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Le blog de Michel Giliberti


Souvent je me suis amusé des conversations entre caissières et clients ; toutes avaient  comme un point commun la banalité de nos propos de tous les jours.
Mais cet après-midi, parti en coup de vent acheter une cartouche d’encre pour mon imprimante, j’ai été le témoin d’échanges pour le moins surréalistes.
J’étais dans le magasin.
Deux personnes attendaient  avant moi.
Entra une femme d’une cinquantaine d’années, essoufflée et en jogging.
 « Vous savez pas où j’peux trouver du tissu ? »
La commerçante en train de vendre une calculatrice d’un autre âge à un monsieur qui cherchait à convertir des euros en Francs, répondit laconique et sans même la regarder.
«  Y’a plus rien. »
La dame au jogging.
« J’vais aller à la pharmacie. »
La vendeuse à son client.
« Alors si vous appuyez là, vous avez les euros en francs et si vous appuyez là, vous avez les Francs en euros. Y faut que je vous la programme ? »
Le monsieur.
« Toujours ? »
La commerçante.
« Si vous faites attention, non ! »
La dame en jogging.
« C’est qu’il faut pas être en retard. La voiture de mon mari…
La commerçante.
« Du fil, il doit y en avoir. »
Un autre client qui n’avait rien dit jusqu’à présent.
« Le tissu, c’est ma femme quand elle fait des coussins… »
La dame en jogging
« De toute façon, je dois acheter du pain. Il est pas passé encore… »
Le monsieur à la calculette.
« Vous avez la même en plus petit ? »
La commerçante
« Oui ! »
Le client
« Elle calcule pareil ? »
La commerçante.
« Oui, mais en plus petit. »
La dame en Jogging.
« J’étais sûre avec le fil. J’attends mon canapé. Il le livre tout à l’heure. Mon mari… vous comprenez…»
Le deuxième client
« Ma femme , elle va à Avignon pour le tissu. »
Un grand silence… le client achèta sa calculette, la dame au jogging s’en alla, le deuxième client me fit signe de passer devant lui, sans explication.
Un peu abasourdi mais amusé, une fois encore, je demandai ma cartouche à la commerçante...
Quelle misère!

  

commentaires

josie 17/10/2007 15:11

Et bien moi aussi, je viens de bien rire en lisant tout ceci !  C'est gag quand même ! Hier idem pour moi, un queue pas possible à la SNCF ( qui d'ailleurs vont faire encore grève ) et là, je ne voulais pas écouter, mais c'était plus fort que moi . Deux filles qui parlaient de leur stérilet...et là genre question : ton mari ne se pique pas ? etc ...Pliée de rire, d'ailleurs je me demande si je ne suis pas passée pour une dingue de me bidonner toute seule !J'ai raté plein d'articles, je vois, mais tes images me ravissent toujours avec autant de plaisir !A bientôt Michel !

Michel 17/10/2007 22:36

C'est pour ça qu'il faut toujours rester à l'écoute... C'est inépuisable et nous mêmes, nous sommes écoutés...chut.. @ bientôt,Michel

PETITE MOMIE 11/10/2007 22:46

Rire....Une histoire de fous.J'aime bien la dame au jogging, on croirait ma mère.

Michel 11/10/2007 22:51

J'espère qu'elle a reçu son canapé :o) @ bientôt,Michel

moktarjunior 11/10/2007 12:45

c est tarati toi , bo olor

Michel 11/10/2007 13:20

Ah... ben, on s'en sort pu.Michel

moktarjunior 11/10/2007 08:19

ba t ai ti pas dit qu t obité près de la ville qui t vo bien ,je sais meme plus oprés tant d onné si y aurait ti pas la ploce de la consanguinité " c est chez moi koa " je connais bien ce qui encor aujourd hui te fait rire , j y suis né .tu sais bien ou c quelle est l eglise " sous l clochet " ...je perds peu à peu cette langue et ca m ennuie elle est remplacé par le basque et ses meme situations car comme tu me connais j y suis attentif .boujou pi du mieu

Michel 11/10/2007 10:28

Ah... Franck tu me fais trop rire, toi tu sais que je n'invente rien, et que même j'arrange les choses...Tu connais si bien la région. D'ailleurs le gouvernement aussi puisqu'ils ont engagé Rachid' aati toi? (plaisanterie normande que toi seul, peux comprendre...)Michel

belleblurette 11/10/2007 08:15

Et votre cartouche, Madame, elle imprime les chiffres aussi ? Que sur le papier à lettres ? Alors donnez-moi du papier à lettres. Ah faut aller chez l'épicier pour celà ? Bon, j'irais en sortant de chez le coiffeur...

Michel 11/10/2007 10:25

J'espère pour le pain, parce que le canapé... Michel

Ines 10/10/2007 23:21

Je trouve cet échange remarquable et fascinant! Tout est dit de l'existence, tout est là, intact et naturel! Notre condition d'Homme se révèle parle par le truchement de leur bouche. Il y a beaucoup à apprendre sur nous mêmes lorsqu'on se donne la peine d'entendre. Toujours est il qu'il est  indispensable de se débarrasser de notre encombrante prétention pour espérer toucher l'essence même cet échange. J'aime ces conversations que je cherche et suscite.  Souvenez vous de l'oeuvre de Beckett et Ionesco!Merci cet article!Bien à vous.

Michel 12/10/2007 18:01

Chère Ines, votre réaction est belle et surtout donne à réflechir. Je suis personellement très attaché à tout entendre, tout écouter, et tout... me le rend bien, mais il est difficile d'être toujours sur le fil du rasoir sans jamais basculer dans le simple plaisir de sourire... @ bientôt,Michel

anonymus 10/10/2007 22:23

T'était pas shooté au Valium?

Michel 11/10/2007 08:18

Oui, bien sûr... bien que je connaisse des produits plus marrants...Michel

Maryse 10/10/2007 21:02

et bê ! ils y vont peut-être un peu fort sur le calva dans ton coin !!! on dirait un "bazar" d'autrefois où on allait acheter tout et n'importe quoi Surveille bien ton imprimante, tu vas peut-être voir un fil sortir en même temps que la page imprimée, ou alors elle ne va plus vouloir faire que de l'impression sur tissu !   "elle calcule pareil, mais en plus petit", ça c'est fort !   bonne soirée

Michel 10/10/2007 21:57

Mais c'est ça qui était suréaliste. C'est un magasin tout ce qu'il y a de sérieux et spécialisé dans l'informatique, moderne, clair, tout à fait pointu en la matière, mais voilà... cette femme, rentrée pour un renseignement a déclenché cette avalanche d'incompréhensions.La vendeuse, par contre, avait l'air totalement ailleurs devant cet homme qui cherchait encore à convertir les francs en euros... Unique!  @ +Michel

Henri-Pierre 10/10/2007 21:01

Je ne suis pas sûr d'avoir envie de rire devant ce kaléïdoscope des enferments de chacun dans la petitesse de ses préoccupations.Je crains de pouvoir projeter cette image, aussi, parfois.Acceptons ce miroir dérisoire et misérable de notre condition si imparfaite ; on ne peut pas toujours être grand.

Michel 10/10/2007 21:45

J'ai bien dit que j'aimais m'amuser de "nos" petits défauts... sourire ne fait pas de mal même si nous nous reconnaissons tous dans ce genre de situation. Il n'est pas question d'être grand ou petit, mais juste de témoigner de l'insolite... C'est un peu d'humour pour me dérider des atrocités autrement plus graves de tous les jours sur la terre entière... @ bientôt Pierre,Michel

selim 10/10/2007 18:50

Je suis mort de rire!:) Je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi des échanges qui ont eu lieu entre la caissière et les différents clients, mais je n'ai pas pu m'empêcher de rire en lisant ton post! Comme tu dis, quelle misère!:)

Michel 10/10/2007 19:55

C'est ça qui est terrible, moi-même je n'ai rien compris. Je me suis précipité à la maison car je me souvenais parfaitement de ces échages totalement surréallstes... @ bientôt,Michel

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