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Le blog de Michel Giliberti

Les-bequilles-rouges

Nous avançons, béquilles de sang aux bras.
Nous avançons plus ou moins bien.
Nous avançons, c’est déjà ça.
À l’autre bout de nos espérances, l’horizon n’est pas ce ciel limpide tant décrit. La vieillesse apaisée, la vieillesse orgueilleuse, n’est pas au rendez-vous.
Alors nos corps balbutient.
Alors nos gestes hésitent.
L’oreille se tend, l’œil déchiffre, mais c’est déjà la fin.
J’allume des veilleuses, je veille mes chagrins, mais tout, dans la nuit noire, reste inerte et le destin, comme un phare immuable, pulse au sommet de cette lointaine côte qu’il me faudra franchir pour rencontrer l’oubli.
MG

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bignoneLe soleil est revenu dans le jardin, et avec lui, les couleurs... Les bignones qui commencaient à baisser leur garde semblent se réveiller dans le petit matin.

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Silence-noir

Une simple pause, un regard de buis et puis, l’heure douce s’enfuit bien trop vite, nous prive de la nonchalance, du partage et du geste repus.
Par erreur, par mensonge, le temps définit ses élasticités en fonction de nos enchantements, de nos sottes angoisses.
Mais qu’importe si l’heure ne dure qu’un instant ! L’image s’est imprimée à vie.

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coucher-de-soleil-1L'autre soir, devant l’horizon enflammé d’un soleil volage prêt à allumer d’autres terres, je pensais à ta peau qui, à si bien envelopper la mienne, prend des allures de suaire. J’ai trop parlé des paradis secrets qu’elle m’ouvre, trop de sa prison nommée. Et voilà que mon imagination m’emportait une fois de plus vers elle, vers cette terre sauvage. J’ai beau m’en éloigner, mettre des frontières supposées définitives, ta peau, telle l’aiguille têtue d’une boussole, témoigne sans cesse de mon abrutissement pour toi. Alors, je balbutie, alors je trébuche, et comme l’enfant farde ses genoux des marques bleues de ses chutes, je farde mon cœur de celles de ton amour de tant d’années.

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Porte-et-sang1

Être en exil ou bien être en exit, tout se construit autour des départs, des retours, des recommencements. Mille fois franchies, les portes de nos violences ou de nos inerties restent solides. Impossible de les abattre. Elles se ferment sur nos névroses, s’ouvrent sur nos équilibres, puis se referment sur l'étouffement jusqu'au prochain oxygène de fortune.
Je t’ai percé ma douleur, je t’ai bercé ma douceur, mais ouvertes ou fermées, mes plaies sont belles, parce qu'elles sont nées de la durée de l’amour et la seule beauté d’une histoire d’amour, n’est-elle pas sa durée ?

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luneÀ recevoir et ressentir de toute part les erreurs grossières, les mensonges et les doutes, il  me faut bien avouer que la fragilité de la vie, autant que ses déceptions, reste le moteur de toute chose terrestre. Ma recherche d'une supposée perfection rend la course absurde, truquée, et nécessite des drogues trop subtiles pour  bien peu de résultats. Aujourd’hui, je sais enfin que rien n’est parfait. Cela peut sembler évident, mais voilà, l’enfant que je suis, l'enfant damné sous le cuir tanné des années avait encore tant à croire, tant à vivre de ses illusions.
Désormais, il lui faudra composer avec un monde souvent terne et mensonger, même s'il peut briller aux yeux des autres et participer d'un négoce ordinaire ou solitaire.
Désormais, il lui faudra se réfugier ailleurs que dans ce sud "sucré sacré" de l'enfance. 
Désormais, il lui faudra admettre que sa petite musique intérieure est griffée de fausses notes qui en appauvrissent ses accords et font des couacs au coeur de ses nuits.

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Cornouiller

Un peu de distance avec le quotidien, mes amis... je pars une dizaine de jours sous d'autres cieux. Juste avant, je pose ici comme autant de baisers, les feuilles roses de mon cornouiller favori et je vous dis à bientôt.

jardin-rose-2

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Black-de-profil-jpg

Il n’y a pas de pays sages, il n’y a que des paysages.
L’escale est impossible, l’ancrage, moins encore. Seules nos errances poétiques ou vagabondes pensent trouver le lieu idéal et nous engagent à y séjourner.
Moi, j’aime voyager au coeur des visages. Je ne suis jamais déçu. Ils sont des ports d’attache, des routes offertes, des espaces flamboyants. Ils sont les repères qui répondent à mes espérances. Des portes ouvertes sur ma Babylone.

 

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F-et-M

La barque blanche et de nulle part
Revenait là chaque matin.
Le temps d'un scarabée métal
D'un lézard cuivre sur la craie
Et les bras minces du pécheur
Jetaient dans l'eau le lourd filet.
Épave pâle sur mon balcon
Je demeurai à savourer
D'une gazelle, la corne blanche
Sablée, sucrée, des faux désirs.

© Giliberti

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michel-berbere

Après toutes ces péripéties sur mon enfance tunisienne dans l'article précédent et histoire de me détendre, je me suis dit, ce matin, qu'une projection dans le futur s'imposait... Un futur orienté, certes, mais on ne se refait pas... « Allez, le bleu! »

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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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