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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #photos et poesie.

 


Les enfants courent sous le soleil
Les hommes rient près de la mer,
Ils ont aux cils mille paillettes de bonheurs simples à venir.
Les enfants courent sous les oiseaux
Les femmes rient près de la porte,
Elles ont aux seins les traces mauves, la bouche ardente, le dernier-né.
Et si l'image se perdait ?
Que le soleil freine sa course 
Si l'eau fuyait tous les rivages ? 
Que l'oiseau fou perde ses ailes 
Si tout cela n'était qu'image ?
Désert des dieux ou pacte fou. 

 

Alors, sur la peau, les coups
Et dans le cœur, le maigre amour. 
 

 

Nous naissons tous un fier matin 
D'une rencontre de l'amour
Mais quand l'aurore tombe en nocturne,
J'ai souvent vu de la beauté
La marque rouge du désarroi.
C'est une sombre poésie
Où chaque mot poisse le sens
Et se libère de ses poisons.


Alors, sous la peau, les cris...
Et dans la tête, la petite mort.

 © Giliberti / 2008

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ombres-de-la-maison-1.jpg
C
e matin, alors que l’hiver s’annonce depuis quelques jours déjà, le soleil s'est faufilé partout dans la maison. Il m'a donné à voir ce que j’aime… les jeux d'ombres et de lumière sur les murs ; l’envers du décor, la personnalité secrète des choses sous le soleil, quand à les regarder autrement, on se croirait soi-même différent.
Juste les lignes d’un feuillage projeté sur le mur... estampe solaire, sumizuri en noir et blanc.
Obscur et pourtant lumineux tracé, comme l'arc de la lune, les soirs d'ivresse, quand sur la plage, le temps qui passe se manifeste jusque dans les veines et fait battre le cœur plus encore.
Un bonheur en négatif...
À développer longtemps, longtemps...


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Bilal.jpg
Fermé
Sur ses bleus sombres,
Armé
Pour ses nuits d’ombre
Il est
L’ange bleu, l’ange noir
   
Le démon des comptoirs…
Ouvert
Sur son histoire,
Amer
Dans ses déboires
Il gère
  Coups de froid, coups de poing
  
Et ragots de gens bien…
Ailleurs
Sur d’autres notes,
Meilleur
Que les « sans faute »
Son cœur
D’ange bleu, d’ange noir
   Ne fait que m'émouvoir.

© Giliberti / 2007

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Moez-feuillage.jpg
À deux ou trois rides d’une mer terre, dans les villes de craie qui se taisent sous le soleil, les hommes qui vous donnent, sont ceux qui nomment vos espoirs.
Il n’est pas rare, à l’heure de la sieste, de rêver à de ferventes complicités et
passé minuit les vivre dans des nuits blanches.
Toutes les impatiences se valent et les envols se meurent de nous, responsables des clôtures de nos vies.
Enfant, pendant les vacances, je lavais, à la pierre lisse des fleuves corses, le linge avec ma mère…
Je garde de ces rares instants de jeu dans l’eau nue, comme je l'étais, l’amour des choses simples comme les mots que je partage avec ces hommes là,
à deux ou trois rides d’une mer terre dans les villes de craie qui se livrent sous le soleil,

Moez-feuillage-2.jpg

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La koubba du belvédère de Tunis.
Le-belvedere-de-Tunis.jpg
Les lieux sombres et discrets au fond du parc ouvraient sur tous les rires, sur tous les mots. Aux abords des silences, où l’erreur est permise, ils donnaient à l’infime des allures grandioses, et au moindre parfum, des vertiges insondables.
Les délices et les désirs sont souvent lettres mortes et vouloir donner vie d’un regard ou d’un geste,vous fait croire au divin.
Moi, au soufre de ta peau, je trouvais des volcans inconnus qui balayaient les rites et brûlaient les remords.
La splendeur des hommes est en soi si petite, qu’il faut bien dans le marbre la devoir à nouveau… dans le plâtre, la noyer et la battre.
Mais la bête qui fuit sait souvent revenir et se laisser dompter, ne serait-ce que pour croire que les cages ont une âme.

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Noam-22.jpg
Vous souvient-il

Des heures bleues, si fragiles
Quand mes mots infantiles
Trahissaient toutes mes émotions ?

Vous souvient-il
Des soirées rouges, si fébriles
Quand mes peurs inutiles
Diluaient toutes vos intentions ?

Noam-3.jpg

Vous souvient-il
De mes phrases sombres ou puériles
Que je voulais subtiles 
Et qui niaient mes aspirations ?

Vous souvient-il
De mes gestes fous ou bien futiles
Qui, d’être si peu tactiles
Signèrent votre capitulation ?

© Giliberti / 2007

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Emmanuel-de-profil-.jpg
Un air de guitare en soirée, quand dehors le vent s’amuse à vous faire peur.
Vous êtes là, derrière lui, près de la cheminée, un alcool fort entre les mains, à l'écouter.
Le feu incendie sa peau, trop de chaleur.
Les quelques notes de gris métal s'arrêtent sur un accord, et la guitare se tait, posée contre le mur.
Son pull glisse à terre et puis le reste...
Et puis... sa peau !

Emmanuel-profil4.jpg
Et il se tourne enfin dans la lumière des flammes.
Vous le contemplez au coeur des ombres vives et rousses comme cette nuit d'automne qui vient et puis s’installe.
Demain les labours reprendront et avec eux la valse des étourneaux comme des taches d'encre dans un ciel de buvard.
Vous serrez davantage votre verre entre les doigts ;  la gorge sèche, vous vous dites : « Et maintenant ? »


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lumiere.jpg
Jusqu’à tard dans la nuit
j’abreuvais tes attentes et parais mes révoltes de la nacre de tes yeux.

Jusqu’à tard dans la nuit

j’espérais un seul mot sur tes lèvres d’arsenic qui me faisaient périr.

Jusqu’à tard dans la nuit

je parfumais ma peau des odeurs de la tienne qui parlaient à mes sens.

Jusqu’à tard dans la nuit

je restais en éveil, gardien de ton sommeil, à attendre ta rosée.

© Giliberti / 2007

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Moez-a-Beja-2.jpgC’était là, pas ailleurs,
À midi
    Dans Béja...
C’était là, dans ces heures
D’un lundi

Et déjà,
C’était moi, comme un autre
Arrêté
Sous ton ciel.
C’était toi, pas un autre
Dans l’été
Surréel.

C’était là, pas ailleurs
À midi
  Dans Béja…
J’étais là, bafouilleur
Ébloui
Presque las,
Devant toi, sombre épice
Qui s’émane
En soirée,
Comme le sourd maléfice
D'un arcane
Assuré.

© Giliberti / 2007
Moez-a-Beja-2.jpgMoez-a-Beja-2.jpgMoez-a-Beja-2.jpgMoez-a-Beja-2.jpgMoez-a-Beja-2.jpgMoez-a-Beja-2.jpgMoez-a-Beja-2.jpg

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De mes rouges aurores
Jusqu’aux flammes de minuit
Je sertis de rubis
Les lumières de l’encore.

fleurs-rouges0001.jpg
De ces rouges confins
Jusqu’au cœur des silences
Je déploie mes urgences
À respirer l’enfin.

 
bougies-A-30001.jpg
De nos rouges partages
Jusqu’aux sombres augures
Je nous pare d’une armure
Pour que vivent les toujours.

© Giliberti / 2007

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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