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Le blog de Michel Giliberti

Le sang des peuples peut se répandre,
L'âme rouge de leurs veines
Perpétuera la vie des hommes.
© Giliberti / 2007


YOU ARE NOT FORGOTTEN

envoyé par colereordinaire

À Toulon, dans les années soixante alors que j'étais adolescent, j'aimais porter ma guitare sur la plage du Mourillon et jusque très tard dans la nuit, chanter avec mes copains et copines, les tubes de l'époque, notamment l'immortel " Guatanamera" de Joe Dassin. 
Nous étions des lycéens bronzés et insouciants, des enfants de la Méditerranée, des enfants aux paupières et aux lèvres brûlées de sel et de soleil.
Nous avions l'âge des yeux immenses, l'âge des rêves plein la tête.
Qui de nous pouvait penser que cette belle chanson poussée à tue-tête dans la chaleur de la nuit, cette belle chanson au parfum exotique de Cuba, ce beau « Guantanamera » qui évoquait tous les délices et tous les possibles voyages allait bien plus tard s'apparenter à un camp de prisonniers? le tristement célèbre Guantanamo ? Le révoltant Guantanamo.

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Published by Michel Giliberti - - Société

 Quand l'ennemi avance, nous reculons ;
Quand l'ennemi recule, nous avançons ;
Quand l'ennemi s'enfuit, nous le pourchassons.
                                                                                      Mao Tsé-Toung


*
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Published by Michel Giliberti - - Réflexion



Tu etais la pierre
Et tu étais l’eau
La pierre me noyait
Et l’eau me heurtait.
Je disais, « viens » et tu partais.
« Va » et tu prenais racine.
Comment aimer l’escale
Quand elle ravit la terre ?
Comment aimer le souffle
Quand il vous plaque au sol ?

In Bleus d'attente © 2001



Des chambres noires et sans désir
Naissait pourtant l’ivre clarté.
Elle balayait les rites
Et la sauvagerie.
J’aimais me trouver lâche,
À boire sans un regret
L’eau de sa peau, acide
Comme un pélargonium.

in Voyage secret © Bonobo 2004



  La double étreinte
Éteinte et tiède
S’en est allée
Se profiler
Au gouffre mauve
Des aurores.
Parfum d’orties
S’empare de moi
Parfum, dors-tu
   Sans part de moi ?
Brûlure d’ortie,
Bras incendiés,
Vous consumez
Mon âme froide
Comme la mort.

© Giliberti / 2007

                                                          

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Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie

Think about another world



    Une pensée pour ces « Justes de France » d’hier dont on honore le courage aujourd’hui. Ces Justes qui, d’un bel élan, bravèrent le danger pour défendre et protéger les Juifs pendant la dernière guerre.
Qui de nous, en 2007, peut être certain de la conduite qu’il adopterait si nous avions à vivre les mêmes drames ? J’ose espérer que nous serions à la hauteur parce que désormais nous savons…
Je suis toujours troublé quand je pense à cette sombre époque où des hommes dans la guerre ont préféré écouter leurs bas instincts dans la collaboration ordinaire plutôt que tenter de trouver en eux le courage nécessaire pour combattre l’horreur.
Je suis en admiration devant les propos toujours mesurés de ces Justes qui disent n’avoir accompli que leur juste devoir d’être humain et que le fait de sauver les autres n’est pas seulement du ressort des héros.
En cela, nul autre qu’eux n’a mieux mérité ce beau nom de « Juste ».

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Published by Michel Giliberti - - Société


Bravo la Police Tunisie

envoyé par papeur

Surprenant, non?
Ben oui...  on aimerait mieux les voir comme ça partout...

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Published by --- - - Michel Giliberti




© Giliberti / 2007

Après des heures de route sous un soleil aveuglant, je fis une halte à Douz avant de continuer vers Tozeur. L’air était suffocant et salé. C’était le milieu de l’après-midi et il n’y avait pas grand monde sur la petite place ; presque tous les habitants devaient faire la sieste. Malgré la chaleur, je profitai pour me dégourdir les jambes et acheter de l’eau et des fruits dans une petite alimentation. À l’entrée du magasin, un garçon immobile, assis sur une caisse en bois, m’accueillit avec un grand sourire. Une fois ma bouteille d’eau et mes fruis en main, je lui demandai si je pouvais prendre des photos de lui – Moi qui aime les photos sophistiquées, en Tunisie, c’est tout le contraire, j’aime faire provisions de photos qui mettent en valeur la spontanéité des rencontres avec ses habitants – Il accepta avec joie, à condition que je lui en envoie une.



© Giliberti / 2007

Je déposai donc mes achats dans la voiture et revint avec mon appareil photo.

© Giliberti / 2007

Après quatre ou cinq clichés, je pris donc ses coordonnées, mais le temps de bien le comprendre et de tout noter, d’autres enfants approchèrent de nous, comme par magie, alors qu’il n’y avait personne cinq minutes auparavant. Tous voulurent être pris en photos. (Phénomène très classique qui m’amuse toujours)


© Giliberti / 2007

Finalement, je dus récolter les adresses de chacun, mais hélas… quelques jours après, sur le chemin du retour, je les perdis; j’avais tant de choses dans ma voiture, entre les tapis, les épices, l’huile, l’eau de rose et celle de géranium, bref, tout ce que je ramène chaque année en Normandie, que le petit papier sur lequel j’avais inscrit ces précieuses notes et glissé entre les pages de mon guide, s’est volatilisé...


© Giliberti / 2007

Je suis malheureux de n’avoir pas pu leur faire plaisir et j’espère qu’à un prochain voyage, muni de ces photos, j’en reverrai certains d’entre eux et m’acquitterai enfin de ma promesse.


© Giliberti / 2007


Dans tous les cas, une fois encore, les bonheurs les plus simples sont ceux qui me comblent.



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Published by Michel Giliberti - - Tunisie


Le repli sur soi est un asile intemporel et enivrant ; le mien enferme mes appréhensions avec tant de précautions qu’il me fait croire à une étreinte.
Comme l'animal revient toujours à son points d’eau, la solitude, fidèle, a soif de moi et des rythmes qu’elle y trouve.
Souvent, quand descend le soleil à l’horizon, j’ai des oublis vertigineux du monde. Je suis alors en proie à mes dérives venues d’une autre rive, d’un autre pays, d’un autre pan de ma mémoire.
Dans ces moments, distrait de toutes les choses qui réconcilient l’homme à la terre, je rêve de me glisser dans la peau de ceux qui savent rencontrer le bonheur et en jouir.
Moi, c’est toujours difficile. Le bonheur reste une escale dangereuse, alors même que je le côtoie depuis des décennies.
Lorsque j'avais vingt ans, quand j'acceptais de briller en société et d’être celui qu’on remarquait, j’éprouvais de l’amertume à faire croire que ça me convenait. Je me trouvais stupide de jouer le jeu, alors qu'en moi, tout me poussait au repli, tout me criait que rien ne dure, que le bonheur est une chimère, que ma jeunesse n’était qu’une enveloppe passagère.
Je ne pouvais parler de cela à mes amis avec qui je partageais en toute complicité tant de choses simples… Comment leur aurais-je expliqué que j’avais froid quand ils avaient chaud et que j’étais là-bas, quand ils étaient ici.




Je crois que c’est cela que je laisse traîner dans mes toiles... une certaine esthétique des choses et des gens, mais abimée et entravée par l’impossible jouissance du moment.
Quand Romain posa pour ce tableau, je l’ai laissé s’enfoncer dans une absence qui me rappelait la mienne à son âge… J’ai ajouté entre les doigts de sa main droite l’inquiétante représentation de la blessure et de la mort, la sienne ou celle des autres… tout près du sexe, comme une castration ; la mort comme une complice qui vous tue, la mort comme un crime !




Je ne devrais jamais écrire sur les coups de 19 heures, c'est l'heure de tous mes démons... quand je pense que génerallement, une heure après, tout va mieux, je me trouve nul d'avoir la tentation d'écrire trop tôt.

Romain fume sur ce tableau ; c'est presqu'une ancienne époque, puisque "demain", il sera interdit de fumer dans les lieux publics.
Et ce n'est pas fini, on va tellement s'occuper de notre santé, que l'état, gardien des lois, finira pas être notre geôlier.

 Carpe diem, carpe diem...



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Published by Michel Giliberti - - Michel Giliberti


Est-il un ciel,
Où le pas,
Comme sur terre,
Laisse trace
Et qu’enfin,
Les oiseaux
Perdent leurs privilèges ?

© in Bleus d'attente / 2001


Suis-je encore escorté
Des oiseaux de la chance?
Et mon si long chemin,
Mène t’il toujours à midi?

© in Bleus d'attente / 2001




 

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Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie

et U
et M
et PAf !!!!
Ils nous ont introduit…
Pardon... ils nous ont intronisé Sarkosy !

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Published by Michel Giliberti - - Société




Ce grand tableau de D’geyrald devait être le premier d’une série. En fait, nos emplois du temps respectifs ne nous ont pas permis d’aller plus loin.
C’est un beau souvenir.
Nous avions longuement parlé ensemble du métier de chanteur, (métier que j’ai pratiqué dans les années 70) de la fragilité qu’il peut installer chez un jeune propulsé trop tôt (et souvent mal) dans un système qui lui échappe.
J’avais envisagé de lui écrire des textes de chansons, mais comme toujours, il est difficile de maintenir toutes les promesses, dès lors qu’on ne se voit pas assez souvent.
Il y a quelque temps, nous nous sommes rencontrés pas hasard devant la librairie Blue-Book. Nous avons pris un pot ensemble et il m’a parlé avec enthousiasme de sa passion pour la peinture, de ses projets en la matière et surtout de son investissement
en Afrique au sein de sa fondation "Association Soleil d'art".

Beau mec, belles idées, bel entrain.




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Published by Michel Giliberti - - Michel Giliberti

Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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