Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de Michel Giliberti

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>

Articles avec #peinture et poesie




Sous la peau, la pierre

Terne et sans vie, veinée de bleu au fond des draps

Sous la peau, le froid

Terrible et inhumain aux premiers feux du soir.

Et puis…

La peur de soi

La peur de l’autre.
 

Sous la peau, le doute

Immense et redoutable à l’heure du désir

Sous la peau, l’ennui

Amer et trouble, cruel de solitude

Et puis…

La peur d’être en hiver

Sans plus savoir aimer.

© Giliberti / 2009 

 

Voir les commentaires


Le masque ne fait pas illusion.
Il embrasse les souffrances que nous tentons de cacher.






Voir les commentaires


Saudade
Et comme le temps n’est pas entre mes mains, qu’il a au cœur d’autres naufrages, je reste là dans les couleurs du soir à me demander où je vais.
Dans chaque port, dans chaque attache, un sens unique du destin donne à mes heures le sentiment de tout rater.
Dans ces moments de nostalgie… saudade, bien sûr.
Saudade jusqu’à la nuit en compagnie d’Alvarinho, cet ami vert qui sait m’atteindre et me parler de tes yeux sombres.
Saudade.

Voir les commentaires


Fragile comme l’argile des nuits
Ma peau te parle et me trahit.
La pierre rouge de tes lèvres
Le vert asile de tes grands yeux
Ne gomment rien de mon ennui.

Fragile comme une faïence ancienne
Ma peau te parle et me défie
Le cuivre sombre de la tienne
La claire vision de tes ébats
Ne comblent rien de mes tourments.

© Giliberti / 2009

Voir les commentaires



Un jour, tu seras moi
Il n’y aura plus de peaux
Juste le tamtam des coeurs.
Un jour, tu seras moi
Un jour, je serai toi
Il n’y aura plus de lois
Juste le tohu-bohu.
Un jour tu grandiras
Un jour je grandirai
Il n’y aura plus de mots
  Pour nommer chaque couleur.
Et à part toi, Apartheid,
Qui d’autre se souviendra
  Du vieux chaos des pigments.

© Giliberti / 2009


Voir les commentaires



Je gravis des sommets qui me renvoient au sol
Et je gueule mes silences comme on crache sur l’asphalte.
Les oiseaux de malheur tout autour de ma rame
Finiront par piller mes fruits lourds à porter.

Comment dire je t’aime autrement qu’à le dire
  Quand chacun de mes mots me conduit au mutisme… 

Je suis né comme on meurt et me tue à le croire
C’est un vin qui me saoule autant que mes racines
Tant de nuits pour si peu de moissons au soleil
  Tant de toi dans mes bras ouverts sur la couleur.

Comment dire je t’aime autrement qu’à le faire
  Quand chacun de mes gestes me conduit à l’ascèse…


© Giliberti / 2009


Voir les commentaires


Ta blessure est la mienne mon amour…
Ton sang, le mien.
J’ai si peur des années qui te broient et des heures qui me tuent…
« Mon amour, mon temps, ma transparence »… ces trois noms par lesquels je t 'ai nommé un jour de mille neuf cent soixante-treize restent d’actualité.
Tu es mon amour, mon temps, ma transparence et aujourd’hui que le temps nous bouscule et se joue de nous, j’ajoute à ces trois noms… « Mon éternité ».

Voir les commentaires



D’abord, il y eut les mots et puis…
Les mots.
Les mots encore…
Les mots pour ne rien dire... Pour fuir la gorge sèche, le cœur qui bat, l’attente du goût de l’autre, son souffle à partager…
Et la musique gomma les peurs de notes en notes, de soupirs en accords… Alors, d'un geste à l’autre, d’un signe à l’autre, ta bouche, comme un alcool, vint à mes lèvres.
Tu absorbas tout de ma honte et j’avalai tout de ta gloire.
Jamais baiser ne fut plus long ni plus entier.
Longtemps après, dans une presque obscurité, je regardais tes lèvres rouges marquées de mes ardeurs et je sentais les miennes meurtries de tes désirs.


Voir les commentaires



Les mains parlent tout autant que les yeux…
Elles me fascinent et m’emportent aussi loin.
C’est un étrange voyage que de rencontrer des mains et si les yeux captent plus vite l’attention, les mains, elles, la retiennent pour longtemps.
Qu’elles soient aristocratiques, tachées d’encre, ou blanchies du plâtre, elles sont toujours porteuses de vie et de préhension.
Ce sont des mains qui lissent vos cheveux au matin de l’enfance, ce sont des mains qui tiennent les vôtres au soir de la vieillesse… Les mains s’accrochent, se raccrochent, s’agrippent, finalement ne vous lâchent plus et même si certaines d’entre elles lâchent prise, vous abandonnent et vous désertent , elles méritent notre sensible attention.
Ici, sur ce tout dernier tableau, les mains de l'acteur Salim Kechiouche… Salim, que j’ai si souvent peint, si souvent photographié ! Salim, aux mains généreuses.
Cette toile fera partie de ceux de ma prochaine exposition qui aura lieu en mai ou juin à Paris, à la galerie Benchaieb. La date n’est pas encore fixée.

Voir les commentaires



Seul dans l’enfer de mes duels
Toujours ici et presqu’ailleurs
J’ouvre des mots qui te referment
Et de me faire je te défais.
J’ai l’indigence de la pudeur
Et l’ouverture du dénuement
C’est bien assez pour trop t’aimer
D’un double trouble, d’un double émoi
Accordés à ma confusion.


 © Giliberti / 2009

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
Haut

Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

Hébergé par Overblog