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Le blog de Michel Giliberti

Dans cette fin de journée, comme le soleil s’échappait à ma vue et bientôt l’horizon tout entier, cette cécité obligée me fit ressentir tant d’émoi, qu’elle me donna à penser que peut-être les signes des choses de la vie s’offraient à ceux qui les fuyaient et que le sens du monde courait après ceux qui l’ignoraient.
Le ciel perdrait-il ainsi son temps à s’ouvrir à qui se ferme à lui ?
Les dieux (s’ils existaient) chercheraient-ils à séduire les mortels qui ne croient pas en eux ?
Le mystère dévoilé deviendrait-il l’amant des mécréants ?
Le crépuscule ne serait-il qu’un sombre fard pour habiller le vide qui, ainsi maquillé, nous semblerait habité d’un ailleurs mystique, d’un ailleurs Origine ?
Les prophètes seraient-ils des aveugles éclairés ? Des fabulateurs avisés ?

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J
ournée particulièrement éprouvante aujourd'hui et ce, depuis deux heures du matin sans interruption. Pourtant, je ne me lamenterai pas, car c’est une histoire trop personnelle, trop douloureuse, et comme ce soir, je respire un peu et vais enfin pouvoir dormir, je préfère clore ce samedi noir avec quelques bleus d’un matin hors du temps à Sidi Bou Saïd.


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U
ne pluie fine et régulière tombe sur le jardin depuis le petit matin, feutre les bruits de l’atelier et ravit sa belle lumière. Comme j’ai décidé de ne pas en être impressionné et que sur cette terre des hommes, j’en connais un qui, depuis des années s’apparente au soleil dès qu’il sourit ; le voilà donc chez lui, en Tunisie, c’est à dire chez moi, en train de faire le clown.


Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Jean-Charles m'a apporté ce bouquet champêtre cueilli sous la pluie, alors qu'il revenait de chez le boulanger...
Ah... la campagne quand même ! ça a du bon, non ?

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À coups sûrs, ressortir les vieilleries et les entasser ici a un sens précis, mais je veux l’occulter et croire que c’est simplement comme à la veille d’un voyage, quand on remplit un peu trop ses valises.
Ainsi, toutes ces photos d'anciens tableaux qui me touchent encore et témoignent de mes  passions d'autrefois sont autant de choses inutiles à transporter.
Mais si le voyage s’avère éternel, il faudra bien l'habiller de souvenirs.



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Ces deux toiles un peu maladroites sont si anciennes que je ne tente même pas de me souvenir de la date de leur création, pas davantage de savoir dans quelle collection elles peuvent encore palpiter…
À cette époque, le ciel avait alors une profondeur inégalable et mes instincts de créateur se mariaient à lui.
Je vivais le bonheur absolu d’avoir tant à dire et tant à donner… d'avoir à faire mes preuves pour celui que j'aime toujours.
Si déjà dans ces deux petits tableaux, il y avait des ailes (thème récurrent dans mon travail), il y avait aussi des condamnés qui s’aimaient trop et ne savaient envisager la fin…
Le temps passe vite et les ténèbres ne sont jamais très loin.


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D’avoir tant volé
Et si haut

Il m’est possible d'abandonner les plumes d’aigle de mes ivresses.
D’avoir tant aimé
Ici-bas

Le seul voyage que j’envisage reste celui de la rencontre d’une faux sous un drap noir pour commencer l’ouvrage mortel de toute une vie.

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© Giliberti / hémographie des désordres / édtions bonobo /2008

T
atoo du front
Trace de l'âme, ton âme...
Tes trêves se meurent si tôt
Se meurent et puis me tuent
Et sur tes flancs, la marque des chiennes.

Tatoo des lèvres
Trace des mots, tes mots...
Tes phrases pour me mentir
M'atteignent sans me distraire
Et sur ton cou, l'odeur des chiennes.

Tatoo du torse
Trace des coeurs, ton coeur...
tes râles n'auront plus lieu
Voyagent vers d'autres lits
Et sur ton ventre, le lait des chiennes.

© Giliberti / 2008

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Et puisqu’en août, au jardin, il m’est donné de croire que l’automne s’installe, mes amours de soleil se tachent aussi de rouille et de rose, puis s’enferment déjà au secret des silences et de tous les mots vains.


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Mes vacances en Tunisie sont déja derrière moi et la maison blanche et bleue va sommeiller à nouveau sous les bougainvilliers en attendant mon retour...

 ... la petite chatte qui débordait de tendresse aura bien grandi d’ici là. Peut-être même aura-t-elle trouvé un autre vieux matou à se mettre sous les griffes.

Je ne suis pas allé souvent à la plage, préférant m'occuper de mes plantes, de lectures et de promenades.
Pourtant, un jour où je nageais à ma façon, c'est-à-dire de façon assez grotesque, Abdoul, un des secouristes de la plage de La Marsa (tout près de Sidi Bou Saïd) décida pour la troisième fois consécutive qu’il fallait y remédier. Bien entendu je refusai son offre une fois encore, mais je n’ai plus résisté à lui demander de poser pour moi. Je l'avais si souvent vu s’entraîner sur le sable au petit matin, pratiquer la Capoeira et jouer au foot avec ses copains que j’avais parfois songé à capter son élégance, mais cette année je n’avais aucune volonté pour quoi que ce soit et si dans l’eau turquoise, il n’était pas venu à ma rencontre, je n’aurais certainement jamais réalisé ces quelques photos estivales.
Voici donc Abdoul au fond de ma cour, heureux d’être enfin considéré, d’autant que je lui ai pris plus d’une centaine de photos.

                                             Un peu d'échauffement, puis...
                                                   Les yeux dorés d'Abdoul...
                                                     La frime d'Abdoul...

Les lunettes d'Abdoul...

                                                                                       Encore...

                                                         Un dernier sourire...


Et comme on ne voyait que lui, une simple serviette éponge qui séchait au soleil a suffi au décor.

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Sufi Dialogue - Egyptian Nile Music

Demain matin, je m’en vais au pays des bleus à l’âme et des bleus aux murs, de ces murs comme des peintures abstraites et pourtant bien là… de ces murs marqués des cicatrices du soleil et de la pluie, et puis du sel et puis du vent .
Et s’il fallait vous dire, une fois encore, combien mon cœur retient le temps, je ne saurais mieux l’exprimer qu’avec cette porte fermée comme deux ailes de bleue poussière de papillon sur la craie blanche d’une falaise.
En Tunisie, le bleu n’est pas une simple couleur, mais une promesse, une oeuvre d'art.


À bientôt…

 À regarder sans modération le travail photographique du fiston, Xavier-Alexandre en cliquant sur l'icône à gauche.

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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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