Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de Michel Giliberti

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>

Articles avec #michel giliberti


Quelle ne fut pas ma surprise en apprenant que sur You Tube, il y avait un diaporama des répétitions de ma pièce "Le centième nom". On y voit Salim Kechiouche et Samuel Ganes en compagnie du metteur en scène, Stéphane Aucante.
Bien sûr ce n'est pas très vivant ; la pièce était si physique, si violente parfois, mais ça m'a bien plu de revoir ces petits bouts de travail autour de cette pièce dont j'attends toujours un possible retour.

Dommage que pour habiller ces images de travail on y entend une musique grandiloquante, "une musique d'antiquaire", alors qu'au final, il y en avait une autre, orientale et magnifique, plus adaptée au lieux où ce drame se déroule, c'est à dire en Palestine ou en Israel...

Voir les commentaires

Tous les voyages doivent se rapprocher du langage. Les miens s’entretiennent souvent avec celui de l’enfance. Mon imaginaire est proche de ces années où j’avais des passions complices, voir charnelles, avec certains objets, certaines matières… où je faisais des voyages qui me parlaient… des voyages au bout du verre, des billes, des perles.
En plein soleil, sur la terrasse du cinéma l’Olympia, j'installais des objets en verre au fond d’une bassine d’eau et je plongeais ma tête dedans pour les regarder au plus près, dans un silence que j’imaginais être celui des fonds marins. J’y ajoutais des billes qui paraissaient plus grosses sous l’eau. Ces jeux égoïstes me comblaient plus que tout autre.


Je ne me suis jamais éloigné du verre. Il me suit comme une ombre transparente ; il est mon réconfort, mon appui fragile, mais aussi ma blessure. Je le peins, je le casse, il est matière à émotions.
Il coupe, il tranche, il caresse, il est « Vers »  il est « Ouvert » , il est vert, comme tes yeux bleus.
Mon père m’avait fabriqué un magnifique kaléidoscope et je ne comptais pas les heures passées à regarder les motifs saphir, rubis, émeraudes et topaze des petits tessons qui dansaient leur ronde géométrique dans la lumière du ciel tunisien.


Aujourd’hui, je continue de collectionner les objets en verre, pourvu qu’ils soient  ternis, abîmés par le temps ou par le flux et le reflux des vagues. C’est ainsi que je ramasse les bouts de verre usés trouvés au hasard de mes promenades sur les plages et que j'en rempli des bocaux ; mais j'aime par dessus tout engranger de massives perles africaines en pâte de verre ou en terre cuite, jusqu’aux œufs dépolis et grossiers à trois sous qu'on trouve dans les magasins. Il ne faut pas que ce soit cher, non simplement transparent, patiné, arrondi, caressant… juste à ma correspondance, juste à mon langage ; juste à mon voyage.


Tes blessures de toujours
S’arrêteront bien vite
Et les larmes de tes yeux
Comme des larmes de verre
Pourront vite se figer
D’un oubli cristalin.

© Giliberti / 2007

 
Comment résister à ces transparences...
Comment ne pas y voyager ...
Un peu de mes récoltes côtières...

Voir les commentaires


Tout près des ruines de Carthage, celles que l'on connaît et qu'on visite, il y en a d'autres, éparpillées en lisière de la colline de Byrsa, dans le périmètre où la reine Didon régnait autrefois. Je m'y promène souvent et, cet après-midi là, alors que j'étais avec Raouf, nous nous étions arrêtés devant un portique étroit et élancé, donnant sur le vestibule d'un monument ...


... Il faisait très chaud et à quelques pas de là, parmi les blocs de pierre, vestiges muets de cette époque glorieuse de Carthage, les oliviers et les résineux étaient si immobiles dans l'air brûlant et jaune, qu'ils en devenaient irréels... Raouf s'en alla chercher un peu de fraîcheur et d'ombre à l'intérieur du bâtiment.


... Avant qu'il ne revienne vers moi qui étais demeuré en plein soleil, je lui demandai de rester un moment au centre de cet antre de marbre...


... Le temps de quelques photos, avant de continuer la promenade.


Voir les commentaires

Dans les années 80, je peignais souvent des femmes, des bestiaires et quelques bizarreries fantastiques associant le tout.
Aujourd’hui je me suis assez éloigné de cet univers, mais je ne résiste pas au plaisir de ressortir des tiroirs quelques
photos de ces toiles disséminées un peu partout en France comme à l’étranger...


... À cette époque, je sortais de plusieurs années d'une totale immersion dans le milieu de la chanson qui m’avaient amené à faire trois albums chez CBS dont j'étais si peu satisfait que j'avais réussi à rompre le contrat de sept ans qui me liait à cette maison de disques et d'en ressortir fragilisé, mais libéré ; je m'étais promis de ne plus me frotter à la musique et de me replonger dans la peinture que je n'avais jamais cessé de porter en moi depuis l'enfance...


...  Plus un accord de guitare. J’ai tenu bon pendant dix ans. Seule, l'écriture demeurait associée à la peinture ; elle aussi me permettait de prolonger mes fantasmes d'enfance où écrire prenait tout mon temps...


... Et puis doucement tout est revenu. Maintenant j’ai fait à nouveau la paix avec mes amours musicales ; je compose et écris des chansons, mais pour mon simple plaisir...






...Entre 1985, j'ai quitté Paris pour la campagne normande. C'est un autre monde, une autre vie, mais ce n'est jamais qu'à 120 km de la capitale et je prends régulièrement mon indispensable dose de pollution ...



... Ma peinture qui depuis quelques années avait commencé à être remarquée dans les salons commença aussi à très bien se vendre. Dès lors, j'ai eu la chance d'être exposé un peu partout à l'étranger et surtout à Paris...


 ... Enfin à la fin des années 90, j'ai eu la joie immense d'être publié... là, ce fut le nirvana absolu...

© Giliberti / dessin mine de plomb et rehauts de blanc.

... Et pour conclure, ne perdons pas les bonnes habitudes... Un p'tit mec.

Voir les commentaires

Eh oui les lâches ont la vie dure... mais ça y est, Papon a crevé!

Je vous conseille un livre magnifique « A Vanished World » de Roman Vishniac, avec une préface d'Élie Wiesel,qui est en vente au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à Paris, lieu d'une exposition bouleversante jusqu'au 25 février sur cette époque tragique du nazisme. C'est un livre de photos en noir et blanc, qui au fil des pages, de visages humbles en sourires d’enfants innocents, met en lumière – alors que les juifs étaient traités de nantis et de responsables de tous les malheurs du monde – combien il y avait surtout de juifs modestes pour ne pas dire miséreux.

© A Penguin book

Cette époque tragique m’a toujours bouleversé, et ce, depuis mon jeune âge, car, à Toulon, alors que j’avais tout juste douze ans, mes parents m’avaient amené voir une exposition de photos sur le génocide des juifs. Je n’ai jamais oublié les visages décharnés et hébétés de ces prisonniers dans les camps de concentration et à l’instant même où j’écris je ressens toujours ce malaise qui m’empêche de continuer. Que pourrais-je dire de plus? Tout le monde connaît l’horreur de la Shoah.
Quant au clip qui suit, pas de commentaire, si ce n’est pour un détail : c’était la musique, mais simplement chantée  par une femme, qui ouvrait ma pièce de théâtre " Le centième nom" avec en fond sonore le bruit des grillons.

Voici un extrait d'un texte de l'auteur des photos.

“Je n’ai pas pu sauver mon peuple, j’ai seulement sauvé son souvenir. Pourquoi ai-je fait cela ? Un appareil photo caché pour rappeler comment vivait un peuple qui ne souhaitait pas être fixé sur la pellicule peut vous paraître étrange. Était-ce de la folie que de franchir sans cesse des frontières en risquant chaque jour ma vie ? Quelle que soit la question, ma réponse reste la même : il fallait le faire. Je sentais que le monde allait être happé par l’ombre démente du nazisme et qu’il en résulterait l’anéantissement d’un peuple dont aucun porte-parole ne rappellerait le tourment. [...] Je savais qu’il était de mon devoir de faire en sorte que ce monde disparu ne s’efface pas complètement...”

Roman Vishniac

Voir les commentaires


Il y a quelques jours, j’étais en visite chez Marie-France et Robert, des amis très proches qui vivent dans une chaleureuse maison nichée dans cette campagne normande où le Méditerranéen que je suis se sent toujours un peu échoué malgré la beauté des paysages, les jardins profonds et les pommiers en fleurs.
Nous parlions de tout et de rien (surtout moi, comme d’habitude, origine oblige!), et nous en somme arrivés à regarder des photos de jeunesse, à remonter le temps jusqu’à confondre les années, à parler sans nostalgie du passé comme s’il était présent, et à le relayer à notre quotidien.
Je contemplais avec émotion la Marie-France de ce temps enfui et dont la grâce, le regard pudique et le sourire gourmand avaient quelque chose de radieux.
Nous évoquions la fraîcheur de ces années où un vent de liberté et d’innocence soufflait encore dans nos têtes ; 68 n’était pas très loin et il nous restait beaucoup à aimer, beaucoup à découvrir, beaucoup à partager. Les douleurs du cœur, comme celles du corps restaient improbables, quelque part dans un avenir estimé encore bien loin.

Et voilà qu’aujourd’hui, alors que je cherchais un papier, je tombe sur des poèmes de mes vingt ans, quand j'aimais les vers qui riment et dont je me suis détaché en rencontrant l'oeuvre de René Char et celle de Saint John Perse.
Ce poème est le témoin de l'énergie et de la fougue que me donnaient mes ambitions. Je ne résiste pas à vous le faire partager. Je voulais y joindre une photo de cette époque, mais mon scan a rendu l'âme. Aussi, je vous en propose une autre où je devais avoir vingt-cinq ou vingt-six ans… Aucun voyeurisme, aucun regret, aucun nombrilisme, juste une tendresse pour ce garçon de ces années-là que je considère désormais comme mon fils…
Je me suis adopté !
C’est dans l’air du temps, non ? Et ça évitera d’attendre qu’une loi le permette ; je vais tâcher de bien m’éduquer :o)



© JCF Fischhoff / 2007

Dans les cafés, les musiques
Et dans mes yeux, la fumée.
Je passais là, héroïque
Mais déjà trop rétamé
De ces bordels assoiffés
Où je giclais mes rancunes
Du fond de lits jamais faits
Dans des trous comme des lacunes.

Puis, vidé et inutile
Je me traînais jusqu'à toi
Pour te voir si docile
T'entrouvrir sur les draps.
Alors, sous tes cris et tes larmes
Je vomissais mes aigreurs
Et te pointais de mon arme
À seulement viser mon coeur.

© Giliberti / 2007
 

Voir les commentaires



Salim Kechiouche et Samuel Ganes dans "Le centième nom" © Giliberti / 2007

Hier, je vous parlais de cinéma tunisien et ça m’a donné aujourd’hui, l’envie de vous parler de ma pièce « Le centième nom » et de Salim kechiouche qui a été un si beau et si talentueux Jihad quand il l’a jouée en compagnie de Samuel Ganes, à Reims. Quel dommage que le projet de monter cette pièce à Paris batte des ailes pour tout un tas de raisons qui ne m’appartiennent pas! Sauf quand j’ai refusé la proposition de Bernard Omnes qui, même s’il est un excellent metteur en scène, prenait tant de liberté avec mon texte, que je ne retrouvais plus rien de mes intentions. Cette appropriation avait quelque chose de frustrant. Il en était arrivé à me demander de marquer « D’après la pièce de Michel Giliberti », c’est dire les changements.
C’est Renato Ribeiro ensuite qui décida de la mettre en scène et de la faire jouer dans son théâtre de la Commedia, avec Hicham Nazzal dans le rôle de Jihad et Samuel Ganes dans celui de David ; c’était parfait, mais quelques problèmes suffisamment graves l'ont obligé de reporter l’opération. depuis j’attends…
Parfois, je me demande si je ne devrais pas m’impliquer davantage et m’en occuper moi-même, mais j’avoue que si l’ambition artistique me dope, les frais de production la freinent… En attendant, je vous laisse avec ces photos qui me rappellent tant de souvenirs. C’était très émouvant d’entendre mes mots dans la bouche de ces deux acteurs et la vie qu’ils donnaient au personnage.


La fin du spectacle...
J'ai la chance d'être au milieu de Salim et Stéphane qui m'ont fait monter sur scène le soir de la dernière.

La mise en scène était de Stéphane Aucante qui me donna bien des soucis, non avec sa mise en scène à proprement parlé, qui était intelligente et assez spectaculaire, mais avec son choix d’avoir coupé tous les passages politiques essentiels, traitant de la réalité israélo-palestinienne, car sans eux, la pièce perdait beaucoup de sa virulence et s’arrêtait trop aux sentiments ambigus des personnages.
Quoi qu'il en soit, j’espère que cette pièce se montera. Moi, je voudrais en faire un film.


Salim Kechiouche et Samuel Ganes dans "Le centième nom" © Giliberti / 2007


Voir les commentaires



Moez © Giliberti / 2007

Me voici de retour de la Tunisie et je retrouve avec plaisir mes chères habitudes, mes bruits, mes silences, mon amour… le jardin.
Comme souvent lorsque je suis là-bas, je perpétue mes inquiétudes et mes insurmontables faiblesses, car, vivre en Tunisie, implique chez moi une grande solitude à l’écoute de mes mystères et de mes attentes. Ce pays est un peu un laboratoire où j’apprends à me connaître et à mesurer la distance parcourue depuis le jour où je le quittais pour la première fois.
Je sors peu, j’écris beaucoup, j’arrange la maison, je m’occupe des plantes. Je visite ou reçois de temps à autre les amis. Je ne me mêle pas vraiment à la vie extérieure par paresse et aussi par peur des possibles rencontres qui m’obligeraient. Je reste simplement ouvert à tous et à toutes, mais je ne m’implique que dans l’ordinaire des choses. J’ai tellement été à la rencontre des autres pendant des années que ce repli ne me prive de rien. Je ne peux pas, je ne sais pas avoir trente-six mille connaissances qui captureraient mon autonomie et briseraient ma capacité à m’intérioriser.
Cette année, Sihem, une amie, m’a laissé sa grande maison à deux cents mètres des ports puniques (un espace que j’adore pour tout ce qu’il représente d’historique et pour son calme et sa beauté) et de la mer ; je m’y suis barricadé.
 
Un bout des ports puniques © Giliberti / 2007

J’avais besoin de faire le point et j’ai trahi Sidi Bou Saïd pour écouter les bruits de Carthage…
 

Un bout des ports puniques © Giliberti / 2007

Les oiseaux d’abord, très tôt, puis à huit heures précises l’hymne national du collège secondaire derrière les oliviers et les palmiers. Plus tard, la musique lancinante de quelques radios lointaines... puis les cris enfin, les rires, les jeux des élèves pendant la récréation et la sortie du collège… la vie, quoi ! cJ’écoute ; tout juste bon à capter les sons qui ne me parlent pas, (je comprends trop peu l’arabe) et qui surgissent, éclatants et vigoureux comme une musique qui pulse dans mes veines.


Collège  secondaire en face de la maison © Giliberti / 2007

C’est toujours très étrange d’entendre un flot de mots dans leur secret, et soudain, d’en capter quelques-uns, compréhensibles, qui vous donnent un peu du sens des conversations qu’ils animent… comme une phrase musicale simple ferait son entrée dans une composition complexe et aussitôt, l’allégerait.
C’est aussi une clef, un passeport pour une musique du langage qui vous échappe et qui revient, syncopée de quelques points d’encrages salutaires.
Mémoire des mots et des passions.
Mémoire des petits riens et des grands touts.
Liens entre la poésie et la rigueur d’une langue. De l’abandon et du réveil.
Ce que j’évoque là, me rappelle qu’un soir, alors que je regardais la télé, j’ai vu Sarkozy affirmer avec une belle assurance et une supériorité de ton dont il a le secret, que les étrangers s’installant en France devaient apprendre le Français, le parler, le lire, l’écrire… Et comme j’étais en Tunisie, ses mots avaient une autre résonance. Ils me donnaient à penser à ces colons français qui, installés dans tout le Maghreb pendant plus d’un siècle, ont imposé aux Marocains, Algériens et Tunisiens le français sans jamais faire l’effort d’apprendre la langue arabe. Ils leur volaient leur terre, mais encore leur identité… Prétention française, arrogance française… et ça continuera avec ce petit coq !
Étrange voyage en réalité que le mien en ce mois de février ensoleillé et chaud. Incroyablement chaud.
J’étais parti pour faire un petit saut bénéfique avant un autre plus grand et bien plus difficile dans ma vie future cernée de tant de dangers, mais ce fut un voyage dans l’arrêt des choses et des gens.


Moez © Giliberti / 2007

Je remercie Sihem pour sa grande générosité, ses preuves d’amitié tout au long de nos grandes conversations, et pour m’avoir incité à voir deux films tunisiens formidables dont je reparlerai plus en détail ; merci aussi à sa cousine Zeineb, à Saïd et ses amis, Moez toujours là, calme, patient et à l’écoute, Sybille étrange et retenue, presque mystérieuse qui m’a invité dans un des plus beaux restaurants de Tunisie, un vrai palais de contes des mille et une nuits ; merci à tous ceux qui savaient que cette année, mes vacances étaient  une convalescence de l’âme pour nommer plus poétiquement mon mental assez malmené ces derniers temps devant  mes incertitudes de la vie.


 Moez © Giliberti / 2007

Bien… Il va falloir me réveiller du sens aigu du tragique et jouer avec celui, plus flou, mais tout aussi pervers de l’anodin.


Voir les commentaires

Je ne me souviens plus du prénom de ce modèle, je l’ai peu connu. Je l’ai peint pour son visage qui, sans être mon idéal en peinture, avait pourtant la luminosité, les rondeurs et l’espièglerie des Bacchus de Caravage ; ma passion pour cet artiste m’a fait emprunter son sillage, le temps d’une toile où j’ai déliré un peu pour casser le côté angélique du modèle.


Beaucoup de mal à installer quelque chose sur le blog aujourd'hui, mais à 23 heures précise, comme prévu, c'est parti. Bravo à toute l'équipe d'Over-Blog. Les hommes politiques devraient en prendre l'exemple :o)


Voir les commentaires


Bravo la Police Tunisie

envoyé par papeur

Surprenant, non?
Ben oui...  on aimerait mieux les voir comme ça partout...

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>
Haut

Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

Hébergé par Overblog