Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog de Michel Giliberti



L'ardeur n'est pas tout et ses nuits, pas davantage.
Mais un sourire, mais des yeux aux frontières des actes sont souvent plus chauds et plus noirs que toutes les alcôves.
Faut-il penser que si peu remplacerait l’intime ?


Moi qui vis des ailleurs improbables et respire l'impossible, je n'attends rien des éloges de l'oubli, rien des blâmes de la mémoire, moins encore de l'absurde d'un futur.
J'écoute simplement mon instinct qui sait se contenter du plongeon dans l’eau fraîche d’un regard et s’en éclabousser.

L’odeur des petits matins et la sueur des longues nuits sont tant de fois des entractes incertains dans des chambres imprécises
... des entractes qui vous brisent le coeur avant même la reprise du spectacle.
Des vaisseaux étroits pour voyages bien trop grands.
Des souvenirs finis, des ébauches de rien... 


Alors,  sur mon pont des arts, nul besoin de guetter l'horizon.
Nul besoin de s'attacher les heures.

C'est assez d'avoir eu l’arc de ses lèvres et la flèche du temps au cadran de son bras.

Voir les commentaires



Courir avec effroi
La distance qu’il nous reste
Et se dire que peut-être
Ce chemin nous emmène
Aux tambours et aux cloches…

Le baiser de la mort
Est sans doute celui
Qu’on ne veut pas connaître
Mais il est le plus sûr
Et le plus éternel.


 © Giliberti / 2008







Voir les commentaires



Nos enfants, nés d’un séisme de l’amour, méritent encore, une fois grandis, quelques répliques, quelques irruptions volcaniques de notre amour.
Sur cette bille bleue qui nous supporte dans l’univers, être de ceux qui la feront tourner longtemps mérite toute notre attention.
Il faut bien rire de leurs écarts d’adolescents qui nous surprennent et ne jamais fermer nos portes sur l’ouverture maladroite.
Ce garçon, cette fille, ces hommes de demain sauront tant faire si dès maintenant nous les aimons.
Moi, qui ai tant connu, tant aimé… enfants des autres, enfants d’ailleurs que j’ai faits miens, j’ai pour leurs démesures tout le recul nécessaire et toute la bienveillance.
Rires et sourires, larmes et peurs, tout ce qui vient d’eux doit nous parler et si leurs mots parfois nous bloquent, qu’est-ce à changer un peu des nôtres ?
Riches de leurs utopies dans nos grands lits de suffisance, ne serait-ce pas là, la tendre paix pour s'en aller vers un ailleurs dont nul ne revient ?
Toutes nos misères s'envoleraient à cet instant…
Et maintenant… à la moisson des grands échanges, faisons comme le coquelicot au creux des blés si blonds, tâche d’amour, rouge éternel, le sang de nos labours pour récolter tout le bonheur des hommes.


Voir les commentaires

le-seuil-II 9Les yeux fermés, abandonné et détendu, il somnolait sous le soleil.
Le seuil de la maison s’enorgueillissait d’un tel présent. De tous les signes les plus forts, ce fier repos signait notre amitié née du hasard d'un voisinage.
Un pas, et je rentrais dans le salon, mais un pas aurait défait cette harmonie.
Alors, sur le trottoir, j'ai attendu que  ses yeux s’ouvrent et me sourient.
Oui, j’étais chez moi, mais il était chez lui. Ça méritait quelque attention.
Devant sa sensuelle paresse, l’impatience aurait été si détestable.
Alors, à bien flairer cet équilibre, j'ai respiré le grand parfum, celui des hommes qui peuvent encore, qui doivent toujours… 

Voir les commentaires


Comme promis, voici un petit diaporama du Centième nom. Je remercie le photographe Richard Zeboulon de m'avoir envoyé ces photos prises en direct lors de la première.



Je souhaite bonne chance et belle continuité à Ahmed Alimi et à Lionel Heches, et je remercie une fois de plus toute l'équipe qui a su mettre en lumière, en musique et en décors ce petit bout de moi qui me tenait à coeur et que Jean-Pierre Terracol, le metteur en scène, a su si bien traduire.





















Voir les commentaires




Je suis de retour de Bordeaux.
La gentillesse de ses habitants m’a séduit tout comme la grandiose beauté de son incomparable architecture.
J’ai passé là-bas de bien délicieux moments et de belles émotions en compagnie de tous ceux qui ont permis à ma pièce de se jouer.
Émotions toujours quand j’ai rencontré Maryse que je ne connaissais que par les fleurs et les poésies de son blog et par nos mots et mails échangés, émotion d'un bouquet de roses envoyé par Mel.
Le thème de la pièce a interpellé les spectateurs. Le jeu des acteurs, le décor, la mise en scène la musique ont séduit tout le monde. Qu’avais-je à demander de plus ?
C’est donc à regret que j’ai quitté l’équipe tout entière du Théâtre La lucarne qui m’a permis de vivre ces beaux et forts moments d’amitié. Je reviendrai certainement à Bordeaux pour la dernière représentation le 21 juin.

Dès que je récupérerai des photos de ce spectacle (je n'en ai pris aucune personnellement) , je tenterai d’en faire un petit diaporama.






Voir les commentaires

 
Omar Faruk Tekbilek / One truth (1999) / I Love You


     Encore un peu de mon actualité... après promis, je m'arrête.
Je serai sur place à Bordeaux pour asister à la Première, ainsi qu'à la réprésentaion du lendemain soir. Entre temps les vins de Bordeaux auront toute ma gratitude...

Photo / Richard Zeboulon

U
n soir de grande chaleur, quelque part en Israël...

Deux garçons du même âge se rencontrent par hasard. Chacun est réfugié dans sa douleur quotidienne, son errance et sa peur du lendemain.
L'un est Palestinien, l'autre Israélien.
Tout ce qui les différencie, tout ce qui les oppose est prétexte à nouer un dialogue imprévu, parfois dur, parfois tendre, à la lisière de la détresse, mais toujours proche de la concorde, de l'amitié des hommes... du désir.
Une trève pour l'intégration.
Un répit dans la fatalité.

Voici quelques photos du spectacle aux dernières répétitions... Bonne chance à toi, Ahmed Alami, bonne chance à toi, Lionel Heches et bonne chance à toi, Jean-Pierre Terracol et tous mes remerciements.


Jehad, le Paslestinien


Jehad sur les lieux où son jeune frère a été tué.

Jehad et David, l'Israélien... la rencontre.


Jehad et David... La réconciliation ?

Extrait:

David.
... tu vois nos dirigeants n'ont pas su nous unir dans la joie, mais ils auront bien su nous balancer la même peine... la même poussière à avaler... la même douleur dans nos regards. Nous sommes des victimes... Le monde est fait de victimes ou d'esclaves, comme tu veux... Nous sommes tellement manipulés.
Jihad .
Dommage que tu ne sois pas mon frère.
David.
Mais, je le suis Jihad... en tout cas, nous l'avons été... Nous sommes un...
© éditions Bonobo / 2003


Voir les commentaires


Est-ce à dire qu’il existe des lieux où la mémoire exerce ?
Oui, assurément... des lieux tendres où les bleus se confondent à la mer, où les chants des sirènes sont peut-être plus rauques qu’en Égée.

Tu t’en vins bien armé pour séduire les idiots, et l’idiot s'en ravit.

Est-ce à dire qu’il existe des soleils où la peau se consume ?
Oui assurément... des soleils où l’étreinte et les mots perpétuent les chimères, où les notes de musiques sont peut-être plus amènes qu’ici.

Tu t’en vins bien armé pour brusquer les idiots et l’idiot te sourit.

Est-ce à dire qu’il existe des mots où le sens vous échappe ?
Oui assurément... des mots doux que refuse la mémoire, là où siège l’alerte qui peut faire d’un regard le plus dur des repaires.

Tu t’en vins bien armé pour cueillir les idiots, et l’idiot te servit.

Voir les commentaires

De ces heures imprécises, je garde la lumière qui ensoleilla mes matins.
Vos mains avaient ce charme étrange qu’un autrefois m’avait donné.
Et quant à dire si peu, j’ai tant pensé pourtant que vous étiez comme un soleil, comme une escale dorée dans mes voyages silencieux.

De ce séjour de cuivre où chacun de vos gestes corrodait ma patine, je peux bien avouer qu’un fer de lance ne m’eut pas mieux blessé.







Voir les commentaires


Un peu d’eau pour la soif,
Un peu d’eau pour laver…

Je remercie tous ceux qui sont venus à mon vernissage et plus particulièrement Joëlle, Laurent, François, Selim parce qu’ils représentent des amitiés nées du blog.
Je trouve ça étonnant et rassurant ; le net n’est donc pas une simple toile, un simple piège virtuel.
Les commentaires ont une âme et un visage et hier soir j’en ai eu une belle preuve.
D’autres amis blogueurs seraient bien venus, mais hélas la France est grande et les rencontres ne peuvent pas toujours aboutir.

Un peu d’eau pour la soif,
Un peu d’eau pour laver…

J’ignore dans le fond pourquoi je parle de l’eau pour évoquer hier soir ; et bien, je laisserai l’eau couler et je la laisserai laver pour devoir tout recommencer.
Merci à vous tous, du fond du coeur…

Et quand l'eau est donnée avec ce sourire...

Voir les commentaires

Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

Hébergé par Overblog