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Le blog de Michel Giliberti

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Mon tout dernier ouvrage.
"Françoise Hardy, les mots d'une vie" / éditions Jacques Flament.
Même si mon voyage musical est très éclectique, celui que m’offre Françoise Hardy accompagne ma vie depuis mon adolescence. C’est cette fidélité qui m’a donné l’envie de mettre en lumière son écriture, car si l’on évoque sans cesse la beauté, la discrétion ou les amours contrariés de cette si singulière artiste, sa plume, fil rouge de toute son œuvre, n’a pas assez catalysé les attentions qu’elle mérite. Bien entendu, Françoise Hardy a déjà publié un livre sur ses chansons et sans aucun doute, ce dernier restera le plus réussi en la matière, mais pour ma part, ce que j’essaie d’approfondir dans cet ouvrage est essentiellement lié à la modernité et à la fluidité de son verbe comme à celle de sa poésie qui, sans jamais côtoyer la mièvrerie ou l’exaltation, vous fait souvent basculer dans un état proche de la catharsis.
MG
Pour se procurer ce livre il suffit de cliquer sur ce lien ou de le commander chez un libraire.
Françoise Hardy, les mots d'une vie/Michel Giliberti/Editions Jacques Flament

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DAMABHIA... ou le retour de l'ange.

Pour des raisons indépendantes de ma volonté, cela faisait un peu plus d’un an que je n’avais pas touché à mes pinceaux. Mais voilà : après avoir réussi à me dépasser et à renouer avec l’aventure de toute ma vie, je reviens avec cette nouvelle toile qui, je dois bien l’avouer, m’a quelque peu échappé.

À mon habitude, je souhaitais y installer une certaine dramatisation, y apporter une note d’anxiété. Mais rien n’y a fait. Le regard de mon personnage — regard que j’exécute toujours en premier afin qu’il m’engage à poursuivre ma création — en a décidé autrement.

Je ne cherche pas à comprendre ce mystère. Et puisque la grâce (je ne trouve pas de meilleur mot) m’a accompagné tout au long de ces quelques semaines de travail passionné, je poste enfin mon dernier tableau, intitulé « Damabiah… le retour de l’ange ». (Damabiah étant le nom de l’ange gardien des verseaux du troisième décan, ce que je suis.) Un titre pétri de résonances personnelles. Je ne l’ai pas choisi. Il m’est venu du fait que pendant plus de 15 jours avant que je ne commence à peindre et même pendant, je ne cessais de croiser des plumes blanches… jusque sur le pare-brise de ma voiture. Je ne suis pas mystique, mais là…
MG

 

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Ne pas savoir évoluer... :)

C’est à la fois délicieux et inquiétant de ne pas savoir évoluer. Je défaille toujours comme un adolescent dès que je découvre une musique nouvelle qui me trouble, dès qu’une écriture me bouscule. Pareil quand un visage m’enchante et me donne envie de le peindre. J’ai parfois l’impression d’être encore dans ma petite chambre d’adolescent, entouré de mes livres, de mes premiers tableaux accrochés aux murs, des posters de Françoise Hardy et de ma guitare sur laquelle j’ai composé tant de chansons…

À plus de soixante-seize ans, est-ce raisonnable ?

MG

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Vieillir... pure merveille !
En dehors de tout ce qui se fripe, s’affaisse, se barre ou se ramollit — à commencer par ce cou qui devient celui d’une dinde prête pour le réveillon de Noël —, vieillir demeure une pure merveille. Un élixir pour l’esprit, car le cerveau, lui, tourne à plein régime. Il décrypte les velléités des uns, les mensonges des autres, les petites laideurs de l’âme, les bassesses gratuites, les jalousies mesquines, etc. Et le plus jubilatoire, c’est que, fort de votre âge respectable, vous pouvez enfin le leur faire savoir en toute quiétude. Ou mieux encore — bonheur suprême — simplement les observer, tel un facétieux anthropologue, pour voir jusqu’où ça peut aller : la curiosité est une cure de jouvence. Quant au jugement d’autrui, vous vous en balancez royalement.
Seul bémol (du moins, pour moi) : vous restez aussi fougueux, aussi gourmand de la vie qu’à vingt ans. Sauf que vos articulations, elles, vous rappellent gentiment qu’il serait temps d’éviter de danser comme un malade — chose que j’ai tendance à oublier, et de cesser de vous habiller comme des ados (j’oublie ça également). Rien de tel pour paraître encore plus vieux.
Mais qu’importe ! Chaque jour est un petit miracle ; alors, autant le vivre selon ses propres codes, sans permission ni mode d’emploi. Pour conclure, ne jamais perdre de vue (même si l’on ne voit plus rien à trois mètres) que vieillir, c’est se découvrir quotidiennement, et ce voyage — que dis-je ? Cette odyssée — vaut tous les détours.
MG

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Des êtres secrets...
Il est des êtres secrets,
comme autant de printemps
qui s’annoncent en pastel,
puis s’irisent soudain.
Ceux-là mêmes qui reçoivent
le soleil des mots pleins,
les eaux-fortes du sens
et le Verbe qui les sacre.
J’ai ainsi rendez-vous
au cadran d’un parcours
que, ni toi, ni les autres,
à l’usure de vos gestes,
ne pourrez conjurer.
MG

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On dit de Douz que c'est la porte du Sahara. C’est vrai, mais c’est plus encore : une respiration… chaude, dorée, qui se glisse partout, comme le sable que filtrent vos paupières — une respiration parfois oppressante, pour vous rappeler qu’ici, vous êtes aux confins de l’immensité.
Et si le désert vous intimide, il reste l’ombre verte des palmeraies, qui fait oublier le présent, les bruits du monde — parfois, soi-même.
Et ces temps-ci, m’oublier devient vital… mais comment y parvenir ? Comment traduire, avec des mots, ce besoin d’effacement ?
En attendant, je poste une fois encore ces photos de fin d’après-midi, où tant de parfums vrais et de chaleur me retenaient. Elles datent de plus de vingt ans, mais n’ont jamais cessé d’habiter ma mémoire, mes yeux, mon cœur.
MG
Douz... aux portes du désert.
Douz... aux portes du désert.
Douz... aux portes du désert.
Douz... aux portes du désert.
Douz... aux portes du désert.
Douz... aux portes du désert.
Douz... aux portes du désert.
Douz... aux portes du désert.
Douz... aux portes du désert.

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Mes années 60...
Fin des années 60, bien que Françoise Hardy fût ma boussole (et quelle boussole !), j’écoutais un maximum de musiques anglo-saxonnes et françaises, toujours à la recherche de nouveaux sons — une sorte d’archéologue du vinyle, mais sans la poussière. Cette quête ne m’a d’ailleurs jamais quitté.
À l’époque, j’étais passionné de Rhythm and blues, mais aussi de rock psychédélique comme Led Zeppelin, Vanilla Fudge, Pink Floyd, les Doors… et surtout Deep Purple, dont deux chansons me galvanisaient littéralement : « Child in Time » (véritable cri primal) et la reprise de « Lalena » de Donovan. Cette dernière, intimiste et lente à chavirer, me donne encore des frissons, aujourd’hui — ce qui est bon signe : mon système nerveux fonctionne toujours.
En 1969, j’ai même été DJ dans une boîte de nuit. Bonheur suprême ! J’avais carte blanche pour acheter les albums que je trouvais intéressants. En gros, j’étais payé à écouter de la musique… le rêve de tout mélomane. Je passais mes après-midis, casque vissé sur les oreilles, à fouiller les bacs dans les cabines d’un disquaire branché — ce qui, à l’heure des playlists algorithmiques, pourrait sembler aussi archaïque que de chercher une aiguille dans une botte de paille… sans Google.
C’est d’ailleurs comme ça que j’ai découvert Véronique Sanson. Et là, coup de foudre immédiat. Dès la première écoute, je suis tombé à la renverse. (Il faut dire qu’à cette époque, je pesais à peine 50 kg… un rien me faisait perdre l’équilibre) Mon disquaire, lui, n’y croyait pas du tout… ce jugement m’avait laissé sans voix et ne l’écoutant pas, j’ai aussitôt fait l’acquisition de cet album mythique où se logeait l’intemporel « Besoin de personne ».
Pourquoi je radote ainsi ? Eh bien… parce que je suis vieux, pardi ! Avec l’âge, les souvenirs deviennent comme les vinyles : on aime les entendre grésiller encore et encore.
MG

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S'il fallait...
S’il fallait résumer ces années de chaleur, de parfums, de sueurs abreuvées, de salives mélangées
Ces années de fous rires et de larmes, d’ocres murs et d’accrocs immatures
Ces années de vertige louable ou de misérable aplomb
Ces années de clameurs ou d’intimes murmures,
Je n’aurais d’autre mot que… Encore.
MG

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Exposition Michel Giliberti / Galerie Alain Nadaud / espace Art Sadika
Bonheur ! 😊
Exposé jusqu'au 12 juillet
Espace Art Sadika / Gammarth
tel 97038664

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Exposition restropective Michel Giliberti / Galerie Alain Nadaud / Espace art Sadika

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