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Le blog de Michel Giliberti

Je suis celui qui écoute…
Je suis celui qui regarde…
Mes longues heures en compagnie de Mehdi ont
été souvent le centre de mes considérations.
Ses yeux dorés et tristes faisaient grand bruit de ses angoisses.
Que ce soit dans la Médina, au fond des cafés obscurs, ou dans les criques, sous le soleil, je ressentais une langueur plomber ses mots, ses gestes.
Toutefois, en soirée, quand nous accordions nos dissidences et qu’avant de partir il me remerciait d’un sourire aussi beau que ses yeux, je savais que la nuit serait belle... belle pour lui, belle pour moi et que sur la terrasse éclairée de la douce lumière des photophores, la musique soufi bercerait mes heures tunisiennes.


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M
atmata.
J’étais dans ma voiture.
Je me reposais quelques instants d’un long périple quand ce petit garçon perdu dans ses rêves sous une chaleur accablante attira mon attention.
Son immobilité m’étonnait.
À quoi pouvait-il penser ?
Je n’ai pas résisté à l'envie de prendre cette photo qui fait partie de mes préférées ; j'aime sa simplicité, sa vérité.
Je suis toujours fasciné par cette capacité toute tunisienne d'attendre quelque chose ou quelqu'un pendant des heures.
Y avait-il des rancoeurs dans ce refus de bouger ?
Y avait-il des chants étouffés ? Je ne le saurai jamais, mais je garde la trace de ces instants sensibles où mon regard se perdit dans une autre dimension.

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Une fois le précédent article posté et mes deux charmants modèles partis dans le noir sidéral du net, je me suis souvenu de ce vieux tableau qui symbolisait de façon humoristique la longue aventure d’un couple qui s’aime… leur réussite.
C’est moins glamour, mais ça me parle beaucoup, voir plus, puisque je vis à la campagne avec mon compagnon et que nous vieillissons.

Bien sûr, nous n’avons ni canne, ni béret, mais… l’oeil goguenard, ça, oui !


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Rien ne vit autour d’eux… Tout palpite pourtant.
Les marées et les mers, le soleil et les astres,
tout s’emmêle, tout se barre.
Les hivers, les printemps… Ils les vivront demain.
Pour l’heure,
C’est sa peau qui fixe les degrés.
Pour l’heure,
C’est sa bouche qui donne les saisons et le piège d’amour vaut toutes les libertés.


© Giliberti / 2009


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Jordi Saval / Jérusalem "La ville des deux paix" Prelude Jérusalem ville arabe Omar Bashir E. Shmuel Mounk
Barque bleue et reflets d’eau mêlée
Cœur qui bat en silence au soleil
Sable blond et rivage secret
Vagues sourdes et degrés adorés
Murs blanchis dans un ciel outremer
Souffle chaud d’un désert pas si loin,
Ombres fraîches et parfum du thé vert
Insouciance d’un été de ruelles et de rires

Portes bleues, fleurs de sang sur la chaux
Cicatrices de clous noirs sur le bois.
Un sourire, des yeux sombres et sa peau
Douce entrave des libertés jasmin

Mais le clown que je suis par pudeur
Savait rire de tout et jamais
Croire en lui pour croire en tous les autres
  Qui ouvraient grand leurs cœurs et leurs mains.

© Giliberti / 2009

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Un de mes tableaux anciens… Prométhée face à l’aigle qui vient lui dévorer le foie chaque jour, depuis que le grand Zeus en a décidé ainsi…
Avec moins de panache, il me semble vivre cette même légende Grecque puisqu’au quotidien le grand Sarko vient me bouffer le mien !!!
Quel Héraclès viendra me délivrer de son sort ?

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Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un prof aussi sympathique… C'est pourtant un des miens.
Oui, Gadour que j’ai vu grandir m’a donné quelques cours d’arabe et sa manière tonique d'enseigner fut pour le moins très amusante.
Il appuyait son front contre le mien et, tout en me fixant dans les yeux, martelait à haute voix et plusieurs fois de suite  les noms à retenir…
C’était si persuasif que toutes ses leçons sont restées en mémoire.
Je me souviens d’un jour où nous barbotions dans l’eau turquoise de la plage de Sidi Bou Saïd sous l’oeil attendri de sa famille et surtout de sa mère qui préparait des sandwichs (ne jamais oublier de manger en Tunisie) quand un bateau se dessina à l'horizon. Aussitôt Gadour (âgé de huit ans à l'époque) le pointa du doigt, me donna son nom en tunisien « babour » et m'ordonna de le répéter.
J’eus le tort de ne pas le prononcer de façon exacte et aussitôt il se précipita sur moi, m’enfonça la tête sous l’eau, puis quand j'émergeai, plaça son front contre le mien, et à sa manière habituelle, hurla comme un malade : « Babour, babour, babour… ».
Depuis, croyez-moi, chaque fois que je vois un bateau, il m’est impossible de ne pas prononcer en moi « Babour, babour ».  J'ai retenu sa leçon…

Gadour, à huit ans... un professeur impitoyable!

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Quand je ne parle plus de la Tunisie, ce blog perd un peu de son identité et comme ce pays me rend joyeux et m'inspire des sujets légers, parfumés, ou poétiques, ce serait dommage de ne pas l'évoquer.
Pour autant je ne peux répéter comme une litanie que j’aime vivre là-bas ou que tout me convient. Ce serait une idéalisation excessive, même si toutes les pièces du puzzle sont en train de se mettre en place pour ce choix de vie.
En attendant, les choses simples, les anecdotes souriantes et autres flâneries de l’esprit me conviennent et ce matin-là, quand le fils de l’épicière, à deux pas de la maison de Sidi Bou Saïd, vint me rendre une petite visite, toutes les conditions furent réunies pour savourer quelques instants de bonheur.
Il faut dire que là-bas, tout le monde se rencontre et bavarde. Même les chats ne passeraient jamais à côté d'un brun de causette avec les voisins de pallier.

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Terre et mer réunies
Bruits d’amour sur le sable
Vent et sel mêlés
 Cris d’oiseaux dans le ciel...
Marbre et bronze accouplés
Embruns chauds sur nos joues
Sueur et fruits sucrés
 Souffle et sève marine...
Terre et mer réunies
Bruits de chaînes sur ta peau
Mémoire encore meurtrie
Amère et si fragile.

© Giliberti / 2009

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De toute part dans le monde, la souffrance de l’homme s’inscrit. De toute part, son bandeau rouge sang claque au vent.
Comme on masque d’encens les odeurs qui dérangent, on nous berce de mots qui voudraient endormir nos colères. D’une main de fer, on écrase ceux-là qui voulaient vivre mieux et ouvrir les bras au soleil d’un ailleurs qui réveille l’ardeur.
J’ai des mots qui combleraient mes sens. J’ai des mots qui chanteraient l’amour, mais mes actes d’adulte les piétinent au sol, là où se meurt l’espoir de voir un jour la terre traversée du sourire des enfants qui la portent.
Mais en France, on peut être rassuré... La ministre de l'intérieur, atteinte de cécité aiguë (comme tout le gouvernement actuel) exige pour notre protection un plus grand nombre de caméras de surveillance…

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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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