21 Juin 2007
E ntre deux voyages et deux verres de vin L’homme des fins se déplait qui s'enferme et se saoule. Son suaire suinte sur sa couche souillée Et ses vols prudents de minable ramier Coupent court à ses rêves et desservent ses mots Comme l’amère le lie aux...
En savoir plus19 Mai 2007
L ’heure bleue… L’heure du sfumato pour les artistes de la Renaissance italienne, l’heure qui modèle les visages en fin de journée, quand tout devient bleu, quand les traits de chacun semblent apaisés, presque recueillis, quand le temps n’est plus qu’à...
En savoir plus11 Mai 2007
Je suis seul, ce soir. La nuit se pose doucement. Chaque chose perd de ses couleurs pour se fondre dans un gris bienfaisant. Bientôt, j'enflammerai quelques abats-jours. Je sens une langueur dans chacun de mes gestes, une langueur de l'esprit aussi. Comme...
En savoir plus9 Mai 2007
J’irai, sans un doute Sur ce chemin bleu Qui saigne tes poignets Et remonte le creux de tes bras. J’irai, sans un doute Sur ce chemin bleu Parce que les «sangs doutes» Rendent la promenade risquée. Mais ne balise rien Tomber… Je sais. © Giliberti / 2...
En savoir plus28 Avril 2007
Le ciel si noir de ton combat Éclaire pourtant mes vastes nuits Son signe est fort et noie mon cœur D’un flot d'amour jusqu’à l’aurore. © Giliberti / 2007 Et me voici paré Du noir sourire des morts. Il parvient à me dire Qu’ils ont choisi l’ermite. Ils...
En savoir plus21 Avril 2007
J'ai fait ce tableau, il y a déjà pas mal de temps, pour montrer qu'il faut arrêter de croire en ce qui nous tue, sortir de cette boue qui englue les peuples et enferme les esprits... laisser derrière nous cette usine à rêves, ce meilleur des mondes,...
En savoir plus17 Avril 2007
C’est l’abysse d’une étrange demeure D'un endroit bien enfoui dans les signes Il inscrit en mémoire les tabous Et meurtrit l’insoumis qui en souffre. C’est le souffle d’une étrange torture D’un endroit où s’ordonne la vie Il détruit une à une les ivresses...
En savoir plus14 Avril 2007
De tes terres à mes feux Que d’ombrage en toute heure, De ton port à mon ancre Que de noires distances. Nos écumes stériles N’ont jamais rafraîchi Nos sourires en attente Et nos gestes rouillés. De mes lâches instincts À tes rites barbares C’est pourtant...
En savoir plus12 Avril 2007
Dans l’Amenti, souvent Je me mens et m’en veux. La demeure des morts Ne défait pas les liens Des défunts qui m'aliènent À panser de leurs maux Mes désirs de penser. Dans l’Amenti je mens À l'amant qui se meure. La demeure des morts Ne défait pas les faits....
En savoir plus10 Avril 2007
Aucun regard n’était plus dense Aucune danse n’était plus rare Que ses dérives reverdies Aux rives vertes de son rire. Aucun repères dans ses suites Aucune fuite dans ses terres Rien qu'un silence au bout des cris Et qui décrivait ma violence. © Giliberti...
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