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Le blog de Michel Giliberti

Pas trop d'inspiration ce matin...
Même si tout n'est pas défintif et que les urnes doivent reparler le 6 mai... pour le moment, celles qui ont récolté 31 % des voix pour Sarkozy sont à mes yeux, simplement funéraires.

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Published by Michel giliberti - - Société


Allez, nous avons encore une journée pour rire de ce qui nous attend... après, dès vingt heures, rien ne sera moin sûr
(merci à Loïc qui m'a rappelé ce grand moment d'humour)




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Published by Michel giliberti - - Société

J'ai fait ce tableau, il y a déjà pas mal de temps, pour montrer qu'il faut arrêter de croire en ce qui nous tue, sortir de cette boue qui englue les peuples et enferme les esprits... laisser derrière nous cette usine à rêves, ce meilleur des mondes, cet au-delà bien hypothétique, et enfin, trouver du temps à consacrer au nôtre, le monde des réalités.

Le poème qui suit n'a rien à voir avec ce que je viens d'écrire...


Je sais que c’est assez, mais si
Je le sais…
Alors pourquoi vouloir avoir
Tant à voir.
Est-ce si violent
Ce viol lent que je vous tends ?
Je vous croyais
En croix et vous voyez…
Vous n’avez pas su dépasser mon pas.

Je sais que c’est assez, mais si
Je le sais…
Mais je n’empêcherai jamais
Mes péchés.
Est-ce déjà l’heure
Des leurres pour rien et pour des larmes ?
Je vous croyais
En croix et vous voyez…
Vous n’avez rien perdu que je ne perds.


© Giliberti / 2007

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Published by Michel giliberti - - Peinture et Poésie


J'ai toujours eu conscience du temps qui passe et c'est pour cela, que très tôt, j’ai appris à mémoriser tous les détails des évenements exceptionnelles qu’il m’arrivait de vivre pour être certain de n'en jamais rien oublier.
Inlassablement, dans ces cas prècis, je citais intérieurement chaque chose offerte à mes yeux, comme un acteur apprend un texte afin de le restituer sur scène.
Oui, j’apprenais par cœur les gestes, les mots, les ambiances du décor de mes futures évocations.

C’est ainsi, que parmi tant de souvenirs, j’ai en mémoire un petit matin de mes dix-huit ans, où, alangui et fatigué d’avoir fait  longtemps l’amour dans la nuit, je me reposais tout contre D.M…

J’avais conscience de vivre quelque chose qui ne se reproduirait plus, tout au moins dans ces conditions… Il avait escaladé jusqu'au premier étage le mur extérieur de mon immeuble et par la fenêtre ouverte de ma chambre, avait pu
directement me rejoindre  après minuit, pour que mes parents n’entendent rien.
C’était donc particulier et exaltant, je vivais une situation risquée qui pouvait mal tourner, puisqu’il était déjà quatre heures et demie du matin et qu’il fallait bien que mon beau vampire d’après minuit s’échappe avant le lever du soleil.
Je déclenchai donc jusqu’au plus profond de moi, toutes mes ressources, tous mes mécanismes de mémorisation pour pouvoir, le jour venu, me rappeler ces moments magiques et être certain de les avoir bien vécu.
Alors, tout en écoutant les premiers oiseaux qui annonçaient le jour, je caressai sa peau alors qu'il était à moitié endormi et je me disais : « Voilà, je touche sa peau, là, je remonte jusqu’à son épaule… là, ce sont ses cheveux et la moiteur de sa nuque… maintenant je sens son odeur de tabac et de miel... Je suis en train de vivre cet extraordinaire moment qui ne reviendra peut-être plus... je veux m’en souvenir au plus près, quand je serai vieux.
J’ai tant réussi ce marquage du temps, cet exil indélébile pour mon futur, qu’aujourd’hui je n’ai qu’à fermer les yeux et je revois tout, au point de croire que c’est arrivé hier… Le profil de D.M.. À contre-jour, ses cils… ses lèvres charnues, émouvantes, sa chevelure épaisse et blonde, sa voix basse et son accent suédois… ses mains.
Je retrouve intacte la pudeur de cette première rencontre de nos corps,  la chaleur d’un mois d’août à Toulon, les gestes hésitants puis précis, notre souffle retenu sur les draps brûlants.
Oui, j’étais un parfait caméscope à moi tout seul… je me suis offert des DVD plein la tête qui mélange mon temps et restitue mes bonheurs.


Aujourd’hui, mon bonheur immense est bien à l'abri de trente cinq ans de sentiments durables et pour continuer à collectionner des souvenirs plus perrissables, quelques photos suffisent à rappeler les plus imprévus...


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Published by Michel giliberti - - Réflexion



Il y a quelques années, alors que la gueule patibulaire de Le Pen s’agitait sur un écran de télé en affirmant de son discours xénophobe, qu’être français « ça se méritait », j’avais répondu par ce tableau. Oui, être d’Afrique, ça se méritait aussi.
Ce tableau fut exposé peu de temps après, lors d’une grande soirée dans un lieu branché de la région parisienne et beaucoup de jeunes Africains, hommes et femmes mélangés, vinrent me remercier d’avoir répondu avec les mêmes trois mots à la bête immonde qui déblatère encore et toujours avec le même discours, avec la même hargne.

Dès le premier tour des élections, foutons-lui, une fois pour toutes, un bon coup de pied au cul, et dans la foulée n’oublions
pas de dégager sa triste copie, Sarkozy, et Bayrou le prétendu fédérateur qui distille dans le pays le consensus mou qui finira par nous rendre aussi dociles que des moutons.

Pour vivre, il faut lutter. Le combat est utile, et seules les idées justes qui en naissent doivent rassembler.

Oui, dimanche prochain, offrons au monde le visage radieux d’une France Présidente…


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Published by Michel Giliberti - - Société


Quelle ne fut pas ma surprise en apprenant que sur You Tube, il y avait un diaporama des répétitions de ma pièce "Le centième nom". On y voit Salim Kechiouche et Samuel Ganes en compagnie du metteur en scène, Stéphane Aucante.
Bien sûr ce n'est pas très vivant ; la pièce était si physique, si violente parfois, mais ça m'a bien plu de revoir ces petits bouts de travail autour de cette pièce dont j'attends toujours un possible retour.

Dommage que pour habiller ces images de travail on y entend une musique grandiloquante, "une musique d'antiquaire", alors qu'au final, il y en avait une autre, orientale et magnifique, plus adaptée au lieux où ce drame se déroule, c'est à dire en Palestine ou en Israel...

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Published by Michel giliberti - - Michel Giliberti


C’est l’abysse d’une étrange demeure
D'un endroit bien enfoui dans les signes
Il inscrit en mémoire les tabous
Et meurtrit l’insoumis qui en souffre.
C’est le souffle d’une étrange torture
D’un endroit où s’ordonne la vie
Il détruit une à une les ivresses
Et immerge votre pourpre dans le noir.

 © Giliberti / 2007


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Published by Michel giliberti - - Peinture et Poésie

C’est ainsi que les pluies se sont épuisées.
C’est ainsi que les terres se sont asséchées.
De mes fêtes musicales, j’ai su dire l’essentiel et taire l’inutile. Dans cet ensemble des choses et des gens mêlés, je me nourris désormais du seul temps qu’il me reste. Je me nourris de mon âge.
Les terres écarlates de mes pensées ont bleui, et avec du rouge et du bleu, un peintre fait du violet… une couleur qui installe la sérénité, juste après les deuils…
Moi qui vis sur les dunes de sable, de celles qui chantent, moi qui aime le désert, j’abandonne à ton rire les plaies de mes sourires et je vis comme on meurt d’une absence qui me pèse.
J’ai toujours dit que je ne peignais pas pour « tous », mais pour « chacun » ; aujourd’hui je sais que ces mots sont vains. Mes espoirs ont autant de poisons que l’hellébore mauve et pâle, vert ou blanc, qui capture mes yeux tout en penchant sa tête, bien à l’ombre des arbres.
Les jardins sont des hommes aux bras forts et rugueux qui déploient des mystères et engendrent les destins. Ils vous donnent à croire à l’éternité alors qu’ il faut tant de temps pour qu’un arbre impressionne.

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Published by Michel giliberti - - Réflexion

Je n’ose même pas vous raconter la dernière de ma caissière, ce matin, car vous allez penser que j’invente, mais comment résister, vous commencez à me connaître…
Ma caissière décidément très bavarde était en grande conversation avec une cliente, quand j’arrivai à la caisse…
– J’ai vu à l’émission de Ruquier qu’on opérait les sourds maintenant, et ça marche.
La cliente écoutait avec plaisir et attention.
– On leur met un truc dans la tête et hop, ils entendent, ajouta-elle.
La cliente, un peu sur sa faim parce qu’elle n’avait probablement pas vu l’émission en question, lui demanda davantage de détails...
–  Ben c’est comme je vous dis, on leur met un truc dans la tête sous les cheveux… c’est comme un porte-clef, mais en plus grand, vous voyez ? »
La cliente ne voyait rien, à l’évidence.
Alors, ma caissière continua.
– Ils leur mettent un truc en métal sous les ch’veux ou dans l’cerveau, j’sais plus trop, et puis une fausse oreille aussi. Lui, il en avait pas, vous comprenez ?  mais dès qu’il en a eu une avec le porte-clef, paf il a entendu ! Maintenant, ma mère en veut un elle aussi, elle est sourde comme un pot !
À ce stade de l’échange, la cliente émit un raclement de gorge significatif et acquiesça timidement gênée de ne pouvoir rétorquer quoi que ce soit.
Et c’est à ce moment que ma caissière conclut, goguenarde.
– Remarquez au prix du porte-clef, j’pourrais pas en offrir un à ma mère, vu qu’elle perd tout… Autant qu’elle conserve son appareil, vous savez le truc… là… ah… comment ça s’appelle déjà ?… le truc que Robert Hossein, il en parle tout l’temps à la télé… Audika, voilà ! çui-là, c’est plus sûr, au moins il reste au fond d’l’oreille ! Elle risque pas d’le perdre.»
La cliente a rencontré mon regard. J’ignore toujours comment on a fait pour ne pas éclater de rire, mais nous étions sur la même longueur d’ondes…



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Published by Michel giliberti - - Quelle misère !

De tes terres à mes feux
Que d’ombrage en toute heure,
De ton port à mon ancre
Que de noires distances.
Nos écumes stériles
N’ont jamais rafraîchi
Nos sourires en attente
Et nos gestes rouillés.
De mes lâches instincts
À tes rites barbares
C’est pourtant bien l’amour
Qui nous vide et nous comble.


 © Giliberti / 2007


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Published by Michel giliberti - - Peinture et Poésie

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Mon travail d'artiste peintre, d'auteur et de photographe...

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