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Le blog de Michel Giliberti

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Articles avec #mes modeles...

le-choc.jpg
L'acteur Salim Kechiouche que j'ai eu le privilège de peindre et de photographier m'a inspiré une douzaine de tableaux dont quelques uns ont été déjà présentés sur le blog et à la galerie Ben Chaïeb à Paris. Il me restait à montrer  ces trois là... les derniers de la série.




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Il y a quelques jours, nous avons discuté de choses et d'autres par télephone et finalement, nous avons décidé de faire quelques séries de nouvelles photos. Ce sera un plaisir car Salim est un garçon d'une grande simplicité et qui garde au fond de lui une part de ses blessures. Comme tous les grands acteurs, il reste pudique et fier à la fois. Je n'oublie jamais q'il fut le sublime Jihad de ma pièce "Le centième nom".
Reste à trouver une date, c'est le plus difficile.

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On m’avait dit que la démence
Donnait aux hommes le rire des fous.
Je suis pourtant de cette errance
Mais, seules mes larmes vous l’avouent.


 © Giliberti / 2007

Tous mes modèles sont des amis...
... Hubert ne fait pas l'exception...
... Il est à la fois doux, drôle, secret et très photogénique...
... Il est originaire de la Guadeloupe.


Le résultat est toujours éloigné de l'idée que je me fais d'un tableau quand, à peine ébauché sur la toile, il palpite comme un mirage prometteur ; depuis longtemps j'ai appris à accepter cette désillusion. Je pense même qu'elle  me permet de continuer mon métier de peintre. Courir après qui se dérobe donne toujours l'envie de le saisir. Il n'est d'autre enseignement que la curiosité, et le rêve suspendu.


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Quand je veux me détendre de la peinture, discipline fatigante dans laquelle il faut s'immerger de nombreux jours pour créer une toile, je m’investis dans la photo.
J'aime les photos simples prises sur le vif, comme celles que je fais en Tunisie où ailleurs, et aussi les photos plus intimistes, plus sophistiquées ; les photos où l'éclairage joue un rôle essentiel, comme ici avec Emmanuel. Fort occupé à poser toute l'année pour les plus grands photographes du monde, il avait eu la gentillesse de passer toute une après-midi à poser pour moi, comme avant.
Un jour, peut-être, je publierai un livre des photos que j'ai faites de lui, un autre sur la Tunisie et un dernier dédié à l'ensemble de mes modèles. J'aurais bouclé la boucle et je me retirerai de tout.
Mais comme à l'habitude, c'est une question de temps.

Cette photo d'Emmanuel et celle ci-dessous font partie de la première série que j'ai réalisée avec lui.  C'était en 1994. Il allait avoir dix-sept ans. Un souvenir inoubliable. Une générosité immédiate. Un échange définitif.


 Du vieil ami, ces mots…

  Ces mots pour te dire qu'à la bouche
L'eau demeure
Comme demeurent les pulsions.
Safran aux yeux et noir à l’âme
Nous avons à nos pieds plus de terre
Qu’un sillon paysan et notre marche
Reste forte
Comme tu l'es.
Les ans ne seront qu’anneaux à ton cou
Comme cercles à la souche de l’arbre
Comme nacre à la perle.

© Giliberti / 2007

Emmanuel, te souviens-tu comme tu aimais écouter Skunk Anansie pendant tes séances de poses ?
J'espère que depuis NY, ça te fera plaisir de l'entendre.

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Je pourrais vous parler encore de ma tête de Turc, Sarkozy, dont j'ai appris ces jours-ci que les grands et nouveaux élans « gauchistes » qui lui font citer Jaures, Blum et autres Mendes avec une vibration pathétique dans la voix dès qu'il exhorte le peuple des ouvriers, n'étaient autre que le fruit du travail consciencieux d'Henri Ghéno (son nègre) qui lui prépare ses discours. Ah!... immigration choisie, quand tu nous tiens!
Je préfère donc revenir à des choses plus agréables et vous parler de  Franck, qui a été mon modèle pendant des années. Je ne peux même plus compter les tableaux que j'ai faits avec lui.
Avec Emmanuel, Xavier, Laurent et Moez, il aura contribué à bon nombre de mes inspirations. Toujours disponible, il accourait à la maison à la moindre de mes intentions de travailler avec lui.



© Giliberti / 2007

Il naissait à te voir

Tant de gestes et de mots
Que de croître, tes rêves
Se mettaient à danser.
J'enfantais de ta grâce
Autant que je la goûtais
Au profond des nuits sourdes
Et d'agiles candeurs.

© Giliberti / 2007

© Giliberti / 2007

Dans l'inventaire de nos nuits blanches
Tous les négoces étaient possibles
Tes cheveux roux, ta peau si blême
Valaient l'ivoire et les parures.

© Giliberti / 2007




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Sofiane © Giliberti / 2007

Sofiane est un de mes amis tunisiens, je le connais depuis plus de six ans.
Le temps glisse sur lui sans laisser de traces. Je dirais même que le temps le préserve.
Ce jour là de l'été 2006, il était venu, comme presque tous les jours, me rendre une petite visite une fois son travail terminé et en attendant de boire le café que je lui préparais, il est allé quelques instants se détendre sous le soleil, à l’intérieur de la petite cour à l'arrière de la maison.
Je n’ai pu résister à capter les instants de son abandon, pas plus que je ne resiste à vous les faire partager.
Ça le fait toujours rire que je le prenne en photos ; il ne comprend pas que je puisse le trouver beau et photogénique et se moque éperduement de son physique.
Pour lui, de toute façon, je suis un peu « maboule », comme il dit, puisque je suis un artiste peintre. Il a beau apprécier ce que je fais et comprendre que c'est du travail, il ne considére quand même pas mon métier comme un métier  sérieux.

Sofiane © Giliberti / 2007

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© Giliberti / 2007

Quand Emmanuel fait un break dans sa pose, il nait toujours de ces moments de paisibles discussions, des instants magiques qui me font lui demander brusquement : « Attend, ne bouge pas… ne dis plus rien, surtout reste comme tu es. » Et je capture le plus vite possible une expression de hasard, aussi belle que celle qu'il avait lorsqu’il prennait la pose.
J’aime beaucoup ces photos imprévues qui ne sont pas sophistiquées, parfois même pas cadrées ou floues parce que je me précipite, mais qui témoignent de notre complicité  à ne rien perdre du temps qui passe.



© Giliberti / 2007

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Comme je vous l'avais promis hier, voici le père et le fils... ainsi soit-il!


Guy, le père à l'âge de son fils © Giliberti / 2007




Cédric, le fils © Giliberti / 2007


Dès qu'il y a de la descendance, je vous tiens au courant.
Et comme les deux aiment la musique, voici le clip d'un amateur du groupe Weird Al Yankovic que j'adore...

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Ce tableau de Cédric a servi pour la pochette de mon livre « Le bruit paisible des secrets » sorti en octobre 2005.
C'est un tableau sombre et assez dramatique aux antipodes de sa personnalité.

Cédric est un garçon du sud.
Son père a posé pour moi, il y a plus de vingt ans, quand il n'était encore que le fiancé de Patricia, la soeur de Chantal, mon amie de toujours.
Ce qui fait qu'après le père, j'ai peint le fils, et avec un peu de chance si je ne suis pas en compagnie des pissenlits, je peindrais le petit-fils. Je trouve très originale cette filiation picturale.
Le père de Cédric était très beau avec ses yeux verts, ses paupières lourdes et érotiques et sa moustache de macho qui faisait tout son charme.
Cédric est un coureur de filles invétéré et très sûr de sa séduction. C'est vrai qu'il est beau et charmeur ( son frère aussi ). Il est très communicatif, vous séduit et vous désinhibe très vite. Il est drôle, très décalé de tout, et il se moque de Chantal et de moi lorsque nous lui évoquons nos folles nuits à Marseille dans la boîte gay des années 60 ( Le Cancan ) quand on s'éclatait comme des bêtes à danser jusqu'au petit matin et qu'on se retrouvait complètement HS à la gare St-Charles à attendre le premier train de 6h en partance pour Toulon.

Chantal et moi © Sylvie Brutinel

Que de souvenirs, que de fous rires, que d'insouciance...
Je vous posterais bientôt des photos de Cédric et de Guy ( son père ).
Quand on se réunit tous à Toulon ( les soeurs, les beaux-frères et les enfants ) et que le Pastis et le whisky circulent sans modération, je peux vous dire que l’ambiance est chaude et que les fous rires sont bien là.
J'adore cette famille, Chantal, Patricia, Sylvie, Michelle, Monique et Jean-Édouard, c'est un peu la mienne depuis le temps qu'on se connaît.

Royale Ségolène

Sans aucun rapport avec tout ça, j'ajoute que j'ai été très satisfait de la prestation de Ségolène Royal hier soir. Je la trouve excellente quand elle répond du tac au tac.
Elle n'a hésité que quelques secondes à la fin de l’émission quand une espèce d'insupportable vieux beau a péroré avec prétention et arrogance sur son incapacité à exposer des mesures claires... alors qu'elle n'avait fait que ça toute la soirée ! Son trouble s'est davantage ressenti lorsqu'elle a répondu à ses questions sur l'immigration en disant ( ce que personnellement j'ai toujours pensé ) que l'on pouvait concrètement mieux aider les peuples en difficulté en travaillant avec eux et sur place, pour éviter des migrations douloureuses.
Et cette espèce de prétentieux – qui prenait tout de haut et niait l’ensemble de son pacte présidentiel – lui a coupé la parole quand elle voulut préciser (pour justifier cette aide ) : « Nous avons tant pillé ces pays... » en lançant avec exaspération et de façon solennelle pour affirmer sa supposée autorité : « ne me faites pas ce coup-là, de grâce ! » genre – « Nous n'avons rien pillé ».
Alors que oui, mille fois oui, nous avons pillé, massacré, asservi au nom de Dieu et de notre prétendue civilisation !
Moi, je lui aurais fait fermer sa gueule en hurlant (car je ne suis pas du tout calme ).
Je ne rentre pas dans les détails, car je ressens encore de la colère pour ce connard et je voudrais rester digne sur mon blog car cette chiure de mouche n’en vaut pas le coup.
Comment Ségolène a-t'elle pu rester si digne  ?
Moi, je n’aurais jamais pu faire de la politique !
Bravo!

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Avec Emmanuel, notre amitié et nos rapports de travail sont si étroits et si fructueux que pour concrétiser cette fusion, j’ai voulu dans un de mes tableaux, que ma signature soit retenue dans sa main comme si elle était un objet à part entière.
Pour la première fois, cette griffe qui représente à mes yeux l'identification de mon travail et surtout la satisfaction de l’avoir terminé avait autre chose à dire, quelque chose de l’ordre de la promesse.
Pour la première fois, mon nom comme un symbole d'appartenance signait la preuve indélébile d’une amitié sans faille.

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Etude mine de plomb et réhauts de blanc © Giliberti / 2006

Emmanuel, qui est désormais un grand mannequin aux Etats-Unis, a été "Le" modèle.
Beaucoup de mes plus fortes toiles sont nées avec lui.
Emmanuel est le garçon le plus optimiste que je connaisse et depuis les USA, il est toujours prêt à me remonter le moral si je suis en perte de confiance ou que je panique devant la dureté de la vie.

Il avait seize ans et demi quand un copain me signala sa présence dans un show de body-building (tout ce que je déteste).
Il avait beau me dire que c'était un garçon magnifique, rien n'y faisait ; je ne voulais pas le rencontrer. D’une part parce que je trouvais qu’il était trop jeune et d’autre part, parce que je craignais qu’il ne soit obsédé par le culturisme.

Je passe les détails... jusqu'au jour où, vaincu par la ténacité de mon copain, je pris rendez-vous avec lui. Il venait de Honfleur. Je suis allé le chercher à la gare d'Évreux, la gare la plus proche de mon village.


J'étais totalement désespéré.
Pour la première fois de ma vie, j’arrivais en retard à un rendez-vous (véritable acte manqué). Devant la gare, Emmanuel m'attendait sagement.
Il était en jean et en baskets, un sac à dos sur l’épaule.
J’ai pilé devant lui à tout hasard, persuadé que ce ne pouvait pas être ce garçon-là... si grand, si adulte, et pourtant...
"Vous êtes Emmanuel?" demandai-je bêtement, alors qu'il n'y avait personne d'autre autour de lui.
Il me répondit sous forme de boutade "Et vous, vous êtes Michel?", puis il me fit un grand sourire, remonta ses cheveux qui balayaient ses yeux verts et s'engouffra aussitôt dans la voiture.
J’étais totalement bluffé par sa beauté et me maudissais d'avoir tant hésité à le rencontrer... Le plus extraordinaire, c’est qu’il parvint à me mettre à l’aise en deux minutes, tant il parlait avec spontanéité et gentillesse.

Je continue à le peindre quand nous parvenons à concillier nos emplois du temps, et j'adore le voir grandir. Il est de plus en plus beau à la veille de ses trente ans et toujours aussi gentil et attentionné avec moi.
Je crois que tant que ce sera possible, je le peindrai.
On s'adore vraiment.


C’est lui qui m’a fait découvrir New York pour la première fois. Il était tout fier de me montrer des affiches géantes de lui qui s'étalaient sur les murs de la ville et les abris bus.
Un beau souvenir et beaucoup d'émotions.

Plus tard il m'emmena à l’emplacement des twins towers qui venaient de s’effondrer trois mois plus tôt, alors qu’il se trouvait là, à prendre des photos de ses parents venus lui rendre une visite.
C’était terrible. Il était très ému. Sur ces fameuses photos,
au fur et à mesure des prises rapides, on voyait ses parents changer de visage. Dans leur dos, le premier avion venait de percuter une des tours et la fumée noire s'en échappait dans le ciel étincelant. Ils réalisaient que quelque chose d’incroyable venait d’arriver, mais ils gardaient la pose devant une des tours en flamme… Emmanuel avait photographié le drame.



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