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Le blog de Michel Giliberti



Dans tes yeux

L’eau des jardins et puis le gris d’hiver

Qui savaient dire en plein été

Que chaque chose a une fin.

Dans tes yeux

L’insomnie bleue de toutes nos nuits blanches

Quand le silence après l’amour

Faisait plus de bruit qu’une armée.

Dans tes yeux

L’eau de mes larmes s’y serait bien noyée

Si le grand désert dans ton cœur

Ne m’avait pas tant desséché.

© Giliberti / 2009 

 

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À l’occasion du bicentenaire de la naissance du naturaliste Charles Darwin, il y avait hier soir sur ARTE une émission très passionnante sur nos origines ; elle expliquait comment étaient répertoriées les espèces vivantes et tentait de reconstituer notre arbre généalogique.
J’ai été très intéressé et même conforté de réentendre que j’avais non seulement des points communs avec la plupart des animaux, mais aussi, et c’est le plus surprenant, voire déroutant, avec les plantes, les fleurs et les légumes ; il paraît même que ces derniers sont nos cousins.
Du coup ce matin, j’étais très angoissé d’avoir mis au réfrigérateur un peu de la famille Giliberti et, devant une mouche qui agonisait devant l’ordinateur, je me demandais s’il ne fallait pas appeler le SAMU. Laisserai-je ainsi une cousine se débattre sans aide ?
Quoi qu'il en soit, depuis cette émission, je me sens moins seul. J’aime beaucoup cette idée que nous sommes une énorme tribu et du coup, l’expression « devenir un légume » me semble moins péjorative.
Pour l’heure, il va me falloir sortir du frigo mon cousin le chou fleur, car ce matin, je fais un gratin…en famille.
 

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Sous la peau, la pierre

Terne et sans vie, veinée de bleu au fond des draps

Sous la peau, le froid

Terrible et inhumain aux premiers feux du soir.

Et puis…

La peur de soi

La peur de l’autre.
 

Sous la peau, le doute

Immense et redoutable à l’heure du désir

Sous la peau, l’ennui

Amer et trouble, cruel de solitude

Et puis…

La peur d’être en hiver

Sans plus savoir aimer.

© Giliberti / 2009 

 

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 C’est un conte où l’azur constelle le gris des jours ordinaires, où la peau, douce et d’ambre, absorbe toute crainte dans nos nuits améthyste.

C’est un conte destiné à nos coeurs qui désirent autre chose qu’un matin d’infortune à deux pas des commerces.
C’est un conte aux parfums si puissants qu’il engendre l’oubli et l’amour de l’autre.
C’est un conte où pleurer ne rime à rien, où la seule eau qui compte est celle de sa bouche.
C’est un conte où les formes, impatientes dans la glaise, surgissent entre les mains quand vos paupières de terre vous empêchent de les voir.

C'est un conte de trop, où peut-être de rien, mais les bleus à mon âme n’ont jamais plus d’alliance qu’en ces terres d’enfance où le noir d’un regard peut encore me faire naître.

C’est un conte où l’azur constelle le gris des jours ordinaires, où la peau, douce et d’ambre, absorbe toute crainte dans nos nuits améthyste.

C’est un conte destiné à nos coeurs qui désirent autre chose qu’un matin d’infortune à deux pas des commerces.

C’est un conte aux parfums si puissants qu’il engendre l’oubli et l’amour de l’autre.

C’est un conte où pleurer ne rime à rien, où la seule eau qui compte est celle de sa bouche.

C’est un conte où les formes, impatientes dans la glaise, surgissent entre les mains quand vos paupières de terre empêchent de les voir.

C’est un conte de trop, où peut-être de rien, mais les bleus à mon âme n’ont jamais plus d’alliance qu’en ces terres d’enfance où le noir d’un regard peut encore me faire naître.

© Giliberti / 2009
 

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L’indolence des feuilles mortes dans le jardin est le signe que tout s’éteint et ton regard d’enfant meurtri, dans la lumière de cet automne, s’est assombri comme en hiver.

Tes larmes ont encore dit comme tu l’aimais, les miennes, combien je t’aime.

Quand la jeunesse se disloque et qu’aucun mot ne la répare, il est dur de s'accrocher à ses rêves et d’observer la vie en face.

Même si la mort a tant flétri tes jeunes années, même si souvent, elle t’a laissé au bord du gouffre, jamais elle ne froissera ton courage.

Cours au centre de tes chimères et n’oublie pas que dans mes terres d’enfance, là-bas où tout est bleu, il y a place pour ceux que j’aime.



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Le sommeil, cette douce petite mort, cet oubli de soi et des autres, te rencontrait parfois quand, à longtemps poser, tu rêvais d’un ailleurs où ton âme recelait des aventures plus terrestres.

Dans ces moments-là me venaient des envies de partir et de te laisser tranquille.

Ma pudeur naissait, quand la tienne s’enfuyait. J’aurais voulu te peindre ou voler ton image, avec l’agilité d’un enfant qui, silencieux et secret dans les jardins profonds, s’empare des fruits mûrs convoités.

Mais alourdi de remords, je poursuivais mon travail attentif de peintre et toi, léger comme l’air, tu demeurais assoupi, à poser dans ta beauté première.

 

 

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Comment vous dire ? Comment vous expliquez l’aventure qu’il m'a été donné de vivre hier après-midi,  alors que j’accompagnais un ami handicapé qui dépend du RSI (Régime Social des Indépendants) à la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) ; caisse du régime général, comme chacun sait.

Celle-ci avait convoqué mon ami pour un contrôle de ses droits à toucher son AAH (Allocation Adulte Handicapé), bien que ces derniers courent jusqu’en 2014 (des fois, qu’entre temps, il serait passé par Lourdes). Il lui fallait justifier de son invalidité afin de savoir si l’aide reçue de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) ne dépendait pas en fait de la CRAM (Caisse Régionale d'Assurance  Maladie) alors qu'en réalité depuis plus de cinq ans il dépendait de la RAM (Régime Assurance Maladie des Indépendants).

Devant la judicieuse série de sigles et autres abréviations jargonnesques, au bout d’un moment, la CRAM se noya dans la CAF et bouda la RAM, elle-même dépendante de la CDAM. (Caisse Départementale d'Assurance Maladie) Je ne suis certainement pas très clair, mais j’ai des excuses…

Au bout d’une demi-heure de débat an-alphabétique, le médecin conseil de la CPAM perdit lui-même son latin ne comprenant pas pourquoi on avait convoqué mon ami à la CPAM alors qu'il ne dépendait pas de ce régime. Il envoya donc la secrétaire chercher le fameux "dossier", que, bien sûr, elle ne trouva pas ! Celui-ci avait du s'égarer quelque part entre la CAF, la CRAM, la CPAM, la RAM et probablement encore d'autres entités mystérieuses. Le médecin resta muet un court instant puis demanda à sa secrétaire de transmettre le dossier à la DDAM (Direction Départementale de l'Assurance Maladie) espérant sans doute qu'elle pourrait tirer quelques conclusions d'un dossier virtuel !



Photo anonyme captée sur za-gay-org

Plus tard, totalement SA (Sidéré et Abruti) par ce PC (Parcours du Combattant) et bloqué dans ma voiture, au centre de la pollution, du bruit et de l’ambiance électrique de la ville sous la pluie, j’ai eu l’irrésistible envie de me retrouver dans ce qui reste de la forêt Amazonienne avec un magnifique GEP (Gigantesque Étui Pénien) pour récupérer un peu de ma superbe écornée par la BUS (Bureaucratie Usante et Stalinienne).


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Jean-Charles /1973

Un peu de Balmain sur mes joues

Et nos heures d’avant, les parfumées, reviennent me tourmenter.

Ces heures, quand dormir n’était pas nécessaire.

Ces heures, quand mourir n’avait pas de sens.

 

Un peu d’Eau Sauvage sur mes doigts

Et nos heures d’amour, les nourricières, reviennent me secouer

Ces heures, quand gueuler ne privait pas d’allure

Ces heures, quand pleurer pouvait aussi faire rire.

 

Un peu de Guerlain sur mon cou

Et nos heures d’ivresse, les insolentes, reviennent me déchirer

Ces heures, quand frapper n’était qu’une caresse

Ces heures, quand crever ne voulait dire que vivre.

 

© Giliberti / 2009


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 C’était le 4 septembre dernier, quinzième jour de ce ramadan 2009.

Dans l’air embaumé du soir naissant, le chant du Muezzin annonçait à tous les musulmans la fin très proche du jeûne quotidien. 

Les Tunisiens pressaient le pas dans les rues de Sidi Bou Saïd pour se retrouver en famille et prendre le repas du soir tant attendu. 

Moi, sur la terrasse de la maison, je restais fasciné par un nuage caressé de la lumière du soleil couchant, qui, dans le mauve du ciel obscurci, avançait, massif et inquiétant, comme un jet de cendres volcaniques.

Peu de temps après la Lune devait disparaître derrière lui et le chant du Muezzin s’interrompre. Il me fallait fixer cet instant grandiose où les éléments se rappellent à vous et vous assurent de leur puissance.


Demain serait un autre jour ; un jour qui devait, hélas, m’abrutir d’une douleur sans nom et m’obliger à repartir en France quelques jours, puis revenir, bercé des souvenirs brûlants d’une enfance heureuse, désormais orpheline.


Pour l’heure, alors que la « Chorba » (soupe du ramadan) m’attendait chez mes amis, je me sentais impressionné de la chance d’être un terrien et désespéré qu’on puisse tant de fois l’oublier.

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Au soir des inquiétudes, des grandes questions et des ressentiments,

L’élégance voudrait qu’on se retire.

Mais le soleil s’entête à faire briller chaque silice terne

Aussi, comme au premier matin du monde,

On avale l’air qui donne vie jusqu’au prochain accroc

Jusqu’à la nouvelle chute.

© Giliberti M / 2009



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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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