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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #societe


Haiti
Il m’est difficile, ces jours-ci, de venir sur mon blog.
Trop de travail et trop d’émotions depuis hier. 
Haïti me parle tant.
Pour avoir fait une expo à Miami, j’ai le souvenir de la gentillesse d’un serveur haïtien dans un restaurant aux murs éclatants des couleurs de son pays ; un serveur qui mettait un point d’honneur à me parler en Français. Plus tard, il prit plaisir à me montrer les photos de ses enfants et de sa femme. Ces derniers avaient un sourire magnifique, comme le sien, un sourire exclu de toutes les grimaces de la société, de toutes les hypocrisies.
Il est des jours où les choses simples de ce monde prennent des valeurs inestimables et où la tragique dérision de notre vie prend tout son sens.
 

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snape-of-peace

Dans ces temps de flou absolu où l’on réveille si bien les vieux démons et les instincts les plus faciles, être humaniste finit par se révéler suspect.
Trois guirlandes, du foie gras et quelques bulles de champagne ne parviendront pas à gommer l’indécent carnaval qui émerge quand s’engloutissent doucement les icebergs.
Aussi, c’est avec un entrain un peu brisé par les mensonges et les hypocrisie de ceux qui nous « guident », que du plus profond de mon cœur, je nous souhaite encore une belle nouvelle année avant que nous commencions à ne plus pouvoir l’envisager.
Toutefois, je pense une fois de plus à cette phrase de René Char :
« Jeunes, à la minute, vous seuls savez dire la vérité, en dessiner l’initial, l’imprévoyant sourire. »
Désormais, dans l’enclos de vos jeunes force vives, vous savez que les ambitions d’un monde meilleur ne doivent pas s’évanouir comme autant de rêves au petit matin.

 

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Tu commenças ta vie quelque part en souffrance, sans parents, sans amis.
S’engagèrent les voyages forcés, les familles d’accueil, les demeures éteintes et les fugues qui détruisent.
Tes soupirs et tes plaintes ne se remarquaient pas.
Puis un jour la rencontre.
Notre rencontre !
L’atelier… la lumière sur toi… des photos, des tableaux ; ton visage et ton corps sur les murs, sur le sol… dans tes yeux, dans ton cœur.
Alors, tes sourires, et tes larmes.
Alors, la naissance et l’envie de te battre.


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Nous avons bien fait rire ceux qui tiraient les cordes. Nous avons amusé tous les agitateurs.
Aujourd’hui le théâtre est désert de nos gestes d’espoirs et de nos cris d’amour. Le spectacle est usé ; la comédie prend fin.
Nous ne sommes que des hommes. Il fallait s'en souvenir.



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Aujourd'hui, je me joins à ceux qui en ont raz le bol. 
Je serai à la manif d'Evreux à 14 heures...

À bientôt....



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Violence… Violence ! Ce mot revient chaque heure, chaque jour, à chaque temps de notre quotidien, à chaque instant de notre société bien inspirée… Je crois qu’il ne sera pas remplacé de sitôt par un autre qui harmoniserait nos sens.
Non ! ce mot de « violence » convient à tout…
Aux patrons voyous ; terme bien anodin pour qualifier ceux qui jettent les ouvriers à la rue.
Aux relations humaines remplacées par des robots qui proposent leur lot de « codes » ; tapez 1, tapez 2… etc
Aux rapports enfants parents qui « eux » n’en ont plus…
Aux élèves qui disjonctent…
Aux transports en commun où tout le monde fait la gueule…
À la pollution, qui détruit notre petite planète…
À la crise organisée, qui lentement établit des lois plus dures et sûrement nous prive de liberté au prétexte d’une terreur rampante…
À l’état, qui laisse entendre que nous devrions nous contenter des miettes que le système veut bien nous laisser…
Violence de nous niveler par le bas…
Violence faite à nos belles avancées humanistes…
Violence...
Violence… des mots, des idées, des actes… de la médiocrité.
Violence qui nous enverra droit dans le mur…

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De toute part dans le monde, la souffrance de l’homme s’inscrit. De toute part, son bandeau rouge sang claque au vent.
Comme on masque d’encens les odeurs qui dérangent, on nous berce de mots qui voudraient endormir nos colères. D’une main de fer, on écrase ceux-là qui voulaient vivre mieux et ouvrir les bras au soleil d’un ailleurs qui réveille l’ardeur.
J’ai des mots qui combleraient mes sens. J’ai des mots qui chanteraient l’amour, mais mes actes d’adulte les piétinent au sol, là où se meurt l’espoir de voir un jour la terre traversée du sourire des enfants qui la portent.
Mais en France, on peut être rassuré... La ministre de l'intérieur, atteinte de cécité aiguë (comme tout le gouvernement actuel) exige pour notre protection un plus grand nombre de caméras de surveillance…

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Je pense à tous les vocables inventés pour ne plus nommer les gens, les maladies, les métiers qui pourraient déranger notre sensibilité. Ainsi, un nain est devenu une personne de petite taille, une femme de ménage, une aide ménagère ou une technicienne de surface, un handicapé mental, un individu à déficience intellectuelle, un handicapé moteur, une personne à mobilité réduite, un aveugle, un non voyant etc…
Une chose est certaine, un ouvrier exploité par son patron reste un ouvrier exploité par son patron.
Aussi j’espère qu'aujourd'hui, la grève… Pardon !!!!… l’interruption partielle du temps de travail des exploités patronaux à mensualité réduite impliquant une réduction du pouvoir d’achat dans un système capitaliste et prenant en otage la population française sera à la hauteur des espérances.
Si quelqu’un a une meilleure idée pour nommer la grève justifiée des travailleurs, qu’il la donne…


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C
e n'est pas lui, mais les symboles sont importants...
Edward M Kennedy a dit « Le bateau est arrivé...»
Encore un beau symbole.

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Le monde s’écrit actuellement en termes de Chaos.
Je n’ai pas d’autre image pour traduire ces temps de guerre fratricide. Ce voyage sur terre se fait les yeux bandés, avec un goût funèbre sur les papilles.

Je me sens comme une maison abandonnée dont on a refermé la lourde porte et puis les grilles ; une maison qui cherche encore le bruit des fêtes anciennes dans son jardin.
Je cherche ces bruits.
Ses notes de musiques circulent encore un peu, mais je les sens rejoindre le parc des morts.
J’entends tous les mensonges, je goûte tous les poisons et je me dis qu’à vivre en faux, autant s’éteindre en vrai.
Depuis peu, je fais ce geste incroyable, ce geste (tant de fois refusé) de zapper sur les informations tant elles relativisent à mes yeux notre supposée supériorité.

J’aimerais tant écrire la fièvre et les heures chaudes des paroxysmes, écrire l’engagement et la conscience, mais je ne sais que traduire ce chaos qui m’affole.

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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