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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #tunisie

 

 

Hotel-Tunis-3

J’aime la surprise que provoquent en moi les vis-à-vis des chambres de hasard.
Tirer le rideau et, encore endormi, découvrir ce qu’on n’a pu voir la veille en arrivant de nuit, c'est le début du voyage.
Ce jour-là, depuis la fenêtre du quatrième étage de l’hôtel, je découvris un grand bâtiment impressionnant...

Hotel-Tunis-2

... et sur ma droite, la cime de palmiers vertigineux qui griffait l’azur du ciel. La grisaille de Paris, encore inscrite dans ma mémoire, me parut étonnamment surréaliste.

hotel-tunis

Qui pouvait se cacher derrière les hautes fenêtres de cet édifice de l'époque coloniale ?
Je m’étirai. Les clameurs de la ville montaient jusqu’à moi et avec elles, la chaleur. Pas de doute, j’étais à Tunis.
Je me sentis apaisé comme chaque premier matin au coeur de cette ville pourtant palpitante.
Je décrochai le téléphone et commandai mon petit déjeuner. Luxe suprême !
Plus tard, après une douche salutaire, je me glissai dans le bruit et dans la foule, voyageur anonyme en mal d’oubli de tout et j'arrêtai un taxi pour qu'il m'emmène à Sidi Bou Saïd...  

 

Un taxi jaune pour un voyage bleu...

taxi-jaune ...au pays des yeux noirs.

Tunis-yeux

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

Étrange comme l’illusion peut parfois suffire à embellir l’instant fragile d’un cœur en perte de sentiments. Sidi Bou Saïd a ce pouvoir…

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La maison d'un ami d’abord, "Dar Faten" au petit matin, bastion éphémère entre bleus et blancs… entre craie et argile, entre eucalyptus et résineux.

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Les chats qui vous adoptent très vite et font leur ronde dès le matin sur l’arrête des murs qui ne vous protègent de rien…

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Les lanternes face à la mer et le bougainvillier qui constelle l’azur du ciel de ses mauves pétales…

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Les voiles de la terrasse qui claquent au vent comme celles d’un navire…

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  La lanterne, phare mouvant, qui se balance gracieusement…

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Le feu de l'autre bougainvillier, orange celui-ci, et dont la moindre chute de ses fleurs mérite de finir en beauté dans le feu d’un émail incandescent…

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La transparence bleue d’un verre sur la faïence ancienne…

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Une rose qui se fane à quelques centimètres des calligraphies turquoise d’un vase en terre cuite…

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Et puis le jour qui diminue, l’horizon qui s’estompe, la pierre qui devient bleue…

Sidi-bou-said-2010-i

Oui Sidi Bou Saïd, c’est un peu ça… une atmosphère qui vous allume comme un coucher du soleil puis vous consume comme un alcool ; mais dans l’un ou l’autre cas ce village haut perché sur sa falaise rouge réveille vos propres contes orientaux.

sidi-bou-said-2010-oDes contes d’orages attache et d’orange tâches, d’amères pensées et de doux pardons, de noires prunelles... Une fuite du temps qui ensorcèle votre devenir.

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

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Certaines ruelles de la médina de Tunis sont si bien restaurées que parfois on croirait déambuler sur un plateau de cinéma.

Une-ruelle-de-la-medina-de-

Aussi, comme la vie est une immense farce et que les rôles ne sont pas toujours à la hauteur des comédiens, je m’échappe quelques jours pour répéter le seul qu’il me soit encore permis de jouer : voyageur solitaire dans les coulisses de ce décor qui me convient tant.

une-ruelle-dans-la-medina-3@ bientôt les amis...

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

J'avais déjà composé un article sur ce jardinier de Tozeur, mais j'ai eu envie d'en reparler et d'ajouter de nouvelles photos de lui. Il faut dire que ces moments passés en sa compagnie font partie de mes plus beaux souvenirs tunisiens, des plus naturels, des plus magiques de simplicité.

Tozeur-la-palmeraie

La palmeraie de Tozeur est un lieu à part qui force à la méditation, pas forcément transcendantale, zen ou métaphysique, non... juste profonde, plus proche d'une méditation philosophique qui fait redécouvrir les simples joies d'un « paradis » terrestre. D'ailleurs, un jardin sublime nommé « Le Paradis » se trouve tout en bas de la route principale, une route sableuse où passent des calèches comme autrefois. Quand on rentre dans ce jardin botanique écrasé de tant de palmiers et de tant de végétations éblouissantes, on rentre dans du vert. Tout y est vert. La lumière absorbe ce vert et nous le renvoie. Notre peau elle-même prend cette couleur d'absinthe dorée tant la luxuriance y est exceptionnelle.

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Dans l'air si embaumé de l'odeur citronnée d'une espèce de géraniums dont on extrait une eau très parfumée qu'on ajoute à certains desserts, dont la salade de fraises, j'ai rencontré un jardinier, métayer de l'oasis, le khammès (« le cinquième ») parce qu'il est rémunéré en recevant le cinquième de la récolte.

jardinier-Tozeur-3Dès que nos yeux se sont croisés, il est venu à ma rencontre et m'a invité à regarder ses cultures. En tant que jardinier, j'ai accepté l'offre avec bonheur.

jardinier-Tozeur-5

Comme il voyait que je prenais grand intérêt à tout ce qu'il me montrait, il est devenu très enthousiaste, a déterré des légumes, trier des graines, butter de jeunes pousses, escaladé les troncs de palmiers pour que j'apprécie sa dextérité.

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Il était très gentil, très drôle et plus tard, assis sur un banc en bois comme de vieux amis, nous avons bavardé assez longtemps dans cette étrange lumière amande, dans cette ombre lumineuse.

jardinier-Tozeur-7

À un moment, il a disparu quelques minutes et a ressurgi avec une pâtisserie venue de je ne sais où.

jardinier-Tozeur-2

Puis, comme si ce n'était pas suffisant, il a cueilli des fleurs et avec un air malicieux a commencé à confectionner un bouquet qu'il m'a offert avec la candeur d'un enfant qui offre un cadeau à sa mère.

C'était trop charmant, je sais que ce terme est désuet, mais je n'en trouve aucun autre. Je pourrais dire que je kiffais grave le jardinier, mais bon... Je pense que beaucoup de touristes doivent avoir un contact aussi chaleureux avec lui, mais j'aime à imaginer qu'en ma compagnie, ce fut différent ; d'ailleurs, il fuyait les rares promeneurs qui s'aventuraient dans la palmeraie et m'entraînait toujours un peu plus loin avec l'air malicieux qu’offre une complicité partagée. Quand la rencontre prit fin, son visage souriant s’est accroché à moi et tandis que je continuais ma marche dans l'oasis jusqu’aux bassins d'eau qui donnent l'indispensable fraicheur à ce décor somptueux de rochers et de verdure croulant sous la chaleur torride, c’est encore à lui que je pensais.

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

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Il existe une cache aux murs blancs, un refuge sable et bleu où s’étirent mes paresses, mes mots surs ou sucrés, mon refus des contraintes.
Il existe une cache aux murs blancs où des niches me permettent des images aussi simples que ce panier de dattes qu’un rayon de soleil illumine au matin.
Il existe une cache aux murs blancs, quand ailleurs, le cœur est relégué, le corps si fatigué, la mémoire alpaguée.

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

F-et-M

La barque blanche et de nulle part
Revenait là chaque matin.
Le temps d'un scarabée métal
D'un lézard cuivre sur la craie
Et les bras minces du pécheur
Jetaient dans l'eau le lourd filet.
Épave pâle sur mon balcon
Je demeurai à savourer
D'une gazelle, la corne blanche
Sablée, sucrée, des faux désirs.

© Giliberti

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

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  C’est ici, dans cet hôpital de Menzel Bourguiba, autrefois Ferryville, que j’ai vu le jour...

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Un peu avant, vers le centre de la ville il y a ma rue… Une rue sereine, toujours aussi paisible qu’autrefois quand il y avait Liliane et ses tresses, Christiane, coiffée à la Jeanne d’Arc, et son cousin Alain, criblé de taches de rousseur, malgré ses cheveux bruns. Il y avait aussi mes frères tunisiens, l’odeur sucrée de leur peau si lisse, polie comme un marbre, leurs gestes exubérants, leur malice et leurs yeux si noirs. Nos sourires d’enfants s’envolaient comme de fragiles papillons nacrés. Oui, une rue sereine, presque sans voiture. Une rue accrochée à ma mémoire comme un astre protecteur... La rue Hoche, aujourd’hui rue Ali Bachamba.
Les fins de journée étaient rayonnantes. Cette rue nous appartenait.
Rien n'a vraiment changé.
Même soleil, même langueur.
Même aveuglement sous la lumière crue.
Plus loin, il y avait les eucalyptus vert-de-gris aux troncs badigeonnés de chaux, les muriers, les fleurs violettes et crème des passiflores et du chèvrefeuille mêlés qui étouffaient les grilles des petites villas.
Et aussi, les figuiers et les lourdes grappes des tétons de négresse, ce raisin ovale et rosé, qui croulait sous les tonnelles.

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Encore quelques mètres, et on arrivait au cinéma L’Olympia dont mon père avait la charge et où j’ai vécu jusqu’à l’âge de douze ans. L’Olympia a participé de mon éducation puisqu’il y avait là, traînant dans chaque recoin, le souffle particulier d’une vie artistique. Je voyais des choses que beaucoup d’enfants n’avaient pas la chance de voir.
De pièces de théâtre en films, de concerts arabes en spectacles de variétés, il régnait là et jusque dans les coulisses, une effervescence rare au milieu des décors et des instruments de musiques.
J’aimais l’intime lumière du hall tendu de velours cramoisi et de son bar où l’on vendait, à l’entracte, des palmiers croustillants et des boissons chaudes ou froides. J’étais heureux sous les regards éthérés de Michèle Morgan, Danielle Darrieux, Ava Gardner et de tant d’autres stars dont les sublimes portraits en noir et blanc émaillaient les murs de cet espace feutré.

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Mais, surprise ! De ce patio imprévu à ciel ouvert, de ces ferrailles tordues et calcinées au milieu de cet enchevêtrement inextricable de gravats, s'élèvent deux arbres. 

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Un figuier et...
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...un olivier. Je trouve la symbolique émouvante. Deux arbres que j'adore, deux arbres chargés de l'histoire de la Méditerranée, deux arbres entrelacés qui viennent tempérer la blessure du revenir.

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Il me fallut beaucoup de courage pour faire comme si tout cela était normal et ainsi, protégé d'une armure bien fragile, arpenter le dédale des ruines de mon cher Olympia et passer par ce qu'il restait de la cabine de projection. Comment oublier qu'en revenant de l’école, je montais chez moi, prenais mon goûter et hop ! au ciné. Je passais d’abord par cette cabine de projection où j’allais faire une bise à Chedli, le chef opérateur tunisien. Il ressemblait à Jean-Paul Belmondo (jeune). Il était à l’affût du moindre problème technique et, noyé dans la fumée de ses cigarettes qui floutait d'un brouillard bleuté la lumière à la sortie de l’objectif, il surveillait les grosses bobines qui déroulaient des mètres et des mètres de pellicules avec ce petit bruit métallique si régulier, si ineffaçable. Tant de fois, des incidents arrivaient et la lumière se faisait dans la salle où, d’une seule voix, les spectateurs manifestaient leur mécontentement en attendant la reprise. Lors de certaines projections, mes tantes et leurs maris venaient se joindre à mes parents. Elles étaient si bavardes qu’il était pratiquement impossible de suivre sérieusement le film. Un soir, pourtant, un de mes oncles, afin de regarder un western sans entendre parler de l'amant de madame Garcia  ou du fibrome « gros comme une orange » de madame Fratachi, eut la bonne idée de leur apporter un kilo de caramels bien collants. D’abord touchées par ce geste, elles comprirent, mais un peu tard, que ce cadeau n'avait servi qu'à les faire taire.

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Je me suis longtemps attardé sur la terrasse immense ( dont on ne voit ici que l'extrémité ) qui, lorsque j'étais enfant, était le lieu de tous les délices. Papa, passionné de musique, y jouait de la mandoline, de l’accordéon, de l’harmonica et du pipo. Un grand mouchoir noué autour de sa tête, pour se protéger du soleil, et l’accordéon à bout de bras il adorait rester ainsi sur la terrasse à jouer les airs à la mode comme la Comparsita, ce paso doble inoubliable. Maman y arrosait les plantes, venait étendre le linge... le bruit du vent dans les draps lumineux et tièdes sous le soleil, je l’entends toujours.

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Après Chedli, j’allais à la rencontre d’Azzouz, un autre Tunisien qui travaillait au cinéma. Il me prenait dans ses bras. J’adorais l’odeur de sa peau, l’odeur de la helba, une épice qui continue de me poursuivre quand je vais en Tunisie. Dès que je la sens flotter dans l’air, je marche au radar et retrouve celui ou celle qui en est imprégné.
Azzouz était très gentil avec moi. Il me faisait beaucoup rire en racontant plein de bêtises sur les femmes. C'est par ces marches que j'accédais au balcon de la salle et que j'allais avec mon gros goûter en mains, me repaître des films qui embrasèrent mon esprit.

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Cet après-midi de l'année 1998, cet après-midi de si forte émotion, c'est par cet escalier que je me rendis à la maison, comme autrefois. Jamais mon cœur n'avait battu aussi fort.

dans-ferryville-30 Je pénétrai la maison, rien n'avait changé. J'ouvris les persiennes d'un des balcons.

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Et lorsque j'ai souri à Jean-Charles qui me photographiait depuis la rue, je me souviens combien j'étais plongé hors du temps... j'étais chez moi... « chez moi. » Jamais des mots aussi simples ne m'ont semblé si troublants, si porteurs de sens.

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Ce jour de septembre 1998, j'eus même le désir d'aller voir le cimetière français à Tinja, à quelques kilomètres de Menzel Bourguiba, où reposent mes grands-parents paternels et une sœur de ma mère morte à l'âge de deux ans... Une tante bien jeune, là, dans le tout petit caveau au centre de la photo et que je connaitrai peut-être, en venant m’y reposer définitivement, mais le plus tard possible...

 

 

 

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

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Une ruelle dans la médina.
Une ruelle si vivante quand, ailleurs, je me désincarne.

Une ruelle si intime quand, si près, Bab Souika balbutie ses secrets, brasse ses espérances, bruisse de ses désirs.

Une ruelle qui se ferme et renvoie aux pavés les pas lourds du passant autrefois si léger.
Cher ami, vous souvenez-vous du jasmin à l'oreille et des gouttes de sang au creux du vieux cristal ? 

Vous n'aviez d'ouverture que vos bras cuivre et bronze, mais jamais votre coeur de bois sec.

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

Dans-ferryville-2À Menzel Bourguiba (ex Ferryville), à deux pas du marché couvert, se trouve une petite place ombragée d’une végétation persistante, dense et variée, la place de l'amiral Guépratte. J’aime encore m’y balader comme autrefois lorsque j'étais enfant. J'aime m'asseoir sur un des bancs de pierre et, dans la chaleur ambiante, admirer la lumière qui joue avec la transparence des verts bleutés du feuillage de cet espace délicieux où trône un kiosque à musique...

dans-ferryville-31...un kiosque que je trouvais immense autrefois et qui, en cette journée de l'été mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit alors qu'ému, je le redécouvrais, me sembla de taille plus modeste.dans-ferryville moi-26

Été 1998

Je reviendrai prochainement sur cette balade dans les rues et la maison de mon enfance. Cela fait quatre ans que je me promets de le faire et de pénétrer l'Olympia, le mythique cinéma de Ferryville qui fut le théâtre de mes douze premières années.

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

 

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Les bleus sont impatients. Ils forcent l’éveil de vos sens.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule.
Et puis vers midi, la peau brûlante et les yeux rougis du sel liquide, vous revenez affamé, vous revenez assoiffé jusqu’à la maison qui patiente derrière les bougainvilliers.

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La blancheur de ses murs vous rappelle que le Soleil, le Vôtre, le Seul, celui qui fait battre plus vite le cœur, est à l’intérieur, à l’abri… C’est là qu’il paresse, c’est là qu’il somnole dans les draps marine en attendant votre retour. Il n’aime pas la chaleur, lui. Il la connaît tant.

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Vous pénétrez la salle fraîche et obscure et vous allez jusqu’à la chambre. Vous agitez sous ses narines un brin de jasmin que vous avez cueilli à l'entrée. Il ouvre les yeux, des yeux endormis, mais des yeux aussi noirs que le ciel est bleu.
Vous, vous ne savez quoi faire, vous ne savez quoi dire, à tant le regarder…

Sidi-bou-6

Lui, il s’en moque, il a faim et se lève. C’est l’heure du repas, l’heure d’avant la sieste.
Dehors, sur la terrasse, la faïence des assiettes et l’azur des verres vous attendent à même le sol, au milieu de fleurs coupées qui se fanent au soleil.
On entend les cigales et, dans le ciel, les hirondelles font des taches mouvantes.
Vous le regardez à contre-jour allumer une cigarette. Vous le devinez beau. 

Sidi-bou--copie-1

Il le sait et ça lui plait.
Ça le fait même rire.
Et pour vous le prouver, il se retourne  dans la lumière et vous inonde de son sourire.
Vous, dans votre tête, vous ne savez toujours pas si tout va bien, vous n’avez jamais su… mais votre corps, lui, le ressent si fort.

Cet article autrefois appelé "Encore un peu du bleu de Sidi" avait été publié en 2007, mais le scanner que j'avais à l'époque était si mauvais que les couleurs étaient fausses. Le voici donc dans ses couleurs d'origine.

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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