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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #peinture et poesie

 

 

Silence-noir

Une simple pause, un regard de buis et puis, l’heure douce s’enfuit bien trop vite, nous prive de la nonchalance, du partage et du geste repus.
Par erreur, par mensonge, le temps définit ses élasticités en fonction de nos enchantements, de nos sottes angoisses.
Mais qu’importe si l’heure ne dure qu’un instant ! L’image s’est imprimée à vie.

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les-vertes-enviesLes chevaux du passé sont venus jusqu’à moi, écumants et brillants dans le petit matin. Ils ont dit à mon père d’aller voir dans la grange si l’amour est bien là, tout au chaud de la paille. Et mon père a dit « oui », puis au plus énervé, il a posé une main sur son flanc, comme on touche une femme qui attend : « Tout va bien, calme toi, c’est l’ardente du matin, l’étoile de Bohème !  Tu ne peux avoir peur. » 

Moi, j’ai vu dans ma main l’oiseau tiède se mourir et j’ai vite jeté le petit sac de plumes.

 

© Giliberti

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Trève-copie-1

Vous disiez ce soir-là, à deux pas des glycines, que l’orage prochain oppressait tous vos sens. Il est vrai que, si blêmes sous le soleil éteint, vos pommettes saillaient et déchiraient mon cœur.
Je respirai peu et mon souffle, au détour des parfums de vos mots, me semblait presque vain, sinon lâche.
J’aurais voulu connaître un parcours moins brillant et renaitre de l’austère vérité qui s’émanait de vous.
Vous aimer sous la pluie menaçante m’aurait bien convenu, mais vos rêves déçus n’entendaient presque rien.

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amours-nomades
Les amours nomades transportent avec elles toute la violence et la vertu nourries des plus grands désordres.
De ces grands et beaux combats, de leurs creux et de leurs bosses percées des rouges verticalités du quotidien, naissent nos nourritures terrestres ; tout souffle confondu et sang mêlé.
© Giliberti
 

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TracesTraces de sang ou peut-être d’amour
L’œil retient ce qu’il croit avoir vu
  Mes mots nomment les blessures mais condamnent le chagrin
Tout décrire pour cacher davantage
C’est peut-être le sens d’une vie
C’est sans doute le sens de la mienne.

© Giliberti

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Le-mur

Un jour on se retourne dans la lumière     
Un jour on abandonne le mur qui obstruait nos yeux
Plus rien n’influence nos destinées
Croix et prières, éthique étroite et grands tabous. Plus rien! 
Toute l’enfance reste écrasée sur ce vieux mur comme un insecte dans son sang 
Notre regard est enfin plein de notre seule vigilance.

© Giliberti M 

 

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rouge

Parfois, bien ancrés au sol, mais éloignés de notre condition de terrien, nous nous trouvons embarrassés.
Forts et faibles de quelques expériences, nous avançons tout en masquant de notre mieux les égratignures qui endurcissent et les lâchetés qui confortent. Nous avançons, auréolés du rouge de nos erreurs comme autrefois quand nos joues empourprées attendrissaient les grands.
Hélas, avec le temps ce rouge désarmant de l’enfance devient la simple marque de nos souffrances, de nos erreurs et de nos ressentiments. Il faudrait pourtant qu’il reste celui des coquelicots magnifiques et légers dans l’air saturé du parfum des moissons, de ces tâches vives, témoins de nos amours d’antan.
 
 

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l'attente
Peut-être bien qu’un jour s’écrira le départ
Coulera le café du dernier des matins.
Sur la table le journal reposera ouvert
Sur tant de faits divers qui retenaient mes yeux.
Peut-être bien qu’un soir, se tairont les trois notes
Des chansons qui m’aimaient comme je les aimais
Quand l’ambre d’un whisky me disait que demain
Serait un autre jour, un jour forcément beau.
Peut-être bien qu'alors mes gestes faibliront
Au point qu’un téléphone me paraitra si lourd
Qu'appeler me sera aussi dur que d'attendre
T’attendre ! Rien qu’un leurre ! On n’aime que les vivants.
 
 © Michel Giliberti
 

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De tous nos combats fratricides, de cette promiscuité des sens, de cette alliance des divorces, je garde au cou les marques mauves de tes dents, comme des perles inestimables et comme autant d’azur dans les heures noires de nos délires.
J’ai tant aimé te voir m’aimer, te voir sourire, te voir dormir.
J’ai eu si peur de tes silences, de mes secrets, de nos colères…
Comment te dire la beauté de ces combats d'amour ? 
Je suis né de tes mots et c'est des miens que je mourrai, mais avant, comme la pluie parfume les jardins aux heures chaudes de l'été, mes larmes sur tes joues sauront embaumer ton sommeil.


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La porte de la mer
La porte de l’amer
  La porte de la mère.
 

Ce matin, je sui tombé sur la photo de ce tableau des années 80 et son titre m’évoqua "La Porte de France", à Tunis, dont le nom originel est "Bab el Bahr",("La Porte de la Mer", justement). Sans tomber dans le pathos, me sont venues aussitôt à l’esprit ces trois interprétations…


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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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