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Le blog de Michel Giliberti


En 814 av JC, quand les légendes avaient encore du souffle, la reine Didon demanda au roi Syfax, un roi berbère, de lui accorder l'autorisation de fonder un royaume sur ses terres. Celui-ci, quelque peu ironique, accepta, mais à la seule condition que ce royaume ne soit pas plus grand qu’une peau de vache. Didon, en femme intelligente accepta l’offre mais ce que le roi perse ignorait c’est qu’elle allait découper cette peau en fines lanières et s’en servir pour délimiter un périmètre conséquent...
Et ainsi naquit Carthage.

Ségolène arrivera t-elle à découper la peau de Nicolas pour en faire une république et rendre la France présidente ? (c'est bien une peau de vache, Nicolas, non?)
En attendant,
à Carthage, devant quelques vestiges du royaume de la fameuse Didon, voici deux amis tunisiens. L'un est manequin (photo ci-dessus) et l'autre, styliste (photo ci-dessous).
Voilà, c'était juste un goût d'ailleurs et de légendes. Une histoire aux confins de nos vies bien réelles où le marbre n'est pas le matériau des vestiges puniques, mais un simple élement de comparaison avec notre police aussi froide que lui, une police qui n'entend rien à l'humanité, une police qui s'en va rafler un grand-père devant une école devant les yeux des gamins, une police qui frappe et met en garde à vue une directrice d'école !
La France, Madame Monsieur, la France !!! Un royaume!


Mes mains ne tiennent rien
Laissent échapper le sable.
Silices et bris de verre
S’ils ne me blessent plus,
Blessent toujours autant
Blessent toujours dedans
L’enfant damné
De tant d’années.

© Giliberti / 2007


 Extrait de "Verre où" © Giliberti / 2007

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Published by Michel Giliberti - - Réflexion

Mon éditeur et moi.

Hier au Salon du livre, un visiteur s’est approché du stand des éditions Bonobo où j’étais installé pour dédicacer mes romans et m’a demandé d’un air un peu précieux, pour ne pas dire, affecté, s’il pouvait disposer de quelques marque-pages. Je lui dis que oui, bien sûr, mais au bout d’un moment, son enthousiasme excessif à dévaliser le stand, sans même regarder les livres des auteurs présents sur le stand, sans la moindre courtoisie, m’interpella. Je lui dis gentiment, et avec humour, qu’il pouvait aussi être curieux des ouvrages exposés et là, surpris par mon audace, il me dévisagea avec mépris, comme si ce que je venais de dire était incongru.
« Pourquoi ? » me demanda-t-il.
Sa réponse m’interpella et comme je m’en étonnai, il ajouta très vite pour couper court à toute investigation verbale : « Avec tous les marque-pages du salon, croyez-moi, c’est bien suffisant à lire, et puis les livres, vous savez… » (Il haussa les épaules et souffla avec ostentation pour bien marquer l'ennui qu’ils lui inspiraient.)
Je vis brusquement dans ses yeux la somme de ses non-lectures.
Je pensai alors que je préférais encore l’innocence de mes chères caissières de chez Leclerc qui n’avaient pas eu la chance d’acquérir une culture suffisante à ce bouffon hautain qui pouvait prétendre à l’inculture et à la justifier.
Quelle misère !
Cependant, le salon m’a permis de rencontrer des gens délicieux comme cette conservatrice de musée au visage très doux, aux mots apaisants avec qui j’ai partagé beaucoup d’émotion.

Conversation passionnante avec une dame...


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Published by Michel Giliberti - - Quelle misère !

« La nostalgie n'est plus ce qu'elle était », ce très beau titre qui résume les mémoires de Simone Signoret a toujours eu un effet particulier sur moi. Je le trouve ambigu et comme je n'ai pas lu le livre, je ne sais pas ce qu'il sous-entend, même si j'en conviens dans le fond.
Pour moi, la nostalgie n'est pas négative, elle a bien sûr le goût de mes vingt ans, mais ce goût survit comme un mécanisme rassurant, une énergie renouvelable.
.. Mes années adolescentes ont été partagées avec Chantal.  J'avais fait sa connaissance aux beaux-arts de Toulon, alors que j'avais quinze ans et demi ; cette parenthèse dans cette école qui ne m'a rien appris et que j'ai fuis au plus vite, m'a fait pourtant rencontrer l'amie d'une vie.

Alors, pour elle, pour moi, pour nos amours, juste ces photos qui parleront à nos coeurs qui sont restés si jeunes, si innocents, si... consumables.
Qui pouvait penser que nous ne nous assagirions pas, que nous serions toujours curieux de tout ? de la moindre note de musique au silence des forêts, en passant par le bruit de l'orage et l'enfer des villes.
Dès qu'on se retrouve, nous rétrogradons allégrement ; il nous est impensable de concrétiser notre demi-siècle passé depuis déjà quelques années.
Pour me remettre dans l'ambiance de ces années là, où le sida n'existait pas, (ne pas oublier le sidaction) je voulais la vidéo d'un groupe phare de l'époque : Iron Butterfly et son extraordinaire INAGADADAVIDA (que j'installais en fin de soirée quand j'étais DJ dans une boîte branchée de  Toulon), mais le clip dure 17 minutes... Ensuite j'ai pensé à LET MY FIRE, des Doors, puis  NIGHTS IN WHITE SATIN des Moddy blues ou SYMPATHIE FOR THE DEVIL des Rollings Stones.
Finallement j'ai choisi ELOISE de Barry Ryan (dont il faut faire abstraction du blouson, de la ceinture et de la coiffure) Reste la voix, la gueule, et la chanson... reste cette musicale nostalgie.

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Published by Michel Giliberti - - Réflexion

Vivivi... j'y s'rai!


Le Salon du Livre, Paris porte de Versailles, a ouvert ses portes et je serai sur place au stand des éditions Bonobo (Hall 1 stand K150-L151) le dimanche 25 à quinze heures. Je dédicacerai, entre autres, trois de mes livres parus entre 2004 et 2006, dont un livre d'art.


Un peu de pub...

... pour soi...


... ne peut nuire.

Yeh!

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Published by Michel Giliberti - - Mon actualité

Comme les amants malheureux qui mendient celles ou ceux qui les ont quittés, comme l’assassin revient sur les lieux du crime, je suis retourné chez Leclerc…
Je cherchais à acheter de la charcuterie, sans porc, car j’avais des amis musulmans qui venaient grignoter à la maison.
Je sais, j’aurais dû me rendre dans une vraie charcuterie, mais dans mon bled tout le monde se connaît et on ne peut éviter les palabres inutiles avec les commerçants. J’envisageai donc de prendre un morceau de pâté de lièvre, mais voulant être certain qu’il n’y avait pas de viande de porc dedans, je décidai de me renseigner auprès de la vendeuse et là, stupéfaction, celle-ci, que je n’avais encore jamais vue au rayon, était très rose, dodue à souhait et avec une courte chevelure crépue qu’un inconscient coiffeur, pour ne pas dire incompétent, avait massacrée d’un blond vénitien plus proche du potiron normand.
Elle était là, à ma disposition, toute gantée de caoutchouc transparent, la lèvre pulpeuse et brillante de gloss et de salive. D’émotion, j’avalai la mienne précipitamment, m’apprêtant à lui demander si je pouvais être certain que le pâté de lièvre ne contienne pas de porc, quand une de ses collègues arriva, qui la gratifia d’un « salut ma belle » tonitruant, tout en enfilant elle aussi des gants en latex.
Aussitôt je mis un frein à ma curiosité culinaire, sentant d’avance qu’il y avait mieux à faire. Et j’avais raison…
La première des préposées à la vente se tourna vers la deuxième, fraîchement arrivée, et lui offrit un buste généreux et palpitant qu’un tablier trop étroit faisait saillir davantage.
– J’ai mal dormi, a entamé la seconde.
– Pourquoi ?
– Hier, j’ai pris un truc qui m’a pas été… j’étais toute ballonnée.
La naturellement ballonnée compatit, puis confia :
– Moi, c’est mon régime dissocié qui m’va pas.
– Pourquoi ?
– Hier, c’était la journée œuf… Au bout du douzième, j’ai calé.
– Douze oeufs ? Mais pourquoi ?
– Ben c’est ça, le régime dissocié… tu manges toute la journée la même chose ; autant qu’ t’en veux… Chaque jour une chose différente, mais la même chose, tu comprends ? T'associe rien !
– Depuis quand tu fais ça ?
– Depuis dix-sept jours.
– Et ça marche ?
– Ben oui.
– T’as maigri ?
– Ben oui.
– De combien ?
– Deux cent cinquante grammes.
La réponse tomba comme une vulgaire chipolata.
La seconde resta sans voix, à considérer avec inquiétude sa collègue, puis se raclant la gorge, elle se tourna vers moi avec une expression découragée.
– Monsieur ? Vous désirez ?
– Du pâté de lièvre, s’il vous plait, mais à condition qu’il n’y ait pas de porc dedans.
La seconde réfléchit, posa un regard sur sa copine si ronde, si rose, si… blonde et s’adressant de nouveau à moi, elle me dit presque dans un soupir.
– Ben non, ici, y’a qu'du porc… partout.
J’ai fait tout ce que j’ai pu pour rester serein et je suis aussitôt parti chez ma bouchère charcutière, la vraie, celle qui a un mari « qu’on saigne toutes les semaines » (lire « Les saignements du boucher » de janvier) qui, elle, me servit un bon pâté sans porc mais qui dans la foulée m’a lancé :
« On sait plus comment s’mettre avec le refroidissement d’la terre qui s’réchauffe… c’est un vrai binz. L’matin, y fait humide, on s’couvre, l’après-midi, y fait chaud, on s’découvre... et paf ! on attrape la crève !
J’étais comblé…

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Published by Michel Giliberti - - Humour et société

le-choc.jpg
L'acteur Salim Kechiouche que j'ai eu le privilège de peindre et de photographier m'a inspiré une douzaine de tableaux dont quelques uns ont été déjà présentés sur le blog et à la galerie Ben Chaïeb à Paris. Il me restait à montrer  ces trois là... les derniers de la série.




le-choc.jpg
Il y a quelques jours, nous avons discuté de choses et d'autres par télephone et finalement, nous avons décidé de faire quelques séries de nouvelles photos. Ce sera un plaisir car Salim est un garçon d'une grande simplicité et qui garde au fond de lui une part de ses blessures. Comme tous les grands acteurs, il reste pudique et fier à la fois. Je n'oublie jamais q'il fut le sublime Jihad de ma pièce "Le centième nom".
Reste à trouver une date, c'est le plus difficile.

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Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...


Tous les certains du monde
Ne connaîtront jamais
Le seul satin
Qui vaut d'être touché
Tous les crétins du monde
N'écouteront jamais
Le seul tam-tam
D’un coeur
Qui cogne au jour premier.

© Giliberti / 2007


Lorsque je photographie un modèle, il m’arrive souvent de lui demander d’improviser pendant la première demi-heure, ou plus encore. Ça lui permet de prendre une certaine distance et de s’approprier ce rapport si particulier entre le modèle et l’artiste.
Au début, il cherche des positions très académiques qui ne m’intéressent pas, mais qui le rassurent, aussi je rentre dans son jeu et prends quelques clichés. Puis, je commence à le questionner sur ce qu’il aime, ce qu’il voudrait faire dans la vie, bref, à l'abri derrière mon objectif, je m’aventure facilement.
Cette approche, passionnante pour moi, me permet de tendre un pont entre deux timidités, car à ce cébut de l'aventure, ni le modèle, ni moi-même ne sommes au mieux de notre forme.


Ce jour- là, je recevais Amar, un garçon arrivé en France depuis peu et qu’un ami m’avait recommandé. Je le trouvais beaucoup trop musclé, mais je ne dis rien, car je le sentais heureux de poser et quand je lui demandai d’improviser, il a voulu un grand plat creux et un fruit ou un petit objet. J’ai trouvé un raku à ma portée et un petit galet, souvenir d'une plage de Grèce ; je les lui ai passés. Il a pris le galet en main, le raku dans l'autre, puis avec une expression  ineffable de joie et une gestuelle émouvante, il a pris une position qui lui rappelait,  m’a-t-il dit, son Afrique natale où les gestes simples, comme la cueillette, étaient pour lui un vrai plaisir.
Du coup, très ému, je l’ai photographié avec bonheur, ne pensant plus à sa plastique trop imposante qui me bloquait. Par la suite, comme à la fin d'un rituel, il s’est senti très à l’aise et notre séance de photos est partie dans une autre direction, mais de ce premier instantané, je garde un souvenir touchant et inoubliable.


Deux années passèrent et j'eus envie de peindre un garçon Africain.
Le tableau une fois terminé, je trouvai qu'il manquait quelque chose et qu'en plus il était trop académique. Cette insatisfaction dura quelques jours. Un matin, en quelques coups de pinceau, je plaçai un petit galet dans la main du personnage avec cette inscription dessus : "Black memory".
Enfin satisfait, je signai le tableau.
Je réalisai alors à quel point mon inconscient avait été troublé par cette première photo avec Amar que les sentiments si spontanés d'appartenance à son pays avaient inspiré. Ils revenaient ce jour-là et me permettaient d'achever mon travail.


Cette petite histoire me permet de faire une ellipse et de rebondir sur les propos de Sarkozy qui souhaite une immigration choisie... je trouve que c'est bien là le choix d'un nanti qui jusque dans cette proposition se permet de faire le tri parmi ceux qui n'ont souvent d’autre choix que de quitter le pays qu'ils aiment pour simplement manger... Eux, n'ont rien choisi, juste subi.
Jadis, les riches choisissaient leurs esclaves sur un marché... les époques changent, pas les hommes.


Acquis la prison !
À qui le soleil ?
Acquis l’obédience !
À qui le pouvoir ?
Acquis la misère !
À qui le profit ?
Acquis l’hilotisme !
À qui la main mise ?

© Giliberti inBleus d'attente / 2001


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Published by Michel Giliberti - - Peinture et Poésie

On m’avait dit que la démence
Donnait aux hommes le rire des fous.
Je suis pourtant de cette errance
Mais, seules mes larmes vous l’avouent.


 © Giliberti / 2007

Tous mes modèles sont des amis...
... Hubert ne fait pas l'exception...
... Il est à la fois doux, drôle, secret et très photogénique...
... Il est originaire de la Guadeloupe.


Le résultat est toujours éloigné de l'idée que je me fais d'un tableau quand, à peine ébauché sur la toile, il palpite comme un mirage prometteur ; depuis longtemps j'ai appris à accepter cette désillusion. Je pense même qu'elle  me permet de continuer mon métier de peintre. Courir après qui se dérobe donne toujours l'envie de le saisir. Il n'est d'autre enseignement que la curiosité, et le rêve suspendu.


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Published by Michel Giliberti - - Mes modèles...

 
Quand on arrive à Tozeur en plein mois d'août comme je l'ai fait, on est tout de suite happé par la chaleur étonnamment puissante, mais cela n'a jamais eu d'importance pour moi. Je la supporte assez bien. Dès que j'ai posé mes affaires à l'hôtel, le si bel hôtel Dar Cherait ( la maison de Cherait ), du nom du propriétaire, j'ai repris ma voiture et je suis parti à l'oasis. C'est un lieu à part qui force à la méditation, pas forcément transcendantale, zen ou métaphysique, non... juste profonde ; plus proche d'une méditation philosophique qui fait redécouvrir les simples joies d'un paradis terrestre ( aucune connotation religieuse, juste le pouvoir évocateur de ces mots ). D'ailleurs, un jardin sublime nommé « Le Paradis » se trouve tout en bas de la route principale, une route sableuse où passent des calèches comme autrefois. Quand on rentre dans ce jardin botanique écrasé de tant de palmiers et de tant de végétations éblouissantes, on rentre dans du vert. Tout y est vert. La lumière absorbe ce vert et nous le renvoie. Notre peau elle-même prend cette couleur d'absinthe dorée tant la luxuriance y est exceptionnelle.


L'oasis

Dans l'air si embaumé de l'odeur citronnée d'une espèce de géraniums dont on extrait une eau très parfumée qu'on ajoute à certains desserts, dont la salade de fraises, j'ai rencontré le jardinier et à la fois le métayer de l'oasis, le khammès qui veut dire « le cinquième » parce qu'il est rémunéré en recevant le cinquième de la récolte. Dès que nos yeux se sont croisés, il est venu à ma rencontre et m'a invité à regarder ses cultures. Je suis moi-même jardinier et j'ai accepté l'offre avec bonheur. Comme il voyait que je prenais grand intérêt à tout ce qu'il me montrait, il est devenu très enthousiaste, a déterré des légumes, trier des graines, butter de jeunes pousses, escaladé les troncs de palmiers pour que j'apprécie sa dextérité. Il était très gentil, très drôle et plus tard, assis sur un banc en bois comme de vieux amis, nous avons bavardé assez longtemps dans cette étrange lumière amande, dans cette ombre lumineuse. Il a disparu quelques minutes et a ressurgi avec une pâtisserie venue de je ne sais où. Puis, comme si ce n'était pas suffisant, il a cueilli des fleurs et avec un air malicieux a commencé à confectionner un bouquet qu'il m'a offert avec la candeur d'un enfant qui offre un cadeau à sa mère.



Le bouquet de fleurs du jardinier

C'était trop charmant, je sais que ce terme est quelque peu désuet, mais je n'en trouve aucun autre. Oui je pourrais dire que je kiffais grave le jardinier, mais bon... Je pense que beaucoup de touristes doivent avoir un contact aussi chaleureux avec lui, mais j'aime à imaginer qu'en ma compagnie, ce fut différent ; d'ailleurs, il fuyait les rares promeneurs qui s'aventuraient dans la palmeraie et m'entraînait toujours un peu plus loin avec l'air malicieux d'une complicité partagée. Quand je me suis séparé de lui, son visage aimable et souriant s'est longtemps promené dans ma tête pendant que je continuais ma marche dans l'oasis et approchais des bassins d'eau qui donnent à ce décor somptueux de rochers percés de verdure et croulant sous la chaleur torride, l'indispensable fraîcheur.
 



























Tozeur est une toute petite ville et en dehors du centre, des cafés bruyants et pleins de vie, c'est bien sûr cette oasis qui capture l'attention avec ses oueds, ses sources, ses bassins où les enfants s'amusent et prennent le frais en se plaçant sous la cascade. Un plaisir inégalé des yeux, un plaisir inestimable du coeur. Le soir, j'assistai au spectacle son et lumière dans les jardins de l'hôtel (plus proche d’un palais), à la représentation des « mille et une nuit ».
Le sud de la Tunisie, à deux pas du désert est encore un lieu authentique, malgré une organisation forcenée du tourisme qui commence sérieusement à devenir tentaculaire, mais pour l'heure, c'est encore un paradis vert et doré, sucré et chaud comme une datte dont Tozeur est le grand producteur.


L'oued



Les casacdes et les bassins




les enfants au bassin

 


L'oued

 


La palmeraie



Maison à Tozeur


Dame près du jardin

Je n’aime que les murs
Qui donnent l’ombre à ma peau,
Je n’aime que les peaux
Qui incendient mes murs.

© Giliberti in Bleus d'attente / 2001
 

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Published by Michel Giliberti - - Tunisie

Juste une pensée pour Lucie Aubrac décédée mercredi dernier et dont je viens de revoir sur Arte l'exceptionnel parcours dans la résistance.
Quelle merveille de l’entendre parler avec tant de justesse, de simplicité et pourtant de grande et forte intention. Quel souffle unique par rapport à toutes les phrases creuses dont on nous rebat les oreilles en ce moment à propos de tout et de rien, et surtout de rien.
Je vais simplement rappeler ce qu’elle a dit de son mari et de l’amour.
Je ne pourrais que tenter de le faire bien entendu… c’était si fort, si exactement ce qu’il fallait dire sur un tel le sujet... l'amour ! ses différentes étapes, cet impossible détachement de l'être aimé, cet obsédant besoin de lui au quotidien, son futur qui le transforme en tendresse et sa fin redoutée, hélas !
Chaque mot lâché, comme ça, sans le chercher, tombait là, évident et heureux.
Pour conclure, elle expliqua aux enfants d’une école qui porte son nom ce qu'était la résistance :

"Dès que vous dites, c’est pas juste... vous devenez résistant. Et l'on doit toujours se battre contre les injustices."

Voilà une belle conclusion.

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Published by Michel Giliberti - - Société

Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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