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Le blog de Michel Giliberti



 C’était le 4 septembre dernier, quinzième jour de ce ramadan 2009.

Dans l’air embaumé du soir naissant, le chant du Muezzin annonçait à tous les musulmans la fin très proche du jeûne quotidien. 

Les Tunisiens pressaient le pas dans les rues de Sidi Bou Saïd pour se retrouver en famille et prendre le repas du soir tant attendu. 

Moi, sur la terrasse de la maison, je restais fasciné par un nuage caressé de la lumière du soleil couchant, qui, dans le mauve du ciel obscurci, avançait, massif et inquiétant, comme un jet de cendres volcaniques.

Peu de temps après la Lune devait disparaître derrière lui et le chant du Muezzin s’interrompre. Il me fallait fixer cet instant grandiose où les éléments se rappellent à vous et vous assurent de leur puissance.


Demain serait un autre jour ; un jour qui devait, hélas, m’abrutir d’une douleur sans nom et m’obliger à repartir en France quelques jours, puis revenir, bercé des souvenirs brûlants d’une enfance heureuse, désormais orpheline.


Pour l’heure, alors que la « Chorba » (soupe du ramadan) m’attendait chez mes amis, je me sentais impressionné de la chance d’être un terrien et désespéré qu’on puisse tant de fois l’oublier.

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Au soir des inquiétudes, des grandes questions et des ressentiments,

L’élégance voudrait qu’on se retire.

Mais le soleil s’entête à faire briller chaque silice terne

Aussi, comme au premier matin du monde,

On avale l’air qui donne vie jusqu’au prochain accroc

Jusqu’à la nouvelle chute.

© Giliberti M / 2009



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Françoise Hardy / Chanson d'O / La question

Les éditions Bonobo ferment leurs portes. Je ne serai plus édité chez elles C’est une grande tristesse, car je m’y sentais très bien. J’avais en réserve encore deux titres… Tant pis. Je ne me sens pas le courage de taper à la porte d’autres éditeurs, du moins pas pour le moment. C’est difficile de se battre de nouveau ; difficile de se retrouver demandeur. J’ai heureusement la grande chance d’avoir un de mes romans « Bou Kornine » qui sera publié aux États-Unis en 2010.
En attendant, je ferme ce blog pour une période indéterminée, car je n’ai plus grand-chose à dire. Trop d’éléments me perturbent et me distancient de ce rendez-vous que je voulais toujours au plus près de la création et de l’intime partage. Je n’aime pas faire les choses à moitié. Aussi, aujourd’hui j’ai besoin de fermer les yeux, de redessiner une approche du monde ouverte sur la réalité et d’oublier le virtuel, la toile et ses pièges.
Je vous embrasse toutes et tous ( vous qui ne fûtes jamais virtuels ) et je vous remercie du fond du cœur pour tout ce que vous m’avez apporté.

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Je ne trouve toujours pas la photo qui reflèterait au plus juste l'ambiance du vernissage de ma dernière exposition. En attendant,voici deux des toiles nouvelles qui s'y trouvaient.


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Quelques mots pour remercier tous ceux qui sont venus à mon vernissage.
Il y a eu un monde fou ;ça a duré jusqu'à tard dans la nuit. Je n'ai pas encore d'images mais le vidéaste de la galerie a filmé la soirée et de nombreux amis ont pris des photos. Dès que j'ai quelques éléments, et bien que ce ne soit pas trop ma tasse de thé, j'en témoignerai discrètement ; ce sera clin d'oeil à cette formidable soirée.
J'embrasse tout particulièrement Bellurette, François, Henri-pierre et Michka ( les amis blogueurs ) qui ont eu la gentillesse de venir et bien sûr en tout premier lieu Hamid, mon galeriste ( un frère ) qui a fait un travail formidable avec toute son équipe : Sabine, Karima, Cyrile, Karim et les autres, que j'embrasse aussi.




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À partir du 18 juin / Art Galerie Benchaieb / 64 rue Mazarine / 75006 Paris


Le livre de l'exposition édité par la galerie.


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Un de mes pantins ; un pantin, témoin de nos déchirures et de nos rafistolages ; témoin de nos destins transbahutés, de nos bouffonneries exigées et de nos parodies d’équilibre.

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 De toutes parts les bleus
  Même la nuit qui se glissait dans ta demeure s’en revêtait
Toi, entre faim et soif, tu attendais
Moi, entre peur et cran, je me taisais.
Je me souviens des parfums lourds de la cour, juste derrière
Ceux de ta peau, juste devant
Ses cicatrices.
Immense nuit, immenses lieux, immense conte.
Comment livrer avec des mots cette douleur qui conforte ?
Comment décrire les amertumes de la douceur ?
À vivre tant, les hommes se meurent toujours d'un rien
Toujours trop vite, toujours à l’aube.

© Giliberti / 2009

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Le soleil embrase ta peau depuis plus de vingt ans et le sable la polit.
Tous deux t’ont fait comme tu es, sombre cuir à mes yeux, parangon sous mes doigts.

De ces choses d’une vie, de ses incertitudes, ton sourire serait bien celui qui compterait si l’amour magnifique qui m’attise aujourd’hui menaçait de s’éteindre.

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Tu commenças ta vie quelque part en souffrance, sans parents, sans amis.
S’engagèrent les voyages forcés, les familles d’accueil, les demeures éteintes et les fugues qui détruisent.
Tes soupirs et tes plaintes ne se remarquaient pas.
Puis un jour la rencontre.
Notre rencontre !
L’atelier… la lumière sur toi… des photos, des tableaux ; ton visage et ton corps sur les murs, sur le sol… dans tes yeux, dans ton cœur.
Alors, tes sourires, et tes larmes.
Alors, la naissance et l’envie de te battre.


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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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