30 Mai 2010
Les chevaux du passé sont venus jusqu’à moi, écumants et brillants dans le petit matin. Ils ont dit à mon père d’aller voir dans la grange si l’amour est bien là, tout au chaud de la paille. Et mon père a dit « oui », puis au plus énervé, il a posé une main sur son flanc, comme on touche une femme qui attend : « Tout va bien, calme toi, c’est l’ardente du matin, l’étoile de Bohème ! Tu ne peux avoir peur. »
Moi, j’ai vu dans ma main l’oiseau tiède se mourir et j’ai vite jeté le petit sac de plumes.
© Giliberti
Peintre, auteur et photographe. Tout se rejoint et reste intimement mêlé. J'aime voyager mais par dessus tout, j'adore me poser en Tunisie, mon pays natal.
Voir le profil de Michel Giliberti sur le portail Overblog