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Le blog de Michel Giliberti


dos-hammamet-
D’argent, le soleil sur les vagues
De bronze, ses épaules mouillées
D’argile, mes paupières brûlées
De larmes, les traces sur mes joues.

© Giliberti

 

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L'homme
S’il m’était encore possible d’ajouter à ton corps quelques mots, je dirais qu’il demeure une terre inconnue et qu’au bout de nos nuits, le voyage qu’il m’offre reste toujours nouveau.
 

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tourterelles
Pour terminer le cycle précédent de mes cinq derniers tableaux, rien ne vaut ce message d’amour poétique. Malgré un froid insensé, ce couple de tourterelles reste là, uni et amoureux sur le poirier du jardin en attendant le printemps ; un peu comme le mien qui rêve de soleil, d’envol et de dépaysement.
À quelques jours de la Saint-Valentin, date de mon anniversaire, ce message d’amour est très clair.
 

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amours-nomades
Les amours nomades transportent avec elles toute la violence et la vertu nourries des plus grands désordres.
De ces grands et beaux combats, de leurs creux et de leurs bosses percées des rouges verticalités du quotidien, naissent nos nourritures terrestres ; tout souffle confondu et sang mêlé.
© Giliberti
 

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TracesTraces de sang ou peut-être d’amour
L’œil retient ce qu’il croit avoir vu
  Mes mots nomment les blessures mais condamnent le chagrin
Tout décrire pour cacher davantage
C’est peut-être le sens d’une vie
C’est sans doute le sens de la mienne.

© Giliberti

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Le-mur

Un jour on se retourne dans la lumière     
Un jour on abandonne le mur qui obstruait nos yeux
Plus rien n’influence nos destinées
Croix et prières, éthique étroite et grands tabous. Plus rien! 
Toute l’enfance reste écrasée sur ce vieux mur comme un insecte dans son sang 
Notre regard est enfin plein de notre seule vigilance.

© Giliberti M 

 

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rouge

Parfois, bien ancrés au sol, mais éloignés de notre condition de terrien, nous nous trouvons embarrassés.
Forts et faibles de quelques expériences, nous avançons tout en masquant de notre mieux les égratignures qui endurcissent et les lâchetés qui confortent. Nous avançons, auréolés du rouge de nos erreurs comme autrefois quand nos joues empourprées attendrissaient les grands.
Hélas, avec le temps ce rouge désarmant de l’enfance devient la simple marque de nos souffrances, de nos erreurs et de nos ressentiments. Il faudrait pourtant qu’il reste celui des coquelicots magnifiques et légers dans l’air saturé du parfum des moissons, de ces tâches vives, témoins de nos amours d’antan.
 
 

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l'attente
Peut-être bien qu’un jour s’écrira le départ
Coulera le café du dernier des matins.
Sur la table le journal reposera ouvert
Sur tant de faits divers qui retenaient mes yeux.
Peut-être bien qu’un soir, se tairont les trois notes
Des chansons qui m’aimaient comme je les aimais
Quand l’ambre d’un whisky me disait que demain
Serait un autre jour, un jour forcément beau.
Peut-être bien qu'alors mes gestes faibliront
Au point qu’un téléphone me paraitra si lourd
Qu'appeler me sera aussi dur que d'attendre
T’attendre ! Rien qu’un leurre ! On n’aime que les vivants.
 
 © Michel Giliberti
 

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xavier-de-face
Te regarder dans la lumière des bougies, entendre le son de ta voix… Étourdissant !
Tes gestes maladroits et puis les mots que tu m’adresses… Entêtant.
Tes yeux sombres comme la pourpre du vin qui les fait tant briller… Enivrant !
Te voir me regarder et oublier qui je peux être, où je peux être… Bouleversant !
Et puis retrouver l’eau, et puis retrouver l’air… Suffocant. 
 

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Mehdi-main--1
Passagers clandestins d’un voyage sans danger, ton accord et mes doutes ne trouvèrent point d’entente.
J’aurais pu comme d’autres profiter d’une union de fortune sous le jasmin en fleurs, au fond du vieux patio, mais l’étreinte volée – si facile soit-elle – ne me convient jamais, et m’ennuie à mourir. De tes vaines attentes et de tes bouderies, j’ai déduit que le spleen n’est pas long quand l’exil est bien court et que tous mes transports pouvaient bien se poursuivre ailleurs que dans tes bras. 
 

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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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