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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #photos et poesie.


Tu es le poison
 Un poison qui s’écrase
Bien enfoui au moulin
Comme la maniguette,
Qui enflamme tes mets.
Tu es le poison
Un poison qui se cache
Bien au fond des placards
Comme les baies de Sichuan
 Qui détruisent mes défenses.
 
Xavier-blond-1.jpg
Tu es le poison
Un poison qui s’installe
Bien au creux des boyaux
Comme les graines de piment 
Qui incendient le ventre.
Tu es le poison
Un poison que je veux
Qui me tue doucement
Me perturbe l’esprit
Et grignote mes sens.

© Giliberti / 2007

Xavier-blond-2.jpg

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Sandro.jpg
T’avais tout pour me mettre en croix
Quand tu venais squatter mes draps
Voyou.
Regards vicieux, visqueux sourires
Salive acide, sombre délirs
Voyou

Blanche héroïne et drogue intime
T'organisais bien ma déprime
Voyou.
T'entendais jamais les colombes
Trop attentif au chant des bombes
Voyou.

Sandro-2.jpgT’écoutais pas plus ma musique
Bien trop fidèle à ta rythmique
Voyou.
Tu grandissais sans procédure

Adorable petite ordure
Voyou.
T’avais jamais lu, jamais cru
 Qu’en l’arrogance de tes mots crus
Voyou.
Mais j’ai en moi tant de hauteur
Que j’ai fermé cœur et demeure
 C’est tout.

© Giliberti / Texte Chanson / 2007
Sandro-5.jpgSandro...

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verre-rouge0001.jpg
Je t’ai choisi comme on désire le rouge
Avec effroi et déraison
Je t’ai choisi comme on saisit le verre
Avec la peur de le briser
Je t’ai choisi comme on s’écorche au rouge
Avec l'enfer au bout des contes
Je t’ai choisi comme on se sert un verre
Avec l’alcool à l’intérieur
Je t’ai choisi comme on se marque au rouge
Avec un fer d’appartenance
Je t’ai choisi comme on se coupe au verre
Avec la peur, juste au poignet.


 
© Giliberti / 2007. 
eclat-de-verre-et-sang10001.jpg

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Lionel-profil-blogJ’étais là dans Rio
Abruti des sambas
Du carême naissant
Quand, au coeur des surdos
Un soleil satin noir
Sous l’or blanc de ses yeux
Se plaqua sur mon corps
Et me fit à sa bouche
Boire de la cachaça.

Puis ses gestes de fou
Enfiévrés des bandas
M’obligèrent à l’ardeur
Que l’alcool distillait
Comme au temps des esclaves
Mais devant cet Orphée
Au centre de l’enfer
J’ai fui comme Eurydice
Avant même d'en sortir.
© Giliberti
Orfeu-negro-1.jpgOrfeu-negro-1.jpgOrfeu-negro-1.jpgOrfeu-negro-1.jpgOrfeu-negro-1.jpgOrfeu-negro-1.jpgOrfeu-negro-1.jpg

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Erg


vieux-du-desert-soleil.jpg

Celui qui marche dans le désert
A, de ses pas, tant à apprendre.
Il est de ceux pour qui l’assise
  N’est qu’un thé rouge quand vient nocturne,
Juste un repos dans le silence.

Entre soleil et lune rousse
Ses mots ne disent ni ne dévoilent
Ce que ses yeux savent promettrent.
De ce contrat naît un secret
Comme une alliance avec le sens.

Celui qui marche dans le désert
A, de ses pas, tant à donner.
Il est de ceux pour qui les hommes
Avancent mal et puis piétinent
Les chemins simples de demain.

© Giliberti / 2007
vieux-du-desert-soleil.jpgvieux-du-desert-soleil.jpgvieux-du-desert-soleil.jpgvieux-du-desert-soleil.jpgvieux-du-desert-soleil.jpg vieux-du-desert-soleil.jpg
vieux-du-desert-soleil.jpg

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David-de-face-2.jpg
Les enfants pleurent
Et pleurent les grands
Parfums d’amour
Papiers de soie
Froissés un peu
Déchirés vite…

David-de-face-1.jpg
Les enfants pleurent

Et pleurent les grands
Parfums d’ivresse
Papiers brûlants
Rougis des mots
Oubliés, vite...
.
David-de-face-larme.jpg
Les enfants pleurent

Et pleurent les grands
Parfums d’encens
Papiers de paille
Partis légers
   Envolés, vite...

© Giliberti / 2007


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Divian-noir.jpg
Ses yeux pleins du soleil
Que dégage sa peau
Se ferment à l’Orient
Où les lumières se lèvent
Qui argentent ses mots
Comme elles boisent son souffle
Et inonde sa bouche
De la voix du désert.
De nous tous, c’est celui
Qui saura taire les maux
Puis d’un geste d’ébène
Faire renaître demain.

© Giliberti / 2007

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Hier soir, pour tenter d'oublier toutes les conneries du gouvernement et enfin me réfugier dans une atmosphère moins stressante, j'ai écouté de vieilles maquettes de chansons que j'ai écrites et composées dans les années 80 ; ça m'a donné envie d'en glisser deux d'entre elles, en attendant d'oser mettre en ligne une de celles qui sommeillent dans mes vieux albums des années 70, quand... Quand j'étais chanteur !
ranga.jpg
J’veux un chat qui ronronne
Qui m’aime et qui s’abandonne
Les soirs d’printemps, quand j’me bastonne
Avec mes rêves qui bourgeonnent.

J’veux un chat qui ronronne
Près des rideaux en cretonne
Les soirs d’été, quand mes neurones
Parlent à mes sens qui cartonnent.

J’veux un chat qui ronronne
Que je caresse et bichonne
Les soirs d’automne, quand le ciel tonne
Et qu'dans ma tête, ça déconne.

Je veux un chat qui ronronne
Pour mon corps qui pèse des tonnes
Les soirs d’hiver, quand je m'abonne
Aux idées noires qui plafonnent.

Je veux un chat qui ronronne
Pour oublier une personne
Dont le cœur qui papillonne
A fait que le mien se bétonne.

J’veux un chat qui ronronne…
J’veux un chat qui ronronne…

© Giliberti / 2007
rInga-2--.jpg
Dans tes nuits magiques
J'm perds dans mes tics
Qui masquent les hics
De mes vieilles suppliques
De mec qui abdique.

Quand le jour rapplique

Je replie, pudique
Les claques et les cliques
D’mes noirs atypiques
Aux rouges atopiques.

Puis, sous antalgique

Je joue l’amnésique
Jusqu’à la réplique
De tes nuits sismiques.
Au goût d’arsenic.

© Giliberti / 2007

 

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F-cheveux-3.jpg
Je glisse et m’enlise
Dans ton secret le moins lisse,
Je vais et balise
Tes ardeurs que je palisse.
Ta peau sous mes mains
Que la nuit masque et désarme
Jusqu’au lendemain
Se rebelle et puis m’alarme.
Si sombres mes cernes
Azurés comme la mer
Sont là qui te cernent
De mes jouissances amères.
J’irise et j’inonde
L'antre de ta parole
Qui souffre et qui gronde
De ce transit qui l’affole.
Je tombe et m’enterre
Contre toi et te respire,
Quand se désaltère
Ta bouche dans un soupir.
Puis je me retire
Pour enfin te regarder
Sourire et me dire
Que tu voudrais bien fumer.

© Giliberti / 2007

F-che-2.jpg

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berbere-Mo.jpg
Il ne cessait, orgueilleux et secret, de donner à voir et à rassasier.
Chacun de ses gestes était une aventure, une prophétie complice des fantasmes que je sais cultiver.
Devant un miroir sommaire au dessus du vieux coffre, il fixait l’image qu’il savait me donner, l’image d’un berbère de théâtre où l’éclat de l’argent, à l’ombre de la tente, luisait comme un pavé mouillé.
Moi, repu de ces heures à venir, je fixais tel un chat, la noirceur de ses yeux. Je tentais de rassembler les souvenirs ruisselants de mes nuits solitaires à respirer les parfums de sa couche offerte pour un séjour compté.
À mon flanc, la blessure d’un geste, à ma bouche, celle d’un aveu.
Mes paroles intérieures traduisaient le givre rose du sel aux abords du désert, la caresse du vent parfumé et l’écume de nulle part.
J’attendais.
J’attendais le moment où l’argent à ses bras ne serait qu’un amas à nos pieds, où la soie sur sa peau, qu’une tache silencieuse et en boule.
Là, la mise en scène s’arrêterait.
Là, tout commencerait.

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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