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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #quelle misere !

 

Colere-copie-1.jpg

Mes chers amis, à cause d'une femme qui vient perturber mon blog tous les jours et même ma boîte mail, je suis au regret de devoir mettre un modérateur à cet espace que je voulais éternellement libre. Depuis 2006 tout a été magnifique, léger, et nos partages, essentiels. L’hystérie aura eu raison de mes espérances. Rassurez-vous, tout continuera comme avant, mais avec le léger décalage de la modération. Je sais que vous me comprendrez... @ très vite.

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Published by Michel Giliberti - - Quelle misère !


Voilà bien longtemps que je n'avais alimenté ma rubrique "Quelle misère" avec mes aventures en grande surface... et bien, voici la dernière en date...

Hier après-midi, alors que je faisais mes courses dans ma grande surface habituelle, je surpris au hasard de ma quête (où est passé le Graal ?) une conversation amusante et triste à la fois.
Une dame transportant son petit garçon (marchandise charnelle) dans le caddy était arrêtée devant une pyramide de petits lapins OR, celui de chez Lindt, celui qu’on voit sur toutes les chaînes de télévision dès que Pâques pointe son nez.
Le petit garçon en voulait un et sa mère accepta tout en maugréant ; on sentait bien qu’elle avait des soucis et que ce lapin OR n’était pas sa priorité.
Puis elle reprit sa marche en poussant le chariot avec amertume. Tout aurait pu s’arrêter là ! Mais le petit garçon lança un regard affolé à sa mère.
– Maman, il est cassé.
La mère lui arracha le lapin des mains, le regarda vite fait et lui redonna.
– Mais non… il est très bien.
Le petit renchérit. Son menton commençait à trembler, annonçant les larmes…
– Le lapin est cassé, reprit-il d’une voix inquiète.
La mère ne répondit pas.
Ce qui devait arriver arriva. Le petit fondit en larmes.
La mère exaspérée :
– Qu’est-ce qu’il y a encore ? Tu peux pas te taire ?
– Le lapin est cassé.
La mère n’y tint plus. Elle arracha des mains de son rejeton le lapin maudit, l’ausculta une dernière fois, puis le renvoya avec véhémence dans le caddy.
– Il est très bien, j’te dis… Si ça continue, je vais m’fâcher. Tu la vois, celle-là ? Elle mima, la main en l’air ( Ô temps suspends ton vol ! ) le risque qu’encourait son fils.
Ce dernier, tout ruisselant de larmes, hoqueta : « Y bouge pas !... Y ferme pas les yeux ! Il est cassé! »
La mère n’en pouvait plus.
– Mais t’es bête ou quoi ? C’est du chocolat… C’est pas un jouet ! Comment tu veux qu’ ça bouge ?
Le petit, bouleversant, supplia sa mère de ses grands yeux innocents…
– Il est cassé… À la télé, y ferme les yeux et y bouge…
Brusquement, je réalisai l’impact pervers que cette publicité (où on voit ce lapin OR en chocolat bouger et faire un clin d'œil complice) pouvait avoir sur un enfant ! C’est cela qu’on appelle marketing ! Un gros mensonge pour un enfant.
La mère réalisa en même temps que moi la supercherie, mais fatiguée par ses histoires personnelles, elle redressa son fils qui s’effondrait doucement au fond du chariot.
– Et bien tu l’secoueras toi-même…
– Non ! je veux un qui bouge tout seul…
– C’est pas possible… Dans quelle langue tu veux que j’te l’dise ?
– J’en veux un qui bouge…
Et là, la mère lui envoya une gifle et conclue en haussant le ton.
– Tu m’emmerdes avec ton lapin… t’as qu’à le bouffer tout d’suite ! Comme ça il pourra plus du tout bouger et tu me foutras la paix.
Eh oui, toutes les belles histoires ont une fin…
Quelle misère !!!


Joyeuses Pâques, tout de même...


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Published by Michel Giliberti - - Quelle misère !

Hier, j’attendais dans le hall de la gare d’Évreux l’arrivée de mon ami qui revenait de Paris.
Le hasard d’un siège d’accueil m’avait placé en face d’une femme d’une cinquantaine d’années et de sa fille qui devait en avoir la moitié.
Toutes les deux avaient l’air de bien s’entendre et, ensemble, elles décortiquaient passionnément un magazine « glamour » qui semblait regorger d’articles tous plus intelligents les uns que les autres.
La jeune fille mâchait un chewing-gum avec une élégance toute bovine et lâchait des « Oh » et des « Putain, qu’elle est belle ! » dès qu’au détour d’une page, apparaissait la silhouette d’une star botoxée, d’un mannequin ou d’une présidente chanteuse (spécificité française).
La mère qui jouait de ressemblance avec sa progéniture tentait de se faire passer pour sa soeur et pour s’en convaincre, portait le même jean moulant (avec quelques kilos supplémentaires qui obligeaient l’ouverture du premier bouton de sa braguette), les mêmes breloques aux bras et aux oreilles, le même gloss outrancier sur les lèvres et elle mastiquait avec autant d’ostentation, doublant ainsi le très désagréable claquement de bulles d’air.
Bref, même QI.
Je ne pouvais pas m’empêcher de les observer... quand la fille arrêta brusquement la lecture du subtil ouvrage et regarda sa mère avec dans les yeux la lueur diffuse de cette culture « people » dont son cerveau était baigné.
– Francis, y veut que j’ m’ refais les seins, souffla-t-elle en se grattant la cuisse avec la délicatesse d’un chien bourré de tics.
La mère s’arrêta de mastiquer et, tandis que son profond regard se bloqua sur quelques funestes visions mammaires, sa mâchoire resta décrochée.
Sa bouche forma quelques « U » d’inquiétude puis quelques « O» de stupéfaction ; le sujet était grave et méritait bien que la fonction buccale émette quelques signaux alphabétiques essentiels qui personnellement me libérèrent du délicieux bruit de mastication en stéréo.
La réponse ne tarda pas, cependant.
– T’es folle ?… Refaire tes seins… Franchement, à ton âge !
– Ben ouais… Francis, y kiffe les gros seins… y dit qu’ les miens, c’est des poires !
– Mais il est fou… tu sais combien ça coûte ?
– J’ sais pas, 4000, 5000 euros… un truc comme ça, genre !
– Et où tu veux que j’ trouve cette somme ?
– Mais c’est Francis qui paye… qu’est-ce tu t’imagines !
La mère recommença à faire claquer son chewing-gum, replongea ses yeux dans le magazine que sa fille feuilletait à nouveau de ses doigts épais et courts qu’un vernis noir pailleté raccourcissait davantage.
– Putain… C’est pas ton père qui me f’rait un tel cadeau, pourtant les miens c’est des vrais gants de toilette, conclut la mère tandis qu’elle plissait les yeux pour mieux regarder Monica Belluci qui, la poitrine arrogante et le visage photoshopé à mort, s’étalait en double page…

Quelle intox ! Quelle misère !

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Published by Michel Giliberti - - Quelle misère !

Ce matin, je suis allé faire quelques courses chez Leclerc, au pays de mes chères caissières…
À l’entrée du magasin se trouvaient deux caisses automatiques flambant neuf, avec juste à côté, une dame très sérieuse chargée d’initier les clients à leur utilisation.

J
’ai regardé ces robots sans âmes avec toute l’amertume, pour ne pas dire la haine, qu’ils ont aussitôt suscitée en moi.

Nous vivons dans un monde difficile, souvent inhumain, où les contacts deviennent presque impossibles et, constater qu’au nom de la croissance aveugle et du profit, nous serons bientôt privés de rapports amicaux avec ces femmes qui entretiennent le tissu social, me met hors de moi.
Nous avons déjà des contacts téléphoniques où nous ne pouvons que taper des chiffres pour obtenir les renseignements souhaités, nous possédons des cartes, des codes et autres désincarnations affichées, et bien dans quelque temps, nous aurons des magasins, où, tout en faisant la gueule, nous ferons nos achats et les réglerons dans l’absolue solitude et l’indifférence générale.
Adieu les petits « Bonjour ! », les petits « Fait pas chaud ce matin ! ».
Fini ! Balayés, rangés aux oubliettes tous ces simples mots qui pallient parfois aux petits désarrois du quotidien et à ceux qui vivent la solitude.
Pour ma part, je boycotterai le plus longtemps possible ces robots de malheur qui contribueront davantage à la sinistrose générale qui fait que de plus en plus de gens sont dépressifs.
Je critique parfois l’Amérique, mais je suis bien heureux de voir que, là-bas, les grandes surfaces sont non seulement toujours équipées de caissières, mais aussi de jeunes gens chargés de ranger nos achats dans des sacs à provisions (en papier) et de les placer dans le coffre de nos voitures.
Pas si fous les Américains…

Alors, moi qui si souvent me suis moqué gentiment des caissières, je lance aujourd’hui un cri d’alarme pour les soutenir dans leur ultime combat contre ces robots stupides qui ne profiteront qu’aux patrons comme d’habitude…
Quelle misère !

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Published by Michel giliberti - - Quelle misère !


Souvent je me suis amusé des conversations entre caissières et clients ; toutes avaient  comme un point commun la banalité de nos propos de tous les jours.
Mais cet après-midi, parti en coup de vent acheter une cartouche d’encre pour mon imprimante, j’ai été le témoin d’échanges pour le moins surréalistes.
J’étais dans le magasin.
Deux personnes attendaient  avant moi.
Entra une femme d’une cinquantaine d’années, essoufflée et en jogging.
 « Vous savez pas où j’peux trouver du tissu ? »
La commerçante en train de vendre une calculatrice d’un autre âge à un monsieur qui cherchait à convertir des euros en Francs, répondit laconique et sans même la regarder.
«  Y’a plus rien. »
La dame au jogging.
« J’vais aller à la pharmacie. »
La vendeuse à son client.
« Alors si vous appuyez là, vous avez les euros en francs et si vous appuyez là, vous avez les Francs en euros. Y faut que je vous la programme ? »
Le monsieur.
« Toujours ? »
La commerçante.
« Si vous faites attention, non ! »
La dame en jogging.
« C’est qu’il faut pas être en retard. La voiture de mon mari…
La commerçante.
« Du fil, il doit y en avoir. »
Un autre client qui n’avait rien dit jusqu’à présent.
« Le tissu, c’est ma femme quand elle fait des coussins… »
La dame en jogging
« De toute façon, je dois acheter du pain. Il est pas passé encore… »
Le monsieur à la calculette.
« Vous avez la même en plus petit ? »
La commerçante
« Oui ! »
Le client
« Elle calcule pareil ? »
La commerçante.
« Oui, mais en plus petit. »
La dame en Jogging.
« J’étais sûre avec le fil. J’attends mon canapé. Il le livre tout à l’heure. Mon mari… vous comprenez…»
Le deuxième client
« Ma femme , elle va à Avignon pour le tissu. »
Un grand silence… le client achèta sa calculette, la dame au jogging s’en alla, le deuxième client me fit signe de passer devant lui, sans explication.
Un peu abasourdi mais amusé, une fois encore, je demandai ma cartouche à la commerçante...
Quelle misère!

  

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E
n juillet, alors que j’étais auprès de ma mère dans la maison de repos où elle se trouvait pour un mois, j’ai pu observer les petits vieux qui étaient là.

Certains avaient de la nostalgie plein les yeux, d’autres du ressentiment, mais tous avaient cette inquiétude du lendemain, cette indicible angoisse de se retrouver, en dehors de chez eux, dépourvus d’autonomie et comme privés de leurs libertés... C’est alors que je me suis aperçu d’une cocasserie, au départ, anodine…
Ces petits vieux, à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession, ont des petites manies et pas des moindres… Ils prennent tous « L’eau de mélisse des carmes Boyer »…
Vous me direz, quoi de plus naturel que de se soigner avec des plantes à leur âge (surtout que c’est vendu en pharmacie !)
Personnellement, ma mère (comme ma grand-mère autrefois), sous prétexte de « se sentir pas bien »se rue sur sa bouteille, trois fois par jour…
Elle fait tomber quelques gouttes du précieux liquide sur un sucre et aussitôt après, elle va mieux.
Et pourtant, cette chère eau de mélisse que l’on recommande pour se « remonter » est en réalité un concentré d’alcool à 80 ° ! Avec du sucre, ça doit bien faire monter le taux d’alcoolémie à environ 90 °.
Comment dire à ma mère, et aux autres que, s’ils se sifflaient un petit calva, ça leur ferait le même effet ?
Bien sûr, le calva n’est pas vendu en pharmacie... ça ferait désordre !
Et c’est ainsi que dans tous les hôpitaux, les maisons de retraites et autres hospices, nos petits vieux se shootent plusieurs fois par jour et vous regardent de leurs yeux attendris, qu’ils soient dans leur lit ou dans des fauteuils roulants, mais tous avec une fiole d’eau des carmes Boyer à portée de main…
En ce moment, on parle beaucoup de la maladie d’Alzheimer, une tragédie !
Notre cher président, un peu parkinsonien des épaules, en a même fait son cheval de bataille. ..
Mais ne soyons pas mauvaises langues, et demandons-nous simplement ce qu’il va faire pour humaniser tous ces lieux de désolation qui donnent des vices à nos chers vieux…
Quelle misère !

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prisons.jpgCe tableau avec Franck et Xavier comme modèles, me fut suggéré lors d’une conversation « sereine » avec une bourgeoise aux idées larges et qui « comprenait tout à fait les gays ».
La discussion avançait tranquillement quand, au bout de quelques instants, elle me dit : « Les homosexuels, c’est formidable ! Je les comprends tout à fait, ce sont des êtres exquis, si drôôôles... c’est géniaaal! ils ont du goût, leurs appartements sont toujours ravissants et ils sont si propres... »
Je lui répondis que c’était une vision bien réductrice des gays et je lui rappelais que nous nous battions aussi pour avoir les mêmes droits que tous.
Elle me rétorqua. « Se battre ? mais pour quels droits ? c’est idiot ! C’est comme si tous les diabétiques manifestaient… Ils ne peuvent quand même pas vivre comme les autres, on le sait ! Ils sont en prison. »
Pressentant le pire, je lui demandai ce qu’elle entendait par « en prison ». Elle me rétorqua entre deux petits-fours (nous étions à un vernissage) : « Notre société réclame une certaine virilité, une certaine audace, non ? Les homosexuels sont bien trop emprisonnés dans leur impossibilité de s’intégrer à elle... le vrai problème, c’est qu’ils sont en prison, je vous assure. »
Eh oui, je vous passe le reste, car j’étais à deux doigts de lui faire avaler tout l’or de ses breloques qui dégoulinaient sur elle, lui faisant comprendre qu’une minorité peut aussi espérer que la majorité les accepte comme ils sont, mais c’était difficile à lui faire admettre qu’elle n’était pas si compréhensive que ça… et que le milieu gay l’intéressait un peu comme les gens vous disent que les favelas sont « Formidaaables !!! » et que c’est « Incroyaaable !!! » ce que les pauvres peuvent faire avec un rien… sans tenter de se mettre à leur place.
Bref, en étant de charmants jeunes gens, dociles, propres et fantaisistes, nous étions, pour cette dame, suffisamment récompensés par le regard honnête de la société.
Nous étions un peu, grâce au quartier du Marais, des animaux exotiques qu’il fallait parquer dans un Thoiry conservateur ; une certaine idée de la « prison » pour homosexuel(le)s, tolérée par ceux qui les rejettent. Quelle misère!

Heureusement que ce discours n’est pas majoritaire ( quoi que... ! )
Voilà pourquoi, sur ce tableau, si la position  des personnages peut faire croire à l’unité, au rapprochement et à la tranquillité, les regards, eux, semblent inquiets et refléter ( pour Xavier, tête sur les genoux ), une inquiétude et pour Franck, un  fatalisme devant un horizon incertain.


Il faudra que je parle un jour de Xavier… plus tard, quand j’y parviendrai.

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Gliese 581c, première planète extraterrestre compatible avec la vie

Par Jean Etienne, Futura-Sciences, le 25/04/2007 à 16h04

.../ La découverte autour de l'étoile Gliese 581 (Gl 581) d'une planète extraterrestre marque une étape importante car, pour la première fois, celle-ci réunit toutes les caractéristiques considérées comme indispensables à l'apparition éventuelle d'une forme de vie.../


Oui, mes frères, c'est bien là, depuis cette planète que je vous écris.
C’est formidable,tout est comme sur Terre!
Les cons se sont expatriés, il y a quelques millénaires, et continuent... à faire les cons!
Heureusement, sur cette Nouvelle Terre inespérée, il y a Dominique Vannée avec ses petits hommes Verts pour nous annoncer que tout va mal, qu'ici aussi, ça se réchauffe...
Heureusement, il y a aussi la droite bien pensante et répressive dont le seul objectif est de maintenir l’ordre pour continuer à faire des profits.
Heureusement, il y a bien sûr Nicolas Bulot, le grand initiateur du pacte écologique universel, qui se tait quand la droite défend le tout nucléaire.
Heureusement ! il y a même Yann Fucking Bertrand qui s’enrichit en vendant ses livres pour nous montrer que nous sommes dans la merde... mais vue du ciel.

Heureusement !… Il y a une candidate socialiste.

C'était en direct de Gliese 581c

Quelle misère !


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Je n’ose même pas vous raconter la dernière de ma caissière, ce matin, car vous allez penser que j’invente, mais comment résister, vous commencez à me connaître…
Ma caissière décidément très bavarde était en grande conversation avec une cliente, quand j’arrivai à la caisse…
– J’ai vu à l’émission de Ruquier qu’on opérait les sourds maintenant, et ça marche.
La cliente écoutait avec plaisir et attention.
– On leur met un truc dans la tête et hop, ils entendent, ajouta-elle.
La cliente, un peu sur sa faim parce qu’elle n’avait probablement pas vu l’émission en question, lui demanda davantage de détails...
–  Ben c’est comme je vous dis, on leur met un truc dans la tête sous les cheveux… c’est comme un porte-clef, mais en plus grand, vous voyez ? »
La cliente ne voyait rien, à l’évidence.
Alors, ma caissière continua.
– Ils leur mettent un truc en métal sous les ch’veux ou dans l’cerveau, j’sais plus trop, et puis une fausse oreille aussi. Lui, il en avait pas, vous comprenez ?  mais dès qu’il en a eu une avec le porte-clef, paf il a entendu ! Maintenant, ma mère en veut un elle aussi, elle est sourde comme un pot !
À ce stade de l’échange, la cliente émit un raclement de gorge significatif et acquiesça timidement gênée de ne pouvoir rétorquer quoi que ce soit.
Et c’est à ce moment que ma caissière conclut, goguenarde.
– Remarquez au prix du porte-clef, j’pourrais pas en offrir un à ma mère, vu qu’elle perd tout… Autant qu’elle conserve son appareil, vous savez le truc… là… ah… comment ça s’appelle déjà ?… le truc que Robert Hossein, il en parle tout l’temps à la télé… Audika, voilà ! çui-là, c’est plus sûr, au moins il reste au fond d’l’oreille ! Elle risque pas d’le perdre.»
La cliente a rencontré mon regard. J’ignore toujours comment on a fait pour ne pas éclater de rire, mais nous étions sur la même longueur d’ondes…



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On entend de plus en plus souvent des discours creux et insipides. J’ai écouté avec curiosité une émission à France Inter où un paparazzi pointait du doigt les blogueurs qui photographient les stars à leur insu et en font des articles qu’ils postent sur leur blog. Je veux bien croire que ce n’est pas là un procédé très légal, mais les paparazzi « officiels » des journaux people auraient-ils le monopole de la médiocrité qu’ils dénoncent chez les autres ?
L’invité de l’émission qui défendait son bout de gras par rapport à cette « dérive » des blogueurs était à l’origine des photos des poubelles de stars qui sont exposées en ce moment à Paris et qui sont supposées tout révéler de leurs propriétaires.
Quelle classe ! Quel travail formidable !
Le plus drôle, c'est que cet « artiste » met en avant l’autocensure de son « déballage »… Déontologie oblige !
Ainsi, s’il trouve une seringue dans une poubelle people, il l’enlève…
La poubelle d'une star doit être à l’image de celle-ci, retouchée, embellie ; une poubelle propre !
Société de l’hypocrisie et des faux évènements !
« Voici » donc ce travail d'éboueur paparazzi, qui resterait original et marrant si le discours n'était pas si exaspérant et « l'oeuvre » elle-même, plus spontanée et moins aseptisée...
Affirmer que c'est une exposition Trash comme je l'ai entendu dire, me laisse sur ma faim...
Où sont les capotes, les tampax, les mégots de joints, les tubes de gel... ?

Quelle misère ! (artistique)

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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