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Le blog de Michel Giliberti

lilas-dans-le-soleil-coucha

Avant hier soir, au coucher du soleil, le ciel était partagé en deux ; bleu à l’est, gris à l’ouest. C’est alors que le rouge incroyable d’un rayon de soleil perça la chape des nuages et vint éclairer comme un projecteur la cime du lilas et des bambous du jardin. J’étais en train d’écrire quand l’incendie de cette lumière me fit tourner la tête. Dans l’espace feuillu dont les couleurs commençaient à s’éteindre, la beauté de cette clarté qui transformait mes lilas mauves en lilas rose orangé était spectaculaire. Je n’ai pas résisté et je suis descendu comme un fou saisir l’instant magique.
Les photos sont floues (je me suis trop précipité, je savais l’instant fugace), mais les couleurs sont exactes. Aucun trucage. D’ailleurs, si je m’étais aventuré à en faire, je n’en aurais jamais osé de tels.

le-lilas-dans-le-soleil-cou

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jeune-homme-sur-un-ane--copie-1

Parfois, au détour d’une promenade dans la région du kef, un Tunisien et son âne passent devant vous tranquillement. Je sais bien que le sens de cette image peut sembler idéalisé, sublimé, mais ça ne m’empêche pas d’être profondément touché par la simplicité d’un tel tableau. Souvent il suffit de tourner la tête et là, des moutons paissent tranquillement.
Dans ces moments-là, le CAC 40, les traders, les banques et autres mots barbares qui pèsent sur notre société me semblent loin… si loin.

mouton-copie-1

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manu-

Silence et larmes se marient chaque nuit et bâillonnent mes espoirs. Dans ces draps que je crois encore nôtres, mais qui sont un linceul, mes angoisses s'empêtrent et m'étouffent. Que ces nuits sont cruelles !


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Mehdi-a-Sidi--2

Je ne sculpterai plus…
La veine d’améthyste
Sous l’ambre de ta peau
Me rassasie du marbre.
 
Je n’esquisserai plus…
Tes yeux de pierre noire
Dessinent mes ardeurs
Et gomment le sommeil.

Je ne ferai plus rien…
Tes gestes de ruisseau
Tes danses autour du puits
Suffisent au créateur.

Je ne vieillirai plus…
La pourpre de tes lèvres
Incendie mon déclin
Des plus rouges clartés.


© Giliberti

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Nu-profil-rose

Sans se retourner, partir et disparaître… Les bras chargés de rien, la tête vide de tout.

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akebia  

Ces fleurs de lianes plantées voilà vingt ans et qui aujourd’hui colonisent mon jardin malgré une destruction systématique, me confondent de bonheur.
Lorsque le soleil transperce leur coeur de sang, ils prennent la couleur des grenats et même des rubis « sang de pigeon», justement... Inestimable à mes yeux !

 

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Les-yeux-d'or-

J’ai toujours aimé ce qui de près ou de loin témoigne de l'introspection. Dans cette toile, Romain mon modèle m’a donné entière satisfaction. Il a su s’enfermer au plus profond de lui-même et m’offrir l’idéal de la pensée, de la méditation, celle qui laisse croître le bel esprit. Ces instants de réflexions baignent les êtres de la plus grande des séductions et quand leurs yeux sont dorés…

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naissance

Un jeune homme, un homme peut-être, couché à terre, couché sur le côté. Ses yeux fixent le vide. Se repose-t-il ? A-t-il déjà basculé dans un ailleurs qui lui est propre ? Je ne le sais pas. Je ne l'ai jamais su. Ce dernier tableau, dont les matières, hélas, ne peuvent s'apprécier sur cette photo, m’a un peu échappé . Je ne me souviens plus du sens premier que je voulais lui donner. Il ne devait pas y avoir de sang et pourtant instinctivement, il en coule entre les doigts du personnage.
C’est surement psychanalytique ! Quoi qu'il en soit, dans un premier temps je l’ai nommé « Garçon de l’aube », parce que ce titre correspond d’une certaine manière à ce que cette grande toile me donne à ressentir, puis après la lecture des commentaires, j'ai réflechi et désormais il s'appelle "Naissance".

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  1. lionel-vert
  1. Dans la chaleur et les parfums
  2. Sa peau unique
  3. Humide et sombre
  4. M’étourdissait comme un alcool.
  5.  
  6. Dans la moiteur des draps lilas
  7. Ses lèvres lisses
  8. Si lisse ellipse
  9. N’omettaient rien de leur calcul.
  10.  
  11. Dans l’ombre exquise de la chambre
  12. Ses mains si douces
  13. Si doux, ses mots 
  14. Me redonnaient le goût de croire.

© Giliberti M

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Sidi-bou-4-copie-1

Les bleus sont impatients. Ils forcent l’éveil de vos sens.
Dès le petit matin, ils vous attendent avec la mer qui s’attache à vos yeux, la mer brillante comme un saphir démesuré.
Alors, trahir son sommeil pour rencontrer un tel minéral, une telle transparence est un jeu d’enfant.
On s’y plonge, on s’en repaît… Moi, je m’en saoule.
Et puis vers midi, la peau brûlante et les yeux rougis du sel liquide, vous revenez affamé, vous revenez assoiffé jusqu’à la maison qui patiente derrière les bougainvilliers.

Sidi-bou-5

La blancheur de ses murs vous rappelle que le Soleil, le Vôtre, le Seul, celui qui fait battre plus vite le cœur, est à l’intérieur, à l’abri… C’est là qu’il paresse, c’est là qu’il somnole dans les draps marine en attendant votre retour. Il n’aime pas la chaleur, lui. Il la connaît tant.

Sidi-Bou-11

Vous pénétrez la salle fraîche et obscure et vous allez jusqu’à la chambre. Vous agitez sous ses narines un brin de jasmin que vous avez cueilli à l'entrée. Il ouvre les yeux, des yeux endormis, mais des yeux aussi noirs que le ciel est bleu.
Vous, vous ne savez quoi faire, vous ne savez quoi dire, à tant le regarder…

Sidi-bou-6

Lui, il s’en moque, il a faim et se lève. C’est l’heure du repas, l’heure d’avant la sieste.
Dehors, sur la terrasse, la faïence des assiettes et l’azur des verres vous attendent à même le sol, au milieu de fleurs coupées qui se fanent au soleil.
On entend les cigales et, dans le ciel, les hirondelles font des taches mouvantes.
Vous le regardez à contre-jour allumer une cigarette. Vous le devinez beau. 

Sidi-bou--copie-1

Il le sait et ça lui plait.
Ça le fait même rire.
Et pour vous le prouver, il se retourne  dans la lumière et vous inonde de son sourire.
Vous, dans votre tête, vous ne savez toujours pas si tout va bien, vous n’avez jamais su… mais votre corps, lui, le ressent si fort.

Cet article autrefois appelé "Encore un peu du bleu de Sidi" avait été publié en 2007, mais le scanner que j'avais à l'époque était si mauvais que les couleurs étaient fausses. Le voici donc dans ses couleurs d'origine.

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Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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