19 Mars 2007
Quand on arrive à Tozeur en plein mois d'août comme je l'ai fait, on est tout de suite happé par la chaleur étonnamment puissante, mais cela n'a jamais eu d'importance pour moi. Je la supporte assez bien. Dès que j'ai posé mes affaires à l'hôtel, le si bel hôtel Dar Cherait ( la maison de Cherait ), du nom du propriétaire, j'ai repris ma voiture et je suis parti à l'oasis. C'est un lieu à part qui force à la méditation, pas forcément transcendantale, zen ou métaphysique, non... juste profonde ; plus proche d'une méditation philosophique qui fait redécouvrir les simples joies d'un paradis terrestre ( aucune connotation religieuse, juste le pouvoir évocateur de ces mots ). D'ailleurs, un jardin sublime nommé « Le Paradis » se trouve tout en bas de la route principale, une route sableuse où passent des calèches comme autrefois. Quand on rentre dans ce jardin botanique écrasé de tant de palmiers et de tant de végétations éblouissantes, on rentre dans du vert. Tout y est vert. La lumière absorbe ce vert et nous le renvoie. Notre peau elle-même prend cette couleur d'absinthe dorée tant la luxuriance y est exceptionnelle.









Peintre, auteur et photographe. Tout se rejoint et reste intimement mêlé. J'aime voyager mais par dessus tout, j'adore me poser en Tunisie, mon pays natal.
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