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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #peinture et poesie

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Ton image multiple
Refait mon horizon
Et ta blessure bleue
Opalise mes doigts.
Tu t’approches de moi
Et ton corps donne l’ordre
Pour un jour, pour un mois
D’encore te recréer.
Ton image multiple
Baigne alors mes ardeurs
Et ton sombre regard
Saigne et signe mes toiles.

© Giliberti / 2007

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Tu dis encore les mots
Qui tuent
Et moi,
Mourir de toi, je peux.
Tu dis encore « tais-toi »
Et moi,
Me taire,
D’un mot de toi, je peux.
Tu dis encore « J’ai peur,
Je crève »
Et moi

  Sauver ta peau, je veux.
Je dis toujours « Résiste!»
Car moi,
Sans toi,
Mourir de vivre, j’ai peur.

© Giliberti / 2007
 

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Est-il plus dur chemin
Que le chemin des égarés ?
Est-il meilleur abri
Que le repaire d’une sombre argile ?
Peut-on imaginer
La dissidence d’un regard noir
Se transformer du bleu
D’un pacifique et doux reptile ?
Est-il plus dur chemin
Que le chemin des égarés ?
De ceux qui dès demain
S’échangeront des mots d’amour.

© Giliberti / 2007
  À bientôt...

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Un de mes premiers tableaux avec Emmanuel, tant d'autres devaient suivre...

La lumière est bien là
Aveugle comme tout ici.
Aveugle comme toute issue
La lumière est bien là
Noyée dans l’instant de l’autre
Noyée dans mon au-delà
La lumière est bien là
Aveugle de toute chose
Noyée dans si peu de tout.

© Giliberti / 2007

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Je me barricade derrière l’ennui… petite résistance et douces revendications, rancunes infantiles et sourires de clown.
Que peut encore vouloir un enfant de plus de cinquante ans ?
Le paradis perdu de ses jouets ? Les tâches rouges des coquelicots dans les blés ? La douce alarme de son cœur aux chants des amours naissants ?
Son mal de voir
tout plus grand jusqu’à l’agacement ? Ce mal d’en haut pour fuir son mal d’en bas ?
L’éther pour fuir la Terre ?
La toile pour fuir l’étoile ?
La bête qui vit en moi attend toujours de tes caresses, mais un hiver maussade et un été humide, lui donnent l'envie d'un autre maître.
Je me barricade derrière l’ennui… petite résistances et douces revendications...
Mon mal d’en haut,
comme un carillon éolientin, tinte au grès du vent
 

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Ta peau défait tous mes voyages et tes sourires font chavirer ma barque. Je ne sais plus la lumière, je ne sais plus la nuit.
L’été de toutes choses n’a pas brûlé l’instinct mais au silence des soirs nouveaux, j’ai des sursauts de moribond.
Je ne sais pas qui vole l’autre, je ne sais rien de ces larcins.
Ils sont en moi et vivent en toi puis réinventent nos visages.
Tous les matins où mon orgueil ne laissait rien à tes parades sont aujourd’hui si peu de choses. Aimer pour rien me semble enfin la condition de mes alliances.
Je ne sais pas qui vole l’autre, je ne sais rien de ces larcins.
Ils sont en toi et vivent en moi puis réinventent le naufrage.


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Quand tout
ici me retient
De l’alliance de nuit
À l’embrun du matin,
Quand au soleil des nuits mortes
La vague est d'un argent
À l'éclat sans pareil,
Quand déjà je somnole
Du repos attendu
Sous la courbe d’azur,
Quand je t'entends dire encore
Que le vent n'est pas rien
Et qu'il faut s'abriter,
Où partir ?

© Giliberti / 2007



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Ommi !
En arabe, ça veut dire « maman ».
Comme ce n’est pas ma langue, il m’est plus facile de le prononcer en gardant une certaine distance.
Son sens reste comme un secret, comme un souffle de légende, un conte de mille et une nuit.
Ommi !
Quelques larmes ce matin au téléphone.
C’était elle bien sûr, elle qui sait le cordon coupé depuis bien longtemps, mais qui sait aussi qu’il nous relie toujours, au point de l'avoir peint de façon allégorique.
Ommi !
Un mot lancé dans la nuit, une complicité entre un enfant et sa mère.
Une mère qui met un pied dans la tombe, qui hésite, revient en arrière, avance à nouveau, m’appelle pour que je l’aide…
Son voyage n’est pas aisé.
Et puis l’enfant qui est plus adulte que sa mère dans ces moments-là, lui prépare ses bagages... Lui aussi, trouve le voyage peu enviable,  la destination trop définitive, mais en tâchant d’organiser celui-ci, il s’approprie le sien futur.
Alors le téléphone...
Alors les va et viens…
Les trains, les avions…
Les mains qui se tiennent, les yeux qui se parlent… Les larmes qui se mêlent...
Alors, Ommi…
Une mère et son fils à l’heure du grand départ.


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Il est des bleus dans nos nuits blanches
Qui m'incendient
Des nacres mauves de tes yeux.
 
Il est des bleus sur ma peau blanche
 Que tu sertis
Des marques rouges de tes dents.

© Giliberti / 2007


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Et dans le silence du monde clos, quand nous n’aurons plus rien à nous mettre sous la dent, plus rien pour nous couvrir les os, viendra le temps de nous demander qui nous bouffait du temps de notre vivant… Hommes libres et prisonniers, cavaliers aux grands bruits et va-nu-pieds silencieux, philosophes transportés et verbeux de tous bords, marins à vider et putes à remplir, salopards et grands coeurs, tous… nous aurons été la proie d’autres nous-mêmes, ces autres-là qui goûtaient au festin des vivants, dépouillaient les carcasses des faibles et des rampants, léchaient les pieds cornus des puissants, avalaient leur semence stérile digérée au firmament de nos faiblesses.
Retour à la terre ! enfiévrés et athées, innommables forains.




Cette blessure bleue,
Comme tes yeux qui savent tant me rassurer

Cette blessure noire,
 Comme les miens qui savent mal te regarder.

© Giliberti / 2007


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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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