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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #michel giliberti



On reproche parfois à ma peinture d’être esthétique ou, seulement esthétique.

Pourtant, je ne suis pas attaché à la seule forme, bien au contraire. L’expression figurative est pour moi le chemin le plus court entre le message que je veux faire passer et le spectateur qui regarde ma toile. J’essaie de transcrire ce qui heurte ma sensibilité, c’est tout ! Géricault n’en a pas fait davantage quand il a peint « Le radeau de la Méduse ». Un tableau on ne peut plus esthétique qui dénonçait des événements dramatiques qui avaient fait scandale à l’époque.
Comprendre ce que je veux dire à travers une de mes toiles ne nécessite aucun décodeur ; je n’ai pas besoin d’expliquer mon œuvre au contraire de nombreux artistes fabriqués par le discours qui sous-tend leur travail. Discours souvent « officiel » établi par ceux qui glorifient certains d’entre eux avec comme seul objectif, d’asseoir leur notoriété et de se projeter eux-mêmes dans un concept artistique qu’ils sont incapables de créer.
Le sens de mes toiles c’est la mise en lumière de la psychologie et de la fragilité des êtres, avec en arrière-plan mes révoltes et mes engagements.
Ainsi, dans le tableau ci-dessus intitulé : « L’inconséquence » le regard est, dans un premier temps, arrêté par la plastique de mon modèle et pourtant celle-ci a un sens précis : elle est une allégorie de la puissance américaine jusqu’au tatouage du dollar sur le bras de personnage, signe affirmé du capitalisme. Derrière cette image dominante, on aperçoit, noyée dans un vide sidéral, notre planète agonisante symbolisée par un crâne qui part en éclats et laisse apparaître le continent africain, en creux, comme une vaste tombe !

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Ce tableau, comme la plupart de ceux qui mettent en avant la blessure et l’oiseau, est un de mes préférés. Il traduit assez bien ce que je voulais y installer : une douleur présente, ardente, comme une chair qui habillerait la mienne. Une douleur avide de me consumer.
Le vol de l’oiseau, symbole de liberté, est interprété ici comme le vol qui conduit en prison.
De mes territoires d’enfance, de cette prison d’amour, je n’ai rien gagné d’autre que l’évasion obligée. Un saut dans le vide dont la chute permanente me donne toujours à frémir.


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Un bout du jardin à l'automne © Giliberti - 2006

C’est l’automne déjà
Et c’est déjà l’ennui
C’est l’eau morne dans le puits
Les fougères qui se plient.
C’est l’automne déjà
Et c’est déjà l’hiver
Alourdi du silence
Des oiseaux qui se taisent.
Je me tais moi aussi
Attentif à l’été
Qui m’étaie en pensée.
Et qui tait mes regrets.

© Giliberti - 2006

Automne à Tozeur © Giliberti - 2006

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Et quand tes yeux regardent là-bas,
Les miens ne voient que toi.

In "Bleus d'attente" MG 2001

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J'ai appris que Pascal Sevran, ce grand homme de gauche, soutenait officiellement Nicolas Sarkosy !
Déjà ce personnage m'avait paru navrant et pitoyable lorsqu'il avait conclu pour justifier le tourisme sexuel dans les pays « exotiques » : « Sinon, qu'irions-nous faire dans ces pays infestés de moustiques ? »
Je n'avais jamais entendu pire cynisme. Résumer ces pays à des « moustiques » et excuser plus ou moins ceux qui vont se « taper » des jeunes me révolte.
Déjà, dans un de ses livres (le troisième tome de son journal intime) il avait dit : « Pourquoi faire tant d'histoires quand les enfants s'amusent avec des plus grands qu'eux ?»
Désormais, Pascal Sevran n'est plus seulement le chanteur raté et recyclé dans les croisières pour troisième age, il est aussi le personnage pitoyable et grotesque du PAF. Le pire, c'est le chanteur Renaud, paré de toutes ses grandes phrases sur la misère des peuples opprimés, qui court se montrer à son émission de merde du dimanche et balance sa chanson « les Bobos » devant Sevran qui, trop content de le recevoir, se trémousse comme une vieille dinde devant une volée de maïs.
Quelle tristesse !



Grand-père et son petit fils dans la région de Gafsa. Nous avons partagé du pain, des olives et des sourires...
P.S. Il n'y avait pas de moustiques !

Père et fils dans la région de Tozeur. Toujours pas de moustiques ! Nous avons juste partagé quelques dattes.


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Puisque bientôt plus personne n’aura le droit de fumer, j’envisagerais bien pour les fumeurs passifs dont je suis et qui seraient en manque, de faire fumer les animaux de société… comme mon ami Wasis !
Nous continuerons ainsi à être des passifs endormis…
Et nous aurons enfin 30 millions d’amis !

Et comme mes deux autres amis Jérôme et Franck, aimons la botanique, source de découvertes toujours plus étonnantes !
Une remarque en passant ; depuis qu’on fait la chasse aux pétards, la vente des drogues dures explose !

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Ce matin, il pleut sur la campagne normande et comme si ce n’était pas suffisant, pour me déprimer, j’ai entendu Sarkozy sur France Inter expliquer pour la énième fois sa stratégie en matière de délinquance, et affirmer qu’elle était en régression…
Comme d’hab, je suis resté sur ma faim.
Les journalistes ne lui rappellent jamais assez que, si la délinquance des mineurs s’est installée progressivement dans les cités, elle n’est que le fruit d’un oubli organisé.
La délinquance, la vraie, celle qui fait peur, celle qui est de plus en plus armée, s’installe tranquillement.
Je ne m’étendrais pas davantage sur une autre forme de délinquance, celle d’un certain Gonzalez, sous-préfet de Moselle qui se voit blanchi alors qu’il était bourré au volant de sa voiture, pas davantage sur celle de Juppé l’amnistié qui, après ses magouilles, revient comme une fleur et oublie sa « Tentation de Venise » pour celle plus percutante de Bordeaux.
Bref, je suis démoralisé.
 
Alors, je rêve…

Je suis devant un thé à la menthe à Sidi Bou Saïd, installé à la terrasse du café « Le Marsaoui », sous les orangers parfumés, à quelques pas des murs éclaboussés du rouge sang des bougainvilliers.
Autour de moi les gens fument avec plaisir… encore !
Je chasse d’une main fataliste une mouche têtue qui a des visées sur ma brioche au sucre.
Je réponds aux regards complices, aux sourires, bref je décroche de ma morosité.

Alors, le téléphone sonne…

Je dois terminer les derniers tableaux de mon exposition pour novembre, corriger le manuscrit de mon nouveau roman, tailler les haies du jardin, mettre en pot les dernières confitures…
Le printemps viendra récompenser mes rêves d’évasions : je serai à Sidi Bou Saïd, entouré de mes amis, Jalila, Jihad, Olfa, Moez, Sihem, Sybille.
Je partirai.
Heureusement, aujourd’hui je termine la dernière de mes toiles avec l’acteur Salim Kechiouche comme modèle.
Ses origines algériennes pansent quelque peu mon manque de la Tunisie.

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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