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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #peintures

 

Tarmac-b11 juin, neuf heures et demie, je signe enfin ce tableau… le dernier désormais, jusqu’au prochain. Quand Florian a posé, je n’ai pas réalisé à quel point la mise en image de cette toile étaient liés à un souvenir cruel de mon enfance... Un jeune homme assis, pensif, qui considère ( ou pas ) un bouquet de plumes dont on ignore comment il tient à la verticale ; est-il  coincé entre ses cuisses ? Serré dans une main ? En lévitation ?tarmac-2-bPeu importe, les années se barrent ; elles me replongent au cœur d’un après-midi de grande chaleur en Tunisie. Le temps est immobile. J’ai quatre ans et demi, je suis accoudé sur le bureau de mes sœurs et je dessine une jeune femme nue. Je suis très appliqué, je vis intensément cet instant, c’est même incroyable comme cet instant est physiquement intense. Maman est à la cuisine, je pars la retrouver… je vais lui raconter...tarmac-4-bLa calligraphie arabe dit « J’étais si près de l’envol »… cette traduction est à la verticale sous l’accoudoir, près de la main.Tarmac-3-b

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Published by Michel Giliberti - - Peintures

l'autel-blog-1Le tout premier tableau de Florian. Impossible d'en parler avec logique ou réflexion. Il me faut le digérer, si je puis dire. Je sais que je l'aime, ce qui n'est pas toujours d'actualité quand je termine un travail. Pour l'instant, dans ce flou parcheminé de cette grande toile, je vois l'assise de l'avenir personnel de Florian, le tumulte des années neuves, l'ouverture compliquée d'une vie à tracer et ma dilution dans le temps.

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Encre-b

Une petite encre préparatoire… juste pour voir, entrevoir, le tableau qui en naîtra.

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Su-R.-FB J'ai gardé le tableau moins évident pour la fin.
Avec lui, je clos une série de toiles de plus d'un an de travail... 2011 ne fait que commencer et dans trois jours, j'ai 61 ans... Un célèbre chanteur n’avait-il pas prétendu que la vie commençait à 60 ans ? Je vous le confirme, il avait raison... je n'ai donc, qu'un an. Dès que je retrouve ma tétine, je vous fais signe...

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Lucas-B Lucas, l'un de mes derniers tableaux nés des congères et autres enfermements du mois de décembre où j'ai cru finir en crème glacée Häagen-Dazs ...
Il y aura d'autres toiles de Lucas, bien sûr, et  je les souhaite inspirées du prochain printemps...

 

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les-bequilles-rouges-II-blo

Encore quelques restes de mes boiteuses créations de ces derniers temps... Le printemps arrive et avec lui, la sève des beaux jours...

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dernieres-cendres
Même thème que le précédent… Le passage ! Le mur ! C'est le dernier d'une série 
Ici, le passage est à peine défini sur la droite. Une épaule a déjà franchi l’arête du mur.
La cigarette ne sert qu’à attendre le courage.
Dès ses dernières cendres, le mégot rejoindra le sol et l’envol s’accomplira. 

 

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GauginÀ Toulon, l’hôtel où j’ai séjourné a fait le choix de décorer ses chambres sur le thème des cinq continents ; le hasard m’a plongé en pleine Asie, tout y était rouge, noir et tamisé. Ce décor propice au dépaysement me convenait tout à fait ; je me sentais doublement exilé puisque le soir je lisais "Oviri" Écrits d’un sauvage, un recueil de correspondances et de textes de Paul Gauguin qui évoque ses séjours en terres océanes et son long chemin de souffrance. 

J’ai toujours été sensible à cet artiste authentique, vulnérable et fort, dissident et anarchiste.
Moi qui hésite tant à employer des couleurs vives, voire primaires, j’ai toujours vibré pour les siennes, puissantes et chaleureuses qui martelaient ce que l’on jugeait exotique pour l’époque et qui était en réalité le portrait amoureux d’un lieu poétique et charnel, la description de la vie d’un homme libre.
Un soir, au moment d’éteindre la lampe de chevet, m’est revenu en mémoire ce tableau dans lequel j’avais osé la couleur et où la beauté de David, un de mes modèles et amis, s’imprégnait du rouge et du vert d’un « Voyage secret » titre que je devais réemployer pour nombre de mes livres d’arts, tant il donnait en deux mots l’idée que je me fais de mes explorations en peinture.

Voyage-secret-

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Comme je l’ai souvent écrit, les maîtres de la Renaissance italienne me donnèrent l’envie de peindre, mais dès l’âge de seize ans, je commençai à découvrir d’autres univers, d’autres peintres, et parmi ceux qui m’éblouirent, Géricault fut certainement celui qui me passionna le plus.
Lorsqu’à dix-huit ans je partis en stop à Paris pour tenter ma chance, je me précipitai au Louvre pour contempler certains des tableaux que j’avais admirés dans mes livres… Je garde en moi, toujours présente, l’émotion invraisemblable quand, au détour des couloirs, je me retrouvai enfin dans la salle où, gigantesque, sombre et si puissant, se trouvait « Le Radeau de la Méduse ».

Je me souviens m’être assis sur la vieille banquette de velours cramoisi, face à l’immense toile, et ne pas en croire mes yeux… 35 m2 de génie m’écrasaient ; bien plus que la chambre de bonne que je squattais !
Je restai ainsi, plus d’une heure, immobile, les yeux brillants de larmes. Je ne rencontrai pas un simple tableau, mais l’un des amis qui avaient accompagné mon adolescence quand, à feuilleter les dictionnaires et les livres d’art, je m’étais immergé dans sa noirceur marine.


Vingt ans plus tard, Frank, un de mes plus fidèles modèles posa pour deux grands tableaux ; l’un avec un ami, "Les enfants de Poséidon" l’autre avec sa sœur, "Les naufragés".
Une fois ces toiles terminées, je réalisai combien ce Radeau de la Méduse avait frappé mon esprit ; même si ces deux toiles étaient bien éloignées de ce dernier, son drame, sa gestuelle et sa noirceur étaient au rendez-vous…
Deux tableaux, deux tragédies, comme celle du radeau de la Méduse.



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Un tableau de Nicolas Poussin « Les bergers d’Arcadie » représente des bergers autour d’une tombe sur laquelle est gravée cette phrase « Et in arcadia ego » (même en Arcadie j’existe) ou (je suis aussi en Arcadie).
Beaucoup de choses ont été dites sur le mystère qui entoure cette phrase...
Dans les années 80, je succombai à l’envie de matérialiser cette légende sur une grande toile… ajouter ma pierre au mystérieux message ; pour cela, je décidai que Jean-Charles, mon compagnon, serait au premier plan sur ce tableau, semblant détenir les clefs de l'énigme créée depuis 19e siècle et jusqu'à aujourd'hui... d’où son expression un peu ironique.



Pour l’anecdote, le chien au pied de l’un des bergers, un Bearded colley, fut le même que celui que j'adoptai quel que dix ans plus tard quand j'arrivais dans ma maison de campagne qui recelait autant de mystères que cette peinture puisqu'après « Et in arcadia ego ! », ce chien qui fut une merveille d’amour, d’humour, de sociabilité… mais aussi de poils, de boue, de bave et autres dérivés canins à nettoyer au quotidien, me fit comprendre le sens de « Et in merdia ego ! »

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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