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Le blog de Michel Giliberti


Franck-et-la-pendule-
Pendant les longues séances de pose, Franck, l'enfant terrible, l’enchanteur de tant de mes tableaux, mon Salaï, croquait le temps sous toutes ses formes. 
 

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Comme certaines "prestations télevisuelles", alors que j'étais chanteur, circulent sur Youtube, Facebook et d'autres sites facétieux de la toile...
Comme on n'est jamais si bien servi que par soi-même...
Comme nous rentrons en hiver et qu'il faut se détendre, voici donc ma première apparition à la télévision aux "Rendez-vous du dimanche", l'émission de Michel Drucker.Ça ne nous rajeunit pas.
Je n'en mets qu'une, les autres sont sur Youtube.

 

                                                                     Il y a chez elle
Des parfums troubles d'encens 
Il y a chez elle
Des pavots de papier blanc
Il y a chez elle 
Des lumières bleues voilées
Il y a chez elle 
Des fenêtres fermées
Qu'il fait bon chez elle
Que j'aimerais vivre chez elle !
Il y a chez elle
Des fruits mûrs un peu partout
Il y a chez elle
Des livres qui traînent partout
Sur son tapis ciel
Des boîtes multicolores
Vides, irréelles,
Juste pour le décor
Qu'il fait bon chez elle
Que j'aimerais vivre chez elle.
Il y a mon coeur qui reste accroché à ses gestes
Il y a mes yeux qui cherchent ses traits, les caressent
Il y a mes mots qui s'envolent en pensée.
Il y a les phrases d'amour que j'invente en rêve
Il y a les lettres d'amour que j'écris sans trève
Et qui finissent toujours jetées dans un panier.
Il y a chez elle
Un grand lit tout blanc de plumes
Il y a chez elle
Des bougies noires qui fument
Il y a chez elle
Des vins d'Italie
Des photos du ciel 
Quand il devient tout gris
Qu'il fait bon chez elle
Que j'aimerais vivre chez elle.
La, la, la....
La, la, la...
Il y a chez elle
Des lumières bleues voilées
Il y a chez elle
Des fenêtres fermées
Qu'il fait bon chez elle
Que j'aimerai vivre chez elle. 

 Paroles & Musique M Giliberti.
 

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 Mosquée-

Juste avant la nuit, juste avant le sommeil, quand tout devient silence et que les belles pensées se réveillent, je me dis que les hommes sont à l’image des sources claires qui alimentent les fleuves avant que ces derniers ne se jettent à la mer. Rien d’autre.
Les minarets, les églises, les synagogues, et autres lieux de cultes, ces fleuves bouillonnants qui font grossir tant de creuses conversations sur nos différences d’identités, ne devraient-ils pas plutôt alimenter notre unité terrienne, cette mer unique, cette tache bleue encore vivante dans un univers si noir où seul "l’esprit" devrait prendre la parole?

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De tous nos combats fratricides, de cette promiscuité des sens, de cette alliance des divorces, je garde au cou les marques mauves de tes dents, comme des perles inestimables et comme autant d’azur dans les heures noires de nos délires.
J’ai tant aimé te voir m’aimer, te voir sourire, te voir dormir.
J’ai eu si peur de tes silences, de mes secrets, de nos colères…
Comment te dire la beauté de ces combats d'amour ? 
Je suis né de tes mots et c'est des miens que je mourrai, mais avant, comme la pluie parfume les jardins aux heures chaudes de l'été, mes larmes sur tes joues sauront embaumer ton sommeil.


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L
a lumière, sur ton visage, palpitait comme celle des fougères dans les forêts profondes.
Tes yeux, élytres de méloé, miroitaient dans l’éclairage vert des halogènes.
Ta bouche brulante comme une liqueur d’anis donnait envie de tout piller, tout saccager et mettre fin à l’or de ce vert incandescent qui, comme la tache de jade à l’œil de la sarcelle, focalisait toute l’attention sur ton regard.
Alors, préférant le cyan aux sentiments, je décidai de fuir l’excès si vert de mes désirs sous cantharide et comme une malheureuse cétoine dans le ciel bleu, je me contentai de quelques roses sauvages dont l'absinthe des tiges ne parvint pas à m'ennivrer.

 

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C’est un satin docile,
Un enfant de l’exil,
Mais un rebelle aussi
Et ça lui va si bien.

 

C’est un oiseau subtil
Un prince sans aigrette
Mais un sujet pour d’autres
Et il s’en moque bien.

 

C’est une eau fraiche et claire
Une eau qui désaltère
Mais les remparts d’ici
L’empêchent de fluer.

 

C’est un satin docile
Qui scintille dans la nuit
Quand nos mots font tomber
Les entraves inutiles.

© Giliberti 

Et surtout n'oubliez pas ce petit refrain... Do, ré, mi, Fa, Sol, La...Sida

 

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La porte de la mer
La porte de l’amer
  La porte de la mère.
 

Ce matin, je sui tombé sur la photo de ce tableau des années 80 et son titre m’évoqua "La Porte de France", à Tunis, dont le nom originel est "Bab el Bahr",("La Porte de la Mer", justement). Sans tomber dans le pathos, me sont venues aussitôt à l’esprit ces trois interprétations…


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Pauvres amis, pauvres frères, croyez-vous qu’un ailleurs serait plus favorable ? Croyez-vous que les chemins de mer mènent encore aux rêves ?
Croyez-vous qu’à souffrir, on vous pardonnera et qu’au souffle des rives nouvelles, votre passé vous laissera sauf ?
Nos continents arides sont dotés de plus d’amer que d’amour et vos larmes n’auront pas le pouvoir d’y faire croitre le moindre sentiment.
Pauvres amis, pauvres frères, de tous les héros actuels qui publient leurs mémoires, vous êtes, vous, et vous seuls, les héros d’une époque tragique où l’on parle d’égalité en termes précieux quand il faudrait hurler et se battre pour ne pas crever de honte.

 

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Chaque nuit, la seule lumière dans le patio venait de la chambre rouge, béante sur les parfums d’été ; la chambre rouge qui allumait nos verts désirs ; la chambre rouge, pourtant si noire, quand, au matin, tu retrouvais les rues pavées sous le soleil, celles-là mêmes qui te ramenaient en nocturne.
Chaque jour, la longue attente, sans faim, ni soif, s’installait là, comme une amie, à rassurer dans l’air fiévreux mes inquiétudes bien puériles.

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Le soleil était au zénith et l’odeur des résineux emplissait la forêt.
Le bruit des insectes triturait le silence jaune et par delà l'émotion d’être avec toi, mes yeux restaient attentifs à toute chose.
Nos pas étaient lents et je me disais, à percer les sentiers argentés, que le monde entier devrait connaître, au moins une fois, de tels instants.
Toi, toujours là, fidèle, dans l’air chaud de juillet, tu t'amusais de mes émerveillements enfantins, de mes émotions juvéniles et tu souriais en écartant les branches basses sur mon passage.
 

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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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