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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #photos et poesie.


 De toutes parts les bleus
  Même la nuit qui se glissait dans ta demeure s’en revêtait
Toi, entre faim et soif, tu attendais
Moi, entre peur et cran, je me taisais.
Je me souviens des parfums lourds de la cour, juste derrière
Ceux de ta peau, juste devant
Ses cicatrices.
Immense nuit, immenses lieux, immense conte.
Comment livrer avec des mots cette douleur qui conforte ?
Comment décrire les amertumes de la douceur ?
À vivre tant, les hommes se meurent toujours d'un rien
Toujours trop vite, toujours à l’aube.

© Giliberti / 2009

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Le soleil embrase ta peau depuis plus de vingt ans et le sable la polit.
Tous deux t’ont fait comme tu es, sombre cuir à mes yeux, parangon sous mes doigts.

De ces choses d’une vie, de ses incertitudes, ton sourire serait bien celui qui compterait si l’amour magnifique qui m’attise aujourd’hui menaçait de s’éteindre.

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Chaque homme se retournait sur ton passage… chaque femme.
Souviens-toi… Londres… la cour arrière de la galerie où j’exposais… nos rires, notre confiance au fond des yeux.
Et puis New York, les boîtes de nuit, l’alcool et la musique… et toi, mon guide dans cette ville ou ton nom et ton visage s'affichaient sur les murs.
J’ai eu la chance de te trouver comme on se perd et se perdre avec toi a eu de la gueule.
Ton bras autour de mes épaules aux heures de l’amitié a tant marqué mon devenir…
Ce canevas pourtant rompu laisse traîner ses fils et ton visage se recompose sur mes toiles. Je fais de toi une oeuvre comme d’autres en font une vie.
Aujourd’hui, bon nombre de tes "amis" te rejoignent sur Facebook.
Je ne le ferai jamais… Te connaître vraiment, te connaître tant me permet ce luxe suprême ; cette toile-là ne m’intéresse pas.

Et là, sur mon blog, offert une fois encore, ton profil…
Une fois encore, tes yeux fermés sur un passé toujours présent, sur un passé ensemencé des heures douces où toi et moi avions la chance de rêver et croire qu’il suffisait de vivre pour demeurer en vie.


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Jaloux de l’eau…
De cette liaison qu’elle entretenait avec toi en cette fin d’après-midi.
Juste avant… mes mains avaient tout su de tes mystères, mes lèvres, tout bu de ta peau mate.
Juste après… encore meurtri de nos ébats, je regardais comme un voleur ton bal intime sous la douche, ta mise à mort de nos parfums, de nos sueurs.
Jaloux de l’eau…

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Certains hivers tunisiens, alors que la plage n’est plus qu’un souvenir, que Moez et moi bavardons à l’ombre des murs blancs, au son des musiques sirupeuses, la lumière des bougies fait naître de cette composition orientale faite de divans profonds, de soie et de velours, des ambiances de peintures hollandaises.

Dans ces soirées d’ambre et d’obscur, dans ces versions des mille et une nuits revisitées, Moez prend alors les allures d’un authentique Rembrandt.


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Aujourd’hui le soleil est enfin rentré dans la maison… Il a investi la transparence des hellébores cueillis au jardin et celle du cristal...


  ... Il a réchauffé le vieux bois de la selle de dromadaire et la peau de mouton…



... Puis, il a allumé chaque objet, comme pour une fête...


Enfin, il a réveillé les murs de mon souk normand qui hibernait depuis si longtemps...


Mais c'est encore et surtout au creux des héllebores qui palpitaient de plaisir que j'ai aimé le voir paresser...


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Je veux que s’aiment les hommes
Que leurs couleurs sèment
Mais à l’heure des progrès
La peur gagne sous le masque.
Pauvres mots, pauvres morts
Textes noirs ou bien blancs
Le voyage fait peur…
Pauvre peau sous la boue
Noirs atouts au soleil
Le voyage n’a pas lieu



Je veux que s’aiment les hommes
Que leurs ardeurs sèment
Mais à l’heure des progrès
Le froid gagne sous la flamme.
Tant d’instincts refoulés
Foule entière sans destin
Qu’à dessein on enterre…
Pauvres rêves emmurés
Formatés puis brisés
Aux frontières des nantis.

© Giliberti / 2009

Textes noirs ou blancs que le vent prend et laisse tout au bord des trottoirs…

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Rien ne vit autour d’eux… Tout palpite pourtant.
Les marées et les mers, le soleil et les astres,
tout s’emmêle, tout se barre.
Les hivers, les printemps… Ils les vivront demain.
Pour l’heure,
C’est sa peau qui fixe les degrés.
Pour l’heure,
C’est sa bouche qui donne les saisons et le piège d’amour vaut toutes les libertés.


© Giliberti / 2009


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Quand le soleil commence à se coucher et qu’avec lui, s’enflamme le ciel et puis les peaux, la courbe de l’horizon donne de tous les vertiges, tous les écarts… On oublie la violence et on oublie les heurts ; les yeux suffisent et le souffle s’accomplit.
Cet arc qui se passe de flèches… cet arc est une de nos dernières trêves.


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C’est d’abord un regard, puis c’est aussi la voix
Le parfum vient très vite qui s’ajoute au sourire.
Et c’est alors le souffle... et les mots... et les gestes
Qui répondent en silence au vacarme de mon coeur.

L’homme est fait
De ce qui le défait
Puis il croit
  En tout ce qui le broie.

© Giliberti  2009


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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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