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Le blog de Michel Giliberti




Mehdi-la-nuit

D
u bruit, des fleurs
Et dans tes ruelles
Le bleu qui joue avec le blanc.
Puis sous la chaleur
Des portes qui scellent
Les rires mais aussi le sang.
Tunis, tes heures ne sont plus les miennes
Elles ont des ardeurs qui trop m’aliènent
 Mais c’est là que je respire pourtant.
Ton cœur qui brûle
Quand le mien se glace
 C’est encore ce qui me convient.
Je déambule
Entre les terrasses
D’une médina qui n'entend rien.
Tunis, mes heures ne sont plus les tiennes
Elles ont le goût d’une douleur ancienne
  Notre histoire ne s’écrit plus vraiment.
Tunis, mes jours
Sont comme tes souks
  Bradés, brûlants, brutes à la fois.
Traquer l'amour
Dans tes vieux fondouks
 Se paie très cher à chaque fois.  
Tunis, la musique dans tes cafés
Ne masquera jamais tout à fait
Les yeux cernés du blues de mes nuits
Du blues de mon ennui
Du blues de toi. 

© Michel Giliberti 

  

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snape-of-peace

Dans ces temps de flou absolu où l’on réveille si bien les vieux démons et les instincts les plus faciles, être humaniste finit par se révéler suspect.
Trois guirlandes, du foie gras et quelques bulles de champagne ne parviendront pas à gommer l’indécent carnaval qui émerge quand s’engloutissent doucement les icebergs.
Aussi, c’est avec un entrain un peu brisé par les mensonges et les hypocrisie de ceux qui nous « guident », que du plus profond de mon cœur, je nous souhaite encore une belle nouvelle année avant que nous commencions à ne plus pouvoir l’envisager.
Toutefois, je pense une fois de plus à cette phrase de René Char :
« Jeunes, à la minute, vous seuls savez dire la vérité, en dessiner l’initial, l’imprévoyant sourire. »
Désormais, dans l’enclos de vos jeunes force vives, vous savez que les ambitions d’un monde meilleur ne doivent pas s’évanouir comme autant de rêves au petit matin.

 

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ports-puniques-2

Si présent l’été de mon enfance 

L’herbe folle aux mollets, les sauterelles, les papillons dans les blés.
Si fragile la soie des coquelicots, sa caresse légère entre les doigts rougis.
Si généreux l’étang vert des têtards, le métal turquoise des libellules, le cuivre des lézards.
Si présent l’été de mon enfance 
L’esprit libre de tout, les mains pleines de rien,
Quand le bleu de la terre irisait mon regard de fortunes gratuites.

 

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Romain-regard
Quant à murmurer l’indicible, j’avoue que vous avez participé de ma rêverie, le temps de vos hésitations, le temps de ma fausse assurance. Quelques gestes maladroits, un fou rire, vos yeux de sous-bois.
À consommer sans retenue chaque émotion offerte, les mystères se défont.
Et, de ne pas avoir partagé un lit de bataille, notre relation fut pleine d’une victoire réciproque.
Et le charme dure encore qui perpétue votre aura.
 
Romain-regard-3

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Pere-noel0001

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Jean-François-2

Une banlieue comme ailleurs...

Jean-François

Un sourire et des mots...
 

Jean-François-4

      Puis des bleus à l'âme et des bleus sous les yeux.

 
 © Michel Giliberti 

      

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la-main

L
es perles noires comme ta peau dans l’azur de la chambre
Les perles noires comme tes yeux sous tes paupières d’ambre.


© Michel Giliberti
 

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La-porte

Vous aviez au matin, quand le soleil embrasait votre grand corps, un sourire complice et amusé qui en disait long sur le poète distrait qui, en soirée, vous assommait de tous ses mots.
Vous aviez au matin, quand l’odeur du café montait de la cuisine, un air affamé qui aiguisait mon appétit de vous. 

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L'amour-

C’est ici, sur tes lèvres, que l’eau donnait la soif
Et par là, dans mes yeux, la blessure d’un été.
C’est de toi que naissaient tant de contes
Et déjà, l’âme grise de mes fables.
Il te fallait si peu pour récolter beaucoup...

L'amour-2       Être à temps chaque nuit quand tant d’autres tardaient
 À tort, chaque jour quand chacun raisonnait
Vivre ailleurs s’il fallait être là
Vivre l’autre avant de vivre soi.
 Il me fallait beaucoup pour te saisir un peu...

L'Amour La jeunesse, terreau vif sous les reides qui croissent
Son sang neuf, sans souci, qui se barre par un drain
Blanche, la sève, héroïne de nos siestes
Noire, la Parque qui s’invite, discrète
Il nous faudrait si peu, mais nous avons tant eu.

© MichelGiliberti 

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crane-et-miroirÀ l’écoute de Satie me viennent de sottes idées, noirs sursauts comme ses notes dans l’abîme serti de mes soubresauts ; noirs assauts de mes sautes d'humeur et de mes maux tressés.
Satie… Si ses blanches et ses noires conjuguent autant mes ressauts et mes creux, si comme des satellites, elles tournent autour de mes vanités satyriques ou salutaires, c’est le signe que Satie essaime et sème dans la soie de mes sens assagis.
 

 

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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