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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #photos et poesie.



Les nuits d’errance engagent l’aventure ; pas un seul homme n’y résiste.
Histoires de rues, histoires de bars ; toutes se dénouent au cœur des villes qui vous apportent le désir neuf des désirs vieux comme le monde.
L’homme est ainsi fait qui aime se surprendre en découvrant, et s’aviser en dérobant…
Dans la fumée des lieux étranges, l’instinct le force à ses oublis.
Les peurs se taisent quand il s’agit de tout entendre.
Bruits de bottes, bruits de chiens, sale envie, saint orgasme… Le pas pesant se fait léger quand il faut suivre l’Inconnu.
C’est enfin l’heure des yeux qui voient, des bouches qui crient, des corps qui parlent… Larmes et sueur ne font plus qu’un.
La clef des purs est à ceux-là qui savent faire de leurs heures obscures, des heures claires de bacchanales.
Et puis enfin, quand râle et rut se sont bien tus, restent l’alcool et le tabac qui perpétuent le protocole.

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Il te disait « non » quand tu lui disais « oui »… Et il gagnait comme tu perdais.
Qu’attendais-tu de la beauté sinon l’intox de sa formule ? Les vieux matous ont plus à faire dans les poubelles qu’au fond des boîtes où le poil terne séduit si peu.



Il te disait « va » quand tu lui disais « viens »… Et il partait comme tu restais.
Qu’attendais-tu de sa beauté sinon l’offense des différences ? Les vieux matous ont plus à faire dans les poubelles qu’au fond des lits où leurs caresses engendrent peu.

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De ces hommes d’alors…
Il me vient quelques rires et des mots
Un regard, deux ou trois notes en prélude des fugues sur ma peau.
Puis des cheveux d’automne et des pourpres de lèvres comme autant de  fruits rouges au matin du jardin.
De ces hommes, encore…
Il me vient quelques larmes et des maux
Un soupir, deux ou trois trêves en dimanche d’été ou d’attente.
Puis un sourd appétit de clarté et d’obscur comme autant de zébrures sur la toile de mes nuits.
© Giliberti / 2008

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Pétri de tant des problèmes de notre malheureuse planète, j'avoue que prononcer des voeux pour 2009 est un casse-tête, aussi, dépouillé de tout et riche de rien, je savoure quand même le premier jour de cette année nouvelle qui se trimballera au rythme des silences et des musiques, au son des pleurs et des rires, au vif des erreurs et des vérités.
Belle année de violence et d’amour.
Belle année de doutes et de certitudes.
Belle année d’instinct animal.
Belle année de rugissements pour balayer les systèmes établis et se rappeler que le point d’eau se partage, même s’il est dangereux.

Belle année 2009

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Noël s'éloigne déjà et mes plaisirs aussi…
Ils se perdent dans les brumes d'un ailleurs incertain
Un ailleurs vaste et bleu.
Mais les lumières, sentinelles de mes heures
Veillent à la douceur du soir.
Elles me parlent d'un regard
Qui palpite comme elles
Et comme elles, me calme
.

© Giliberti / 2008



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    Boire à la rose transparence d’un verre lilas qui nous lie là
 Et partager l’eau, le vin, la salive...
Le voyage à nos lèvres !
Le voyage à nos tempes en ces jours de fin d’année.
Un voyage pour conjurer l’exil.

© Giliberti / 2007

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De ces heures avec toi
J’ai gardé la lumière
Et puis l’or
Dans tes cheveux de cuivre.

De ces heures avec toi
J’ai gardé le silence
Et le bronze
 Dans tes yeux d’enfant triste.

© Giliberti / 2008






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j'ai parfois la  nostalgie des hommes que je n’ai pas connus, des hommes que j’imagine pacifistes, proches de la nature, de ceux-là qui n’ont peut-être jamais existé.
Des hommes qui auraient ignoré l’ambition, la religion, la destruction, la coercition, ou l’autocélébration.
Des hommes qui se seraient contentés de vivre de la terre sans la détruire, sans se détruire… Et si ces hommes-là ont existé, quand donc l’erreur a-t-elle eu lieu ?

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Laurent-yeux-fermes-2.jpg                             Qu’avez-vous vu des lumières crues qui me blessaient
                                                  Et du soleil qui me brûlait ?

Qu’avez-vous vu des nuits stériles qui m’enfantaient
Et de la soie qui m’agaçait ?

Qu’avez-vous su de mes regards qui ont permis
De voir vos yeux aveugles à vie.
© Giliberti

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Les mots trimballent les mêmes émois depuis toujours et moi je les trimballe au fil des mois…
Je les ravis, mais eux aussi savent le faire sans précaution, sans autre douceur que l’aigre-doux du sens à l’heure du rapt.
Et puis les peaux… même état d’âme qu’avec les mots… je les épouse, je les rejette. Elles me reprennent puis me renvoient.
La nudité comme un mystère et le mystère enfin à nu…
À disposition.
À juste les sens.
Les mots, les peaux… simples senteurs, musc ou jasmin. Et le silence qui désapprend jusqu’à la soif prochaine.

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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