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Le blog de Michel Giliberti

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J'ai appris que Pascal Sevran, ce grand homme de gauche, soutenait officiellement Nicolas Sarkosy !
Déjà ce personnage m'avait paru navrant et pitoyable lorsqu'il avait conclu pour justifier le tourisme sexuel dans les pays « exotiques » : « Sinon, qu'irions-nous faire dans ces pays infestés de moustiques ? »
Je n'avais jamais entendu pire cynisme. Résumer ces pays à des « moustiques » et excuser plus ou moins ceux qui vont se « taper » des jeunes me révolte.
Déjà, dans un de ses livres (le troisième tome de son journal intime) il avait dit : « Pourquoi faire tant d'histoires quand les enfants s'amusent avec des plus grands qu'eux ?»
Désormais, Pascal Sevran n'est plus seulement le chanteur raté et recyclé dans les croisières pour troisième age, il est aussi le personnage pitoyable et grotesque du PAF. Le pire, c'est le chanteur Renaud, paré de toutes ses grandes phrases sur la misère des peuples opprimés, qui court se montrer à son émission de merde du dimanche et balance sa chanson « les Bobos » devant Sevran qui, trop content de le recevoir, se trémousse comme une vieille dinde devant une volée de maïs.
Quelle tristesse !



Grand-père et son petit fils dans la région de Gafsa. Nous avons partagé du pain, des olives et des sourires...
P.S. Il n'y avait pas de moustiques !

Père et fils dans la région de Tozeur. Toujours pas de moustiques ! Nous avons juste partagé quelques dattes.


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Puisque bientôt plus personne n’aura le droit de fumer, j’envisagerais bien pour les fumeurs passifs dont je suis et qui seraient en manque, de faire fumer les animaux de société… comme mon ami Wasis !
Nous continuerons ainsi à être des passifs endormis…
Et nous aurons enfin 30 millions d’amis !

Et comme mes deux autres amis Jérôme et Franck, aimons la botanique, source de découvertes toujours plus étonnantes !
Une remarque en passant ; depuis qu’on fait la chasse aux pétards, la vente des drogues dures explose !

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Mon destin,
Dans ces villes, qui me broient et m’étouffent
N’est-il pas de n’avoir pas le choix ?
Mon étreinte,
Dans l’enceinte de ces lieux antérieurs
N’est-elle pas une entrave à mes sens ?
J’ai la foule si je veux
Mais le sable me tourmente
J’ai la vie si je veux
Mais ta peau me défait.
Mon destin
N’est rien d’autre que prison et soleil
Mon étreinte
N’est rien d’autre que le vent et la nuit.

Bleus d'attente/ éditions Librairie-GalerieRacine/ 2001



Quand je t’ai vu
Dans l’air si jaune,
Les yeux plissésSous le soleil,
J’ai vite compris
Que j’avais faim
Depuis longtemps,
Depuis toujours.
Quand je t’ai vu
Dans l’air si chaud,
La bouche rouge
Sur ta peau noire,
J’ai vite eu soif
De tout ton être,
De tous tes mots,
Jusqu’à l’encore.

Bleus d'attente/ éditions Librairie-GalerieRacine/ 2001

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Je ne veux pas faire le procès de Sarkozy.
D’autres que moi s’en chargent et s’en chargeront…
J’ai juste envie d’exprimer ce que je ressens, juste besoin de dire que je décèle chez lui la volonté de masquer, encore un peu, la partie sombre de son caractère et garder encore sa panoplie de rassembleur.
N’effrayer personne !
Comme le brillant avocat qu’il est, il sait qu’il doit séduire les juges, or le juge suprême, c’est bien le peuple…
À ce titre, mieux que personne, il sait plaider sa cause. Il manipule les gens avec l’air de ne pas le faire. Il déploie des stratégies inouïes pour masquer sa détermination à museler tout ce qui lui déplait, s’il parvient à devenir président de la République.
Son discours m’irrite, et ce n’est pas bêtement épidermique.
Chaque jour, sa façon d’éluder les questions pertinentes (quand elles le sont) des journalistes me déplait davantage.
« Qu’auriez-vous fait à ma place ? » Voilà son leitmotiv.
Justement, on n’est pas à sa place !
Je ne perçois aucune humanité dans cette interrogation qui donne à croire que nous serions dans une telle impasse que nous n’aurions aucun autre choix que celui d’être mortifiés, accusés et pénalisés.
Rien que le calcul froid et méthodique d’un petit chef qui attend le pouvoir et qui saura « mettre de l’ordre ».
Somme toute, grâce à Sarkozy, les fachos rentrent dans l’ordre des choses et ne culpabilisent plus de l’être.
C’est assez malin de la part du ministre de l’Intérieur et ce pourrait être même une vraie chance pour la France de voir tous les vieux fantômes fascistes évincés, mais après… il ne faudra pas décevoir ces citoyens-là… non ? Sinon comment accepter de leur tendre les urnes ?
Moi qui suis de gauche, je préférerais encore de Villepin dont l’enfance de « racaille » au Venezuela me le rend plutôt sympathique.

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Dernièrement à la télé, en zappant, j’ai pu assister à la fin d’une émission où face à Madame Gisèle Halimi,  avocate, auteure et défenseur des libertés et des droits de la femme, Virginie Despentes, la « sulfureuse » romancière a fait pâle figure.
Ses expressions provocatrices retombaient la plupart du temps comme un soufflé devant les mots précis et dénués de ressentiments de Madame Gisèle Halimi qui a, avec d’autres femmes pionnières, permis par ses actes militants que cette « nouvelle romancière » parle aujourd’hui en toute liberté des choses du cul et fasse ce qu’elle veut du sien.
Il était navrant de voir avec quel mépris, Virginie Despentes rétorquait de sa voix blanche des insanités bien inutiles à l’égard de cette femme brillante.
Affligeant !

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Juste une pensée pour ceux qui en Afrique continuent à mourir du sida.
Juste une pensée pour ce continent – notre berceau – victime de tous les abandons.
Juste un tableau peint à cette intention.


"J’aime à penser quand vient la nuit
Qu’une forêt de peuples heureux.
Entre soleil et lune blanche
Entre abandon et noir désir
Se dresserait sous le soleil
Feuilles et troncs d’une même sève
                D’un même rêve en canopée."               
M.G.




"L’amertume
Adoucit  ma rébellion
Et je me fais poète,
        Au lieu de prendre les armes."     

M.G

























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Ce matin, il pleut sur la campagne normande et comme si ce n’était pas suffisant, pour me déprimer, j’ai entendu Sarkozy sur France Inter expliquer pour la énième fois sa stratégie en matière de délinquance, et affirmer qu’elle était en régression…
Comme d’hab, je suis resté sur ma faim.
Les journalistes ne lui rappellent jamais assez que, si la délinquance des mineurs s’est installée progressivement dans les cités, elle n’est que le fruit d’un oubli organisé.
La délinquance, la vraie, celle qui fait peur, celle qui est de plus en plus armée, s’installe tranquillement.
Je ne m’étendrais pas davantage sur une autre forme de délinquance, celle d’un certain Gonzalez, sous-préfet de Moselle qui se voit blanchi alors qu’il était bourré au volant de sa voiture, pas davantage sur celle de Juppé l’amnistié qui, après ses magouilles, revient comme une fleur et oublie sa « Tentation de Venise » pour celle plus percutante de Bordeaux.
Bref, je suis démoralisé.
 
Alors, je rêve…

Je suis devant un thé à la menthe à Sidi Bou Saïd, installé à la terrasse du café « Le Marsaoui », sous les orangers parfumés, à quelques pas des murs éclaboussés du rouge sang des bougainvilliers.
Autour de moi les gens fument avec plaisir… encore !
Je chasse d’une main fataliste une mouche têtue qui a des visées sur ma brioche au sucre.
Je réponds aux regards complices, aux sourires, bref je décroche de ma morosité.

Alors, le téléphone sonne…

Je dois terminer les derniers tableaux de mon exposition pour novembre, corriger le manuscrit de mon nouveau roman, tailler les haies du jardin, mettre en pot les dernières confitures…
Le printemps viendra récompenser mes rêves d’évasions : je serai à Sidi Bou Saïd, entouré de mes amis, Jalila, Jihad, Olfa, Moez, Sihem, Sybille.
Je partirai.
Heureusement, aujourd’hui je termine la dernière de mes toiles avec l’acteur Salim Kechiouche comme modèle.
Ses origines algériennes pansent quelque peu mon manque de la Tunisie.

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Dans ma voiture, j’ai entendu Pascal Bruckner nous parler de son nouveau livre « La tyrannie de la pénitence ».
Je n’ai pas encore lu le livre et je me base uniquement sur ce que l’auteur en a dit. Il le présente comme un essai, une réflexion sur le masochisme en occident.
L’auteur parle de la France, de sa culpabilité permanente liée à son passé colonial et de sa difficulté à gérer l’immigration. Il affirme que ce masochisme français, cette pénitence, serait presque devenu la « spécialité » de notre pays. D’après Pascal Bruckner, il suffirait de reconnaître ses torts pour enfin tourner la page, comme pour respirer un grand coup avant un nouvel effort.
Il y a quelque chose de vrai là-dedans, et même de rassurant, puisqu’il semble qu’il soit dans notre nature de « progresser » ! mais n’y a-t-il pas aussi comme un fond de réponse simpliste qui conforte chacun dans une banalité objective, un peu comme les phrases d’un médecin peuvent banaliser les symptômes d’une grave maladie.
C’est vrai que les enfants de France n’ont rien à voir avec ceux qui jadis entreprirent de coloniser l’Afrique. Il serait stupide qu’ils en portent le poids toute leur vie. Pour autant, ceux-là même profiteraient de ces colonies sans état d’âme si elles étaient encore les nôtres. Ils perpétueraient ainsi en toute « banalité » le mal colonial qui a déstabilisé tous les peuples qui l’ont vécu, qui ont subi le joug de l’oppresseur, de celui qui tendait à faire croire qu’il détenait la bonne science, la bonne culture et la bonne pensée… chrétienne !
Il est impossible de tirer un trait sur le passé aussi simplement, sinon il n’y a plus mémoire de rien. C’est aussi monstrueux que de vouloir détruire toutes nos bibliothèques.
Sans repère historique et sans référence qu’elle peut être notre chemin ?
Vers quel chaos nous orienterions-on ?
Tirer un trait sur le passé, c’est aussi farfelu que le principe de confession chez les catholiques. Il permet aux fidèles de retrouver la pureté de « l’âme » sans même s’interroger sur les raisons et les conséquences de leurs actes. On peut ainsi tuer et se confesser, re-tuer et se re-confesser, re-re-tuer et se re-re-confesser, etc. Tous les religieux de l’histoire ont d’ailleurs utilisé cette méthode, ou d’autres équivalentes, pour massacrer à tour de bras !
Une sorte de régime alimentaire de la mauvaise conscience !
Que penser d’un état, ou d’un peuple, qui mange du crime et qui l’élimine pour se refaire une bonne et belle santé jusqu’au prochain excès ?
Lorsque dans la foulée, Pascal Bruckner parle des rappeurs et cite la violence extrême de certains textes qui vilipendent les forces de l’ordre, les banlieues sinistres et nos « faces de craie » on peut être, à l’évidence, choqué. Là encore, pourtant, nous récoltons ce que nous avons semé et que certains perpétuent dans le seul but de maintenir un ordre établi qui leur profite.
La France, et les autres pays colonisateurs, n’a-t-elle pas suffisamment raillé la peau des Africains, jusqu’à s’en servir dans des publicités de mauvais goût qui ne choquaient personne ! Notre cher Brassens avec toute sa poésie a raillé la police ( qui à l’époque était moins robotisée ) durant toute sa carrière et on l'applaudissait… Alors que maintenant elle fait peur même aux « gens honnêtes » et qu’elle s’autorise à tutoyer n’importe quel jeune en le plaçant d’office dans une situation d’infériorité.
Nous vivons peut-être une époque où la violence, la difficulté de vivre, le chômage et la marginalisation conduisent à des débordements. Ils se traduisent avec le vocabulaire d’aujourd’hui et dans le contexte d’une société affaiblie par l’absence de liens.
La véritable discrimination est sociale ( le racisme est un avatar de cette discrimination générale ). C’est bien pour favoriser l’ascension sociale de ceux qui détiennent encore le pouvoir ( fils de nos anciens monarques ) que nos « bons immigrés » d’aujourd’hui, comme nos « bons serfs » d’hier ou nos « bons esclaves » ont longtemps été considérés et sont encore considérés comme du bétail.
Le plus fort est d’entendre dire : « il y a des mosquées sur la Terre de France et il n’y a pas d’église en Arabie Saoudite !  » (Sic Christine Bravo dans l'émission TV– On a tout essayé –)
Tout observateur pourvu d’une « cervelle », peut constater qu’il y a bien peu de chrétiens en Arabie Saoudite !
Nous autres occidentaux n’avons pas eu le « privilège » de nous expatrier pour fuir la dictature, la guerre ou la famine.
Le repère bien simple de la religion, – je dois le dire pour moi qui suis profondément athée – constitue avec la culture, la langue et la tradition le terreau dans lequel se retrouvent tous les expatriés.
Je suis fils d’une colonisation que j’exècre.
La Tunisie est ma terre natale ; j’y retourne régulièrement. Je suis toujours étonné de l’accueil qui m’y est fait et de la gentillesse de son peuple par rapport au regard sombre que l’Occident porte souvent sur « l’étranger ».
Je m’interroge alors sur les liens affectifs qui devraient nous rassembler dès lors que les injustices sociales, les guerres, les exactions, les atteintes aux droits de l'hommme seraient prises en compte, et pas seulement avouées, pour passer à autre chose.

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Depuis pas mal de temps, j’avais envie d’ouvrir un blog, mais la peur de rentrer dans un de ces nouveaux systèmes qui vous emprisonnent en vous prêtant des ailes ralentissait mes ardeurs.
Et voilà que ce matin en allant faire mes courses dans une grande surface, j’achète un sachet de fromage râpé.
Jusque-là, rien de bien passionnant.
Me voilà à la maison, je déballe mes articles, tranquille, et au moment de ranger mon fromage râpé, j’aperçois sur son emballage : « Secouez-le, il tient debout ». Ce sont les termes exacts.
Bête et discipliné, j’ai appliqué la méthode et hop ! mon gruyère tenait debout sur une base élargie.
Hé bien ! figurez-vous que ce simple résultat m’a donné instantanément la pulsion qui me manquait pour ouvrir mon blog.
Je trouve formidable que dans une société qui nous force à nous mettre à genoux, on force les fromages à tenir debout. Devrions-nous être installés en gondoles dans les grandes surfaces, devrions-nous définitivement être considérés comme de la « bouffe » et mériter nous aussi un emballage qui nous met enfin à la verticale ? Une société assez bouffonne pour se tracasser de trouver le moyen de faire tenir un fromage debout est une société bientôt râpée d’avance…

Quelle misère !

Au fait, je me présente. Michel Giliberti. Profession : artiste-peintre et auteur… Je m’emballe tout seul, vous voyez, et j’essaie de rester debout sans l’aide de personne.

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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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