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Le blog de Michel Giliberti


Tout près des ruines de Carthage, celles que l'on connaît et qu'on visite, il y en a d'autres, éparpillées en lisière de la colline de Byrsa, dans le périmètre où la reine Didon régnait autrefois. Je m'y promène souvent et, cet après-midi là, alors que j'étais avec Raouf, nous nous étions arrêtés devant un portique étroit et élancé, donnant sur le vestibule d'un monument ...


... Il faisait très chaud et à quelques pas de là, parmi les blocs de pierre, vestiges muets de cette époque glorieuse de Carthage, les oliviers et les résineux étaient si immobiles dans l'air brûlant et jaune, qu'ils en devenaient irréels... Raouf s'en alla chercher un peu de fraîcheur et d'ombre à l'intérieur du bâtiment.


... Avant qu'il ne revienne vers moi qui étais demeuré en plein soleil, je lui demandai de rester un moment au centre de cet antre de marbre...


... Le temps de quelques photos, avant de continuer la promenade.


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Published by Michel Giliberti - - Michel Giliberti

Dans les années 80, je peignais souvent des femmes, des bestiaires et quelques bizarreries fantastiques associant le tout.
Aujourd’hui je me suis assez éloigné de cet univers, mais je ne résiste pas au plaisir de ressortir des tiroirs quelques
photos de ces toiles disséminées un peu partout en France comme à l’étranger...


... À cette époque, je sortais de plusieurs années d'une totale immersion dans le milieu de la chanson qui m’avaient amené à faire trois albums chez CBS dont j'étais si peu satisfait que j'avais réussi à rompre le contrat de sept ans qui me liait à cette maison de disques et d'en ressortir fragilisé, mais libéré ; je m'étais promis de ne plus me frotter à la musique et de me replonger dans la peinture que je n'avais jamais cessé de porter en moi depuis l'enfance...


...  Plus un accord de guitare. J’ai tenu bon pendant dix ans. Seule, l'écriture demeurait associée à la peinture ; elle aussi me permettait de prolonger mes fantasmes d'enfance où écrire prenait tout mon temps...


... Et puis doucement tout est revenu. Maintenant j’ai fait à nouveau la paix avec mes amours musicales ; je compose et écris des chansons, mais pour mon simple plaisir...






...Entre 1985, j'ai quitté Paris pour la campagne normande. C'est un autre monde, une autre vie, mais ce n'est jamais qu'à 120 km de la capitale et je prends régulièrement mon indispensable dose de pollution ...



... Ma peinture qui depuis quelques années avait commencé à être remarquée dans les salons commença aussi à très bien se vendre. Dès lors, j'ai eu la chance d'être exposé un peu partout à l'étranger et surtout à Paris...


 ... Enfin à la fin des années 90, j'ai eu la joie immense d'être publié... là, ce fut le nirvana absolu...

© Giliberti / dessin mine de plomb et rehauts de blanc.

... Et pour conclure, ne perdons pas les bonnes habitudes... Un p'tit mec.

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Published by Michel Giliberti - - Michel Giliberti

Hier matin, la mort dans l'âme, je suis allé faire quelques courses au centre Leclerc, la grande surface la plus proche de chez moi, la seule ouverte un dimanche matin.
À mon habitude, j’ai rempli le plus rapidement possible mon caddy pour me sauver aussitôt, mais juste avant de terminer mes achats, j’ai vu au rayon vaisselle des assiettes blanches, ovales et assez grandes. J’ai trouvé leur forme intéressante et je me suis même étonné de leur originalité pour un article tout venant. Ni une ni deux, j’en ai pris quatre sans réellement en avoir besoin et j'ai bouclé mes courses. Bien vite, je me suis présenté aux caisses pour déclarer ma marchandise surtaxée…
Après une longue attente, j’ai pu enfin déposer mes objets sur le tapis roulant.
La caissière commença à
les faire passer d’un air blasé (on la comprend) quand, stupeur!... ses yeux se posèrent sur mes assiettes blanches, hosties déformées pour la rédemption de mes péchés matérialistes. Elle arrêta tout net son travail et l'air grave, se mit à les soupeser, les considérer sous toutes leurs coutures, puis elle me dit :
« Elles doivent être bien pratiques ces assiettes, avec cette forme… ça les fait grandes. »
Distrait et surtout pressé d’en finir car j’avais une foule de choses à faire dans la journée, j’acquiesçai d'un borborygme, mais à ce moment intense de l'échange, elle me regarda, le front soucieux, voir buté, et poursuivit.
« Oui... ça s’rait drôlement pratique chez moi, avec mon mari qui déborde !
Là, j’ai quand même soulevé un sourcil en signe de non-compréhension ; dans ma tête, se dessinait brusquement un homme un peu épais et extensible, mais c’était quand même flou.
« Pardon ? » demandais-je poliment.
D’un air quelque peu excédé devant mon manque d’ouverture, ma caissière reprit son travail en lâchant :
«  Ben oui, mon mari déborde toujours quand il mange. Y’en a partout! Après j'ramasse. »
Et voilà. Ce mari qui mange sans précautions, autant dire salement, est donc un mari qui déborde.
La semaine dernière cette même caissière confiait à sa collègue qui venait la remplacer.
« Dimanche j’ai traversé la route avec Jean et je m’ai foulé l’pied à cause qu’une voiture m'a pas vue. Il a dû m’ram’ner aux urgences d’Évreux. Y’avait un monde… j’te dis pas ! Rien qu’des éclopés. Comme ici !
L’éclopé dont je fais partie paya, puis sortit du centre le clair avec enfin une petite envie de rire, même si c’était méchant de ma part dans le fond, mais ça faisait longtemps que je ne riais pas.


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Published by Michel Giliberti - - Humour et société




J’aime beaucoup voir les gens accoudés aux fenêtres, c’est un thème que j’ai souvent exploité, tant en peintures qu’en photos . Il y a là, l’idée de se trouver à la fois dedans et dehors, de connaître un peu et pas du tout celui ou celle qui vous regarde, eux-mêmes voyeurs de qui passe dans la rue.
C’est un vol partagé.
Farouk a posé sur ce tableau et sur son visage plane l’ombre de barreaux symbolisant la prison, tout au moins « sa prison », comme chacun d’entre nous porte la sienne.

Elle n’est pas vraiment visible et pourtant elle est présente avec ses déclinaisons en croix... autres prisons que les religions.



De blessures en sutures
Il n’y a qu’un fil
De possibles en jamais
Il n’y a qu’un mot
Mais de toi jusqu’à moi
Il y a toute une vie

© Giliberti / 2007


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Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie

Quand on connaît Sarkozy, son machiavélisme et le gouvernement auquel il appartient, on est en droit de se demander si la consigne imposée aux maires de ne pas donner leurs signatures à Le Pen n’a pas comme simple but de récupérer, dès le premier tour, les voix des électeurs du FN (13 % environ)… moyennant quelques arrangements entre la droite fasciste et la droite libérale, ce qui ferait de Le Pen un martyr et de la droite « traditionnelle » un grand mouvement de rassemblement « populaire » ! et pourquoi pas dans le pire des cas, pour les démocrates, de Sarkosy l'élu au premier tour !
Quant à Bayrou que la simplicité bon enfant rend plutôt sympathique jusqu’à présent, il a brusquement tendance, aux vues des derniers sondages, à pérorer quelque peu et à avoir un discours de donneur de leçons. Bâtir, comme il le fait, une campagne en ne promettant rien, c’est un peu préoccupant pour le changement ! Il ne faut pas oublier qu’il se présente comme le candidat du renouveau alors que nous avons déjà eu Giscard qui, si je ne me trompe, était bien à l’UDF, non ?

De tout façon, c'est le week-end, on va quand même pas se prendre la tête avec Sarko et Bayrou... Allez, hop, en Tunisie, au bord des Ports Puniques, avec les enfants et le soleil! C'est mon émigration choisie.

© giliberti / 2007
© Giliberti / 2007
© Giliberti / 2007

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Published by Giliberti - - Réflexion

Ces jours-ci, une amie m'a rappelé l'extrait d'un de mes romans "Bou Kornine". Je profite lâchement de cet éclairage sur un texte de 2004 pour rebondir sur ce sujet qui m'est cher et, comme je suis toujours dans le même état d'esprit que celui de ces derniers jours, (proche de d'encéphalogramme plat), publier ce texte me convient tout à fait. Je me revois en train de l'écrire...Il faisait chaud, j'étais enfermé dans la lumière tamisée de la maison de Sidi Bou Saïd et, alors que les premiers mots s'inscrivaient sur l'écran de mon portable, la voix du Muezin de la petite mosquée d'à côté s'est mise à emplir en arrière fond l'espace de la pièce.
Je ne pouvais trouver mieux comme "musique" inspirante...


Voici ce passage de Bou Kornine...

(...) J’en arrive à me demander, si cet amour de l’Orient qui oscille entre passion et retenue n’est pas pour l’athée que je suis, la dimension du sacré recréé ou celle, plus poétique, de mon voyage sur terre. Une continuité mythique des épopées de l’enfance, où grandir n’offre pas une vision unique. Une éthique et une altération qui accompagneraient mon goût des mots et des maux… Un spectre ouvert sur l’imposture de vivre debout, quand tout me pousse à me courber.
Et puis, sur cette terre où la possession prive le monde de tout, aimer ce qui ne vous appartient pas prodigue quelque chose d’ineffable.(...)






Première esquisse avec Moez.


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Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie

Je pourrais pleurnicher sur l'Afrique et me lamenter sur les conditions difficiles que certains de ses états connaissent, je l'ai souvent fait, souvent écrit, souvent peint, mais aujourd'hui, je veux simplement rappeler qu'elle est non seulement le berceau de notre existence, mais aussi ce vaste territoire ouvert sur des rêves immenses. Des rêves que notre présent, parfois bien terne, a tant rétrécis.
L'Afrique est à l'image d'un ressac vivifiant qui nous ouvrirait les yeux sur nos racines oubliées et sur notre
spontanéité perdue.


C'est notre terre atavique, notre mémoire. Elle est la mère de tous nos possibles, de tous nos peut-être, de tous nos demains.
Il ne faut pas faire de l'angélisme pour autant et ignorer les obstacles et les incompréhensions nés de l'avoir tant bafouée, mais tentons, avec les Africains, de dépasser les souvenirs cruels et de poétiser nos relations actuelles.


Moi qui souffre de n'être ni d'ici, ni de là-bas, mes yeux s'émerveillent toujours du peuple africain, de ses artistes fabuleux, de ses femmes courageuses, de ses enfants qui vous sourient, quand nous n'avons en France que des fronts butés, la plupart du temps, et des têtes importantes siamoises de téléphones portables.
L'opulence est souvent synonyme d'ennui, au point que souvent je me mets à penser que l'avenir est dans la pauvreté.
Cette pensée bien utopique qui fera sinon bondir, tout au moins sourire, n'en est pas moins, et de plus en plus, une idée qui me concerne et s'inscrit tout en moi.


© Giliberti / 2007

Demain s’éteint à l’aube du grand hier.
Deux mains d’argile retrouvent la terre.

            © Giliberti / 2007



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Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie


Je pourrais vous parler encore de ma tête de Turc, Sarkozy, dont j'ai appris ces jours-ci que les grands et nouveaux élans « gauchistes » qui lui font citer Jaures, Blum et autres Mendes avec une vibration pathétique dans la voix dès qu'il exhorte le peuple des ouvriers, n'étaient autre que le fruit du travail consciencieux d'Henri Ghéno (son nègre) qui lui prépare ses discours. Ah!... immigration choisie, quand tu nous tiens!
Je préfère donc revenir à des choses plus agréables et vous parler de  Franck, qui a été mon modèle pendant des années. Je ne peux même plus compter les tableaux que j'ai faits avec lui.
Avec Emmanuel, Xavier, Laurent et Moez, il aura contribué à bon nombre de mes inspirations. Toujours disponible, il accourait à la maison à la moindre de mes intentions de travailler avec lui.



© Giliberti / 2007

Il naissait à te voir

Tant de gestes et de mots
Que de croître, tes rêves
Se mettaient à danser.
J'enfantais de ta grâce
Autant que je la goûtais
Au profond des nuits sourdes
Et d'agiles candeurs.

© Giliberti / 2007

© Giliberti / 2007

Dans l'inventaire de nos nuits blanches
Tous les négoces étaient possibles
Tes cheveux roux, ta peau si blême
Valaient l'ivoire et les parures.

© Giliberti / 2007




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Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...




Je m'en veux un peu de n'avoir pas grand chose à dire ces jours-ci, mais j'ai quelques raisons sérieuses qui m'empêchent de le faire et me rendent vulnérable. Mon esprit n'est pas tout à fait disposé à capter ce qui ferait rire ou rebondir.
Aussi, dans ces moments de défaillance où les jours difficiles s'invitent à ma table, je préfère donner du temps au temps et mettre sur le fond noir de mon écran, mes rêves bleus, mes instants fragiles qui sont autant de béquilles quand tout va mal.


© Giliberti / 2007

J'ai souvent parlé de Moez, mon grand ami tunisien qui a tant et tant posé pour moi, jusqu'à la fatigue, jusqu'à l'overdose, mais qui continue volontiers à le faire, car il sait que j'y tiens et que lui même est heureux de se voir reproduit sur des toiles dont certaines font parfois deux mètres de long et qui sont, pour la plus part d’entre elles, réunies dans un livre d’art « Voyage secret Tunisie ».

Je vous livre quelques-unes des photos qui le représentent et que j'aime tout particulièrement parce que lorsque je les ai prises, ça faisait à peine vingt-quatre heures que nous nous connaissions ; c'était en 2002. J'avais décidé que c’était là mon dernier voyage en Tunisie. Il est vrai que j'étais en pleine analyse et que les remises en questions m'aliénaient à ce moment de ma vie.

Et je le rencontre.
Et je décide le peindre.
Et mes voyages continuent.
Et j'emporterai un jour Jean Charles avec moi pour m'installer définitivement là-bas.


© Giliberti / 2007


© Giliberti / 2007


Quand ailleurs, c’est ici
Et que brûlent mes émois
Quand je migre sur place
Et m’empourpre de rien
Je n’entends que les mots
Qui détruisent les hommes
Ces mots morts et leur faux
Qui renverse mes sens
 Pour qu'ils n’engendrent plus .
© Giliberti / 2007







Deux tableaux issus des ces poses





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Published by Michel Giliberti - - Poésie

Je témoigne souvent de la Tunisie, mais il est vrai qu’on ne parle jamais si bien que de ce qu’on connaît et qu’on aime.
Sur ces photos de vacances, on voit un peu de l’intérieur de la médina de Hammamet, un peu de sa plage, puis Fehti et Mohamed, des amis de Tunis.
À mon avis, la médina d’Hammamet est une des plus belles de Tunisie ; elle est extrêmement lumineuse, pas trop grande et entièrement bordée par la mer. Des bougainvilliers éclaboussent de pourpre les murs blancs, les fers forgés bleus protègent les persiennes des fenêtres fermées sur leurs secrets. Les chats y sont rois et les enfants vous regardent avec de grands yeux amusés.
On dirait un décor de théâtre, un peu comme à St Tropez, quant au détour d’un chemin étroit, on tombe sur certaines petites ruelles qui semblent fabriquées de toute pièce pour faire naître des émotions.
J’adorerais habiter la médina d'Hammamet. Ce doit être un rêve de tous les jours que de se réveiller sur une de ses terrasses ouvertes sur l’horizon turquoise, prendre son petit-déjeuner sous un soleil déjà éblouissant, avant d'aller sans se presser jusqu'au au marché acheter du raisin, des figues et du poisson à griller… Bon j’arrête, car ça me donne envie de partir.
La vie idéale tient à peu de chose... mais le peu est souvent difficile à piéger.


Fethi et Mohamed © Giliberti / 2007

Mohamed © Giliberti / 2007

Ruelle de la médina d'Hammamet © Giliberti / 2007

Fin de journée sur la plage de Hammamet © Giliberti / 2007

Fethi © Giliberti / 2007

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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