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Le blog de Michel Giliberti


À l’approche de mon départ et du bruit soyeux des nuits d'été, juste quelques fragments, juste quelques mains qui ont compté... des mains qui m'ont souvent inspiré en argentique et en peinture, en poésie et en prose.


Mains qui vous offrent, s'ouvrent puis se détachent...


Mains qui délassent, insistent et vous enferment...


Mains qui vous parent, vous captent à l'heure des nuits de fête ...


Mains qui se prêtent, obtiennent et puis oublient...


Mains du soleil, patientes et au secret...


Mains qui couvrent, découvrent et puis dévoilent...


Mains qui arrachent, vous blessent aux soirs des hautes tensions...

Quand mes yeux se posent sur toutes ces mains, ces mains tenues ou embrassées, ces mains captées ou rejetées, je sais encore toute leur chaleur et il me vient l’envie qu’elles s’ouvrent ici puis communiquent tous les voyages qu'elles m'ont offerts.

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Hier, j'ai échangé quelques mails avec Laurent, un de mes modèles et amis... Subtils échanges, toujours retenus, toujours sensibles.
C’est un garçon que la vie n’a pas toujours ménagé. La beauté et l’intelligence ne suffisent pas et la chance, comme le hasard, a souvent son mot à dire.

Mais il est prêt, me disait-il, à briller enfin…

« Je crois qu’il est temps pour moi, de briller ! », ce sont ses propres termes.

Je te le souhaite Laurent, je te le souhaite de toutes mes forces.
La chance devrait te sourire et ton charme jouer comme il joua voici quelques années, alors qu'au milieu des invités d'un vernissage, je te regardais considérer mes toiles avec gravité et que déjà, j'imaginais les tableaux que je ferais de toi.
Depuis ton visage se trouve dans bien des collections, tant en Europe, aux USA, ou au Japon… N’est-ce pas la preuve de ta séduction ?

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 Souvent, dans les tièdes matins
Quand en terrasses le linge sèche
Et qu’à l'éveil des heures neuves
Mes pensées fortes réssuscitent,
Le signe intime de mes craintes
M’annonce encore le cri des hommes.
Ceux qui se traînent
Ceux qui subissent.
Alors, dans la douceur de ces matins
Sur ces terrasses qui m’apaisent
Aux heures douces de ma vie
Je sens en moi la même plaie
Qui ne veut pas
Qui ne peut pas
Guérir d’un monde qui n’est que ça.

© Giliberti / 2008



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Œdipe et le Sphinx
Quel peintre a su résister à ce thème ?
Dans les années 80, alors que je vivais pleinement la deuxième partie de l’énigme du Sphinx, je construisis cette grande toile.


À l'époque, j’aimais exploiter la dramatisation des légendes grecques, même si dans ce tableau, mon Sphinx ressemble davantage à Françoise Hardy dont le visage éloigné des canons de la beauté grecque me fascine et reste, d'une certaine façon, énigmatique à mes yeux.

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Quand je reviens de Toulon, impossible de m’épancher...
Les rapports avec la ville de mon adolescence sont complexes à décrire. Aussi, comme toujours lorsque je ne peux rien formuler et que ma muse reste indifférente à mes appels, je laisse ici des extraits de mes romans.
En voici un du tout dernier : « lapeaudumonde.com » parru en juin.
Ce pourrait être la description de certaines de mes nuits quand, dans la chaleur de l’été, ici, là-bas, ou ailleurs, le malheur du monde reste présent sur les écrans comme un mauvais feuilleton.

... /... Vers deux heures et demie du matin, Gilles se réveilla en nage. Il avait rêvé d’un vaste trottoir sans fin où ses jambes lourdes refusaient de le porter alors que la foule restait indifférente à son drame.
Il se leva d’un bond, soulagé de récupérer sa mobilité, se rendit à la cuisine, but à même le robinet, se dirigea vers la fenêtre et l’ouvrit pour changer d’air et chasser ce cauchemar qui continuait de le troubler, mais dehors comme à l’intérieur l’air était oppressant. Aucun éclair ne zébrait le ciel de nuit, on y sentait pourtant l’imminence d’un orage. Paris avait des allures de ville tropicale, jusque dans le pas des flâneurs qui découvraient la nonchalance ; ils déambulaient, attirés par cette atmosphère électrique suspendue au moindre souffle, à la moindre goutte d’eau.
Au bout de ces quelques minutes d’absence, Gilles, en sueur, et toujours éprouvé par son cauchemar retourna vers son lit et pour tenter de se calmer et de se rendormir, il mit en marche la télé. Il tomba sur un vieux film allemand en noir et blanc et sous-titré dont les acteurs lui étaient inconnus.
Il se noyait depuis quelques minutes dans l’éclairage dramatique et la mise en scène théâtrale de cette œuvre, quand soudain, sans même vraiment l’avoir décidé, il changea de chaîne et retrouva celle des infos.
On y diffusait un reportage sur les millions de mines antipersonnel qui infestent encore les terres du Mozambique, du Kurdistan irakien et du Cambodge, entre autres. On décrivait le drame de ces pays où les enfants se font piéger méthodiquement alors qu’ils se promènent, s’amusent ou vont travailler et que le hasard qui leur fait poser le pied sur ces engins de malheur leur arrache une jambe.
Une fois de plus on voyait ces familles innocentes et résignées vivre l’horreur au quotidien à attendre que leurs enfants obtiennent un appareillage sérieux, à les regarder marcher tant bien que mal à l’aide de prothèses de fortunes.
Le reportage était angoissant et prenait une résonance toute particulière après son cauchemar... /...
extrait de "lapeaudumonde.com" éditions bonobo / 2008


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À
bientôt...


Mes mots sont emportés
Et je crie
dans le vide.
 Pourrait-on mieux entendre
La folie
D’un enfant ?

 © Giliberti / 2008

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Demain je serai chez ma mère pour quelques jours, et pour décrire comment je reste à ses yeux quand elle me retrouve, ces photos permettent de l'imaginer mieux que tous les mots...


Cour le la Petite Sicile en Tunisie... mobylette de papa et chemise indienne que je détestais.


Terrasse de l'Olympia ... Marcel, short, babouches et poussin mécanique... Vaste programme !


Et pour finir, nous voici ensemble, maman et moi sur la terasse en question...

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Décrire mon bonheur sera chose difficile, je suis plus apte à exprimer mes états d’âme quand ils se parent de mélancolie.
Pourtant, il me faut bien parler de bonheur pour décrire la soirée du 21 juin au théâtre de La lucarne où le solstice d’été et la fête de la musique s’ajoutèrent à la dernière du « centième nom ».

Bordeaux vivait la chaleur et dans la moiteur de la ville il y avait quelque chose d’un roman d’Hemingway…  
La salle était pleine, les acteurs Ahmed Alimi et Lionel Hesches donnèrent tant d’eux-mêmes. Jean-Pierre Terracaol le metteur en scène sut rendre festive la fin de ce spectacle pourtant tragique… Aussi, je n’ai pas les mots pour remercier toute l’équipe de ce « modeste et génial » théâtre pour reprendre la formule de Daniel Mermet à propos de son émission « Là-bas si j’y suis » sur France Inter.
Merci Jean-Pierre, j’espère que notre collaboration continuera à porter ses fruits.
Merci à toi Ahmed, avec qui j’ai partagé des confessions et de tendres et amicales inquiétudes.
Merci à toi Lionel, bientôt papa d’un Roméo dont la maman épanouie et heureuse est aussi belle que ton sourire.
Merci à toute l’équipe pour le souffle que vous avez installé dans ma poitrine.
Merci à Maryse, portraitiste de la poétique des fleurs qui s’est déplacée deux fois et pour qui j’éprouve une douce amitié, merci à Mel qui m’a permis de mettre un visage sur ses magnifiques apophyses.
La vie réserve bien des surprises et cette aventure théâtrale
restera, à tous les coups,  une de mes plus belles.






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P
uisqu’il me faut faire une petite pause bénéfique à Bordeaux et assister avec bonheur à la dernière du « Centième nom » au théâtre de La Lucarne, voici une pose esthétique… celle de Laurent, recouvert d’argile. Il travaillait pour moi ce matin là et j'en garde le meilleur des souvenirs.


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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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