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Le blog de Michel Giliberti



Avec Emmanuel, notre amitié et nos rapports de travail sont si étroits et si fructueux que pour concrétiser cette fusion, j’ai voulu dans un de mes tableaux, que ma signature soit retenue dans sa main comme si elle était un objet à part entière.
Pour la première fois, cette griffe qui représente à mes yeux l'identification de mon travail et surtout la satisfaction de l’avoir terminé avait autre chose à dire, quelque chose de l’ordre de la promesse.
Pour la première fois, mon nom comme un symbole d'appartenance signait la preuve indélébile d’une amitié sans faille.

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Depuis les cieux l'oiseau cherche sa proie au sol et lorsqu'il l'aperçoit, sa vue s'aiguise à l'extrême pour qu'il puisse, avec précision, fondre sur elle.
Le peintre, c'est un peu ça, qui tente de percevoir sur l'étendue de la toile blanche le signe d'une idée, d'une image à capturer.
Mais les idées elles aussi, comme les oiseaux, s'échappent parfois aussi vite qu'elles apparaissent, et le peintre reste sur sa faim.


Quant à crever d'un mot de trop
J'aime encore mieux crever de rien
Sur ton visage que je déteste
Je lis encore tous mes fracas
Sors de mes mains, vas t'en voler
Et ne viens plus fienter par là.
© Giliberti / 2007

Petit poème spontané dédié à une amie qui se reconnaitra et qui a déclanché chez moi le pocessus de la "désamitié".


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Je ne me souviens plus du prénom de ce modèle, je l’ai peu connu. Je l’ai peint pour son visage qui, sans être mon idéal en peinture, avait pourtant la luminosité, les rondeurs et l’espièglerie des Bacchus de Caravage ; ma passion pour cet artiste m’a fait emprunter son sillage, le temps d’une toile où j’ai déliré un peu pour casser le côté angélique du modèle.


Beaucoup de mal à installer quelque chose sur le blog aujourd'hui, mais à 23 heures précise, comme prévu, c'est parti. Bravo à toute l'équipe d'Over-Blog. Les hommes politiques devraient en prendre l'exemple :o)


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Dimanche sur la 5, dans l’émission de Franz Olivier Giesberg, Sakorsy à qui l’on demandait ce qu’il pensait de la fuite de Johnny Hallyday en Suisse a été on ne peut plus clair : selon lui, ce départ pose avant tout la question des impôts excessifs sur les grosses fortunes. Beau retournement de situation tout à fait prévisible et qui laisse entendre qu’un chanteur populaire qui manque tout simplement à ses devoirs de citoyen en n’acceptant pas la fiscalité imposée pour tous, serait la victime d’un système injuste. De nombreuses fortunes existent en France, pour autant elles ne s’expatrient pas forcément.
Dans son extrême facilité à noyer le poisson dès qu’une question précise risque de démasquer son libéralisme à tous crins, Sarkosy a aussitôt mélangé les genres en parlant de la fuite des cerveaux et notamment du scientifique Montagnier jugé trop vieux pour être maintenu à la tête d’une équipe de chercheurs.
Cet amalgame ridicule a fini de m’écoeurer…

*
Sans transition, je rapporte ce qu’a dit un SDF à qui l’on a demandé hier ce qu’il pensait de la mort de l’abbé Pierre : « Sa mort me fait plus mal que la morsure du froid ».
Belle ellipse aux regards des phrases grandiloquentes et souvent creuses employées par les personnalités de tout bord.
*


Les modernes atouts
Qui s’installent et effacent
L’étincelle des fous,
Sont à toi, sont à moi.
Les modernes atouts
Qui ajitent nos jours
D'un présent trop futur
Sont à lui, sont à elles.
Les modernes atouts
Qui donnent à nos désirs
De déviantes blessures
Sont à eux, sont à nous.
Les modernes atouts
Qui tarissent nos instincts
Et fabriquent nos plaies
Sont nos futurs chaos.

 © Giliberti / 2007
 
                                                                                                              
 

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Le sang des peuples peut se répandre,
L'âme rouge de leurs veines
Perpétuera la vie des hommes.
© Giliberti / 2007


YOU ARE NOT FORGOTTEN

envoyé par colereordinaire

À Toulon, dans les années soixante alors que j'étais adolescent, j'aimais porter ma guitare sur la plage du Mourillon et jusque très tard dans la nuit, chanter avec mes copains et copines, les tubes de l'époque, notamment l'immortel " Guatanamera" de Joe Dassin. 
Nous étions des lycéens bronzés et insouciants, des enfants de la Méditerranée, des enfants aux paupières et aux lèvres brûlées de sel et de soleil.
Nous avions l'âge des yeux immenses, l'âge des rêves plein la tête.
Qui de nous pouvait penser que cette belle chanson poussée à tue-tête dans la chaleur de la nuit, cette belle chanson au parfum exotique de Cuba, ce beau « Guantanamera » qui évoquait tous les délices et tous les possibles voyages allait bien plus tard s'apparenter à un camp de prisonniers? le tristement célèbre Guantanamo ? Le révoltant Guantanamo.

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 Quand l'ennemi avance, nous reculons ;
Quand l'ennemi recule, nous avançons ;
Quand l'ennemi s'enfuit, nous le pourchassons.
                                                                                      Mao Tsé-Toung


*
*

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Tu etais la pierre
Et tu étais l’eau
La pierre me noyait
Et l’eau me heurtait.
Je disais, « viens » et tu partais.
« Va » et tu prenais racine.
Comment aimer l’escale
Quand elle ravit la terre ?
Comment aimer le souffle
Quand il vous plaque au sol ?

In Bleus d'attente © 2001



Des chambres noires et sans désir
Naissait pourtant l’ivre clarté.
Elle balayait les rites
Et la sauvagerie.
J’aimais me trouver lâche,
À boire sans un regret
L’eau de sa peau, acide
Comme un pélargonium.

in Voyage secret © Bonobo 2004



  La double étreinte
Éteinte et tiède
S’en est allée
Se profiler
Au gouffre mauve
Des aurores.
Parfum d’orties
S’empare de moi
Parfum, dors-tu
   Sans part de moi ?
Brûlure d’ortie,
Bras incendiés,
Vous consumez
Mon âme froide
Comme la mort.

© Giliberti / 2007

                                                          

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Think about another world



    Une pensée pour ces « Justes de France » d’hier dont on honore le courage aujourd’hui. Ces Justes qui, d’un bel élan, bravèrent le danger pour défendre et protéger les Juifs pendant la dernière guerre.
Qui de nous, en 2007, peut être certain de la conduite qu’il adopterait si nous avions à vivre les mêmes drames ? J’ose espérer que nous serions à la hauteur parce que désormais nous savons…
Je suis toujours troublé quand je pense à cette sombre époque où des hommes dans la guerre ont préféré écouter leurs bas instincts dans la collaboration ordinaire plutôt que tenter de trouver en eux le courage nécessaire pour combattre l’horreur.
Je suis en admiration devant les propos toujours mesurés de ces Justes qui disent n’avoir accompli que leur juste devoir d’être humain et que le fait de sauver les autres n’est pas seulement du ressort des héros.
En cela, nul autre qu’eux n’a mieux mérité ce beau nom de « Juste ».

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Bravo la Police Tunisie

envoyé par papeur

Surprenant, non?
Ben oui...  on aimerait mieux les voir comme ça partout...

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© Giliberti / 2007

Après des heures de route sous un soleil aveuglant, je fis une halte à Douz avant de continuer vers Tozeur. L’air était suffocant et salé. C’était le milieu de l’après-midi et il n’y avait pas grand monde sur la petite place ; presque tous les habitants devaient faire la sieste. Malgré la chaleur, je profitai pour me dégourdir les jambes et acheter de l’eau et des fruits dans une petite alimentation. À l’entrée du magasin, un garçon immobile, assis sur une caisse en bois, m’accueillit avec un grand sourire. Une fois ma bouteille d’eau et mes fruis en main, je lui demandai si je pouvais prendre des photos de lui – Moi qui aime les photos sophistiquées, en Tunisie, c’est tout le contraire, j’aime faire provisions de photos qui mettent en valeur la spontanéité des rencontres avec ses habitants – Il accepta avec joie, à condition que je lui en envoie une.



© Giliberti / 2007

Je déposai donc mes achats dans la voiture et revint avec mon appareil photo.

© Giliberti / 2007

Après quatre ou cinq clichés, je pris donc ses coordonnées, mais le temps de bien le comprendre et de tout noter, d’autres enfants approchèrent de nous, comme par magie, alors qu’il n’y avait personne cinq minutes auparavant. Tous voulurent être pris en photos. (Phénomène très classique qui m’amuse toujours)


© Giliberti / 2007

Finalement, je dus récolter les adresses de chacun, mais hélas… quelques jours après, sur le chemin du retour, je les perdis; j’avais tant de choses dans ma voiture, entre les tapis, les épices, l’huile, l’eau de rose et celle de géranium, bref, tout ce que je ramène chaque année en Normandie, que le petit papier sur lequel j’avais inscrit ces précieuses notes et glissé entre les pages de mon guide, s’est volatilisé...


© Giliberti / 2007

Je suis malheureux de n’avoir pas pu leur faire plaisir et j’espère qu’à un prochain voyage, muni de ces photos, j’en reverrai certains d’entre eux et m’acquitterai enfin de ma promesse.


© Giliberti / 2007


Dans tous les cas, une fois encore, les bonheurs les plus simples sont ceux qui me comblent.



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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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