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Le blog de Michel Giliberti


Violence… Violence ! Ce mot revient chaque heure, chaque jour, à chaque temps de notre quotidien, à chaque instant de notre société bien inspirée… Je crois qu’il ne sera pas remplacé de sitôt par un autre qui harmoniserait nos sens.
Non ! ce mot de « violence » convient à tout…
Aux patrons voyous ; terme bien anodin pour qualifier ceux qui jettent les ouvriers à la rue.
Aux relations humaines remplacées par des robots qui proposent leur lot de « codes » ; tapez 1, tapez 2… etc
Aux rapports enfants parents qui « eux » n’en ont plus…
Aux élèves qui disjonctent…
Aux transports en commun où tout le monde fait la gueule…
À la pollution, qui détruit notre petite planète…
À la crise organisée, qui lentement établit des lois plus dures et sûrement nous prive de liberté au prétexte d’une terreur rampante…
À l’état, qui laisse entendre que nous devrions nous contenter des miettes que le système veut bien nous laisser…
Violence de nous niveler par le bas…
Violence faite à nos belles avancées humanistes…
Violence...
Violence… des mots, des idées, des actes… de la médiocrité.
Violence qui nous enverra droit dans le mur…

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Published by Michel Giliberti - - Société

Le temps a sa version des souvenirs, le mien aime les embellir… voici, une fois encore, quelques sourires, rires, regards, visages d'amitié et autres miettes tunisiennes qui font le festin de mes yeux… sans jamais provoquer la moindre somnolence.


Deux sourires dans une oasis de Tozeur..



  Un autre dans celle de Douz...


L'Amie...



  La vieille route qui mène à ma ville natale Menzel Bourguiba... et ses surprises...


 Moez, je ne le présente plus...


Medhi, pas davantage...



Une adorable peluche découverte aux ports puniques...

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie



Je veux que s’aiment les hommes
Que leurs couleurs sèment
Mais à l’heure des progrès
La peur gagne sous le masque.
Pauvres mots, pauvres morts
Textes noirs ou bien blancs
Le voyage fait peur…
Pauvre peau sous la boue
Noirs atouts au soleil
Le voyage n’a pas lieu



Je veux que s’aiment les hommes
Que leurs ardeurs sèment
Mais à l’heure des progrès
Le froid gagne sous la flamme.
Tant d’instincts refoulés
Foule entière sans destin
Qu’à dessein on enterre…
Pauvres rêves emmurés
Formatés puis brisés
Aux frontières des nantis.

© Giliberti / 2009

Textes noirs ou blancs que le vent prend et laisse tout au bord des trottoirs…

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Published by Michel Giliberti - - Photos et poésie.

Pas loin de Bizerte se trouvent les ruines d’Utique…
Peu de touristes visitent ce site pourtant antérieur à Carthage… Un site où les vestiges puniques côtoient ceux de la Rome antique. Il faut avouer que rien n’est vraiment fait pour vous y inciter. Il reste des dizaines d’hectares à fouiller et pour l’heure, on peut admirer une belle nécropole, quelques salles romaines, des édifices et surtout des mosaïques, des parterres qui donnent une idée de la beauté première de ces lieux. Un petit musée rassemble l’essentiel des pièces exhumées sur place, statues romaines, bijoux, pièces de monnaies, etc…
Dès que vous arrivez, un sympathique gardien s’empresse de vous accompagner  tout au long de votre promenade et entre deux anecdotes sur le site, il asperge d’eau les mosaïques un peu poussiéreuses qui recouvrent aussitôt leurs splendides couleurs d’antan. Plus tard, il vous ouvrira une sorte de petit bunker à deux pas de la nécropole où le squelette d’une jeune fille qui date du quatrième siècle avant JC repose en paix. Comme il s’ennuie un peu, si vous avez le temps, parlez avec lui, longtemps, comme je le fis. C’est toujours enrichissant.


Ces lieux si calmes, si éloignés de tout, donnent la sensation d’être un peu hors du temps. L’intériorité vous sollicite et ouvre une pause dans les inquiétudes ordinaires. L’air est embaumé des conifères, des figuiers et des palmiers. Des fleurs ornent la plupart des vestiges et comme il n’y a pas grand monde, vous n’avez aucune peine à tout considérer, tout absorber de cet étrange silence au milieu des ruines où de jeunes arbres commencent à s'élancer entre les plus anciens et où quelques Tunisiens qui travaillent dans les champs voisins sont toujours près à prendre le temps de vous saluer et de vous sourire.


  À l'entrée, un des angles de ce site achéologique...



Un si vieux chemin...


Un bout de la Nécropole



Une des belles tombes (si tant est qu'une tombe soit belle)... Certaines d’entre elles datent du septième siècle avant JC. Tout au fond de celle-ci, croissent des plantes... Pas d'inquiétude pour la planète après notre disparition.


Une mosaïque « marine » dans une des maison dite... maison de la Cascade...



Le parterre
somptueux tout en marbre d'une autre maison...


Une jeune fille de dix-sept ans... (si, si... ) J'ai toujours dit qu'il y avait des jeunes très vieux...


Deux frères, un âne et des sourires...



Encore un sourire...

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

2002… Un été tunisien comme les autres… Mais un été où je rencontre Moez.
Plus justement un été où Moez décide de me rencontrer… Aussitôt, il devient mon modèle.
Ces photos datent des deux premières heures de notre concordance.
Pour moi, elles témoignent d’une alchimie particulière.
Je n’aurais pu espérer plus belle complicité. Obtenir un tel naturel dès les premières prises est rare. Je sais trop que c’est au bout de la énième séance qu’un modèle se livre.
Avec Moez, il n’y eut pas de temps mort. iI dévoila sans fard son caractère un peu taciturne, sa tristesse aussi et sa volonté têtue de faire partie de ma vie.

Moez entrait dans mon univers photographique, pictural et devenait un ami essentiel…


Difficile de résister à son sérieux...


Difficile de résister à sa mélancolie...



Difficile de résister à sa distance…



Difficile de résister à sa photogénie
...


Et
difficile, encore aujourd'hui, de résister à son sourire...

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Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...


Quant à perdre la tête, je la perds avec toi…
À l’heure des retards qui planifient ma vie, rien ne signe l’hiver… Rien n’annonce le tocsin !
Et même si les paons font la roue et se moquent de mes plumes qui n’attirent plus personne, il se trouve que c’est toi qui sais encore les voir et c’est toi qui me donnes des envies de voler…

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Published by Michel Giliberti - - Poésie

Je suis celui qui écoute…
Je suis celui qui regarde…
Mes longues heures en compagnie de Mehdi ont
été souvent le centre de mes considérations.
Ses yeux dorés et tristes faisaient grand bruit de ses angoisses.
Que ce soit dans la Médina, au fond des cafés obscurs, ou dans les criques, sous le soleil, je ressentais une langueur plomber ses mots, ses gestes.
Toutefois, en soirée, quand nous accordions nos dissidences et qu’avant de partir il me remerciait d’un sourire aussi beau que ses yeux, je savais que la nuit serait belle... belle pour lui, belle pour moi et que sur la terrasse éclairée de la douce lumière des photophores, la musique soufi bercerait mes heures tunisiennes.


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Published by Michel Giliberti - - Tunisie



M
atmata.
J’étais dans ma voiture.
Je me reposais quelques instants d’un long périple quand ce petit garçon perdu dans ses rêves sous une chaleur accablante attira mon attention.
Son immobilité m’étonnait.
À quoi pouvait-il penser ?
Je n’ai pas résisté à l'envie de prendre cette photo qui fait partie de mes préférées ; j'aime sa simplicité, sa vérité.
Je suis toujours fasciné par cette capacité toute tunisienne d'attendre quelque chose ou quelqu'un pendant des heures.
Y avait-il des rancoeurs dans ce refus de bouger ?
Y avait-il des chants étouffés ? Je ne le saurai jamais, mais je garde la trace de ces instants sensibles où mon regard se perdit dans une autre dimension.

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie


Une fois le précédent article posté et mes deux charmants modèles partis dans le noir sidéral du net, je me suis souvenu de ce vieux tableau qui symbolisait de façon humoristique la longue aventure d’un couple qui s’aime… leur réussite.
C’est moins glamour, mais ça me parle beaucoup, voir plus, puisque je vis à la campagne avec mon compagnon et que nous vieillissons.

Bien sûr, nous n’avons ni canne, ni béret, mais… l’oeil goguenard, ça, oui !


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Published by Michel Giliberti - - Humour et société

Rien ne vit autour d’eux… Tout palpite pourtant.
Les marées et les mers, le soleil et les astres,
tout s’emmêle, tout se barre.
Les hivers, les printemps… Ils les vivront demain.
Pour l’heure,
C’est sa peau qui fixe les degrés.
Pour l’heure,
C’est sa bouche qui donne les saisons et le piège d’amour vaut toutes les libertés.


© Giliberti / 2009


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Published by Michel Giliberti - - Photos et poésie.

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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