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Le blog de Michel Giliberti

Iraqi-ptsd-2

Ce tableau que m'avait inspiré la guerre en Irak confirme les nouvelles révélations de WikiLeaks quant aux exactions commises durant cette période par l'armée américaine. Tortures mentales et physiques prouvent, une fois encore, que nous sommes malheureusement toujours des barbares et qu’il serait temps, quand on parle de mondialisation, d’en parler en terme de fraternité et non de profits.

http://en.wikipedia.org/wiki/Posttraumatic_stress_disorder

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beautéous  Dieu, Diable, et sainte histoire 
Ont toujours su bien m’ennuyer 
Mais quand aux soirs de grandes attaches 
Entre fumées et draps froissés 
Entre douleur et faim de nous
Tu m’ensorcelles jusqu’à l’aurore,
Me vient en tête et c’est stupide
L’envie de dire à ton oreille
Tu es mon ange et mon démon.

© Giliberti

 

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La-cour-des-mauxEnvie de revoir cet ancien tableau par ici.
Pour les maux peut-être... pour la cour, qui sait ? Ou bien pour le linge au soleil si près de Mohamed... Pour les ans qui sclérosent les souvenirs ? Certainement. Ces derniers si suaves renforcent l'idée d'un voyage éclair dans la vie. Un voyage sans lendemain.

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automne-4

Si le soleil est au rendez-vous...

automne-2

et si les grèves réchauffent mon coeur...

automnel'automne n'en est pas moins là et l'hiver, à deux pas.

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J'avais déjà composé un article sur ce jardinier de Tozeur, mais j'ai eu envie d'en reparler et d'ajouter de nouvelles photos de lui. Il faut dire que ces moments passés en sa compagnie font partie de mes plus beaux souvenirs tunisiens, des plus naturels, des plus magiques de simplicité.

Tozeur-la-palmeraie

La palmeraie de Tozeur est un lieu à part qui force à la méditation, pas forcément transcendantale, zen ou métaphysique, non... juste profonde, plus proche d'une méditation philosophique qui fait redécouvrir les simples joies d'un « paradis » terrestre. D'ailleurs, un jardin sublime nommé « Le Paradis » se trouve tout en bas de la route principale, une route sableuse où passent des calèches comme autrefois. Quand on rentre dans ce jardin botanique écrasé de tant de palmiers et de tant de végétations éblouissantes, on rentre dans du vert. Tout y est vert. La lumière absorbe ce vert et nous le renvoie. Notre peau elle-même prend cette couleur d'absinthe dorée tant la luxuriance y est exceptionnelle.

jardinier-Tozeur-6

Dans l'air si embaumé de l'odeur citronnée d'une espèce de géraniums dont on extrait une eau très parfumée qu'on ajoute à certains desserts, dont la salade de fraises, j'ai rencontré un jardinier, métayer de l'oasis, le khammès (« le cinquième ») parce qu'il est rémunéré en recevant le cinquième de la récolte.

jardinier-Tozeur-3Dès que nos yeux se sont croisés, il est venu à ma rencontre et m'a invité à regarder ses cultures. En tant que jardinier, j'ai accepté l'offre avec bonheur.

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Comme il voyait que je prenais grand intérêt à tout ce qu'il me montrait, il est devenu très enthousiaste, a déterré des légumes, trier des graines, butter de jeunes pousses, escaladé les troncs de palmiers pour que j'apprécie sa dextérité.

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Il était très gentil, très drôle et plus tard, assis sur un banc en bois comme de vieux amis, nous avons bavardé assez longtemps dans cette étrange lumière amande, dans cette ombre lumineuse.

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À un moment, il a disparu quelques minutes et a ressurgi avec une pâtisserie venue de je ne sais où.

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Puis, comme si ce n'était pas suffisant, il a cueilli des fleurs et avec un air malicieux a commencé à confectionner un bouquet qu'il m'a offert avec la candeur d'un enfant qui offre un cadeau à sa mère.

C'était trop charmant, je sais que ce terme est désuet, mais je n'en trouve aucun autre. Je pourrais dire que je kiffais grave le jardinier, mais bon... Je pense que beaucoup de touristes doivent avoir un contact aussi chaleureux avec lui, mais j'aime à imaginer qu'en ma compagnie, ce fut différent ; d'ailleurs, il fuyait les rares promeneurs qui s'aventuraient dans la palmeraie et m'entraînait toujours un peu plus loin avec l'air malicieux qu’offre une complicité partagée. Quand la rencontre prit fin, son visage souriant s’est accroché à moi et tandis que je continuais ma marche dans l'oasis jusqu’aux bassins d'eau qui donnent l'indispensable fraicheur à ce décor somptueux de rochers et de verdure croulant sous la chaleur torride, c’est encore à lui que je pensais.

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moez-burnous 3

La vieille ville me parlait toujours autant, mais les mots d’amour d’autrefois semblaient éparpillés comme ces miettes que les oiseaux arrachent aux pavés des ruelles.

Silencieux et serein, je m’abreuvais de souvenirs. Cela me suffisait. Je me sentais libre de n’aimer que moi après avoir tant aimé les autres.

Mais c’est au rouge de ta laine que se réchauffaient encore mes lointains sentiments.

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Gargouille

Voici le dernier tableau de la série sépia, souvent éclaboussée de rouge ou de sang selon l'interprétation qu'on en fait. Désormais, il va s'agir de trouver l'inspiration pour un autre thème, une autre saison, un autre voyage.

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Lucas-4

Vingt et une heures, il y a tout juste un mois… un soir de belle chaleur au Musée de Rouen. Chuchotements et bruissements au milieu des érudits et des amateurs qui parlent de la peinture impressionniste exposée, de la lumière si particulière des peintres qui lancèrent ce mouvement.
J’avance, un peu ailleurs comme toujours, quand, dans la foule anonyme, j'aperçois une lumière... celle de Lucas.

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Me rendre en nocturne dans un musée était déjà un privilège, mais rencontrer l’étincelle qui donnerait des ailes à mon travail… que pouvais-je espérer de mieux ? Aussi je remerciais Monet et ses acolytes. Décidément, ces peintres sont bien ceux de la lumière.

Lucas-3

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Boukornine-sous-l-orage

Orages sous la chaleur de l’été et pluie dans tes yeux sombres quand des larmes inondaient les miens.
Assis sur le tabouret rouillé et adossé au mur, je regardais tes mains retenir un mégot presque éteint. Je me disais que s’il glissait de tes doigts je tomberais à terre avec lui. Je me répétais ces mots dérisoires et sans fondement, sinon ceux du désespoir.
Par la fenêtre voisine, Georges Wassouf s’époumonait et sa voix brouillait le bruit de l’eau sur la terrasse. Tout était confus. Dans ma bouche le gout du chicha à la pomme… inutile, déplacé.
Je savais que l’heure était à la désillusion, mais comment dire ? il y avait tant d’anthracite beauté  sur Bou kornine que je ne pouvais être insensible à celle de ma douleur.
Les senteurs des fleurs de jasmin fanées me renvoyaient à cette impuissance, pour moi, d'être léger. Tout est si lourd de sens en Tunisie ; surtout les sentiments… violents, chimériques, brulants, comme l’alcool dans les veines.
Le mégot glissa de tes doigts.

Moez-sur-la-terrasse-a3

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balcon-de-La-Goulette

J'aimerais, à l’obscur de tes murs, retrouver l’image de ton visage et la musique de tes lèvres, quand, à me taire plutôt qu'à divaguer, j’observais le délice et la clarté de tes traits que la pénombre absorbait comme un astre.

Mohamed-mur-bleu-2

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Le blog de Michel Giliberti

Mon travail d'artiste peintre, auteur et photographe...

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