout pour me mettre en croix
Quand tu venais squatter mes draps
Voyou.
Regards vicieux, visqueux sourires
Salive acide, sombre délirs
Voyou

Blanche héroïne et drogue intime
T'organisais bien ma déprime
Voyou.
T'entendais jamais les colombes
Trop attentif au chant des bombes
Voyou.

Sandro-2.jpgT’écoutais pas plus ma musique
Bien trop fidèle à ta rythmique
Voyou.
Tu grandissais sans procédure

Adorable petite ordure
Voyou.
T’avais jamais lu, jamais cru
 Qu’en l’arrogance de tes mots crus
Voyou.
Mais j’ai en moi tant de hauteur
Que j’ai fermé cœur et demeure
 C’est tout.

© Giliberti / Texte Chanson / 2007
Sandro-5.jpgSandro...

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Published by Michel giliberti - - Photos et poésie.

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C
e tableau date des années 80. Il met en scène des hommes sur une terre
meurtrie par leur inconséquence, une terre devenue stérile, battue par les vents, une terre qu'ils vont devoir quitter pour un nouvel exil alors que s'opère déjà la mutation qui, peut-être, les sauvera... devenir des oiseaux pour un nouvel envol !
Entre espoir et désillusion ils veulent encore garder apparence humaine en portant des masques pour cacher leurs têtes d'oiseau.

Plus de vingt ans après cette toile, si la mutation n’est pas à l’ordre du jour, tout reste d’actualité... et souhaitons que nous ayons l'ADN des oiseaux pour migrer en paix.
Mais pour ma parenthèse poétique, j’avoue que se transformer en oiseau et quitter la terre ne me ferait pas peur…
Je suis si heureux dès que je suis en avion, que je vois défiler l’infinie étendue des nuages sous la carlingue, cet autre désert, blanc et ouaté, sur lequel je rêverais de me promener.
Ailleurs… en haut… quand tout me pousse, à vivre ici… en bas.


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Published by Michel Giliberti - - Peintures

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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