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Le blog de Michel Giliberti

Ce matin, je suis allé faire quelques courses chez Leclerc, au pays de mes chères caissières…
À l’entrée du magasin se trouvaient deux caisses automatiques flambant neuf, avec juste à côté, une dame très sérieuse chargée d’initier les clients à leur utilisation.

J
’ai regardé ces robots sans âmes avec toute l’amertume, pour ne pas dire la haine, qu’ils ont aussitôt suscitée en moi.

Nous vivons dans un monde difficile, souvent inhumain, où les contacts deviennent presque impossibles et, constater qu’au nom de la croissance aveugle et du profit, nous serons bientôt privés de rapports amicaux avec ces femmes qui entretiennent le tissu social, me met hors de moi.
Nous avons déjà des contacts téléphoniques où nous ne pouvons que taper des chiffres pour obtenir les renseignements souhaités, nous possédons des cartes, des codes et autres désincarnations affichées, et bien dans quelque temps, nous aurons des magasins, où, tout en faisant la gueule, nous ferons nos achats et les réglerons dans l’absolue solitude et l’indifférence générale.
Adieu les petits « Bonjour ! », les petits « Fait pas chaud ce matin ! ».
Fini ! Balayés, rangés aux oubliettes tous ces simples mots qui pallient parfois aux petits désarrois du quotidien et à ceux qui vivent la solitude.
Pour ma part, je boycotterai le plus longtemps possible ces robots de malheur qui contribueront davantage à la sinistrose générale qui fait que de plus en plus de gens sont dépressifs.
Je critique parfois l’Amérique, mais je suis bien heureux de voir que, là-bas, les grandes surfaces sont non seulement toujours équipées de caissières, mais aussi de jeunes gens chargés de ranger nos achats dans des sacs à provisions (en papier) et de les placer dans le coffre de nos voitures.
Pas si fous les Américains…

Alors, moi qui si souvent me suis moqué gentiment des caissières, je lance aujourd’hui un cri d’alarme pour les soutenir dans leur ultime combat contre ces robots stupides qui ne profiteront qu’aux patrons comme d’habitude…
Quelle misère !

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De mes rouges aurores
Jusqu’aux flammes de minuit
Je sertis de rubis
Les lumières de l’encore.

fleurs-rouges0001.jpg
De ces rouges confins
Jusqu’au cœur des silences
Je déploie mes urgences
À respirer l’enfin.

 
bougies-A-30001.jpg
De nos rouges partages
Jusqu’aux sombres augures
Je nous pare d’une armure
Pour que vivent les toujours.

© Giliberti / 2007

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Tes yeux, JC...dans le soleil
Tes-yeux-2.jpgLes yeux qui vous aiment s’annoncent comme un orage dévastateur aux soirs des nuits d’été, quand ils s’attachent à vos pas et vous incitent à la promenade jusqu’au terme.
Le vent se lève, le ciel se zèbre de lumières, mais, imprudent dans la pénombre, vous attendez les premiers tonnerres, les premières gouttes de pluie, les premiers pétales meurtris tombés à terre, dans les sentiers... Votre premier coup de foudre.
Vous aurez beau vous dire qu’un cristallin peut assombrir une vie, sans vous défendre, vous vous accommoderez de cette vision des choses et vous accepterez qu'à leur tour, vos yeux deviennent des yeux qui aiment.

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Mona--Leonard-et-moi-.jpg
J’avais vingt-six ans et j’habitais Paris, rue Mouffetard, en face de la place de La Contrescape quand j’ai peint ce tableau si différent de tous les autres, mais si symbolique.
Je suis accoudé au chevalet de Léonard de Vinci qui fête la fin de "sa" Joconde, un verre de vin à la main. Mona, son célèbre modèle est en arrière plan avec un bouquet de fleurs, (peut-être offert en remerciement de ses longues pauses).
Je réunissais ainsi les éléments essentiels qui m'avaient parachuté, dès mes jeunes années, dans l’amour inconditionnel de la peinture.
Léonard tout près de moi (Rêve suprême).
Mona Lisa, extirpée de son image classique de Joconde statique.
Tous les deux comme les piliers de mon enfance.
Tous les trois, elle, lui, moi, comme des amis…


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La-priere.jpg
Petite plume de Comanche
À mes larmes, si étanche,
Belle et sourde avalanche
Sur mes toiles, sur mes planches,
Où sont donc tes dimanches
Qui m’offraient des nuits blanches ?

Petite plume de Comanche
Qui donnait carte blanche
À mes mains sur tes hanches
Jusqu'à ce que je flanche
Et qu'enfin je m'épanche
Jurant de ma revanche.

© Giliberti / 2007

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Law Aala Albi / Fadl Shaker
Merci à Kamel pour cette musique.

La tragédie hivernale semble s’être installée dans notre beau pays… Plusieurs solutions s’imposent. Le grog, la vodka, le vin chaud… on peut aussi hiberner.
Moi, je bois pas trop, c’est pas mon truc… hiberner, impossible, je suis trop actif… Alors, je n’ai que les moyens du bord... mes souvenirs. Un peu du désert Tunisien… quelques palmiers, les dunes d'Ofra, au sud de Douz, et le tour est joué.
Déjà, je m’enlève un pull ; déjà je balance mon blouson et voilà…

Desert-et-chameaux.jpg
Et maintenant 
les dromadaires facétieux…

Desert-et-chameau-5.jpg

Celui-là je l’ai aimé particulièrement. Il était un peu efféminé… si, si, je l'affirme ! D'ailleurs, il avait un piercing à la narine et il tournait autour de moi en grinçant des dents… (Ce qui ne veut pas dire pour autant que je lui plaisais, j’ai pas assez roulé ma bosse…) mais allez savoir !

Desert-et-berger.jpg
La fin de la journée. La chaleur est encore intacte... Les enfants s'occupent des dromadaires qui rentrent de leur périple.

Desert-et-chameaux-3.jpg
Ces derniers se reposent comme nos moutons ou nos vaches, sauf, qu'un bruit très particulier circule dans l'air empli de leur odeur... leurs grincements de dents.

Desert-et-bergers-2.jpg
C'est un moment paisible où les animaux et les hommes communient ensemble. C'est l'heure des blagues et des sourires et quand je regarde ces deux chameliers-là, je me dis que ça pourrait bien être Jean-Charles et moi...

desert-et-dunes.jpg
... et devant nous, la sublime image des premières dunes de sable à quelques kilomètres de l'oasis, le sable qui se glisse jusque dans les petits villages et masquent les routes.
Nous sommes au sud de Douz, aux portes du désert... Aux portes du Sahara.

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L-enfant-oiseau.jpg
Hier après-midi, une amie ailée et son elfe sont passés à la maison. Dès leur envol, m'est revenu en mémoire « L’enfant oiseau », un de mes tableaux, bien kitch en vérité, mais ailé, lui aussi. C’est pourtant un de ceux, qui, dans les années 80, me permirent d’être remarqué et de faire mes premiers pas dans ce métier.
À l’époque, je trouvais follement romantique cette toile, d'autant que dans le troisième et dernier album que je venais d’enregistrer, une de mes chansons « Quand j’étais enfant oiseau »  reprenait le thème de ce fantasme éthéré, jamais tout à fait abandonné.
Je dépose ici cette chanson pour être au plus près de ce tableau…je ne peux même pas croire que c’est moi, tant je l'ai chantée avec une toute petite voix pour coller à son histoire... Une histoire liée à quelques égratignures d’enfance. Bref, je pourrais croire que c'est un gamin qui susurre mon texte ; celui que j’aurais pu avoir.


 
Quand j'étais enfant oiseau / Michel Giliberti / CBS 

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Un-an-20001.jpg
Un an que mon baby blog est né. Un an déjà... et il faudrait avoir le moral ?
J'étais persuadé de l'avoir ouvert le 23 octobre, mais non, c'était le 3. Alors avec un peu de retard, je lui souhaite un bel anniversaire... Quatre trimestres de coups de coeur, de blues, de révoltes, d'humour, quatre petits carnets de papier chiffon empilés ...

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Tu es le poison
 Un poison qui s’écrase
Bien enfoui au moulin
Comme la maniguette,
Qui enflamme tes mets.
Tu es le poison
Un poison qui se cache
Bien au fond des placards
Comme les baies de Sichuan
 Qui détruisent mes défenses.
 
Xavier-blond-1.jpg
Tu es le poison
Un poison qui s’installe
Bien au creux des boyaux
Comme les graines de piment 
Qui incendient le ventre.
Tu es le poison
Un poison que je veux
Qui me tue doucement
Me perturbe l’esprit
Et grignote mes sens.

© Giliberti / 2007

Xavier-blond-2.jpg

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Le-baiser.jpg
Alors que j’avais fini depuis quelques mois ce tableau intitulé le « Le baiser », je tombais sur un livre acheté aux puces et qui parlait de Judas, de son fameux baiser donné à Jésus afin que les Romains le reconnaissent d’entre tous les apôtres et puissent l’arrêter.
Le baiser de Judas !
Tant de fois défini, redéfini, annulé, repris, expliqué, (beaucoup de bruit pour pas grand-chose, en vérité) j’apprenais au cours de cette lecture que Judas avait souvent été représenté derrière un masque blanc au moment où il embrassait son maître.
Aussitôt, je décidai que mon tableau, c’était ça ! Mon chevelu genre hippie, c’était Jésus ! L’autre avec un masque blanc derrière… Judas.
Et voilà, j’avais participé de l’iconographie de Judas et Jésus...
Quelle mauvaise "foi" !


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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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