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Le blog de Michel Giliberti


La solitude est  lourde à supporter et cet ancien tableau témoigne de celle d’une amie qui vivait mal sa condition de femme divorcée devant élever son jeune garçon .
À l’époque, je la rencontrai souvent.
Des soirées entières, nous parlions de son manque charnel et mental d’un homme à la maison.
Chaque détail de cette toile pour lequel elle eut la gentillesse de poser insiste sur cette désertion de l’amour qui l'enfermait lentement et fragilisait son épanouissement.

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Published by Michel Giliberti - - Société



D
ans les années 80, cette toile fit partie d'une série de tableaux exposés dans la ville d'Osaka. Si par hasard, son propriétaire se promène sur ce blog, pourrait-il m’en donner son titre ? Je ne m’en souviens plus… Début d’Alzheimer ?


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Published by Michel Giliberti - - Peintures

 

abdoul-maison-bleue

D'abord, vous arrivez aux portes de la maison qui anime vos mots et comble vos chimères... la maison qui garde vos secrets.abdoul-maison

Et là, surprise ! Vous le trouvez assis sur les marches, le sourire ironique et le regard aiguisé, à vous accuser d’un retard de quelques minutes…

abdoul-marché-bVous lui expliquez alors qu'à vous promener sous le soleil, vous l’aviez presque oublié pour quelques fruits…

abdoul-fruit-b
... De simples bananes et des bergamotes que vous posez au centre du plat en terre cuite garni de fleurs de bougainvillier... des fleurs cueillies d'une main heureuse, presque enfantine.
abdoul-maison-1-bPuis, vous le regardez faire la gueule de n'être pas prioritaire à vos yeux et s'affaler sur les coussins pour téléphoner à ses amis en attendant que vous le remarquiez enfin...
Et ça... ça vous amuse tellement... ça vous redonne vingt ans.

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie


"Ville arabe" in Jerusalem / Jordi Savall
les-charmes-de-la-guerre-blDes casques anciens jusqu’aux missiles, les charmes de la guerre auront toujours séduit les hommes . Il faudrait le pas d’un chat botté pour dépasser la distance qui les relie à la barbarie, mais en ces temps de guerre et d’atrocité, les contes demeurent des histoires à dormir debout.

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Published by Michel Giliberti - - Société



I
l neige dehors… Le jardin perd peu à peu de ses couleurs et semble s’évanouir dans une ouate humide. Le ciel lui-même n’a plus de corps…
Juste l’immobilité.
Juste le silence.
Dans ces moments-là, je me sens toujours éloigné de mes repères, de tout ce qui réveille ma peau, mes sens, mes yeux.

Dans ces moments-là, les bleus et les visages de la Tunisie s’imposent.


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Published by Michel Giliberti - - Réflexion


De ces hommes d’alors…
Il me vient quelques rires et des mots
Un regard, deux ou trois notes en prélude des fugues sur ma peau.
Puis des cheveux d’automne et des pourpres de lèvres comme autant de  fruits rouges au matin du jardin.
De ces hommes, encore…
Il me vient quelques larmes et des maux
Un soupir, deux ou trois trêves en dimanche d’été ou d’attente.
Puis un sourd appétit de clarté et d’obscur comme autant de zébrures sur la toile de mes nuits.
© Giliberti / 2008

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Published by Michel Giliberti - - Photos et poésie.



S’il fallait au fil de ses cils
Qu’une larme signe ses yeux
  Cette goutte serait-elle un asile ?
S’il fallait une vie obscure
À moisir au fond d’un cachot
  Ce repli serait-il une armure ?

Et je regarde
Qui...
N’a pas d’yeux pour son drame
Qui...
N’a pas d’yeux pour sa flamme
Qui...
N’a pas d’yeux pour son âme
Qui...
 
Ne donne pas l’alarme.

S’il fallait que se pointent les juges
Pour ces loups en manque de caresses
Les robes seraient-elle leur refuge ?
S’il fallait s’occuper de ces êtres
Qu'on traite et commande comme des chiens
L’homme serait-il un bon maître ?

© Giliberti / 2008

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Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie

Pétri de tant des problèmes de notre malheureuse planète, j'avoue que prononcer des voeux pour 2009 est un casse-tête, aussi, dépouillé de tout et riche de rien, je savoure quand même le premier jour de cette année nouvelle qui se trimballera au rythme des silences et des musiques, au son des pleurs et des rires, au vif des erreurs et des vérités.
Belle année de violence et d’amour.
Belle année de doutes et de certitudes.
Belle année d’instinct animal.
Belle année de rugissements pour balayer les systèmes établis et se rappeler que le point d’eau se partage, même s’il est dangereux.

Belle année 2009

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Published by Michel Giliberti - - Photos et poésie.

Les évènements malheureux qui ont lieu en Israël en ce moment me rappellent tristement ce passage de ma pièce "Le centième nom"
Salim Kechiouch et Samuel Ganes dans "Le centième nom" sur la scène du théatre de la Salle Jean-Pierre Miquel à Reims.

... /... Devant ces affirmations, David se prend la tête entre les mains.
– Tu refuses de m’entendre. T’es mon ennemi Jihad… C’est la version officielle. Moi aussi, je pourrais te tuer pour le simple plaisir d’assouvir ma haine et venger mes parents… Tout ça, je pourrais le faire, je te le jure. J’en ai même très envie quand je vois ton obstination, ta férocité… Je suis pas un saint, crois-moi ! Mais c’est tellement plus difficile de faire le contraire, tellement plus difficile d’oublier, de pardonner… Tellement plus difficile d’apaiser… On a tant de points communs. Tu vois pas ?
– Je ne vois que ton âme ! Perdue.
– Arrête avec ces clichés, tu me saoules.
Jihad cherche dans la direction où il a jeté sa cigarette tout à l’heure, la retrouve, la remet en bouche et l’allume à nouveau ; il reste un moment silencieux, puis finalement il la tend à David qui, surpris par ce geste, met quelques secondes avant de l’accepter.
– Ton âme est perdue ! Et c’est pas un cliché, conclut-il
David repasse la cigarette et s’accroupit.
– Si. C’en est un. Tu veux pas m’écouter. J’essaie de ne pas te voir seulement en ennemi. Tu pourrais en faire autant… On peut échapper à la fatalité… Il le faut ! Regarde… On partage bien cette cigarette et cette nuit.
– T’essaies de m’endormir ?
– Non, j’ai pas qu’ça à faire… On est jeunes, c’est tout.
– Qu’est ce que ça change ?
– Tout Jihad, tout. Nos bras sont forts. Ils pourraient construire plutôt que détruire… Ils pourraient s’unir. Ça c’est explosif… Bien plus explosif que toutes les bombes réunies.
– J’aime pas entendre ça.
– Pourquoi ?
Jihad semble mal à l’aise. Il s’accroupit à côté de David.
Il pense à son enfance, à ces années où le destin ne lui a rien accordé de futile, où jouer n’a jamais été qu’une réplique de ce qu’il voyait autour de lui, et ce qu’il voyait n’était que violence et combats, misère et famine. Comment faire partager à David cette angoisse qui est la sienne depuis toujours ? Comment lui dire que la guerre est son seul exemple ? Comment lui dire qu’il veut l’Intifada ? Il se masse lentement la nuque, comme pour trouver un peu de douceur. Un peu de ce que son corps tout entier attend.
– Parce que lorsque je regarde mon pays, commence-t-il avec lenteur, quand je vois tous ces enfants qui n’ont rien… la faim qui nous bouffe doucement, je peux pas accepter des mots qui voudraient calmer mes ardeurs… Je souffre trop. Tu peux comprendre ça ? Je souffre trop pour parvenir à les écouter. Je veux des mots violents, des mots qui vengent… des mots qui tuent ! ... / ....

  Extrait de la version romanesque de la pièce "le centième nom"

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Published by Michel Giliberti - - Société



Nous étions au bar, perchés sur les hauts tabourets d’une discothèque de Montmartre. La musique emplissait nos oreilles. Les halos fluorescents et laiteux de nos gins tonics flottaient dans la pénombre comme deux improbables ectoplasmes. Abrutis par les décibels ambiants, nous étions obligés de nous rapprocher l’un de l’autre pour nous entendre parler.
Nos joues se frôlaient, nous respirions chacun le souffle de l’autre, nous croisions nos sueurs et nos parfums.
J’étais tant penché vers toi que mes mains devaient prendre appui sur tes cuisses pour garder l’équilibre sur le tabouret et les tiennes s’agrippaient à mon jean.
L’alcool allumait nos yeux, nos sens, et rendait fragile notre posture de fortune.
Cette communion improvisée me troublait et comme toujours dans ces cas-là, je rêvais de rompre cette intimité. L’introversion n’est pas chose aisée et nécessite tous les subterfuges pour y mettre fin.
Cependant, incapable de trouver les mots qu’il aurait fallu prononcer dans ces moments-là, je t’écoutais patiemment me confier l’angoisse que tu éprouvais à devoir quitter ta région pour Paris et embrasser le métier de mannequin, d’autant qu’un récent chagrin d’amour abîmait encore ton assurance.
Je t’avais trouvé le studio d’un copain pour que ce séjour parisien ne te pose pas trop de problèmes et que tu puisses envisager en toute quiétude les séances de shooting programmées par des photographes professionnels. Tu étais encore fragile et habitué à nos seules séances de pose. Ça me torturait le cœur de te voir, ainsi lâché, dans Paris, simplement armé de tes vingt ans et de ta beauté.
À deux heures du matin, je te raccompagnai au studio, mais avant de repartir, tu voulus que je monte avec toi. Assis côte à côte sur le lit, nous prolongeâmes nos confidences encore longtemps. Moi qui t’avais vu sous toutes les coutures, et qui pour l’avoir tant photographiée, connaissais par cœur chaque centimètre de ta peau, je n’avais jamais ressenti l’immense attraction que j’éprouvais pour toi à ce moment-là, alors que seule ton âme était à nue.
Impossible de nous séparer.
Nos yeux restaient accrochés et c’est avec difficulté que je décidai enfin de m'en aller.
J’étais au supplice.
De retour dans la voiture mon blues était tel que des larmes me montèrent aux yeux. Les rues de Paris, désertes à cette heure-là, ajoutaient à mon vide intérieur. J’avais l’impression de rouler dans une ville qu’une terrible catastrophe aurait vidée de sa population.
Désormais tu appartiendrais à la création des autres.
Pygmalion restait seul.
Deux ans plus tard, alors que j’écrivais ce qui devait être mon deuxième roman, Derrière les portes bleues, je retranscris ces moments d’attraction dans la discothèque et je fis dire à l’un de mes personnages, les mots faussement insouciants que ce soir-là, je n’avais pas su trouver :
« Barre-toi p’tit chat… j’aime trop tes griffes. »
Quand je t’offris ce livre, je te conseillai de lire attentivement le paragraphe de la page 101. Plus tard, tu me dis dans un souffle et sans t’appesantir que tu l’avais lu avec attention.

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Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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