14 Décembre 2008
L’idée de la tanière demeure plus ou moins intacte chez l’homme. Chez moi, elle est ancrée solidement.
Quand le soleil descend à l’horizon de Sidi Bou Saïd, j'enflamme toujours quelques bougies et ce geste réveille en moi quinze mille ans d'atavisme… Puis, pour me remettre dans l'air du temps, j’allume les appliques avant d’ouvrir la fenêtre et rafraîchir l’atmosphère lourde des senteurs du jasmin.
Parfois le ciel s’assombrit… un orage pourrait survenir, mais rien… une fausse alerte, comme d’habitude.
La nuit s'annonce, mes lumières lui répondent…
Dans chaque coin...
...chaque recoin, et réinventent la douceur d'un jour qui meurt ; ces petits espaces sont lourds de souvenirs et de mots murmurés.
Comme les objets silencieux qui, l’air de rien, m’installent ici, à des centaines de kilomètres de chez moi.
Comme les fruits, comme ces grenades mûres, chargées de leurs rubis… précieux rapports à la nature.
Peintre, auteur et photographe. Tout se rejoint et reste intimement mêlé. J'aime voyager mais par dessus tout, j'adore me poser en Tunisie, mon pays natal.
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