Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Le blog de Michel Giliberti


Depuis le temps que je mets en avant les visages ou les corps de mes modèles, aujourd’hui, seuls leurs pieds et leurs mains sont à l’honneur… Pieds de Franck, mains de Laurent et d’Emmanuel... et quelques mots de moi.



Ma patience est d’argile
Et mes plaies la ravinent
Elle me rend presque libre
D’inventer ma prison.
© Giliberti / 2007
 

Mes mains ne tiennent plus
L’ardeur de tous les sables.
Silices et bris de verre
Ont trop blessé l’enfant
Damné de tant d’années.

© Giliberti / 2007
 

Balayer les marées,
Les maris, les marins et les morts

Larguer les amarres,
Les amants, les amours et les mers,

Me bercer de mes propres remous
Pourrait être l’attrait.
© Giliberti / 2007


Demain s’éteint à l’aube du grand hier.
Deux mains d’argile retrouvent enfin la terre.
© Giliberti / 2007



Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie

Sarkozy qui se baladait quasi incognito dans une cité a fait un discours digne de ses idées rétrogrades, et il m’a fait bondir quand il a déclaré qu’il fallait plus de fermeté en matière d’autorité et d’éducation pour « effacer l’effet néfaste de 68 ».
Je trouve cette affirmation gratuite d’une médiocrité désespérante, d’un populisme incroyable, bref d’une petitesse absolue pour un présidentiable.
Que vient faire mai 68, dans une société aujourd’hui ravagée par le chômage et le manque d’idéologie ?
Que vient faire mai 68 dans une société bouffée et sacrifiée au nom des marchés et de la croissance ?
Que vient faire mai 68 dans une société qui ne parvient pas à faire de la mondialisation une aventure humaine ?
Que vient faire mai 68 dans une société ravagée par le sida, la pollution, la précarité, et les injustices de plus en plus flagrantes entre les nantis et les pauvres ?
Que vient faire mai 68 dans une société où, même quand on travaille, on ne peut pas se loger tant les prix des loyers sont élevés ?
Sarkosy se référera-t-il bientôt à la prise de la Bastille ? à la bataille d’Alésia ? La guerre de cent ans aurait-elle pourri les mentalités ?
Quand je pense que les Français et les Allemands ont réussi à s’entendre après la Seconde Guerre mondiale, que le mur de Berlin est tombé et que là… dans ce chaos de début de siècle, Sarkozy pleure sur les conséquences de mai 68, j’ai envie de hurler.
Petit homme décidément, petite mémoire et petite imagination de celui qui oublie que la plupart des grands hommes d’aujourd’hui (artistes, patrons, politiques, aventuriers, scientifiques, penseurs, chercheurs, philosophes) sont des enfants de 68.
Le laxisme qui abîme notre jeunesse prend ses racines dans l’image insolente de la réussite et de l’argent facile, de l’attraction inimaginable que la télé exerce sur des esprits encore malléables en leur faisant croire que pour réussir dans la vie, il n’y a qu’une alternative : le foot ou la Star Ac.
Mais que vient faire Sarkozy en 2007 ?

Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Réflexion

Sofiane © Giliberti / 2007

Sofiane est un de mes amis tunisiens, je le connais depuis plus de six ans.
Le temps glisse sur lui sans laisser de traces. Je dirais même que le temps le préserve.
Ce jour là de l'été 2006, il était venu, comme presque tous les jours, me rendre une petite visite une fois son travail terminé et en attendant de boire le café que je lui préparais, il est allé quelques instants se détendre sous le soleil, à l’intérieur de la petite cour à l'arrière de la maison.
Je n’ai pu résister à capter les instants de son abandon, pas plus que je ne resiste à vous les faire partager.
Ça le fait toujours rire que je le prenne en photos ; il ne comprend pas que je puisse le trouver beau et photogénique et se moque éperduement de son physique.
Pour lui, de toute façon, je suis un peu « maboule », comme il dit, puisque je suis un artiste peintre. Il a beau apprécier ce que je fais et comprendre que c'est du travail, il ne considére quand même pas mon métier comme un métier  sérieux.

Sofiane © Giliberti / 2007

Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...

© Giliberti / 2007

Quand Emmanuel fait un break dans sa pose, il nait toujours de ces moments de paisibles discussions, des instants magiques qui me font lui demander brusquement : « Attend, ne bouge pas… ne dis plus rien, surtout reste comme tu es. » Et je capture le plus vite possible une expression de hasard, aussi belle que celle qu'il avait lorsqu’il prennait la pose.
J’aime beaucoup ces photos imprévues qui ne sont pas sophistiquées, parfois même pas cadrées ou floues parce que je me précipite, mais qui témoignent de notre complicité  à ne rien perdre du temps qui passe.



© Giliberti / 2007

Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...

J'ai entendu aux infos qu'il était très sérieusement question de cloner nos dents et remplacer ainsi celles qui tomberont avec l'âge. Ces dernières, parait-il,  pousseraient normalement comme lorsque nous étions petits.
Les Japonais, preuve à l'appui, ont réussi cet exploit avec des souris.
Ils sont absolument convaincus que l'expérience sera tout aussi concluante chez l'homme, sauf que le cycle de la repousse devrait être plus long, de l'ordre de vingt ans.Donc, si une personne perd ses dents aux alentours de 70 ans, elle pourra, grâce à ce procédé, retrouver ses dents, juste avant qu'on l'enterre. Mais le plus amusant, le plus savoureux, sera de trouver une explication cohérente pour annoncer aux arrières petits enfants de ces anciens qui auront pratiquer ce clonage "dantesque" que leur pépé pleure parce qu'il « fait ses dents ».

Quelle misère !!!

Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Quelle misère !

Comme je vous l'avais promis hier, voici le père et le fils... ainsi soit-il!


Guy, le père à l'âge de son fils © Giliberti / 2007




Cédric, le fils © Giliberti / 2007


Dès qu'il y a de la descendance, je vous tiens au courant.
Et comme les deux aiment la musique, voici le clip d'un amateur du groupe Weird Al Yankovic que j'adore...

Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...


Ce tableau de Cédric a servi pour la pochette de mon livre « Le bruit paisible des secrets » sorti en octobre 2005.
C'est un tableau sombre et assez dramatique aux antipodes de sa personnalité.

Cédric est un garçon du sud.
Son père a posé pour moi, il y a plus de vingt ans, quand il n'était encore que le fiancé de Patricia, la soeur de Chantal, mon amie de toujours.
Ce qui fait qu'après le père, j'ai peint le fils, et avec un peu de chance si je ne suis pas en compagnie des pissenlits, je peindrais le petit-fils. Je trouve très originale cette filiation picturale.
Le père de Cédric était très beau avec ses yeux verts, ses paupières lourdes et érotiques et sa moustache de macho qui faisait tout son charme.
Cédric est un coureur de filles invétéré et très sûr de sa séduction. C'est vrai qu'il est beau et charmeur ( son frère aussi ). Il est très communicatif, vous séduit et vous désinhibe très vite. Il est drôle, très décalé de tout, et il se moque de Chantal et de moi lorsque nous lui évoquons nos folles nuits à Marseille dans la boîte gay des années 60 ( Le Cancan ) quand on s'éclatait comme des bêtes à danser jusqu'au petit matin et qu'on se retrouvait complètement HS à la gare St-Charles à attendre le premier train de 6h en partance pour Toulon.

Chantal et moi © Sylvie Brutinel

Que de souvenirs, que de fous rires, que d'insouciance...
Je vous posterais bientôt des photos de Cédric et de Guy ( son père ).
Quand on se réunit tous à Toulon ( les soeurs, les beaux-frères et les enfants ) et que le Pastis et le whisky circulent sans modération, je peux vous dire que l’ambiance est chaude et que les fous rires sont bien là.
J'adore cette famille, Chantal, Patricia, Sylvie, Michelle, Monique et Jean-Édouard, c'est un peu la mienne depuis le temps qu'on se connaît.

Royale Ségolène

Sans aucun rapport avec tout ça, j'ajoute que j'ai été très satisfait de la prestation de Ségolène Royal hier soir. Je la trouve excellente quand elle répond du tac au tac.
Elle n'a hésité que quelques secondes à la fin de l’émission quand une espèce d'insupportable vieux beau a péroré avec prétention et arrogance sur son incapacité à exposer des mesures claires... alors qu'elle n'avait fait que ça toute la soirée ! Son trouble s'est davantage ressenti lorsqu'elle a répondu à ses questions sur l'immigration en disant ( ce que personnellement j'ai toujours pensé ) que l'on pouvait concrètement mieux aider les peuples en difficulté en travaillant avec eux et sur place, pour éviter des migrations douloureuses.
Et cette espèce de prétentieux – qui prenait tout de haut et niait l’ensemble de son pacte présidentiel – lui a coupé la parole quand elle voulut préciser (pour justifier cette aide ) : « Nous avons tant pillé ces pays... » en lançant avec exaspération et de façon solennelle pour affirmer sa supposée autorité : « ne me faites pas ce coup-là, de grâce ! » genre – « Nous n'avons rien pillé ».
Alors que oui, mille fois oui, nous avons pillé, massacré, asservi au nom de Dieu et de notre prétendue civilisation !
Moi, je lui aurais fait fermer sa gueule en hurlant (car je ne suis pas du tout calme ).
Je ne rentre pas dans les détails, car je ressens encore de la colère pour ce connard et je voudrais rester digne sur mon blog car cette chiure de mouche n’en vaut pas le coup.
Comment Ségolène a-t'elle pu rester si digne  ?
Moi, je n’aurais jamais pu faire de la politique !
Bravo!

Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...


Dans la poussière de ces années difficiles et pourtant exaltantes, j’aime à imaginer que nous sommes autre chose que des individus dépourvus de temps, de ce temps que nous avons inventé dès que nous sûmes l’estimer, de ce temps qui, aujourd’hui, nous incite à nous battre contre lui et à nous transformer en petits robots.
Avec les poètes, je veux penser que là-bas ou ici, devant ou derrière, existe encore un souffle de clairvoyance, une onde magnifique sur l’infini de nos erreurs, une respiration possible, un arrachement à la surdité et à la cécité ambiantes, une curiosité originelle.
La mondialisation qui devrait encourager la fraternité ne se réfère, hélas, qu’aux marchés et à la croissance.
L’occident fait les yeux doux à la Chine, à ses buildings qui poussent comme des champignons, à sa main-d’oeuvre bon marché, à ses travailleurs qui travaillent « eux » 70h par semaine (un rêve sarkosien).
Je ne sais pas si la croissance est la panacée, je suis bien trop novice en la matière, mais cette uniformisation des lieus et des gens est-elle nécessaire à l’humanité ?
Cela nous fera-t-il plus respecter l’autre dès lors qu’on aura voulu gommer sa différence au nom du profit et de la croissance ?
J’ai vu un reportage sur la Mauritanie, qui, satisfaite d’avoir découvert de belles ressources de pétrole, compte bien vivre du tourisme en installant une multitude d’hôtels sur ses rivages encore vierges de zones touristiques...
Ainsi, la Tunisie, que je connais bien, s’est trouvé défigurée en moins de vingt ans par des hôtels démesurés, des autoroutes (vides), des infrastructures gigantesques balayant les forêts, les paysages côtiers et faisant disparaître une multitude d’espèces animales et végétales.
Si parcellaire soit-elle, j’espère que notre conscience pourra encore s’étonner et se distraire d’un rivage sans hôtel et d’un pécheur sur sa barque.
Peut-il y avoir un progrès responsable qui laisserait à chaque pays son identité ?
Que seront nos voyages si nous devons ne rencontrer que les mêmes dortoirs, manger la même merde et voir ce qu’on nous dit de voir ?
Les lieux authentiques existeront encore, mais ils ne seront plus que des réserves pour milliardaires en mal d’aventure... les derniers « Nicolas Hulot » et "Arthus Bertrand" de la Terre.


Alors que les rites et les racines devraient rester inscrits dans chaque nouveauté, comme une signature qui perpétuerait les origines et nous ferait savourer toutes les différences, on veut nous imposer une vision unique comme on nous a imposé un Dieu unique.
Et, si ce Dieu percute encore l’imaginaire de bien d’entre nous, lui qui, comme le temps, comme l’argent, comme le pouvoir, fut inventé par nous, que cette passion stérile ne nous égare pas.
Après tout, nous, nous sommes certainement Dieu et cette simple appartenance devrait nous rappeler que nous avons le devoir de préserver ce que le hasard, ou la chance, nous a légué : notre futur, plutôt que de nous abrutir de tout ce qu’il y a de plus facile, dans ce complot des affairismes et des égoïsmes qui nous assujettissent.
Notre conscience devrait nous rappeler, comme dans certaines tribus, l’oralité de nos années préparatoires pour devenir les hommes d’aujourd’hui et nous apprendre à mieux nous regarder, pour éviter que dans un monde futur sans surprise, grandisse notre solitude... et je pense au tableau d'Edward Munch "Le Cri" qui n'est jamais qu'une métaphore de la solitude de l'homme moderne.


Rêvons...


© F Giliberti / Halkidiki / Grèce

Je veux être ignorant
Et apprendre avec toi
Je veux être lavé
Et me salir de toi
Je veux être l’esclave
Et régner dans tes yeux
Je veux l’eau puis la terre
Et me taire dans ce lot.
© Giliberti / 2007
 

Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Réflexion

Eh oui les lâches ont la vie dure... mais ça y est, Papon a crevé!

Je vous conseille un livre magnifique « A Vanished World » de Roman Vishniac, avec une préface d'Élie Wiesel,qui est en vente au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme à Paris, lieu d'une exposition bouleversante jusqu'au 25 février sur cette époque tragique du nazisme. C'est un livre de photos en noir et blanc, qui au fil des pages, de visages humbles en sourires d’enfants innocents, met en lumière – alors que les juifs étaient traités de nantis et de responsables de tous les malheurs du monde – combien il y avait surtout de juifs modestes pour ne pas dire miséreux.

© A Penguin book

Cette époque tragique m’a toujours bouleversé, et ce, depuis mon jeune âge, car, à Toulon, alors que j’avais tout juste douze ans, mes parents m’avaient amené voir une exposition de photos sur le génocide des juifs. Je n’ai jamais oublié les visages décharnés et hébétés de ces prisonniers dans les camps de concentration et à l’instant même où j’écris je ressens toujours ce malaise qui m’empêche de continuer. Que pourrais-je dire de plus? Tout le monde connaît l’horreur de la Shoah.
Quant au clip qui suit, pas de commentaire, si ce n’est pour un détail : c’était la musique, mais simplement chantée  par une femme, qui ouvrait ma pièce de théâtre " Le centième nom" avec en fond sonore le bruit des grillons.

Voici un extrait d'un texte de l'auteur des photos.

“Je n’ai pas pu sauver mon peuple, j’ai seulement sauvé son souvenir. Pourquoi ai-je fait cela ? Un appareil photo caché pour rappeler comment vivait un peuple qui ne souhaitait pas être fixé sur la pellicule peut vous paraître étrange. Était-ce de la folie que de franchir sans cesse des frontières en risquant chaque jour ma vie ? Quelle que soit la question, ma réponse reste la même : il fallait le faire. Je sentais que le monde allait être happé par l’ombre démente du nazisme et qu’il en résulterait l’anéantissement d’un peuple dont aucun porte-parole ne rappellerait le tourment. [...] Je savais qu’il était de mon devoir de faire en sorte que ce monde disparu ne s’efface pas complètement...”

Roman Vishniac

Voir les commentaires

Published by --- - - Michel Giliberti


Il y a quelques jours, j’étais en visite chez Marie-France et Robert, des amis très proches qui vivent dans une chaleureuse maison nichée dans cette campagne normande où le Méditerranéen que je suis se sent toujours un peu échoué malgré la beauté des paysages, les jardins profonds et les pommiers en fleurs.
Nous parlions de tout et de rien (surtout moi, comme d’habitude, origine oblige!), et nous en somme arrivés à regarder des photos de jeunesse, à remonter le temps jusqu’à confondre les années, à parler sans nostalgie du passé comme s’il était présent, et à le relayer à notre quotidien.
Je contemplais avec émotion la Marie-France de ce temps enfui et dont la grâce, le regard pudique et le sourire gourmand avaient quelque chose de radieux.
Nous évoquions la fraîcheur de ces années où un vent de liberté et d’innocence soufflait encore dans nos têtes ; 68 n’était pas très loin et il nous restait beaucoup à aimer, beaucoup à découvrir, beaucoup à partager. Les douleurs du cœur, comme celles du corps restaient improbables, quelque part dans un avenir estimé encore bien loin.

Et voilà qu’aujourd’hui, alors que je cherchais un papier, je tombe sur des poèmes de mes vingt ans, quand j'aimais les vers qui riment et dont je me suis détaché en rencontrant l'oeuvre de René Char et celle de Saint John Perse.
Ce poème est le témoin de l'énergie et de la fougue que me donnaient mes ambitions. Je ne résiste pas à vous le faire partager. Je voulais y joindre une photo de cette époque, mais mon scan a rendu l'âme. Aussi, je vous en propose une autre où je devais avoir vingt-cinq ou vingt-six ans… Aucun voyeurisme, aucun regret, aucun nombrilisme, juste une tendresse pour ce garçon de ces années-là que je considère désormais comme mon fils…
Je me suis adopté !
C’est dans l’air du temps, non ? Et ça évitera d’attendre qu’une loi le permette ; je vais tâcher de bien m’éduquer :o)



© JCF Fischhoff / 2007

Dans les cafés, les musiques
Et dans mes yeux, la fumée.
Je passais là, héroïque
Mais déjà trop rétamé
De ces bordels assoiffés
Où je giclais mes rancunes
Du fond de lits jamais faits
Dans des trous comme des lacunes.

Puis, vidé et inutile
Je me traînais jusqu'à toi
Pour te voir si docile
T'entrouvrir sur les draps.
Alors, sous tes cris et tes larmes
Je vomissais mes aigreurs
Et te pointais de mon arme
À seulement viser mon coeur.

© Giliberti / 2007
 

Voir les commentaires

Published by Michel Giliberti - - Michel Giliberti

Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

Hébergé par Overblog