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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #peinture et poesie




J’aime beaucoup voir les gens accoudés aux fenêtres, c’est un thème que j’ai souvent exploité, tant en peintures qu’en photos . Il y a là, l’idée de se trouver à la fois dedans et dehors, de connaître un peu et pas du tout celui ou celle qui vous regarde, eux-mêmes voyeurs de qui passe dans la rue.
C’est un vol partagé.
Farouk a posé sur ce tableau et sur son visage plane l’ombre de barreaux symbolisant la prison, tout au moins « sa prison », comme chacun d’entre nous porte la sienne.

Elle n’est pas vraiment visible et pourtant elle est présente avec ses déclinaisons en croix... autres prisons que les religions.



De blessures en sutures
Il n’y a qu’un fil
De possibles en jamais
Il n’y a qu’un mot
Mais de toi jusqu’à moi
Il y a toute une vie

© Giliberti / 2007


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Ces jours-ci, une amie m'a rappelé l'extrait d'un de mes romans "Bou Kornine". Je profite lâchement de cet éclairage sur un texte de 2004 pour rebondir sur ce sujet qui m'est cher et, comme je suis toujours dans le même état d'esprit que celui de ces derniers jours, (proche de d'encéphalogramme plat), publier ce texte me convient tout à fait. Je me revois en train de l'écrire...Il faisait chaud, j'étais enfermé dans la lumière tamisée de la maison de Sidi Bou Saïd et, alors que les premiers mots s'inscrivaient sur l'écran de mon portable, la voix du Muezin de la petite mosquée d'à côté s'est mise à emplir en arrière fond l'espace de la pièce.
Je ne pouvais trouver mieux comme "musique" inspirante...


Voici ce passage de Bou Kornine...

(...) J’en arrive à me demander, si cet amour de l’Orient qui oscille entre passion et retenue n’est pas pour l’athée que je suis, la dimension du sacré recréé ou celle, plus poétique, de mon voyage sur terre. Une continuité mythique des épopées de l’enfance, où grandir n’offre pas une vision unique. Une éthique et une altération qui accompagneraient mon goût des mots et des maux… Un spectre ouvert sur l’imposture de vivre debout, quand tout me pousse à me courber.
Et puis, sur cette terre où la possession prive le monde de tout, aimer ce qui ne vous appartient pas prodigue quelque chose d’ineffable.(...)






Première esquisse avec Moez.


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Je pourrais pleurnicher sur l'Afrique et me lamenter sur les conditions difficiles que certains de ses états connaissent, je l'ai souvent fait, souvent écrit, souvent peint, mais aujourd'hui, je veux simplement rappeler qu'elle est non seulement le berceau de notre existence, mais aussi ce vaste territoire ouvert sur des rêves immenses. Des rêves que notre présent, parfois bien terne, a tant rétrécis.
L'Afrique est à l'image d'un ressac vivifiant qui nous ouvrirait les yeux sur nos racines oubliées et sur notre
spontanéité perdue.


C'est notre terre atavique, notre mémoire. Elle est la mère de tous nos possibles, de tous nos peut-être, de tous nos demains.
Il ne faut pas faire de l'angélisme pour autant et ignorer les obstacles et les incompréhensions nés de l'avoir tant bafouée, mais tentons, avec les Africains, de dépasser les souvenirs cruels et de poétiser nos relations actuelles.


Moi qui souffre de n'être ni d'ici, ni de là-bas, mes yeux s'émerveillent toujours du peuple africain, de ses artistes fabuleux, de ses femmes courageuses, de ses enfants qui vous sourient, quand nous n'avons en France que des fronts butés, la plupart du temps, et des têtes importantes siamoises de téléphones portables.
L'opulence est souvent synonyme d'ennui, au point que souvent je me mets à penser que l'avenir est dans la pauvreté.
Cette pensée bien utopique qui fera sinon bondir, tout au moins sourire, n'en est pas moins, et de plus en plus, une idée qui me concerne et s'inscrit tout en moi.


© Giliberti / 2007

Demain s’éteint à l’aube du grand hier.
Deux mains d’argile retrouvent la terre.

            © Giliberti / 2007



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Depuis le temps que je mets en avant les visages ou les corps de mes modèles, aujourd’hui, seuls leurs pieds et leurs mains sont à l’honneur… Pieds de Franck, mains de Laurent et d’Emmanuel... et quelques mots de moi.



Ma patience est d’argile
Et mes plaies la ravinent
Elle me rend presque libre
D’inventer ma prison.
© Giliberti / 2007
 

Mes mains ne tiennent plus
L’ardeur de tous les sables.
Silices et bris de verre
Ont trop blessé l’enfant
Damné de tant d’années.

© Giliberti / 2007
 

Balayer les marées,
Les maris, les marins et les morts

Larguer les amarres,
Les amants, les amours et les mers,

Me bercer de mes propres remous
Pourrait être l’attrait.
© Giliberti / 2007


Demain s’éteint à l’aube du grand hier.
Deux mains d’argile retrouvent enfin la terre.
© Giliberti / 2007



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La solitude est si vaste
Et le monde si étroit
Pourrait-on me prédire
Un enclos qui m’enchante ?

© Giliberti / 2007
 

Renoncer et pourtant toujours…
Renoncer et pourtant encore.
Tes renoms, tes symboles
Mes rancoeurs, mes écarts
Me font battre les rues
De mon pas inutile.

Renoncer et pourtant devoir…
Renoncer et pourtant savoir
Que sans cesse dans mes nuits
Tes probables atouts
Sauront bien m’incendier
De leur sens facile.

© Giliberti / 2007


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C’est le noir des yeux,
C’est le rouge de l’âme
  C’est l’amour d’un pays.

In Bleus d'attente © 2001




Un dernier clin d'oeil sur ce qui enchante mes yeux et je cours à l'aéroport.

@ Bientôt

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Depuis les cieux l'oiseau cherche sa proie au sol et lorsqu'il l'aperçoit, sa vue s'aiguise à l'extrême pour qu'il puisse, avec précision, fondre sur elle.
Le peintre, c'est un peu ça, qui tente de percevoir sur l'étendue de la toile blanche le signe d'une idée, d'une image à capturer.
Mais les idées elles aussi, comme les oiseaux, s'échappent parfois aussi vite qu'elles apparaissent, et le peintre reste sur sa faim.


Quant à crever d'un mot de trop
J'aime encore mieux crever de rien
Sur ton visage que je déteste
Je lis encore tous mes fracas
Sors de mes mains, vas t'en voler
Et ne viens plus fienter par là.
© Giliberti / 2007

Petit poème spontané dédié à une amie qui se reconnaitra et qui a déclanché chez moi le pocessus de la "désamitié".


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Dimanche sur la 5, dans l’émission de Franz Olivier Giesberg, Sakorsy à qui l’on demandait ce qu’il pensait de la fuite de Johnny Hallyday en Suisse a été on ne peut plus clair : selon lui, ce départ pose avant tout la question des impôts excessifs sur les grosses fortunes. Beau retournement de situation tout à fait prévisible et qui laisse entendre qu’un chanteur populaire qui manque tout simplement à ses devoirs de citoyen en n’acceptant pas la fiscalité imposée pour tous, serait la victime d’un système injuste. De nombreuses fortunes existent en France, pour autant elles ne s’expatrient pas forcément.
Dans son extrême facilité à noyer le poisson dès qu’une question précise risque de démasquer son libéralisme à tous crins, Sarkosy a aussitôt mélangé les genres en parlant de la fuite des cerveaux et notamment du scientifique Montagnier jugé trop vieux pour être maintenu à la tête d’une équipe de chercheurs.
Cet amalgame ridicule a fini de m’écoeurer…

*
Sans transition, je rapporte ce qu’a dit un SDF à qui l’on a demandé hier ce qu’il pensait de la mort de l’abbé Pierre : « Sa mort me fait plus mal que la morsure du froid ».
Belle ellipse aux regards des phrases grandiloquentes et souvent creuses employées par les personnalités de tout bord.
*


Les modernes atouts
Qui s’installent et effacent
L’étincelle des fous,
Sont à toi, sont à moi.
Les modernes atouts
Qui ajitent nos jours
D'un présent trop futur
Sont à lui, sont à elles.
Les modernes atouts
Qui donnent à nos désirs
De déviantes blessures
Sont à eux, sont à nous.
Les modernes atouts
Qui tarissent nos instincts
Et fabriquent nos plaies
Sont nos futurs chaos.

 © Giliberti / 2007
 
                                                                                                              
 

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Tu etais la pierre
Et tu étais l’eau
La pierre me noyait
Et l’eau me heurtait.
Je disais, « viens » et tu partais.
« Va » et tu prenais racine.
Comment aimer l’escale
Quand elle ravit la terre ?
Comment aimer le souffle
Quand il vous plaque au sol ?

In Bleus d'attente © 2001



Des chambres noires et sans désir
Naissait pourtant l’ivre clarté.
Elle balayait les rites
Et la sauvagerie.
J’aimais me trouver lâche,
À boire sans un regret
L’eau de sa peau, acide
Comme un pélargonium.

in Voyage secret © Bonobo 2004



  La double étreinte
Éteinte et tiède
S’en est allée
Se profiler
Au gouffre mauve
Des aurores.
Parfum d’orties
S’empare de moi
Parfum, dors-tu
   Sans part de moi ?
Brûlure d’ortie,
Bras incendiés,
Vous consumez
Mon âme froide
Comme la mort.

© Giliberti / 2007

                                                          

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Est-il un ciel,
Où le pas,
Comme sur terre,
Laisse trace
Et qu’enfin,
Les oiseaux
Perdent leurs privilèges ?

© in Bleus d'attente / 2001


Suis-je encore escorté
Des oiseaux de la chance?
Et mon si long chemin,
Mène t’il toujours à midi?

© in Bleus d'attente / 2001




 

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