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Le blog de Michel Giliberti

                            Avancer sur tes terres
                                                        Que les siècles ont tissé
                                                                         Du soleil travailleur
                                                                              Et des contes qu’il renferme
                                                                        
Et puis...
                                            Déposer sur ta peau
                                 Qu’il m’est donné de voir
                       L’ombre fraîche de mes yeux
                Tout à l’ambre des tiens
             Et puis…
                       M'impliquer à voix basse
                                                  
Pour abolir la peur
                                                            
Que les mots et les lois
                                                                          
Font naître au cœur des hommes
                                                                                           Et puis...

                                                                                                                          © Giliberti / 2008        
                                                                                                                                  

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Voilà plus de vingt ans, alors que je pensais être âgé, j’avais eu envie d’exprimer de façon allégorique la naissance du temps, sa fuite, ses ravages.
Rien d'innovant, j'en conviens, ce thème a si souvent
été developpé...
Était-ce par coquetterie ou par peur de le nommer, mais au dos de ces deux toiles, mon « temps» devint « Time »... Tellement moins signifiant !


Pour la dernière toile qui traitait directement de la dégradation physique, je m’étais directement inspiré du « portrait de Dorian Gray ».


Pourtant, ce Temps qui nous défait physiquement est source de toutes les expériences qui nous font et nous grandissent et nous devrions l'aborder avec sérénité plutôt que le comptabiliser ou le combattre.
De cette alliance du temps qui dure et de l’homme qui passe, naissent souvent de belles fulgurances.
Quant aux échecs, ils sont souvent responsables de nos renaissances
les plus improbables et ça, une fois encore, c'est le temps qui nous l’apprend.

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abdoul-chapeau-6Midi à Sidi,
Les murs blancs autour de ta peau sombre
Ton chapeau et mes mots pour en rire
abdoul-chapeau-4 Midi à Sidi,
Tes histoires et tes gestes fleuris
Les oiseaux cachés dans le figuier

abdoul-Chapeau17

Midi à Sidi,
Le vin doux de Korba qui t’endort
Son sang rouge qui bouscule le mien

abdoul-sieste

Midi à Sidi,
Le silence qui s’invite dans la cour
Et la sieste qui guette déjà…

© Giliberti

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Quand s’avancent les souverains et que se traînent les asservis, quand les sophismes s’inscrivent en vrai et que l’eau claire ne donne plus soif, il faudrait entrer en résonance avec ses propres narrations, ses propres liaisons et fuir celles, stériles, d’avec les astres morts .
Il ferait bon d'attendre ainsi chaque réponse à nos souffrances et puis enfin, les resservir, les propager sans enchères, sans le soufre de la comédie, sans le plomb de la suffisance…

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Dans cette fin de journée, comme le soleil s’échappait à ma vue et bientôt l’horizon tout entier, cette cécité obligée me fit ressentir tant d’émoi, qu’elle me donna à penser que peut-être les signes des choses de la vie s’offraient à ceux qui les fuyaient et que le sens du monde courait après ceux qui l’ignoraient.
Le ciel perdrait-il ainsi son temps à s’ouvrir à qui se ferme à lui ?
Les dieux (s’ils existaient) chercheraient-ils à séduire les mortels qui ne croient pas en eux ?
Le mystère dévoilé deviendrait-il l’amant des mécréants ?
Le crépuscule ne serait-il qu’un sombre fard pour habiller le vide qui, ainsi maquillé, nous semblerait habité d’un ailleurs mystique, d’un ailleurs Origine ?
Les prophètes seraient-ils des aveugles éclairés ? Des fabulateurs avisés ?

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J
ournée particulièrement éprouvante aujourd'hui et ce, depuis deux heures du matin sans interruption. Pourtant, je ne me lamenterai pas, car c’est une histoire trop personnelle, trop douloureuse, et comme ce soir, je respire un peu et vais enfin pouvoir dormir, je préfère clore ce samedi noir avec quelques bleus d’un matin hors du temps à Sidi Bou Saïd.


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U
ne pluie fine et régulière tombe sur le jardin depuis le petit matin, feutre les bruits de l’atelier et ravit sa belle lumière. Comme j’ai décidé de ne pas en être impressionné et que sur cette terre des hommes, j’en connais un qui, depuis des années s’apparente au soleil dès qu’il sourit ; le voilà donc chez lui, en Tunisie, c’est à dire chez moi, en train de faire le clown.


Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, Jean-Charles m'a apporté ce bouquet champêtre cueilli sous la pluie, alors qu'il revenait de chez le boulanger...
Ah... la campagne quand même ! ça a du bon, non ?

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À coups sûrs, ressortir les vieilleries et les entasser ici a un sens précis, mais je veux l’occulter et croire que c’est simplement comme à la veille d’un voyage, quand on remplit un peu trop ses valises.
Ainsi, toutes ces photos d'anciens tableaux qui me touchent encore et témoignent de mes  passions d'autrefois sont autant de choses inutiles à transporter.
Mais si le voyage s’avère éternel, il faudra bien l'habiller de souvenirs.



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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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